Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre

Bilan mitigé pour ce roman de Brock Clarke. J’ai été irrésistiblement attirée par ce livre : tout d’abord, ce titre prometteur laisse présager plein de choses décalées et étonnantes, puis la Nouvelle-Angleterre est une région qui me fait rêver (allez savoir pourquoi). Malheureusement, j’ai été un peu déçue par le ton général. Je m’attendais à quelque chose de plus léger. Le roman est agréable à lire mais plutôt triste. La quatrième de couverture mentionne la chronique du Figaro magazine, qui parle d’un « conte moral plaisamment ironique et infiniment triste » et de « fantaisie désolée », ce qui reflète bien ce que j’ai pensé du roman.

Sam Pulsifer a accidentellement mis le feu à la maison d’Emily Dickinson, poétesse américaine originaire de Amherst, dans le Massachusetts, la même ville que le héros. Lors de cet incendie, deux personnes sont mortes. Pour cela, Sam a passé dix ans en prison. A sa sortie, il décide de reconstruire sa vie : il reprend des études, se marie, reconstruit sa vie… Avant de se faire rattraper par son passé et de retrouver ses parents et de vieux fantômes : en effet, son père a conservé dans une boîte plus d’une centaine de lettres venant de nombreuses villes du pays lui demandant de brûler d’autres maisons d’écrivains…

Je m’attendais à un roman différent : plus drôle et cynique, moins triste et désolé. Le pauvre héros est malmené, il dirige sa vie d’une manière assez déroutante. Son univers explose petit à petit (un comble pour un incendiaire), ce qu’il essaie de comprendre comme il peut, en menant sa propre enquête sur le pourquoi du comment. Maladroit, très doué pour être au mauvais endroit au mauvais moment, Sam est également empli de tristesse. Certaines phrases du roman sont magnifiques et reflètent une mélancolie palpable. J’ai particulièrement aimé le chapitre dans lequel le héros traverse la campagne du New Hampshire pour se rendre chez Peter St-Clair.

Le bouquin est sympa, décalé, différent, étonnant mais empreint d’une grande tristesse et mélancolie. Le ton ne m’a pas totalement convaincue, j’en attendais plutôt un cynisme plus drôle que triste. Malgré tout, ce roman est une chouette découverte !

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4 réflexions sur “Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre

  1. Reka dit :

    « Le bouquin est sympa, décalé, différent, étonnant mais empreint d’une grande tristesse et mélancolie. Le ton ne m’a pas totalement convaincue, j’en attendais plutôt un cynisme plus drôle que triste. »
    Une impression que je viens précisément de ressentir avec Le Pingouin d’Andreï Kourkov…
    « Le Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre » m’a été offert et m’attend donc dans ma bibliothèque, mais je vais précautionneusement éviter de le lire tout de suite pour ne pas enchainer deux déceptions qui se ressemblent.

    • Caro dit :

      Je crois que tu as raison de le mettre de côté… Le sujet est intéressant mais la manière de le traiter l’est moins et le chemin qu’il prend également. Je pense que ç’aurait pu être un bouquin vraiment sympa, mais bon… Pour preuve, en général je garde les livres que j’aime bien quelque temps (ceux que j’adore je ne m’en sépare jamais :)) et j’ai déjà vendu celui-ci… Cela dit, la découverte reste intéressante malgré tout.

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