Les charmes discrets de la vie conjugale

Après Quitter le monde et L’homme qui voulait vivre sa vie, voici le dernier roman de Douglas Kennedy que j’ai lu. J’hésitais entre La poursuite du bonheur et celui-ci, puis j’ai finalement choisi Les charmes discrets de la vie conjugale, pour son titre qui m’intriguait.

Le cadre : milieu des années 60, à l’est des Etats-Unis. Hannah est une jeune étudiante à l’Université du Vermont, où enseigne aussi son père, figure charismatique adulée par les étudiants depuis sa prise de position contre la guerre du Vietnam. En deuxième année de fac, Hannah rencontre un jeune étudiant en médecine, Dan Buchan, 24 ans, bien sous tous rapports, l’exact opposé de son père. A ses 20 ans, ils se marient, malgré la désapprobation de la mère d’Hannah, qui l’estime trop jeune pour s’engager. Rapidement, ils ont un enfant, un petit garçon prénommé Jeffrey. Pour la carrière de Dan, ils déménagent dans un petit patelin perdu du Maine, Pelham. La vie de Hannah est plutôt monotone, entre son travail à la bibliothèque du village, son fils et son mari… Parfois, elle envie la vie palpitante de sa meilleure amie Margy, qui habite New York et travaille dans la communication.

Un jour, pour rendre service à son père, elle héberge un jeune homme, Tobias Judson, qui fait un voyage à travers les Etats-Unis avec son sac à dos et qui cherche un lieu où passer quelques nuits dans le Maine. Seule avec ce type, son mari étant au chevet de son père mourant, tout dérape… Après son départ, la vie reprend son cours normal…

A ce stade du bouquin, on abandonne les personnages pour les retrouver en 2003 : Hannah est prof d’anglais dans un lycée, Dan est un orthopédiste réputé, leurs enfants, Jeffrey et Lizzie, ont fait de brillantes études et ont réussi à décrocher des postes prometteurs. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Jusqu’à ce que le vernis craque en plusieurs endroits, et que le passé resurgisse de manière totalement inattendue. Abandonnée par ses pairs, lynchée par les médias, Hannah va pourtant relever la tête et lutter pour sauver sa famille et sa réputation…

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui contrairement à L’homme qui voulait vivre sa vie, ne m’a pas laissé d’amertume. Très sympa, bien écrit, l’histoire est bien menée, le rythme de narration de faiblit pas et on ressent beaucoup d’empathie pour la narratrice. L’auteur a très bien dépeint les relations complexes d’Hannah avec ses parents (qui ont déjà du mal à gérer leur propre relation), puis la relation de mère qu’elle a avec ses propres enfants, pas forcément plus facile à aborder…  Un très bon moment de lecture !

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6 réflexions sur “Les charmes discrets de la vie conjugale

    • Caro dit :

      A la poursuite du bonheur est dans ma PAL, je vais l’emporter en vacances je crois ! Merci du conseil ! Au départ je n’étais pas convaincue par Douglas Kennedy mais finalement, j’aime beaucoup…

  1. Mia dit :

    Je l’ai lu il y a bien 2 ans puis je suis tombée dessus il y a deux mois sur une brocante.
    Pour 1 euro, je n’ai pas hésité !!
    Je le relirais prochainement je pense, je l’avais trouvé très très bien !

    • Caro dit :

      Bonne lecture ! Moi, je pense que ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance de l’Amérique des années 60, très bien rendue.

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