Sorry

J’ai terminé il y a quelques jours Sorry, un thriller allemand écrit par Zoran Drvenkar. J’ai croisé ce roman une ou deux fois en librairie avant de craquer. J’ai accroché au mystère de la couverture, cette maison isolée, cette atmosphère sombre. Ensuite, à la lecture de la quatrième de couverture, j’ai été très très intriguée. Elle transpirait d’originalité mais courageusement, j’ai résisté… Puis, un matin, après avoir terminé Surtout ne te retourne pas…, je suis partie en oubliant d’emporter un livre… Ni une ni deux, à peine arrivée à la gare, je suis passée à la librairie et après un petit tour de reconnaissance, j’ai décidé de m’envoler pour Berlin.

Tamara, Frauke, Kris et Wolf sont amis depuis de lycée. Aujourd’hui, la trentaine, ils sont un peu paumés, chacun le son côté. Pas de boulot, une vie pas vraiment d’adultes, les quatre amis sont bien loin de ce qu’ils rêvaient être lorsqu’ils étaient sur les bancs de l’école. Kris a un jour l’idée de monter une agence avec ses deux amies et son frère Wolf. Son nom : Sorry. Leur mission : s’excuser à la place des autres, des lâches qui savent qu’ils ont foiré mais ont toujours trop d’orgueil (ou pas assez de courage, c’est selon) pour l’admettre. Leur cible : les professionnels. Le boss qui a couché avec sa secrétaire puis qui l’a virée comme une malpropre le jour où il a décidé de mettre fin à leur relation amoureuse, l’associé qui plante son partenaire, le patron qui licencie un salarié en l’accusant des pires horreurs pour se rendre compte quelques mois plus tard qu’il s’est trompé de coupable, etc. Leur business est florissant, et ce malgré une communication très discrète : une petite annonce, publiée dans le journal, « nous savons ce que vous devriez dire, nous disons ce que vous voulez entendre ». Sous l’annonce, pas de site web, pas d’adresse mail. Un simple numéro de téléphone. Surpris par leur propre succès, les quatre amis déménagent dans une grande maison, au bord d’un lac, juste à côté de Berlin. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’ils reçoivent une demande qui ressemble à toutes les autres, mais qui est très loin de tout ce qu’ils ont pu voir. Arrivé au rendez-vous, prêt à déblatérer ses excuses, Wolf se retrouve nez à nez avec le cadavre d’une femme cloué au mur. Et le meurtrier attend qu’il présente ses excuses à cette femme pour l’avoir assassinée… A partir de là, Tamara, Wolf, Kris et Frauke vont être emporté dans un tourbillon qui va totalement les dépasser…

Le roman alterne, comme souvent, différents points de vue. On voit les choses au travers des yeux des quatre amis, de deux hommes mais aussi, dans le passé, au travers de deux enfants, surnommés Butch et Sundance. Les chemins de ces différents personnages s’entrecroisent pour lentement former la trame de l’histoire. Les liens se tissent et la lumière se fait sur des drames terribles…

Comment vous décrire mon sentiment à la lecture de ce roman ? C’est compliqué… J’ai été tenue en haleine par l’intrigue, surprise par les révélations, par ce qui se passe dans le présent. J’ai eu beau ne pas tomber totalement sous le charme du quatuor de héros, j’ai accroché à leur histoire, je voulais connaître la suite et j’ai dévoré ce roman à une vitesse impressionnante. Mais par contre, je n’ai pas apprécié son aspect cru. C’était trop pour moi et c’est allé crescendo jusqu’à la dernière page, les révélations étaient parfois vraiment difficiles à lire. Je dirais donc que c’est un bilan mitigé. L’intrigue est bonne, l’idée de l’agence vraiment très originale, le rythme est soutenu mais l’histoire est trop dure, trop violente, trop crue…

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8 réflexions sur “Sorry

    • Caro dit :

      Tu as raison… C’est trop cru, trop net… ça parle d’abus d’enfants mais d’une manière que je n’ai vraiment pas supportée… Dommage car l’idée de départ, l’agence Sorry, me plaisait beaucoup. Mais je t’avoue que j’étais contente de le refermer !

  1. CéciBon dit :

    Ah, voilà enfin quelqu’un qui a le même avis que moi. Je commençais à croire que j’étais passée à côté de quelque chose pour être la seule à ne pas avoir aimé. Pourtant, comme toi, j’aimais bien l’idée de départ.

    • Caro dit :

      Clair, cette idée de départ avait du potentiel… c’est dommage, l’auteur aurait pu faire quelque chose de bien mais là, c’est parti dans une direction que je n’ai pas aimée… C’était trop cru, trop glauque… Contente aussi de voir que je ne suis pas la seule à ne pas l’avoir aimé !

  2. Agnès dit :

    Partagée entre le début qui semble bien et cette montée du glauque… Je retrouve le même problème ave le polar que je suis en train de terminer.

    • Caro dit :

      C’est tout à fait ça… L’intrigue aurait pu être tellement chouette si l’auteur n’avait pas fait ce choix d’aller « trop loin »… ça m’a gâché le roman, en fait.
      Quel est le polar que tu termines ?

  3. Anne-Charlotte dit :

    C’est vrai que la partie « enfance » est très crue, très dure, mais ça ne m’a pas rendu la lecture décevante, au contraire. Par contre j’ai lu à plusieus endroits que certains lecteurs ont ressenti une gêne, ce que je peux comprendre.
    Dès le début j’ai été attiré par ce roman et au final je l’ai beaucoup aimé, je dirais même un coup de coeur. Néamoins parfois j’ai été perdu par l’auteur au début de certains chapitres.
    Me tarde la sortie de son deuxième roman en novembre.

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