L’homme qui voulait vivre sa vie

Ce qui m’a motivée à acheter ce roman, c’est l’appareil photo que l’on distingue sur la couverture. Je l’ai lu en deux jours, mais ce livre me laisse un peu perplexe. Il s’agit de ma seconde incursion dans l’univers de Douglas Kennedy (j’avais lu précédemment Quitter le monde). Et verdict : je ne parviens pas à savoir si j’aime ou non cet auteur. Je prends plaisir à le lire mais je ressens une frustration à la lecture de ses livres. Le sentiment que l’histoire aurait pu être vraiment géniale s’il avait fait d’autres choix en l’écrivant, tant son idée de base me plaisait.

Je pense aussi, pour sa défense, que je m’étais fait une certaine idée de ce livre, de comment il allait se dérouler, mais apparemment Douglas Kennedy et moi, on n’était pas sur la même longueur d’onde sur certains points. Dommage.

Ben Bradford est un brillant avocat (associé, s’il vous plaît) de Wall Street, spécialisé dans les testaments et autres joyeusetés de succession. L’homme est un exemple de réussite à l’américaine : il vit dans la banlieue New-Yorkaise, dans une superbe maison avec une épouse modèle et deux enfants adorables (même si le plus jeune est encore loin de faire ses nuits). Juste, à ses yeux, Ben n’a pas vraiment réussi : sa passion, son univers, c’est dans son labo photo super équipé qu’il le vit. Ben voulait être photographe, mais ça n’a pas marché. Du coup, il a fait un doctorat en droit. Ben n’aime pas sa petite vie routinière, sa petite banlieue, ses testaments, son quotidien, son mariage qui va mal. Ben est amer… Un jour, il se met à soupçonner sa femme d’adultère. Soupçons qui sont rapidement confirmés : Beth s’éclate avec le voisin d’en face, Gary, un photographe raté et frimeur insupportable. Sous le choc, ne sachant comment réagir, Ben a l’idée stupide de passer boire un verre chez Gary, histoire de lui dire qu’il sait. Et là, tout s’emballe. Ben s’emporte, tue Gary sans le vouloir. L’instinct de l’avocat prend alors le dessus. Méticuleusement, il peaufine son plan, fait disparaître le corps de Gary tout en simulant sa propre mort et disparaît du Connecticut. C’est sous l’identité de Gary qu’il ressurgit, dans une petite ville du Montana, incognito. Sauf que, reprenant des activités de photographe, le succès est cette fois au rendez-vous : les photos de Gary s’arrachent dans tout le pays. Ses photos sont publiées dans le canard régional, mais aussi dans le Time. Ce succès met son nom en lettres capitales sur le devant de la scène. Il flippe, il vit dans la peur que son passé ne le rattrape. Et le lecteur aussi.

C’était vraiment un roman très distrayant, très agréable à lire. Je pense que j’attendais une histoire plus « douce ». Entendez par là « sans le passage par la case meurtre ». J’attendais une fable, celle de l’homme qui renonce à une prison dorée pour vivre son rêve mais sans renier qui il est et qui il aime. D’où ma « déception ». N’empêche, j’ai passé un très bon moment, sans une seule seconde d’ennui.

Et j’ai découvert que ce roman avait été adapté en film par Eric Lartigau. Le film sort en France le 3 novembre 2010. L’histoire a  été transposée à Paris, Ben est devenu Paul, interprété par Romain Duris et Beth est devenue Sarah, campée par Marina Foïs. Voici la bande-annonce.

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2 réflexions sur “L’homme qui voulait vivre sa vie

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