Bye bye 2011 !

C’est d’un petit coin de paradis enneigé que je vous écris. Non que je me sois mise au ski (pas folle : je suis aussi stable qu’un poulpe à qui il manquerait la moitié des tentacules), mais je me suis essayée à la glisse sur luge et je dois dire que quand ça ne va pas trop vite, c’est vraiment chouette. Mais rien de tel que de profiter de la vue bien au chaud ! La montagne, c’est vraiment absolument magnifique, surtout avec autant de neige !

Vue sur la vallée de Sion, Suisse

Bref, je ne suis pas venue vous parler de cela mais plutôt vous faire un rapide bilan de l’année écoulée (comme cela semble être une tradition sur la blogosphère :)). Du point de vue pro, cette année devait commencer sur les chapeaux de roues et a fini dans les champs… :p J’espère que 2012 sera placée sous de meilleurs auspices ! A part cela, 2011 a plutôt été une année sympa, avec notamment un splendide voyage aux Seychelles dont je n’ai pas encore fini de vous parler :) Bref, voici un rapide retour sur mes plus belles découvertes et mes coups de coeur !

BD : j’ai adoré Cinq mille kilomètres par seconde, de Manuele Fior, qui a remporté le Fauve d’Or du Festival d’Angoulême. Je n’ai toujours pas lu Tamara Drewe de Posy Simmonds, mais j’espère le lire en 2012.

Roman policier/ThrillerRobe de marié, de Pierre Lemaître : une vraie révélation. Le Dalhia Noir, un grand classique du genre : il faut passer le cap de 100 premières pages et le bouquin décolle ! L’enfant perdu de John Hart était également de bonne facture, tout comme Le Chuchoteur de Donato Carrisi.

(A noter que cette année, aucun roman ne m’a suffisamment marquée que pour apparaître dans cet article.)

Séries : En vrac et pour diverses raisons : Pretty Little Liars, Six Feet Under (mais en retard pour celle-ci), Drop Dead Diva, Once Upon a Time.

Films : nous sommes peu allés au cinéma cette année, mais parmi les films que j’ai pu voir en DVD, An Education m’a vraiment marquée et énormément plu ! J’ai beaucoup aimé Super 8 également.

Musique : Cette année aura surtout été placée sous le son de la musique de Glee, Brandon Flowers, The Killers, Death Cab For Cutie et tout récemment la Danoise Agnes Obel (pour Riverside, magnifique).

Sur cette superbe chanson, je vous souhaite un merveilleux réveillon de nouvel an et une très bonne année 2012 !!! A l’année prochaine !

PS : Si vous n’êtes pas encore fan du blog sur Facebook, c’est par ici !

Foert, Non di dju

Cette « chronique de la crise gouvernementale la plus longue de l’Histoire », par Bert Kruismans et Pierre Kroll (le seul et unique) est un véritable régal !

Cela fait à présent près d’un an et demi que je vis en France et que j’ai donc un certain recul vis à vis de l’actualité belge (allez savoir pourquoi, alors qu’on a droit à une quantité phénoménale de chaînes de télé, on n’a pas droit à une seule télé belge en France, sauf via TV5…). Je me tiens au courant via l’appli iPhone du journal Le Soir (qui a toujours été mon grand préféré), ses newsletters, d’autres sites d’info, Twitter et des blogs mais malgré tout, je ne suis pas immergée dans cette actualité, que je suis plutôt en pointillés.

Celui qui résume mieux les situations politiques inextricables qui sont le lot quotidien belge, pour moi, c’est Pierre Kroll. A une époque, ce sont les Guignols de l’info qui m’ont permis de mieux connaître les stars de la scène la politique française. Et Pierre Kroll est celui qui, le premier, est parvenu à m’intéresser à la politique belge. J’adore son humour (parfois noir), sa vision et sa manière de croquer les personnages : en trois traits, on a tout : le physique, l’expression et parfois, l’oeil pervers !

Foert, Non Di Dju (un titre mix entre flamand et wallon) est le résultat d’une collaboration entre le Nord et le Sud de la Belgique (comme quoi, on s’entend bien :)) : Pierre Kroll (dessinateur de talent) et Bert Kruismans, humoriste (que je ne connaissais pas, j’avoue – J’aimerais beaucoup découvrir son spectacle destiné à un public wallon, La Flandre pour les nuls). L’album, édité par les éditions Renaissance du Livre, est sorti fin mai 2011 et reprend les meilleurs dessins et les meilleurs textes des deux auteurs pour former une chronique de la crise politique belge. Désopilant, caustique, hilarant, cynique, caricatural, cet enchaînement est juste excellent et permet de remettre en ordre les étapes qui font que la formation du gouvernement belge est au stade où elle est actuellement (c’est à dire un peu nulle part).

Comme je n’ai pas réussi à le trouver en France ni sur Amazon et consorts, je l’ai ramené de Belgique ! L’album coûte 9,90 euros et il vaut de l’or ! =)

Pour en savoir plus : La présentation de l’album par le journal Le Soir dans une chouette vidéo et le portfolio « La Belgique vue par Kroll », par le même journal.

NB :  Apparemment, on peut se le procurer sur la boutique du Soir, qui livre en Belgique, au Luxembourg et en France !

Autobiographie d’une fille Gaga

Retour dans la BD aujourd’hui, avec l’Autobiographie d’une fille Gaga de Diglee, une jeune Lyonnaise très talentueuse (et fan de Lady Gaga :)). Diglee, de son vrai nom Maureen, a un trait particulier mais cet album se range de manière très naturelle près des Pénélope Bagieu et Margaux Motin. On surfe à nouveau sur la vague de la jeune femme du XXIème siècle, tiraillée entre sa vie active, sa vie de femme, sa vie de gamine, sa vie d’amoureuse, etc.

Les dessins sont chouettes et sympas (juste une chose, je ne comprends pas pourquoi elle se dessine sans nez alors qu’elle veut bien en mettre aux autres personnes qu’elle croque). Dans son album, on découvre son quotidien, son chéri, sa soeur, sa passion pour Titanic, son amitié pour Margaux Motin, sa passion pour Lady Gaga, etc.

Autobiographie d’une fille Gaga se lit rapidement et laisse un goût acidulé (tout aussi acidulé que la couleur orange fluo de sa couverture). J’ai beaucoup aimé cette bd, même si je pense garder une préférence pour le trait de Pénélope (je craque pour ses bâtiments qui ne sont jamais droits, je n’y peux rien :)).

A découvrir : le blog de Diglee !

Cinq mille kilomètres par seconde

C’est plutôt rare que je parle de bandes dessinées ici. Je me souviens juste d’avoir mentionné le Cadavre Exquis, de Pénélope Bagieu. Aujourd’hui, j’ai super envie de vous faire découvrir la BD qui a obtenu le Fauve D’Or au Festival d’Angoulême 2011, Cinq mille kilomètres par seconde, de Manuele Fior, parue chez Atrabile.

Manuele Fior nous raconte dans cet album une magnifique histoire d’amour avec de délicates aquarelles, toutes plus belles les unes que les autres. C’est l’histoire de Piero et de Lucia, deux jeunes Italiens. On les suit à plusieurs étapes de leurs vie, depuis l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. Leurs chemins se croisent et se décroisent, d’abord en Italie puis entre la Norvège et l’Egypte. Une seconde, ça représente le décalage qu’il y a lors de leur conversation téléphonique entre ces deux pays, distants de 5000 kilomètres.

L’histoire de Piero et Lucia est une fresque résolument moderne : à l’heure de la communication surpuissante, les téléphones mobiles, skype, et le reste, les gens se laissent porter par leur vie et les histoires d’amour s’étiolent. Piero est en Egypte, Lucia en Norvège, la vie continue, les chemins se recroisent mais chacun fait sa vie. L’histoire est très belle, quant aux dessins, ils sont absolument magiques. J’étais un peu sceptique au premier abord mais on se croirait dans un film : les couleurs sont palpables : on sent le soleil d’Italie, le froid de la  Norvège, la moiteur de l’Egypte.

Définitivement un must have, cette BD m’a littéralement enchantée ! Courage pour la trouver, elle semble plutôt difficile à se procurer pour l’instant, mais elle le vaut bien !

Et j'ai aussi adoré la référence à Merlin l'Enchanteur de Disney :) !

La théorie de la contorsion

Après avoir mis plus d’un an à découvrir la talentueuse illustratrice Margaux Motin et sa génialissime bande dessinée J’aurais adoré être ethnologue, j’ai mis moins d’une semaine à acquérir et engloutir son dernier bébé, La théorie de la contorsion.Verdict : j’ai adoré ! La chronique de Margaux, tour à tour dans son rôle de maman d’une adorable Poupette, illustratrice freelance, épouse, copine, adoratrice de chaussures est tout simplement hilarante. La demoiselle est pleine de talent, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Pleine d’humour décapant (et parfois un peu vulgaire, mais on la pardonne), de tendresse, d’instantanés de vie, La théorie de la contorsion est une lecture très très agréable qui détend plus vite que son ombre. Mention spéciale à deux choses : d’abord, le mélange photo-dessin, qui rend super bien et surtout, mon petit coup de coeur, les extraits du « Règlement intérieur du « Bien s’habiller » selon moi-même ». Totalement fan de ces planches !

Seul petit bémol pour les lecteurs assidus de son blog, beaucoup de dessins sont issus des articles qu’elle y poste régulièrement, mais c’est le principe. Heureusement, il y a suffisamment de nouveautés pour compenser, et puis vivent les albums en papier avec une couverture cartonnée. Na.

Et sinon, ma grande fierté : j’ai résisté à l’agenda 2011 illustré par Margaux Motin. Combien de temps vais-je tenir ? Les paris sont ouverts !