Deux accidents dramatiques d’Airbus en tout juste un mois. Après le vol AF 447 d’Air France (pour info, la liaison France Brésil porte désormais le nom AF 445), avec un Airbus A330, qui s’abîmait dans l’Atlantique le 1er juin 2009, voici un autre drame aérien qui frappe l’avionneur européen. C’est un A310 de la compagnie Yemenia Airways qui cette fois s’est crashé en la mer ce 30 juin, quelques minutes avant de pouvoir se poser dans l’archipel des Comores.
Pour le premier crash, on a beaucoup parlé des sondes de mesure de vitesse (les fameuses sondes Pitot que tout le monde connaît), des conditions atmosphériques, les nombreux problèmes techniques dont aurait souffert l’aéronef dans les minutes précédent le crash, etc. Les experts ont élaboré diverses théories mais aucune n’a été avancée comme ce qui s’était vraiment passé. De fait, les boîtes noires de l’appareil n’ont pas été retrouvées… Echouées au fond de l’océan, elles ont un délai théorique d’émission de signaux de trente jours, et on arrive au bout… Peut-être (sûrement) ne saura-t-on jamais avec certitude ce qui a pu causer la chute de l’avion et la mort de tous les passagers…
Pour le second crash, celui de ce matin, on a déjà plus d’informations, dans le sens où l’accident a eu lieu à proximité des côtes et a été vu par des témoins. Grâce à cela, les secours ont pu intervenir relativement vite (l’archipel étant malheureusement mal équipé pour réagir de manière appropriée à ce genre d’incident). Apparemment, seule une adolescente de quatorze ans a pu être sauvée jusqu’ici. Dans cet accident, les problèmes mis en avant sont diversifiés, tels que de mauvaises conditions atmosphériques, un avion en piteux état (dont apparemment la France ne voulait plus : source), et une compagnie aérienne sur laquelle on volait en “comptant sur Dieu”.
N’empêche, ce que le public va retenir de toute l’histoire, c’est que deux Airbus se sont crashés en l’espace d’un mois, alors que le transport aérien est réputé comme étant le plus sûr… Je ne sais pas pour eux, mais si j’étais chez Airbus, je pense que j’investirais dans une bonne campagne de communication… Ces deux accidents dans le courant du même mois vont certainement ternir l’image de l’avionneur et le mettre sous pression. Rien qu’un détail, mais lors des derniers congés que j’ai pris, je sais que certains passagers avaient pris la peine d’appeler l’agence de voyage afin d’avoir la confirmation que l’on volerait avec un Boeing…
Diantre, qu’il semble loin le temps où Airbus sortait son majestueux A380 des cartons avec éclat…





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