Ma rue préférée de Londres

Quand on est arrivés à Londres, il y a un peu plus de deux ans et demi, on a cherché un appartement à l’aveugle : comme tout le monde, on connaissait les grandes lignes de la capitale anglaise mais pas les secrets de ses quartiers moins touristiques. On savait où allait être le job de mon cher et tendre, ce qui nous plaçait dans le nord de Londres. A part ça, rien. On a regardé rapidement sur un plan mais à part isoler quelques noms de stations de métro, ça ne nous a pas vraiment aidés à y voir clair. Du coup, on a réservé un studio du côté de Swiss Cottage (sur la Jubilee Line) via AirBnb et on s’est donné une semaine pour trouver un appart. On a circulé entre différents quartiers : Camden, Swiss Cottage, Hampstead, Kilburn, Kentish Town, Chalk Farm, Finsbury Park, etc. Puis, on est descendus à la station Highbury & Islington, sur la Victoria Line. Et là, directement, on a eu le coup de foudre pour Islington.

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Déjà en sortant, un pub vous accueille avec son nom festif : « The Famous Cock » (cock veut dire coq mais aussi autre chose, et par ailleurs, cela peut aussi provenir de cockney, qui désigne les personnes nées dans l’est de Londres – Londres compte également un pub appelé « Dirty Dicks », pour la petite histoire, et certainement plein d’autres avec des noms tout aussi colorés). Ensuite, on s’est baladés sur Upper Street (ici sur Google Maps). Et après quelques pas, je pense que c’était fait, on était sous le charme. La rue est peuplée de jolies boutiques, de petits magasins, de restaurants cosy, de glaciers, de petits jardins, quelques fleuristes avec des devantures magnifiques, des églises, etc. Depuis Highbury & Islington (Victoria Line et Overground) jusqu’à Angel (Northern Line), cette rue est un petit plaisir pour les yeux.

Union Chapel, sur Upper Street, à différentes saisons

Union Chapel, sur Upper Street, à différentes saisons

Mon magasin préféré est je pense The Only Place For Pictures (216 Upper Street, Islington, London N1 1RL) : la vitrine y est inventive et elle change souvent. On y trouve des cadeaux, des cartes de voeux, d’anniversaire, des produits estampillés N1, N7, Highbury, Angel, etc. Des posters relatifs à la rue, au quartier, à Londres, des cadres, des carnets, des trucs qui ne servent à rien mais que j’adore. Je peux rester un bout de temps dans cette boutique, à flâner, hésiter, etc.

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Mug représentant les principaux éléments d’Upper Street, disponible chez The Only Place for Pictures

Quelques fleuristes enjolivent la rue, je pense surtout à Dansk (St Mary’s Church, Upper Street, Islington, London N1 2TX) qui se trouve sur le côté de l’Eglise St Mary’s Church dont le jardin est super joli. A chaque fois, je restais bouche bée devant leurs jolies fleurs et j’avais juste envie de dévaliser la boutique. Rien que ça.

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St Mary’s Church

Si vous avez une petite faim, vous pouvez passer chez Udderlicious (187 Upper Street, London, N1 1RQ), un glacier indépendant qui est proche de la station Highbury and Islington et qui propose en plus des classiques des goûts plus originaux : fraise basilic, figue rhubarbe, etc. Un peu plus proche d’Angel (ou entre les deux), le glacier Amorino (110 Upper Street, N1 1QN, Islington), qui fait partie d’une chaîne, ne fait pas des boules de glaces mais des pétales de rose (et vous pouvez le retrouver dans d’autres coins de Londres et dans d’autres villes d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Afrique).

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Pour ce qui est de se nourrir, Upper Street est très réputée ! La Petite Auberge (283 Upper St, London N1 2TZ) est un petit restaurant français tout simple où on peut manger des crêpes (sucrées, salées), des steaks frites, etc. Côté nourriture française, le Mercury (140a Upper St, London N1 1QY) et le Mercury deuxième (154-155 Upper St, London N1 1RA) sont également des valeurs sûres (on y a mangé du carpaccio de boeuf, une denrée rare à Londres). On est aussi allés plusieurs fois au restaurant The Blue Legume (177 Upper Street, Islington N1 1RG), principalement à cause du brunch en week-end, qui est très très chouette (et contrairement à The Breakfast Club, notamment celui d’Angel qui est plutôt proche, on peut réserver :-)). La déco est jolie, il y a plein de vieux miroirs au plafond, le service agréable, la nourriture très sympa. Bref, on aime beaucoup cet endroit, situé pile en face du town hall de Islington (où les mariagesont lieu le samedi). Hoxley & Porter (153 Upper Street, Islington, London, N1 1RA) est également un excellent restaurant, plus raffiné peut-être. Il est censé avoir la forme d’un wagon de train, dans un style censé rappeler l’Orient Express. On peut manger dans une petite avancée arrondie qui donne sur la rue, mais on n’a jamais réussi à le faire, c’était toujours occupé. Je me souviens notamment d’un magret de canard particulièrement réussi :-). Rabieng (143 Upper St, London N1 1QY) était également un restaurant thai où on allait souvent, j’aimais beaucoup leur pad thai au poulet (puis je m’en suis lassée :p). On avait par contre été assez déçus de Fig and Olive (trop bruyant) et d’Isarn, un restaurant thaï qui, malgré ma question sur l’aspect piquant d’un plat, m’a dit que c’était garanti non piquant. Au final, le plat était super piquant (même l’homme l’a senti, ce qui est une validation supplémentaire, car, personnellement, j’ai une sensibilité à la nourriture piquante équivalente à celle d’un nourrisson) et ils n’ont pas fait le moindre commentaire alors qu’ils ont bien vu que je n’avais rien mangé… Bref. Pas très commerciaux. On n’est retournés dans aucun des deux. A noter aussi la présence de l’enseigne Ottolenghi (287 Upper St, London N1 2TZ) (que nous n’avons pas testée mais dont on avait beaucoup entendu parler) et de Vivo (57-58 Upper St, Islington, London N1 0NY), un restaurant/bar italien très sympa aussi. Moins original, vous trouverez aussi les classiques chaînes Pho pour les bo bun et soupes vietnamiennes et Carluccio’s qui est un restaurant-traiteur italien réputé aussi.

En vous baladant, vous pouvez également vous perdre dans de jolies petites bijouteries, dans la boutique Oliver Bonas, la boutique Joy ou encore le magasin de vêtements Phase Eight (très jolies robes :-)). After Noah est un magasin un peu étrange, avec un peu de tout. De la vieille déco, des jouets, des meubles. Un peu du bric-à-brac.

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En arrivant vers Angel, on retrouve un petit centre commercial, un cinéma super joli (The Screen on the Green, de la franchise Everyman Cinema), où nous n’avons jamais mis les pieds mais qui avait toujours des catchlines amusantes (« GONE GIRL, still there », est une de mes préférées mais il y en a eu plein, aussi avec des jeux de mots sur Tom Cruise), sur le côté du Green il y a un Waterstones, librairie anglaise géniale (pour ceux qui ne connaissent pas), etc.

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On trouve aussi juste à côté de Upper Street, sur Camden Passage, un Breakfast Club (photo dans le montage ci-dessus), parfait pour des brunchs mais la file à l’extérieur est souvent décourageante. Il y a également Crêpe Affaire qui s’y est installé récemment. Issu d’une petite chaîne, c’est un très chouette endroit pour de bonnes crêpes salées ou sucrées. Et il y a aussi une petite boutique, Etc., dans le style de The Only Place for Pictures (mais moins bien quand même, sans les posters, si je ne me trompe pas). Sur Camden Passage, il y a des petits étals avec de vieux bibelots, de vieilles tasses, etc.

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Cette jolie rue va me manquer… Mais je suis certaine que notre nouveau quartier regorge de petites merveilles, il faut juste qu’on se lance dans l’exploration :-) On va attendre le retour du soleil, cependant.

(Toutes les photos, à l’exception de celles d’Union Chapel, ont été prises lors d’une journée grise et pluvieuse en novembre 2015, ce qui explique qu’elles ne soient pas plus lumineuses…)

Un week-end à Bath

En octobre, j’ai décidé d’emmener l’homme à Bath pour fêter son anniversaire. Je connaissais Bath de nom uniquement (je ne savais pas même le situer sur une carte, c’est dire) mais je me souvenais de certaines héroïnes de Jane Austen qui passaient du temps à Bath pour profiter de l’air et des eaux thermales. C’est avec ceci en tête, une réservation sur Booking et des tickets de train en main qu’un samedi matin, on a pris un train vers Bath depuis Paddington (durée : environ 1h30) !
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Bath c’est plein de choses : une des plus chaudes sources d’eau thermale naturelle de Grande-Bretagne, avec des bains romains magnifiques qui datent de l’Antiquité (même si les premiers à profiter de la source furent les Celtes, selon la page Wikipedia). Mais Bath, c’est surtout une petite ville adorable, des petites rues trop jolies où tout peut se faire à pied.

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C’est aussi un magnifique pont (le Pulteney bridge, datant du 18ème siècle) qui passe au-dessus de la rivière Avon. Dessus sont installés des restos, des pubs, des boutiques, des maisons, ça rappelle un peu le style du Ponte Vecchio de Florence, en version plus nordique.

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On a commencé notre visite par les Roman Bath, LA grosse attraction touristique de la ville. Le temple a été construit par les Romains vers l’an 60 après J.C.,  après l’invasion de ceux-ci en Angleterre. On peut visiter diverses pièces, le grand bain, admirer de belles trouvailles archéologiques (notamment une tête de statue magnifique) et profiter de la très belle vue sur l’abbaye. L’entrée (avec audioguide inclus) est de £15 par personne (£15.50 en juillet-août) mais on a trouvé que cela valait vraiment la peine !

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On a pu aussi admirer la superbe façade de la Bath Abbey (datant du VIIIème siècle) et ses anges qui grimpent le long des échelles.

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Par la suite, on a (enfin, j’ai) flâné amoureusement dans la boutique du musée de Jane Austen Centre (malheureusement on n’a pas visité le musée en tant que tel par manque de temps, une fois encore). Le petit magasin est plein d’objets qui parleront à des fans de l’oeuvre de l’écrivain : des tote bags avec des citations ou des marques d’affection envers Darcy, des services à thé, des tasses avec (encore) des citations tirées des romans de l’auteur, des dizaines d’éditions différentes des romans, de la version illustrée pour enfant à la version grand luxe, des biographies, etc.
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On a aussi traîné du côté du Circus et puis du Royal Crescent. Les deux étaient très jolis à regarder mais étaient frustrants à photographier avec mon 24-105. Parfois, le grand angle me manque un peu. Mais le mode panoramique de l’iPhone a permis de sauver les meubles, en tous cas pour le Royal Crescent.

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On a vu un monsieur imiter une statue, il faisait ça très  bien. Mention particulière pour ses cheveux ! On a aussi trouvé, au détour d’une rue, un magasin vendant de jolies sculptures en bois adorables, Timber Treasures (évidemment j’ai craqué et on a ramené un petit champignon tout mignon). Puis on est repartis, ravis, vers la gare.

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Côté pratique, on a passé une nuit au Gainsborough Hôtel & Spa, absolument magique ! Il y a un spa avec piscine d’eau thermale, hammam, sauna, accessible selon certaines heures pour les clients de l’hôtel. Le reste du temps, on ne peut y accéder que si on a réservé un soin. A noter qu’on a eu un souci avec notre chambre et qu’on nous a immédiatement proposé de passer à une suite junior. On a accepté volontiers.

On a mangé dans les trois principaux spots végétariens de la ville (l’homme est végétarien depuis un peu plus de six mois et est ravi de son choix, par conséquent, comme c’est souvent lui qui cuisine, ma consommation de viande a baissé également). On a donc testé : Acorn Vegetarian Kitchen, Green Rocket Café et Chapel Arts Café. Les trois étaient très bien, très originaux et savoureux, Acorn Vegetarian Kitchen était peut-être plus recherché côté menu mais Green Rocket était très chouette aussi, avec une ambiance très sympa. Chapel Arts Café était quant à lui idéal pour un lunch rapide et agréable.

Verdict : on a adoré Bath, c’est une ville qui a l’air douce à vivre…

Une semaine en Ecosse

Après presque deux années au Royaume-Uni (depuis, on a passé le cap des deux ans :-)), remplis de honte d’avoir vu si peu de ce joli pays, on a décidé de passer une semaine en Ecosse. Bilan : on est revenus émerveillés (mais on a toujours honte compte tenu de tout ce qu’on a pas encore vu ici).

Que retenir de l’Ecosse, au choix entre les paysages magnifiques, les chardons et le whisky (chacun emblème de la région, à sa manière), la conduite à gauche, les moutons et les highland cows (des vaches adorables, chevelues, avec un look de hipster à mèche :-)) ?

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Après avoir puisé des informations un peu partout, lu pas mal de blogs, étudié le Lonely Planet, discuté avec des gens au boulot qui adorent l’Ecosse, on est arrivés à un itinéraire adapté à nos envies et au nombre de jours qu’on avait de disponibles. Après un petit passage par le site de Booking pour les hôtels, par Tripadvisor pour les détails, par Autoescape pour la voiture (la routine donc :)), on était prêts.

201508 Itinéraire Ecosse V4On a attaqué le voyage par la ville de Stirling et son château médiéval. Je dois vous avouer que le premier jour de ce voyage a été un peu terni : après une trentaine de minutes, une Ecossaise nous a coupé la route dans un rond point (et les ronds-points en Ecosse étaient tout sauf rigolos : en plus de devoir les prendre à l’envers, il y avait souvent plein de bandes, parfois des feux en plus milieu, bref fun fun fun :)). Rien de grave, elle a bien éraflé l’aile de notre voiture de location (une automatique, avec la conduite à gauche, c’était plus prudent :p) mais on avait opté pour l’assurance, ouf. Le premier jour était donc consacré à Stirling. Le château était très intéressant (ils avaient une étrange passion pour les licornes, cela dit). Nous n’avons malheureusement pas fait le monument dédié à William Wallace (Braveheart) : le planning était serré, on voulait éviter de rouler de nuit (pour la première journée de conduite à gauche, j’avais déjà eu ma dose d’émotion avec l’accident du rond point).

Stirling Stirling castle Stirling

Après le passage par Stirling, nous avons roulé vers le Loch Lomond and the Trossachs National Park. Le coin était très joli, verdoyant. En chemin, on a croisé de petits lochs (Loch Venachar et Loch Achray) et une prairie où paissaient des highland cows (les vaches hipster dont je parlais juste au-dessus :-)). On a même pu s’arrêter et les caresser un peu :-) L’objectif pour la nuit était d’arriver à Arrochar, un petit village très proche du lac. L’endroit où on a dormi, le Village Inn d’Arrochar était typique, un peu vieillot et chaleureux.
Loch Lomond highland cow loch lomond loch lomond

Faute de temps, nous avons peu profité de la région du Loch Lomond. En quittant le Village Inn pour remonter vers le nord, on a vu des chutes d’eau un peu par hasard (un panneau sur la route et hop), les Falls of Falloch. Ensuite, on est arrivés à Glen Coe, puis nous avons fait une petite balade près du Glen Nevis, le plus haut sommet d’Ecosse (et du Royaume-Uni). Le soir, on a dormi à Fort William, dans une maison d’hôte super cosy, juste en face du loch : la Buccleuch Guest House.

Près de Glen Coe Glen coe près de Glen Coe près de glen coe Près de Glen Nevis

Le lendemain, nous sommes repartis pour une journée qui devait nous mener vers ce qu’on espérait être la plus jolie partie de notre voyage, l’île de Skye (spoiler alert : nous n’avons pas été déçus :)). En route, nous avons vu le viaduc de Glenfinnan (que les fans d’Harry Potter, entre autres, reconnaîtront) et avons pris le ferry depuis Malaig jusqu’à Armandale (on avait réservé plusieurs semaines à l’avance via Calmac).
Glenfinnan

Une fois sur Skye, après s’être remplis l’estomac, on a mis le cap sur Carbost pour aller voir les Fairy Pools (marche assez facile). En chemin, on a croisé un peu par hasard le Old bridge de Sligachan.

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Ensuite, on est arrivés à Portree, la plus grande ville de Skye. On a flâne un peu et puis on s’est posé au Royal Hotel, avec une jolie vue sur le port.

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Après une bonne nuit de sommeil, on a attaqué la suite du programme : cap sur la randonnée pour aller voir le Old Man of Storr. Niveau météo, c’était une randonnée intéressante : au fur et à mesure qu’on montait, la météo changeait du tout au tout. La vue d’en haut était à couper le souffle, quand la brume voulait bien se lever et que la pluie n’était pas trop aveuglante :-). Après cette balade un peu sportive (mais pas trop), on est partis vers Kilt Rock (ici pas de randonnée : on gare la voiture, on descend, on admire la chute d’eau, on repart). L’après-midi, on a été de l’autre côté, voir Quiraing. C’était magique, absolument magique. Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout : on a eu le vertige et le chemin devenait un peu plus compliqué donc on a renoncé. On voulait voir le Fairy Glen mais on a manqué l’entrée. On a jeté un oeil (de dehors) au château Dunvegan puis on est repartis vers le point le plus au nord de l’île de Skye, Neist point, d’où on a vu un très joli phare.

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Après en avoir pris plein les yeux sur Skye, on a repris la route vers l’île principale. Cette fois, pas de ferry, on a juste traversé un pont. Juste après avoir passé Kyle of Lochalsh, on s’est arrêtés pour admirer le Eilean Donan Castle. On en enchaîné sur Fort Augustus dont le Neptune’s staircase ne m’a pas plus impressionnée que cela. En route vers notre étape suivante (Drumnadrochit, à vos souhaits, on a dormi au Loch Ness Lodge Hotel, l’établissement le plus décevant de notre séjour je pense), on a visité le château Urquhart. A Drumnadrochit, on a visité le Loch Ness Centre & Exhibition puis on est descendu vers le sud direction Edimbourgh (à prononcer comme « Ed in bra », en tous cas c’est ça que j’entends). On s’est arrêtés à Pitlochry pour visiter la petite distillerie Edradour. On en a profité (enfin, juste l’homme) pour goûter du whisky écossais. Et ensuite on a rendu la voiture à Edimbourgh avec un total de 696 miles parcourus. De là, on a pris un tram pour se rendre dans le centre ville (le tram avec du wifi, s’il vous plaît).

Eilean Donan Castle écossais loch ness fort augustus Urquhart castle

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Le programme de notre séjour à Edinburgh (CityRoomz) a été un peu allégé car on était un peu malades, on avait réussi à attraper froid quelque part les derniers jours et donc, ça a ralenti notre rythme de visites. On s’est donc contentés des essentiels : la visite du château, la promenade sur le Royal Mile et St Giles Cathedral. On est ensuite montés sur Calton hill pour profiter d’une magnifique vue sur la ville. Notre dernier jour a été plus calme encore, on s’est contentés de flâner dans le superbe jardin botanique de la ville, ce qui a mis un point final à notre voyage écossais.

J’avais aussi super envie de visiter le Surgeon’s Hall Museum mais il était malheureusement fermé début septembre 2015 lors de notre voyage. Il s’agit d’un musée qui se concentre sur une partie assez sombre de l’histoire d’Edimbourgh, notamment les vols de cadavres et les meurtres perpétrés par Burke and Hare.

edinburgh castle cornemuse Edinburgh depuis le château royal mile edinburgh calton hill edinburgh Edinburgh jardin botanique edinburgh bleuet jardin botanique edinburghEt maintenant, suite à ce superbe voyage, j’ai super envie de lire Outlander de Diana Gabaldon (et puis d’enchaîner avec la série).

West Coast – Roadtrip

Avec plus d’un an de retard, voici un petit article concernant notre voyage aux USA d’août 2014.

Avant tout, j’avais déjà eu la chance de visiter la côte Ouest des USA quand j’avais dix-sept ans (ça fait longtemps :)). J’en ai gardé un excellent souvenir et cette envie monstrueuse d’y retourner un jour. J’avais eu quelques déceptions (côté alimentaire surtout, pour le côté touristique j’avais moins aimé Las Vegas et Los Angeles).

résumé road trip USA west coast 2014

Nous sommes partis de San Francisco et repartis depuis Phoenix (avec British Airways). Pour les avions, comme d’habitude, je suis passée par Kayak, par Booking pour les hôtels et pour la voiture de location, via Autoescape qui compare les offres de tous les loueurs.

Pour des raisons professionnelles, on ne pouvait pas partir plus de deux semaines… Il a donc fallu faire des sacrifices. Les premières étapes qui ont sauté, ce sont Los Angeles et San Diego. Les deux villes ne m’avaient pas plus marquée que cela. Par contre, j’ai été triste d’abandonner Joshua Tree N.P. Puis, je voulais aller à Big Sur, voir Monterey, Carmel et le fameux Bixby Canyon Bridge (cf. cette chanson de Death Cab For Cutie). J’ai aussi opté pour le parti pris « moins de parcs mais plus de temps ». Le souvenir de ma frustration d’avoir passé juste une nuit à Bryce Canyon fort probablement :) C’est ainsi que Canyonlands et Arches ont également été sacrifiés. Monument Valley était au programme mais au final on a dû y renoncer. Ca y est, l’itinéraire était au point :-)

itinéraire west coast

A – San Francisco, B – Silicon Valley, C – Santa cruz (zappé), D – Monterey, E – Big Sur, F,G,H – Yosemite National Park, Mono Lake, Bodie (Ghost Town), I,J – Death Valley, K – Las Vegas, L – Saint-Georges (pour couper la route), M – Bryce Canyon, N,O – Page (Antelope Canyon, Horseshoe Bend), P – Monument Valley, Q – Grand Canyon, R – Phoenix

En passant, petit coup de gueule sur Google Maps qui, suite à une mise à jour plus ou moins récente, ne permet plus qu’une dizaine d’étapes par itinéraire. Voilà, c’est dit. Pour les prochains roadtrips, il faudra trouver autre chose. Pour les USA, on peut utiliser le site Roadtrippers pour construire son itinéraire (et en plus, ce site regorge de bonnes idées :-)).

Pour la conduite, rien à signaler depuis cet article, si ce n’est que c’est beaucoup plus reposant de conduire aux USA qu’en Europe :) Les routes sont plus larges, les gens moins stressants. Cette fois, on a loué la voiture dans San Francisco même. On a choisi de ne pas prendre de GPS suite à notre mésaventure à Boston (cf. l’article mentionné ci-dessus). Depuis la maison, avec le MacBook, on a donc installé la cartographie des USA sur notre GPS Tom Tom et hop. Sauf que ça a été un peu moins simple : une fois dans la voiture (une Hyundai Sonata Hybride super agréable à conduire :)), le-dit GPS a mis un temps absolument consternant à trouver un signal (il n’a pas dû comprendre tout de suite qu’on avait changé de continent). Ce qui a donné quelques petits tours dans les rues de San Francisco, un peu en panique, à se demander « bon, on va en acheter un neuf ou alors on croise les doigts ? » Au final, à part cette première demi-heure, tout le reste s’est bien passé (on essaiera juste de l’allumer avant de démarrer la prochaine fois, pour lui laisser le temps de s’adapter :)). Et ça nous a coûté définitivement moins cher pour un GPS fonctionnel (pas comme celui qu’on avait eu à Boston donc). A refaire donc.

Après, c’était tout bon : les ESTA en poche, Le Guide du Routard des parcs nationaux de l’Ouest Américain, vraiment top, et le Lonely Planet Côte Ouest américaine, un peu décevant, pas assez détaillé, les vouchers des hôtels, de la voiture et un super itinéraire établi, on était partis !

Depuis cet article, j’ai eu l’occasion de passer à nouveau une semaine à San Francisco, donc je ferai très court : en deux jours, on a pu s’imprégner rapidement de l’ambiance de la ville et voir les immanquables, les classiques : la traversée du Golden Gate, le passage obligé par Lombard Street, Alamo Square, Coit Tower, Dolores Park, un petit tour dans le quartier de Mission et une visite très instructive d’Alcatraz (à ne pas manquer, l’audioguide est indispensable et passionnant).

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On a enchaîné par un passage par la Silicon Valley (Google à Mountain View, Apple à Cupertino, petite visite coup de vent de Stanford). Nous avons ensuite descendu la côte sur la route 1, en passant par Monterey, Carmel, Big Sur. Les McWay Falls situées dans le Julia Pfeiffer Burns State Park étaient splendides, on était tout juste (en courant) pour les voir avant le coucher de soleil et c’était juste waouw. Je regrette de ne pas avoir vu le « lonely cypress » mais ce n’est que partie remise. Nous avons ensuite mis le cap sur Yosemite.

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Yosemite, un des parcs nationaux les plus connus des USA, est tout proche de la baie de San Francisco. Le Half Dome est ultra célèbre (les dernières versions de l’OS d’Apple aident un peu aussi), les nombreuses cascades également (bon par contre, en été, c’est un peu plus compliqué de voir de l’eau couler :p). Les vues depuis Glacier Point et depuis Tunnel Point sont juste waouw. On est restés plus tard à Glacier point pour voir la couleur changer avec le coucher de soleil. Magnifique ! Puis on est descendus vers le sud du parc pour voir les séquoias géants. On a réservé un peu tard, on était donc dans une cabane et non pas dans un vrai hôtel. Cependant, on avait le droit d’avoir notre nourriture et cie dans la chambre, pas comme pour les tentes où on est obligé de tout laisser dans un coffre en métal à l’extérieur. Et on a rencontrés des cerfs, des écureuils… et on a presque vu un ours depuis le bus (mais on l’a raté).

Yosemite Tunnel view squirrel

glacier point yosemite Grizzly giant, Yosemite yosemite Tenaya lake On a ensuite mis le cap sur Mono Lake, un lac avec d’impressionnantes concrétions calcaires. Puis Bodie, une ville fantôme très touristique (la route est un peu compliquée quand on a une voiture normale mais ça passe si on roule lentement). Certains clichés sont … « clichés » :-) On les a fait tout de même. Et puis on a attaqué la traversée du parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley N.P). Des gens de la région nous ont conseillé un endroit mais après vérification, inaccessible sans 4×4 (où en tous cas un véhicule haut sur roues, ce qui n’était pas notre cas). Au cas où, je vous transmets l’information : Racetrack playa, avec des rochers qui bougent tout seuls (en tous cas qui laissent des traces inexpliquées jusqu’à récemment, cf cet article). Pareil, on a fait les grands classiques : Mesquite Flat Sand Dunes, Zabriskie Point, Artist’s Palette, Bad Water, etc. A la sortie de la Vallée de la Mort, on a mis le cap sur Vegas. Pour vous dire la vérité, on a d’abord dû s’arrêter dans un centre commercial pour m’acheter des baskets dans un Walmart : la semelle de mes vieilles Nike a fondu avec la chaleur du désert californien.

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Road Bodie Bodie Bodie

Zabriskie PointBad Water

Autant vous le dire tout de suite, le charme de Vegas n’opère pas du tout sur moi. J’avais gardé un souvenir très « plastique » et « factice » de cette ville perdue au milieu du désert. Cette fois, y arriver en étant moi-même au volant, un week-end de Labor Day (grosse erreur de jugement de notre part), a donné la note. On a péniblement atteint le parking de notre hôtel pour une nuit (le Caesar’s Palace). Le casino est immense, on n’y voit pas la lumière du jour. On n’en voit pas les sorties, non plus. Aucune idée de l’heure, du temps qui passe. Tout est fait pour qu’on oublie la réalité et qu’on dépense le plus d’argent possible. Par moments, on se croit dans un film, des bachelor(ette)’s parties dans tous les coins, les gens totalement alcoolisés. Dans la rue, les flyers pour les strip-teaseuses donnés à tour de bras. On a bien mangé à Vegas. On y a bien dormi aussi. Mais après avoir vu la richesse de San Francisco, la beauté de Yosemite, avoir admiré les étendues désertes de la Death Valley, c’est étrange de se retrouver dans un parc d’attractions pour adultes, avec une Venise, un Paris, New York et une pyramide factices. On a été ravis de s’échapper après une nuit. Las Vegas est à voir mais j’ai du mal à ne pas focaliser sur son côté glauque, malgré les paillettes. Après, peut-être qu’en sortant du Strip, on peut en voir d’autres aspects… Mais je n’ai pas essayé.

Welcome to Las Vegas Bellagie Fat Tuesday Forum shops Caesars

On s’est donc échappés de Sin City pour mettre le cap sur Bryce Canyon N.P., en passant par St-George. Bryce Canyon ça a été mon coup de foudre lors de mon premier voyage dans la région. La seconde visite n’a fait que confirmer mon sentiment. La terre rouge, les hoodoos, tout cela a un charme magique. On a fait une petite balade dans les hoodoos, en passant par le Queen’s garden et en revenant via Thor’s Hammer. Comme indiqué au début de ce post, des choix ont dû être faits. Notre étape suivante devait nous emmener à Page (j’étais impatiente de découvrir l’Antelope Canyon) et à Monument Valley. Cependant, petit imprévu et en lieu et place de ce plan, nous avons visité un hôpital du côté de Panguitch, UT. L’homme a été remis sur pied mais bon, on a adouci le programme et nous nous sommes contentés de découvrir Horseshoe bend, absolument magnifique ! Par contre, le moment intéressant après avoir fait plein de photos en s’approchant du bord pour avoir un meilleur angle, après les selfies obligatoires, c’est quand tu reviens vers le chemin et que tu découvres le panneau explicatif qui indique qu’il ne faut pas monter sur les rochers car ce ne sont pas des rochers mais plutôt du sable aggloméré. Il n’y a pas à dire, mais sur le moment, tu fais sacrément moins la fière.

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Dernière étape : le Grand Canyon N.P. Peut-être le plus célèbre de tous. Ce canyon me fait toujours un effet étrange : côté photo, Bryce explose de couleurs, cet orange, ocre, rouge est sublime. Le Grand Canyon, lui, est également composés d’un mélange de bruns, ocres, vert mais les couleurs sont désaturées. Ce qui n’enlève rien à son côté époustouflant et à son charme. On a profité des navettes du parc pour passer d’un point de vue à l’autre. On est restés sur le North Rim. Après petite vérification, la plateforme vitrée (extérieure au parc national et gérée par la Hualapai Tribe) est sur l’autre versant, donc pas de regret. En plus ce n’est pas donné et on n’a pas le droit de prendre son appareil photo (ce qui n’arrange rien).

Grand Canyon Grand Canyon

On a ensuite repris la route pour Phoenix, d’où on reprenait l’avion. En chemin, l’objectif était double : trouver un centre commercial où acheter des jeans Levi’s (nous n’en avons trouvés que pour l’homme, les versions femmes étant uniquement en coupe skinny, beurk) et voir des Saguaro Cactus, le symbole de l’Arizona (ils sont même sur la plaque d’immatriculation de l’état, c’est dire). On en a trouvés, on a même pris le temps de s’arrêter, de s’approcher, le nez en l’air, observant les cactus géants. Sauf que du coup, on n’a pas vu un petit cactus, qui n’avait pas l’air trop dangereux. Sauf qu’en fait, si : laissez moi vous présenter le Jumping Cholla Cactus. Rien que frôler une de ses « branches » fait que celle-ci se détache et s’accroche à vous. A chaque mouvement, les épines s’enfoncent un peu plus. En plus, il semblerait que ces épines soient creuses, et qu’une fois dans la chair, elles se recourbent un peu, comme des crochets. Depuis cet épisode, je ne me moque plus de ma moitié et de son habitude d’emmener sa pince multiple Leatherman qui a permis de couper et d’enlever les épines de mon doigt. Ce pauvre doigt, qui, insidieusement attaqué par ce cactus et étant devenu bleu, a nécessité une crème antibiotique à l’aéroport… Quand on a demandé des conseils aux locaux, leur réponse (en lisant entre les lignes) était du genre « mais nous on n’a jamais fait ça, pourquoi es-tu allée te rouler contre un cactus ? ».

Cholla Cactus Saguaro cactus

En vrac, de ces 2032 miles (approximativement 3270 km) parcourus, on retient : la jolie papeterie américaine, le passage au Walmart et les essayages de casques de baseball, la gentillesse des gens, le ciel étoilé de nuit dans la Vallée de la Mort (une merveille, aucune pollution lumineuse, c’est juste superbe), les séquoias géants de Yosemite, les McWay Falls au coucher du soleil, la chouette nourriture californienne (par contre, plus tu t’éloignes de la Californie, moins c’est frais et sain… Mention spéciale à la pizza de Kayenta pour le côté pas top – en même temps, cette « ville » est décrite dans le routard comme un croisement entre deux grandes routes où on a calé deux hôtels et deux restaurants… :p), les barres de céréales Clif, le beef Jerky… ah non, ça c’était vraiment dégueulasse, le coucher de soleil sur le Half Dome, la magie de Bryce Canyon et celle du Grand Canyon, éviter les cactus, la fée clochette sur un passage piéton à Vegas, etc. C’est quand qu’on recommence ? :-)