West Coast – Roadtrip

Avec plus d’un an de retard, voici un petit article concernant notre voyage aux USA d’août 2014.

Avant tout, j’avais déjà eu la chance de visiter la côte Ouest des USA quand j’avais dix-sept ans (ça fait longtemps :)). J’en ai gardé un excellent souvenir et cette envie monstrueuse d’y retourner un jour. J’avais eu quelques déceptions (côté alimentaire surtout, pour le côté touristique j’avais moins aimé Las Vegas et Los Angeles).

résumé road trip USA west coast 2014

Nous sommes partis de San Francisco et repartis depuis Phoenix (avec British Airways). Pour les avions, comme d’habitude, je suis passée par Kayak, par Booking pour les hôtels et pour la voiture de location, via Autoescape qui compare les offres de tous les loueurs.

Pour des raisons professionnelles, on ne pouvait pas partir plus de deux semaines… Il a donc fallu faire des sacrifices. Les premières étapes qui ont sauté, ce sont Los Angeles et San Diego. Les deux villes ne m’avaient pas plus marquée que cela. Par contre, j’ai été triste d’abandonner Joshua Tree N.P. Puis, je voulais aller à Big Sur, voir Monterey, Carmel et le fameux Bixby Canyon Bridge (cf. cette chanson de Death Cab For Cutie). J’ai aussi opté pour le parti pris « moins de parcs mais plus de temps ». Le souvenir de ma frustration d’avoir passé juste une nuit à Bryce Canyon fort probablement :) C’est ainsi que Canyonlands et Arches ont également été sacrifiés. Monument Valley était au programme mais au final on a dû y renoncer. Ca y est, l’itinéraire était au point :-)

itinéraire west coast

A – San Francisco, B – Silicon Valley, C – Santa cruz (zappé), D – Monterey, E – Big Sur, F,G,H – Yosemite National Park, Mono Lake, Bodie (Ghost Town), I,J – Death Valley, K – Las Vegas, L – Saint-Georges (pour couper la route), M – Bryce Canyon, N,O – Page (Antelope Canyon, Horseshoe Bend), P – Monument Valley, Q – Grand Canyon, R – Phoenix

En passant, petit coup de gueule sur Google Maps qui, suite à une mise à jour plus ou moins récente, ne permet plus qu’une dizaine d’étapes par itinéraire. Voilà, c’est dit. Pour les prochains roadtrips, il faudra trouver autre chose. Pour les USA, on peut utiliser le site Roadtrippers pour construire son itinéraire (et en plus, ce site regorge de bonnes idées :-)).

Pour la conduite, rien à signaler depuis cet article, si ce n’est que c’est beaucoup plus reposant de conduire aux USA qu’en Europe :) Les routes sont plus larges, les gens moins stressants. Cette fois, on a loué la voiture dans San Francisco même. On a choisi de ne pas prendre de GPS suite à notre mésaventure à Boston (cf. l’article mentionné ci-dessus). Depuis la maison, avec le MacBook, on a donc installé la cartographie des USA sur notre GPS Tom Tom et hop. Sauf que ça a été un peu moins simple : une fois dans la voiture (une Hyundai Sonata Hybride super agréable à conduire :)), le-dit GPS a mis un temps absolument consternant à trouver un signal (il n’a pas dû comprendre tout de suite qu’on avait changé de continent). Ce qui a donné quelques petits tours dans les rues de San Francisco, un peu en panique, à se demander « bon, on va en acheter un neuf ou alors on croise les doigts ? » Au final, à part cette première demi-heure, tout le reste s’est bien passé (on essaiera juste de l’allumer avant de démarrer la prochaine fois, pour lui laisser le temps de s’adapter :)). Et ça nous a coûté définitivement moins cher pour un GPS fonctionnel (pas comme celui qu’on avait eu à Boston donc). A refaire donc.

Après, c’était tout bon : les ESTA en poche, Le Guide du Routard des parcs nationaux de l’Ouest Américain, vraiment top, et le Lonely Planet Côte Ouest américaine, un peu décevant, pas assez détaillé, les vouchers des hôtels, de la voiture et un super itinéraire établi, on était partis !

Depuis cet article, j’ai eu l’occasion de passer à nouveau une semaine à San Francisco, donc je ferai très court : en deux jours, on a pu s’imprégner rapidement de l’ambiance de la ville et voir les immanquables, les classiques : la traversée du Golden Gate, le passage obligé par Lombard Street, Alamo Square, Coit Tower, Dolores Park, un petit tour dans le quartier de Mission et une visite très instructive d’Alcatraz (à ne pas manquer, l’audioguide est indispensable et passionnant).

alcatraz streetcar san francisco golden gate San Francisco San Francisco Alamo squareMarket san francisco Dolores Park, mission

On a enchaîné par un passage par la Silicon Valley (Google à Mountain View, Apple à Cupertino, petite visite coup de vent de Stanford). Nous avons ensuite descendu la côte sur la route 1, en passant par Monterey, Carmel, Big Sur. Les McWay Falls situées dans le Julia Pfeiffer Burns State Park étaient splendides, on était tout juste (en courant) pour les voir avant le coucher de soleil et c’était juste waouw. Je regrette de ne pas avoir vu le « lonely cypress » mais ce n’est que partie remise. Nous avons ensuite mis le cap sur Yosemite.

Stanford Google plex Route 1, big sur Route1 Route 1 Bixby Canyon Bridge McWay Falls Monterey

Yosemite, un des parcs nationaux les plus connus des USA, est tout proche de la baie de San Francisco. Le Half Dome est ultra célèbre (les dernières versions de l’OS d’Apple aident un peu aussi), les nombreuses cascades également (bon par contre, en été, c’est un peu plus compliqué de voir de l’eau couler :p). Les vues depuis Glacier Point et depuis Tunnel Point sont juste waouw. On est restés plus tard à Glacier point pour voir la couleur changer avec le coucher de soleil. Magnifique ! Puis on est descendus vers le sud du parc pour voir les séquoias géants. On a réservé un peu tard, on était donc dans une cabane et non pas dans un vrai hôtel. Cependant, on avait le droit d’avoir notre nourriture et cie dans la chambre, pas comme pour les tentes où on est obligé de tout laisser dans un coffre en métal à l’extérieur. Et on a rencontrés des cerfs, des écureuils… et on a presque vu un ours depuis le bus (mais on l’a raté).

Yosemite Tunnel view squirrel

glacier point yosemite Grizzly giant, Yosemite yosemite Tenaya lake On a ensuite mis le cap sur Mono Lake, un lac avec d’impressionnantes concrétions calcaires. Puis Bodie, une ville fantôme très touristique (la route est un peu compliquée quand on a une voiture normale mais ça passe si on roule lentement). Certains clichés sont … « clichés » :-) On les a fait tout de même. Et puis on a attaqué la traversée du parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley N.P). Des gens de la région nous ont conseillé un endroit mais après vérification, inaccessible sans 4×4 (où en tous cas un véhicule haut sur roues, ce qui n’était pas notre cas). Au cas où, je vous transmets l’information : Racetrack playa, avec des rochers qui bougent tout seuls (en tous cas qui laissent des traces inexpliquées jusqu’à récemment, cf cet article). Pareil, on a fait les grands classiques : Mesquite Flat Sand Dunes, Zabriskie Point, Artist’s Palette, Bad Water, etc. A la sortie de la Vallée de la Mort, on a mis le cap sur Vegas. Pour vous dire la vérité, on a d’abord dû s’arrêter dans un centre commercial pour m’acheter des baskets dans un Walmart : la semelle de mes vieilles Nike a fondu avec la chaleur du désert californien.

Mono lakeMono lakeMono lake

Road Bodie Bodie Bodie

Zabriskie PointBad Water

Autant vous le dire tout de suite, le charme de Vegas n’opère pas du tout sur moi. J’avais gardé un souvenir très « plastique » et « factice » de cette ville perdue au milieu du désert. Cette fois, y arriver en étant moi-même au volant, un week-end de Labor Day (grosse erreur de jugement de notre part), a donné la note. On a péniblement atteint le parking de notre hôtel pour une nuit (le Caesar’s Palace). Le casino est immense, on n’y voit pas la lumière du jour. On n’en voit pas les sorties, non plus. Aucune idée de l’heure, du temps qui passe. Tout est fait pour qu’on oublie la réalité et qu’on dépense le plus d’argent possible. Par moments, on se croit dans un film, des bachelor(ette)’s parties dans tous les coins, les gens totalement alcoolisés. Dans la rue, les flyers pour les strip-teaseuses donnés à tour de bras. On a bien mangé à Vegas. On y a bien dormi aussi. Mais après avoir vu la richesse de San Francisco, la beauté de Yosemite, avoir admiré les étendues désertes de la Death Valley, c’est étrange de se retrouver dans un parc d’attractions pour adultes, avec une Venise, un Paris, New York et une pyramide factices. On a été ravis de s’échapper après une nuit. Las Vegas est à voir mais j’ai du mal à ne pas focaliser sur son côté glauque, malgré les paillettes. Après, peut-être qu’en sortant du Strip, on peut en voir d’autres aspects… Mais je n’ai pas essayé.

Welcome to Las Vegas Bellagie Fat Tuesday Forum shops Caesars

On s’est donc échappés de Sin City pour mettre le cap sur Bryce Canyon N.P., en passant par St-George. Bryce Canyon ça a été mon coup de foudre lors de mon premier voyage dans la région. La seconde visite n’a fait que confirmer mon sentiment. La terre rouge, les hoodoos, tout cela a un charme magique. On a fait une petite balade dans les hoodoos, en passant par le Queen’s garden et en revenant via Thor’s Hammer. Comme indiqué au début de ce post, des choix ont dû être faits. Notre étape suivante devait nous emmener à Page (j’étais impatiente de découvrir l’Antelope Canyon) et à Monument Valley. Cependant, petit imprévu et en lieu et place de ce plan, nous avons visité un hôpital du côté de Panguitch, UT. L’homme a été remis sur pied mais bon, on a adouci le programme et nous nous sommes contentés de découvrir Horseshoe bend, absolument magnifique ! Par contre, le moment intéressant après avoir fait plein de photos en s’approchant du bord pour avoir un meilleur angle, après les selfies obligatoires, c’est quand tu reviens vers le chemin et que tu découvres le panneau explicatif qui indique qu’il ne faut pas monter sur les rochers car ce ne sont pas des rochers mais plutôt du sable aggloméré. Il n’y a pas à dire, mais sur le moment, tu fais sacrément moins la fière.

bryce Bryce Bryce Thor's Hammer Ecureuil Horseshoe Bend

Dernière étape : le Grand Canyon N.P. Peut-être le plus célèbre de tous. Ce canyon me fait toujours un effet étrange : côté photo, Bryce explose de couleurs, cet orange, ocre, rouge est sublime. Le Grand Canyon, lui, est également composés d’un mélange de bruns, ocres, vert mais les couleurs sont désaturées. Ce qui n’enlève rien à son côté époustouflant et à son charme. On a profité des navettes du parc pour passer d’un point de vue à l’autre. On est restés sur le North Rim. Après petite vérification, la plateforme vitrée (extérieure au parc national et gérée par la Hualapai Tribe) est sur l’autre versant, donc pas de regret. En plus ce n’est pas donné et on n’a pas le droit de prendre son appareil photo (ce qui n’arrange rien).

Grand Canyon Grand Canyon

On a ensuite repris la route pour Phoenix, d’où on reprenait l’avion. En chemin, l’objectif était double : trouver un centre commercial où acheter des jeans Levi’s (nous n’en avons trouvés que pour l’homme, les versions femmes étant uniquement en coupe skinny, beurk) et voir des Saguaro Cactus, le symbole de l’Arizona (ils sont même sur la plaque d’immatriculation de l’état, c’est dire). On en a trouvés, on a même pris le temps de s’arrêter, de s’approcher, le nez en l’air, observant les cactus géants. Sauf que du coup, on n’a pas vu un petit cactus, qui n’avait pas l’air trop dangereux. Sauf qu’en fait, si : laissez moi vous présenter le Jumping Cholla Cactus. Rien que frôler une de ses « branches » fait que celle-ci se détache et s’accroche à vous. A chaque mouvement, les épines s’enfoncent un peu plus. En plus, il semblerait que ces épines soient creuses, et qu’une fois dans la chair, elles se recourbent un peu, comme des crochets. Depuis cet épisode, je ne me moque plus de ma moitié et de son habitude d’emmener sa pince multiple Leatherman qui a permis de couper et d’enlever les épines de mon doigt. Ce pauvre doigt, qui, insidieusement attaqué par ce cactus et étant devenu bleu, a nécessité une crème antibiotique à l’aéroport… Quand on a demandé des conseils aux locaux, leur réponse (en lisant entre les lignes) était du genre « mais nous on n’a jamais fait ça, pourquoi es-tu allée te rouler contre un cactus ? ».

Cholla Cactus Saguaro cactus

En vrac, de ces 2032 miles (approximativement 3270 km) parcourus, on retient : la jolie papeterie américaine, le passage au Walmart et les essayages de casques de baseball, la gentillesse des gens, le ciel étoilé de nuit dans la Vallée de la Mort (une merveille, aucune pollution lumineuse, c’est juste superbe), les séquoias géants de Yosemite, les McWay Falls au coucher du soleil, la chouette nourriture californienne (par contre, plus tu t’éloignes de la Californie, moins c’est frais et sain… Mention spéciale à la pizza de Kayenta pour le côté pas top – en même temps, cette « ville » est décrite dans le routard comme un croisement entre deux grandes routes où on a calé deux hôtels et deux restaurants… :p), les barres de céréales Clif, le beef Jerky… ah non, ça c’était vraiment dégueulasse, le coucher de soleil sur le Half Dome, la magie de Bryce Canyon et celle du Grand Canyon, éviter les cactus, la fée clochette sur un passage piéton à Vegas, etc. C’est quand qu’on recommence ? :-)

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