Back (mais pour combien de temps ? :))

Hello hello ! Est-ce qu’il reste des lecteurs par ici ? Ce blog est en friche depuis plus de deux années déjà… J’ai un petit peu honte (même si j’ai été pas mal occupée IRL pendant ce temps :)). J’ai été super active sur Instagram aussi, pour ceux qui auraient manqué des épisodes, c’est par ici !

Depuis tout ce temps, vous vous en doutez, j’ai lu pas mal de bons (et de moyens) romans (j’ai pris le parti de ne plus me forcer à finir des livres qui ne me plaisent pas : la vie est bien trop courte !), j’ai vu quelques séries aussi (pas assez à mon goût, mon temps sur Netflix s’étant considérablement réduit depuis qu’une autre paire d’yeux a commencé à s’intéresser un peu trop à ces images qui bougeaient). Je ne compte pas rattraper ces deux ans et trois mois en un article, mais je vais vous faire une micro-liste de mes livres favoris pour que vous ayez de quoi puiser pendant cette drôle de période que nous vivons tous pour le moment, covid-19 oblige.

Sans plus attendre, voici la liste de mes coups de foudre lecture de ces deux dernières années (sans ordre particulier) :

Et vous, des recommandations particulières ? Des immanquables ?

Quartier lointain

Parfois, je choisis les livres pour des raisons étranges (la couverture, une sonorité au niveau du titre, un résumé qui m’attire – bon ce dernier point est plus commun :)). Puis, d’autres fois, je me base sur l’opinion publique (souvent, c’est décevant) ou sur les conseils d’amis/connaissances/blogs/llibraires (souvent c’est intéressant).

quartierlointainLe livre dont je vais vous parler aujourd’hui m’a été conseillé par une ancienne collègue et par un libraire très sympa. Leurs commentaires super élogieux m’ont poussée à faire ma première rencontre avec le monde de la BD japonaise ou du manga. Il faut dire que depuis les mangas « mainstream » qu’on a tous connus étant gosses (Goldorak, Les chevaliers du zodiaque, Dragon Ball, Lamu, Caroline et le poudrier, etc.), je n’avais jamais vraiment retenté le manga. Et se remettre dedans avec cette oeuvre de Jirō Taniguchi, publiée pour la première fois en 1998, m’a fait découvrir une toute autre facette de ce genre. Quartier Lointain est terriblement doux, plein de poésie et de mélancolie.

On découvre la vie d’un homme d’affaire japonais, marié, deux enfants, jamais sans son costume trois pièces et son attaché-case. La veille, il a un peu abusé niveau boisson (si peu). A la gare, en voulant rentrer chez lui, il se trompe de train et se retrouve dans le village de son enfance. Ses pas l’emmènent malgré lui sur les chemins qu’il empruntait plus jeune de son ancienne maison jusqu’au cimetière et à la tombe de sa mère. Là, il est victime d’un malaise et perd connaissance quelques instants. Et se réveille, étrangement souple et en forme. A 14 ans. Hiroshi ne comprend pas ce bond dans le temps mais est forcé de constater qu’il a retrouvé la vie et le monde de son adolescence avec les connaissances de l’âge adulte. Sa mère est en vie, son père n’a pas encore quitté sa famille, Hiroshi peut encore tout comprendre et essayer de changer les choses. Mais ce n’est pas si simple. Et le regard neuf que va pouvoir poser l’adolescent sur ses parents sera un regard d’adulte, enfin à même de comprendre certaines choses qui avaient échappé à ses yeux d’enfants. Durant les dix mois qui lui restent avant le départ de son père, Hiroshi va revivre son histoire autrement, tant au niveau familial que scolaire et amical.

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J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée. Sobre avec ses pages monochromes, l’histoire est douce-amère, enchanteresse. Je vous ai déjà parlé de mon attrait pour la délicatesse de la littérature japonaise (Yoko Ogawa notamment) et j’ai été ravie de retrouver cette douceur ici. Je n’ai qu’une chose à ajouter : bonne lecture ;) !

Tamara Drewe

Après presque deux ans dans ma pile de livres à lire, l’autre soir, j’ai enfin lu Tamara Drewe, le fameux roman graphique de Posy Simmonds. Je l’ai sorti de la bibliothèque quelques fois avant de l’ouvrir véritablement la semaine dernière… Pourquoi avoir traîné autant ? Comme toujours, une question d’état d’esprit je pense. Parfois, on a envie de lire une bd, parfois des thrillers, des romans doux, à la Yoko Ogawa, des classiques, puis parfois de regarder des films débiles. Et oui, aussi, souvent, on a envie de regarder des séries (surtout quand on est sériephile comme moi).

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Bref, j’ai finalement lu ce livre qui a eu énormément de succès depuis de sa sortie en 2007 et qui a été adapté au cinéma en 2010 par Stephen Frears avec l’actrice Gemma Aterton dans le rôle titre. J’ai vraiment plongé dans l’univers de Tamara Drewe et dans la pension Stonefield de la campagne anglaise.

Petit résumé de l’histoire : la retraite Stonefield est une ferme qui loue des studios à des écrivains en mal d’inspiration afin de leur offrir un cadre paisible pour écrire. Gérée par Beth Hardiman, la pension sert également à son mari, Nicholas, auteur de romans policiers à succès. Cette année, parmi les auteurs, on retrouve l’Américain Glen Larson, PhD, qui profite également du paysage de Stonefield pour écrire son livre. Un léger mépris passe entre les deux hommes : Glen estime que Nicholas écrit du vent et Nicholas se moque de la lenteur de Glen pour sortir son livre. Nicholas a des aventures (lui et Beth sont plus ou moins d’accord pour une union « libre » : en gros il peut coucher avec qui il veut et elle, bah, elle fait avec) mais ça ne colle pas vraiment malgré tout. Tout le monde suit sa routine jusqu’à l’arrivée de Tamara Drewe. La jeune femme, originaire de la région, est de retour pour des raisons de succession suite au décès de sa mère. Tamara vit à Londres où elle a étudié et elle a désormais une chronique dans un journal. C’était une petite fille avec un nez massif, depuis elle a subi une opération, ce qui a fait jaser le village. Cela et tout le reste… La jeune femme s’installe dans la maison de sa mère, séduit la moitié du patelin (les hommes :)), intrigue les ados, fait parler le voisinage par ses histoires de coeur, notamment avec un musicien londonien. Elle chamboule totalement la vie des habitants… Et je ne vous raconte pas la suite !

Tamara Drewe

Durant les deux heures (ou trois, je ne sais plus) que m’a pris la lecture de ce roman graphique, qui alterne texte « dur » et dessins de bd, j’ai été totalement happée dans l’histoire, coupée du monde réel. La trame s’articule autour des différents personnages principaux, qui racontent chacun des bribes de l’année en cours, à raison d’un chapitre par saison. Le style des dessins colle au ton de l’histoire. L’alchimie entre les deux mondes (texte vs. bd) prend parfaitement. On a l’impression d’être au cinéma, du coup ça ne m’étonne pas que le monde de Tamara Drewe ait été adapté au cinéma ! J’ai hâte de voir le film, encore plus qu’avant ! Si vous ne l’avez encore pas lu, c’est définitivement une histoire à découvrir !

Tokyo Sanpo

Petite introduction à ce livre d’illustrations : j’ai toujours été très attirée par le Japon et la culture japonaise (notamment la littérature avec les auteurs Banana Yoshimoto ou Yoko Ogawa pour ne citer qu’elles). Les paysages du pays du Soleil Levant m’ont toujours énormément fascinée, les cerisiers en fleurs, les parcs, les temples, la culture, tout (excepté la nourriture : allergique au poisson et aux fruits de mer, je n’ai jamais mis les pieds dans un resto japonais et j’appréhende même de visiter ce pays à cause de mon alimentation…).

Peut-être (probablement) liée à l’influence des mangas regardés quand j’étais petite (Club Dorothée : Ranma 1/2, Lucille Amour et Rock’n’Roll, le Collège fou-fou-fou, Nicky Larson, Olive et Tom, Sailor Moon, etc.), j’ai toujours été attirée par la culture, l’architecture, la vie japonaise. C’est donc pour cela que quand j’ai découvert l’ouvrage Tokyo Sanpo de Florent Chavouet, ni une ni deux, je l’ai rajouté sur ma wishlist Amazon. Grâce à cette manoeuvre subtile, je l’ai reçu à Noël de la part de mon cher et tendre et j’ai pris un immense plaisir à tourner les pages et à découvrir les dessins de l’auteur, son sens du détail et sa vision de cette ville aux mille facettes.

Florent Chavouet a en effet vécu durant 7 mois au Japon, en 2006, durant la durée du stage de sa compagne. Il a pris l’habitude de se promener avec son carnet et de croquer ce qui l’inspirait : de l’étiquette de bouteille d’eau aux collégiennes en passant par les maisons atypiques, ce livre vous montre le quotidien de Tokyo comme si vous y étiez, à l’aide d’instantanés magnifiques. Le talent de l’auteur est indéniable, il parvient à capturer énormément de choses dans ses dessins, c’est absolument magnifique !

A découvrir absolument si ce pays vous intrigue comme moi ! Il a sorti également un autre ouvrage consacré à l’île de Manabeshima (qui a déjà trouvé sa place au chaud dans ma wishlist) et tient par ailleurs un blog, à visiter également si vous voulez découvrir son univers.

La page blanche

Vous vous en doutiez probablement, je n’ai pas pu résister à la nouvelle BD de Pénélope Bagieu et de Boulet parue chez Delcourt/Mirages. Je connais pas ce blogueur mais étant donné que je suis très sensible au trait de la demoiselle (comme apparemment beaucoup de monde), j’en ai entendu parler (sur le blog de Melle Bagieu), j’ai mis l’album dans ma wishlist Amazon, je l’ai vu à la Fnac et je l’ai acheté de suite (malgré le prix un peu élevé, 22,95€ moins les 5% habituels).

Comme toujours, le trait de Pénélope Bagieu oscille entre naïveté et vérité : d’une précision parfaite pour représenter la ville de Paris (bornes Vélib’ comprises), les lignes restent douces et les maisons dessinées à main levée ont décidément un charme étrange.

La Page Blanche, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se retrouve assise sur un banc, à Paris. Et qui ne sait pas du tout comment elle est arrivée là, ni ce qu’elle peut être venue faire dans ce coin de Paris (à savoir, devant la station de métro Montgallet). En fouillant ses poches et son sac, elle découvre son nom et son adresse. Mais pas moyen de se rappeler quoi que ce soit la concernant. Par contre, elle connaît toujours la ville, elle maîtrise le métro parisien, elle connaît les bouquins, les films, tout ça. Elle a juste oublié tout ce qui la définit. Elle rentre chez elle, sans savoir ce qu’elle risque d’y trouver. Les planches de Pénélope Bagieu sont jouissives ! Les mimiques d’Eloïse sont géniales, chacune d’entre nous s’y retrouve je crois :). Et la jeune fille enquête sur elle-même, essaie de se retrouver. La fin est surprenante, pas forcément celle que j’attendais. La morale de l’histoire est intéressante et fait réfléchir (même si cet article n’a pas tout à fait tort dans les critiques qu’il fait à cette bd). J’ai beaucoup aimé cet album et je me délecte toujours autant du trait de Pénélope Bagieu !

Par ailleurs, la jeune femme (désormais renarde) actualise toujours son blog Ma vie est tout à fait fascinante !