Un avion sans elle

J’ai découvert Un avion sans elle (comme beaucoup d’autres ces dernières années :)) sur la blogosphère. Je me souviens notamment de l’article d’Elise, alias TardisGirl, qui m’avait donné très envie de découvrir ce livre de Michel Bussi.

Autant vous l’avouer de suite, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (j’ai toujours une préférence très marquée pour la littérature anglo-saxonne, un côté un peu sectaire qui me fait probablement rater de jolies perles françaises… mais je me soigne – du moins j’essaie, la preuve). J’avais entrevu son roman dans les librairies mais je n’avais pas été plus attirée que cela… Jusqu’à l’article d’Elise, qui m’a fait noter ce roman dans un coin de ma tête (et sur ma wishlist Amazon aussi :)).

avion sans elleAprès le dernier Deborah Crombie qu’il me restait à lire (The sound of Broken Glass), je me suis trouvée un peu désoeuvrée, me demandant dans quoi me plonger. Et un peu par hasard, en explorant ma bibliothèque Kindle, j’ai cliqué sur Un avion sans elle. Deux jours plus tard, je le terminais. Après une soirée à lire jusqu’à 3h du matin (cela faisait longtemps que je n’avais plus veillé si tard pour un roman, d’ailleurs, merci le Kindle Paperwhite dont la lumière ne dérange pas le sommeil de mon cher et tendre :p).

Bon, j’arrête de vous bassiner avec mes histoires et je vous résume le roman. 23 décembre 1980. Un avion reliant Istanbul à Paris Orly s’écrase sur le Mont Terrible, dans le massif du Jura. Il n’y a aucun survivant excepté un bébé de trois mois environ, une petite fille, qui a été éjectée de la carlingue avant que celle-ci n’explose. Le hic : deux bébés de sexe féminin, âgés de trois mois (nés à 3 jours d’intervalle) étaient présents sur ce vol. Deux enfants dont les parents ont été tués dans le crash. Une seule a survécu, mais laquelle ? Emilie ou Lyse-Rose ? Celle qui est née avec une particule et un patrimoine ou celle dont la famille a depuis toujours du mal à joindre les deux bouts et vend des gaufres sur la plage en Normandie ? Pas de chance, personne ne peut vraiment identifier la survivante. Et à cette époque, pas de test ADN miraculeux pour résoudre cette énigme. Les deux couples de grands-parents, les Vitral et les de Carville, se déchirent autour la petite fille. La justice finit par trancher (sans être pour autant sûre de son coup) : l’enfant est Emilie Vitral, petite soeur de Marc, deux ans, et petite-fille de Pierre et Nicole. Lyse-Rose de Carville est donc officiellement décédée, laissant ses grands-parents, Léonce et Mathilde ainsi que sa grande soeur de six ans, Malvina (arrivée via un autre vol que ses parents quelques jours avant) dans un profond désespoir.

1998. Crédule Grand-Duc est détective privé. Cela fait dix-huit ans qu’il enquête sur la survivante du vol Istanbul-Paris, qu’il cherche la vérité sur « la Libellule », le surnom qu’a donné la presse à Emilie Vitral, surnommée également « Lylie », un mix de ses deux prénoms potentiels. Dix-huit longues années au service de la famille de Carville, à fréquenter aussi de près la famille Vitral. A creuser et ne rien trouver. A la veille du 18ème anniversaire de la jeune fille, il prépare tout pour se suicider : son carnet de notes est prêt à être transmis à Emilie Vitral, la mise en scène est parfaitement étudiée : il doit se tirer une balle dans la tête et retomber sur le journal « L’Est républicain », édition du 23/12/1980, qui relate le crash de l’avion et la découverte du nourrisson. Mais au moment crucial, il a une révélation qui va lui faire reprendre l’enquête.

Marc et Lylie Vitral ont grandi, très proches. Trop proches peut-être. Pour son 18ème anniversaire, la jeune fille passe une nuit à lire les notes du détective puis les cède à Marc avant de disparaître, en portant à présent une étrange bague avec un saphir. En partant à sa recherche, c’est sur la piste des origines de la jeune fille que Marc va s’engager… Pour la sauver, pour se sauver aussi.

Très honnêtement, excellente surprise ! J’ai accroché à l’intrigue (bien menée, les choses s’imbriquent, c’est fluide !) (j’aime bien les histoires d’avion en plus), les personnages étaient attachants, je n’arrivais pas à lâcher le bouquin (et quand j’y parvenais j’y réfléchissais en me posant plein de questions). Belle réussite de Michel Bussi, cette première rencontre est concluante ! Je vais très probablement tenter d’autres romans de sa plume (comme Ne lâche pas ma main, déjà prêt sur mon Kindle ou encore les Nymphéas noirs, qui ne va pas tarder à l’y rejoindre).

Vous l’avez lu ? Vous en avez envie ?

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16 réflexions sur “Un avion sans elle

  1. Marine dit :

    Bonjour Caro,

    Michel Bussi est effectivement un auteur à découvrir.
    « Un avion sans elle » est un très bon roman policier mais je te conseille vivement « nymphéas noirs » un des meilleurs romans que j’ai lus jusqu’à présent et j’avoue que en tant que blogueuse j’en lis beaucoup.

    Marine

    • Caro dit :

      Bonjour Marine et merci pour ton passage par ici :)
      Je ne connaissais pas encore Michel Bussi mais je me suis depuis procuré ses deux autres romans (« Nymphéas Noirs » et « Ne lâche pas ma main »). Je me suis entretemps plongée dans un roman de Laura Lippman, « Celle qui devait mourir » (après avoir tenté sans succès de lire « Docteur Sleep » de S.King que j’ai abandonné, faute de m’y intéresser) mais je vais définitivement lire ses deux autres bouquins bientôt ! Merci pour tes conseils en tous cas :)

    • Catherine dit :

      Je suis tt à fait d’accord avec Marine. On m’a offert « un avion ss elle » et « nympheas noirs » à Noël. J’ai commencé par un avion ss elle que j’ai adoré. J’ai laissé passer qq semaines pour faire durer le plaisir et après des romans historiques, futuristes… j’ai donc lu (dévoré plus exactement car je n’arrivais pas à le lâcher) « nympheas noirs ». Waou ! ce livre est une perle ! Il est bien écrit, les personnages sont magiques, on est emporté par l’histoire. J’ai été totalement bluffée. Bref, je ne peux pas dire quel est mon livre préféré car parmi tous ceux que j’ai lus, il y en a trop et trop différents. Par contre, « Nympheas » vient d’entrer dans le Panthéon de mes chouchous !

  2. Tki dit :

    Après avoir hésité à l’acheter, j’ai finalement dévoré « Un avion sans elle ».
    J’ai adoré. J’ai commencé les « Nymphéas noirs » et je sais déjà que j’en lirai d’autres.
    Un grand bravo à cet auteur – merci

    • Caro dit :

      Les « Nymphéas Noirs » m’attend gentiment sur ma liseuse ! J’ai hâte de le lire, j’ai cru comprendre que c’était le meilleur :) J’ai aussi envie de découvrir « Ne lâche pas ma main » :)

  3. pouine dit :

    Coucou ! ça y est, j’ai terminé ce roman :) J’ai adooooré ! Je l’ai lu presque de bout en bout, j’ai été prise par l’histoire dès les premières pages, et j’ai eu du mal à le lâcher !
    Merci du conseil :)

    • Caro dit :

      Je suis super contente que ça t’ait plu :-) J’ai aussi beaucoup aimé « Nymphéas Noirs » du même auteur (moins « Ne lâche pas ma main » cela dit). Avec plaisir pour le conseil :-) Si tu en as à me conseiller, je suis preneuse aussi :-)

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