The Perks of Being a Wallflower

Ce film était sur ma liste « à voir » (j’ai des listes de livres à lire, de séries à voir et de films à voir :-) un jour j’en parlerai plus longuement) depuis des années. Certains sont là depuis tellement longtemps que je doute de jamais les découvrir. L’envie de les lire/les voir est passée, est poussiéreuse… Je ne sais parfois plus ce qui a justifié que je note ce titre sur un coin de papier, que je prenne une photo à la volée dans une librairie, un magazine ou que je fasse une capture d’écran de blog ou de page IMDb. Un vendredi soir, toute seule à la maison, après avoir épuisé les séries que je regarde (toute seule) à me mettre sous la dent, avec la volonté de ne pas en commencer une nouvelle, j’ai regardé mes films à voir… Ca a donné des commentaires dans ma tête du style « pas envie », « pas envie », « pourquoi ce film est là ? », « pas envie non plus », « c’est quoi çà encore ? Non pas envie ». Au deuxième tour, je me suis arrêtée sur le film The Perks of Being a Wallflower sorti en 2012. De mémoire, avec Emma Watson et tiré d’un livre (après recherche, roman sorti en 1998 et écrit par Stephen Chbosky – ici en version française). Mes infos se bornaient à cela quand j’ai appuyé sur « play » pour lancer la vidéo sur la télé via le Chromecast.

The perks of being a wallflower

Charlie est un freshman qui commence le lycée cette année (high school). Il est un peu geek, mais pas assez. Il est loin, très loin d’être populaire dans une école des années 80-90. Il revient de loin : son meilleur ami s’est tiré une balle dans la tête tout récemment. Et il est toujours très secoué par le décès de sa tante préférée, Helen, morte dans un accident de voiture lors de son 7ème anniversaire, à Noël. Suite à une mise au vert pour se remettre sur pied, il reprend une vie normale, la famille, sa soeur (et son mec un peu bizarre fan de mixtapes), l’école. Il n’a aucun ami en classe, il mange tout seul à la cantine, avec son livre. Il tente des sourires mais ils tombent tous à plat. Un soir, lors d’un match de football de l’école, il prend son courage à deux mains et se rapproche d’un garçon de sa classe, un mec plutôt marrant, Patrick, que d’autres imbéciles de l’école appellent « Nothing » après une blague (il faut admettre, un peu débile) qu’il a faite en cours. Quelques minutes après, Sam vient les rejoindre. En une seconde, Charlie est subjugué par Sam (en même temps, on le comprend, c’est Emma Watson). Après le match, Patrick et Sam (qui sont demi-frère et soeur) invitent Charlie à les suivre pour une fête et c’est ainsi qu’il se fait de nouveaux copains, un peu hors normes. Dans le courant de la soirée, Sam et Patrick s’aperçoivent de la solitude de Charlie et décident de le prendre sous leur aile. « Welcome to the Island of Misfit Toys » lui déclare Sam après qu’ils aient porté un toast en son nom (en référence à ce livre).

J’ai été quasi immédiatement sous le charme de ce film. Les couleurs un peu passées, le ton, le charisme de Charlie, le talent des acteurs, la justesse aussi. Et l’émotion. Je n’attendais pas grand chose de ce film. J’ai été plutôt contente quand j’ai vu qu’il s’agissait d’un film dans une école (j’ai un attachement tout particulier à ce genre de film :-)) mais je ne m’attendais pas à aimer autant, à être fascinée à ce point par cette histoire. Pour tout vous dire, j’ai cherché sur internet après (notamment sur Goodreads) pour être sûre de comprendre certaines choses (liées notamment à la tante Helen de Charlie) qui sont sous-entendues dans le film. J’ai aussi décidé que je voulais lire le livre pour avoir une vue d’ensemble sur l’histoire. Pendant mes recherches, je suis tombée sur le titre en français au Canada. Pas raccord. Sérieusement ? Passer d’un titre plein de poésie The Perks of Being a Wallflower à Pas raccord ? En France, le film est sorti sous le titre Le monde de Charlie, ce qui n’est pas mieux, en fait. Ce genre de traduction enlève du titre, à mes yeux, toute la douceur et la magie qui sort du film. Ca me rappelle mon professeur à l’université qui nous parlait d’adaptation de roman au cinéma. Et qui m’avait dit qu’une traduction était une adaptation au même titre que le passage de l’écrit à l’écran. Il avait bien raison.

perks of being a wall flower cast

A noter en plus du reste, la qualité de la bande son : The Smiths, David Bowie (notamment la chanson Heroes, dont Sam, Charlie et Patrick recherchent le titre pendant plusieurs mois) et cie sont de la partie. Vraiment très chouette. Autre petite remarque par rapport au titre en VO : je me posais la question sur le terme « wallflower » dans ce cadre… Du coup j’ai regardé : « being a wallflower » signifie en gros « faire tapisserie ». Ce terme était utilisé au 19ème siècle en anglais pour désigner les jeunes femmes qui restaient assises seules lors des bals. Confer cette page wikipedia.

Vous l’avez vu ou lu ? Vous avez aimé ?

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2 réflexions sur “The Perks of Being a Wallflower

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