Play Dead

Tout récemment, j’ai eu un peu envie de changer le style de mes lectures… J’ai eu l’impression (fausse peut-être) de lire des bouquins sympas depuis plusieurs mois, mais pas forcément « reposants ». Je vérifie dans mon cahier*, histoire de ne pas vous raconter de bêtises : effectivement, il y a eu plusieurs bouquins ces six derniers mois qui m’ont marquée, qui m’ont tellement touchée que finalement, l’aspect distraction/repos de la lecture a été annulé par les émotions qui ont afflué (dans le désordre : Maggie O’Farrell, Kazuo Ishiguro, Le club des amateurs d’épluchures de patates, entre autres). Bref, du coup, après tant d’émotions fortes, j’ai décidé de me replonger dans des thrillers, un peu. Pour le côté reposant de la chose. Si si.

Il y a d’abord eu le roman de Mary Higgins Clark dont je vous ai parlé ces dernières semaines. Et puis, j’ai choisi une valeur sûre : le dernier Harlan Coben, croisé au détour d’un rayon, en VO. Play Dead. Première surprise, et de taille, avec le petit mot de l’auteur en guise d’introduction : en résumé, M. Coben nous conseille chaleureusement de reposer gentiment ce roman s’il s’agit du premier qu’on lit de sa plume. Il s’agit en effet du tout premier roman de l’auteur. Rédigé il y a une vingtaine d’années, publié aujourd’hui. Tel quel : Harlan Coben n’a pas voulu y apporter de modification, dit-il. Et il souligne que parfois, on peut rédiger une super dissertation, qui obtient des points de fous, et quand on la relit 5 ans après, on ne voit que ses défauts et on la trouve carrément minable. Mais il n’a pas voulu le modifier, le reprendre. Et comme j’ai quand même déjà lu pas mal de romans de cet auteur (un peu moins d’une quinzaine, en VO ou en VF),  je n’ai pas eu à reposer le livre.

Bien m’en a pris. Autant pour les derniers romans d’un tel auteur, si on le suit depuis plusieurs livres, on commence à voir les ficelles qu’il emploie (parfois des câbles, comme chez Mary Higgins Clark), autant dans ce premier roman, justement, j’ai été surprise. Il a certes des défauts de rythme ou autres, mais il était prenant et inattendu. J’ai eu du mal à patienter pour la lecture des 35 dernières pages.

C’est l’histoire de Laura et de David. Un tout joli petit couple, bien sous tous rapports et friqué, qui plus est. Mais ils sont tellement bien que le fric ne leur monte pas à la tête et qu’ils restent humbles et gentils. Lui est une star du basketball, elle est ancien mannequin vedette qui a lancé une société qui marche super bien. Pour couronner tout cela, ce joli petit couple est follement amoureux, tellement amoureux qu’ils ont décidé de s’échapper de Boston pour se marier dans le plus grand secret en Australie. Tout est beau, tout est joli. Sauf que, rappelez vous, Harlan Coben n’écrit pas de romans à l’eau de rose. Donc, assez vite, le conte de fée se casse le nez contre la réalité toute nue : parti nager pendant que sa belle est à un rendez-vous d’affaires de la plus haute importance, le beau David ne réapparaît pas. Laura est désespérée, elle ne comprend pas ce qui se passe. Peu après, le corps réapparaît, méconnaissable après les assauts dont il a fait l’objet dans les fonds marins. Et peu à peu, des incohérences, des hasards et des coïncidences éveillent la curiosité de Laura, qui s’accroche à sa petite enquête sur le supposé meurtre de son mari pour ne pas sombrer dans le chagrin.

Franchement, c’est sympa et surprenant comme lecture. Un bon petit roman d’été. Et c’est chouette de découvrir les débuts d’Harlan Coben. On reconnaît sa plume, son style, mais en moins « net », en moins calibré. Et c’est vraiment agréable. Conclusion : si vous cherchez un bouquin sympa pour cet été, en voilà encore un !

NB : Apparemment, la sortie est prévue en français pour le mois d’octobre sous le titre « Sans un adieu » (je ne sais pas vous, mais personnellement, je ne m’y retrouve plus du tout dans les titres en français : je ne sais absolument pas ce que j’ai lu ou pas).

*Depuis l’âge de douze ans, je note dans un cahier tous les livres que je lis. Et ça fait une sacrée liste :) J’adore ce cahier, c’est comme un journal intime, mais presqu’en mieux.

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