Cinq mois plus tard…

Bon, on dirait que je bats des records côté pause par ici…

Ces cinq derniers mois, j’ai pensé à poster souvent mais entre le boulot, la vie, le chien, les voyages, j’ai un peu perdu le fil. Et pour ne rien aider, je n’ai pas lu énormément (je travaille pendant mes trajets, ça complique les choses).

Donc, je vais vous faire un petit résumé rapide de ces derniers mois :

  • Un été à San Francisco, à savoir un été dans le brouillard
  • La visite de nos familles respectives !
  • Une journée a Half Moon Bay et une journée à Capitola
  • Un roadtrip dans les vignobles du côté de Sonoma county, puis Sacramento et ensuite quelques jours au Lake Tahoe, le tout avec un chien qui a le mal des transports (le plan de base était de remonter la côte jusque Portland, OR, et redescendre via Crater Lake mais en septembre, il y avait des incendies en Oregon)
  • Un week-end à Monterey, et la découverte du Lone Cypress, qui était sur ma todolist depuis des années
  • Un déménagement : on habite à présent à Berkeley (oui, comme les Braverman dans Parenthood) et on est ravis du changement même si notre commute s’est allongé considérablement
  • La célébration du fait qu’on a survécu à notre première année avec un chien
  • Plein de boulot
  • Une magnifique semaine à Hawaii (sur Maui), couronnée par une alerte missile dont on se serait bien passés le dernier jour mais qui n’a pas altéré ce magnifique séjour
  • Sur ces cinq mois, j’ai lu cinq livres (dont quatre en janvier 2018 :P)
  • J’ai pris la fâcheuse habitude de ne plus mettre d’espace avant les points d’interrogation et d’exclamation en français à cause de l’anglais – j’y travaille !
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Lake Tahoe

Happy 2018 à vous, en espérant que je trouve plus de temps pour poster à nouveau par ici !

 

Trois ans au Royaume-Uni : « petit » bilan

A l’heure où je publie ces lignes, je suis installée sur mon joli bureau Ikea dans notre appartement du quartier Sunnyside (ou Ingleside, ça dépend de comment on regarde le plan et aussi de quel plan on regarde, mais ceci est une autre histoire), à San Francisco. J’ai écrit la toute première ébauche de cet article fin août 2016, alors que nous étions encore noyés sous les devis des déménageurs, les assurances et les joies administratives diverses et variées. Notre dernier jour au Royaume-Uni s’approchait à grands pas, et nous n’avions pas encore de vraie certitude sur notre point d’arrivée (les joies des visas : nous attendions encore notre rendez-vous à l’ambassade des US) après les quelques semaines prévues en Europe. Ce nouveau départ avait un côté doux-amer car, même si on avait hâte de démarrer une nouvelle vie en Californie, on avait vraiment beaucoup aimé vivre à l’anglaise et être Londoniens pendant trois belles années ! Le mode nostalgie était déjà enclenché avant même notre départ :-)

J’ai aimé l’ordre, le sourire des gens, le respect de l’autre, le fait que je me suis rarement sentie en danger, quelle que soit l’heure, en rue ou dans les transports. Toutes ces nourritures différentes, ces cultures diverses. Baigner dans la langue anglaise et le joli accent britannique. Commencer à comprendre diverses variations de celui-ci (à notre arrivée, on ne comprenait juste rien à l’accent écossais – la première fois qu’on a regardé un épisode de Dr Who restera longtemps gravée dans ma mémoire). Me faire appeler « love » ou « darling » par le postier, la caissière, la pharmacienne sans que ça soit lourd ou oppressant. Trouver ça bizarre au début puis apprécier cette gentillesse gratuite. Adorer flâner dans les librairies, avec ces couvertures souvent super jolies (surtout vis à vis de la trop fréquente austérité, trop sérieuse et terne, des éditions francophones).

Je ne vais pas vous faire un compte rendu au niveau de l’administratif (qui n’est pas excessivement pénible), des soins médicaux (en résumé : tout est gratuit mais le suivi est moins efficace, les délais sont plus longs et ils vont faire moins d’examens car le NHS n’a pas assez de moyens pour cela), de la recherche d’emploi ou autre. Vous trouverez ça ailleurs et certainement beaucoup mieux fait que ce que je pourrais vous fournir. Et puis, avec le Brexit et l’activation de l’article 40 par Mrs. May, tout cela risque rapidement de se retrouver incorrect. Par contre un petit bilan touristique, ça :-) Je dis oui !

En arrivant ici en 2013, on n’avait pas d’idée précise. Pour tout dire, « refaire un week-end à Londres » (j’y étais allée une première fois l’été 1994 et une seconde fois en janvier 2007 #memories) était sur ma wishlist d’anniversaire depuis environ deux ans. Puis la question d’y emménager s’est posée, on a sauté sur l’opportunité et on est arrivés. Tout ça en moins de trois mois, juste dans la foulée de notre mariage (l’opportunité, la décision et le déménagement). J’aime tellement cette idée qu’un endroit qu’on voit comme un endroit méconnu, exotique puisse devenir « la maison ». On a remis ça ici à San Francisco d’ailleurs, c’est toujours aussi magique comme sensation :-) A l’époque, je résumais un peu la ville à ses poncifs : Big Ben, Tower Bridge, Hyde Park, Buckingham, etc.  Trois ans plus tard, ma vision de la capitale britannique a bien changé (en mieux). Et j’ai envie de vous faire un petit bilan de Londres et du Royaume-Uni (y compris les grands classiques, ce qu’on a eu l’occasion de visiter mais aussi ce qu’on a pas eu le temps de faire cette fois :-)) !

London Calling!

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Hey, it’s me again!

Bon bon, je n’ai plus rien publié depuis le 21 septembre. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà fait de « break » aussi long avant… J’ai eu plein de bonnes raisons pour ça : en septembre, après presque trois années hyper chouettes, on a quitté Londres (avec un petit pincement au coeur). Après un passage en France et en Belgique pour voir la famille et les amis, on s’est envolés  fin octobre vers notre nouveau chez nous, à San Francisco. Après plus d’une année à essayer d’obtenir un visa de travail via le boulot de l’homme, tout s’est finalement mis en place et on est arrivés à l’aéroport de San Francisco (après une petite escale-nostalgie à Heathrow), avec nos valises et un Airbnb à Berkeley pendant les premières semaines. Fraîchement débarqués, on a enchaîné les visites d’appartements, les découvertes des quartiers, les démarches administratives (et de ce côté on n’a pas encore fini), les virées Ikea, etc. Nos affaires doivent encore arriver, par voie maritime. Les bibliothèques sont bien vides pour le moment !

San Francisco - Chinatown

Golden Gate Bridge

San Francisco <3

En parallèle, on a aussi décidé d’agrandir la famille (on se calme on se calme :-)) : ça fait des années qu’on a envie d’avoir un chien (pour ma part, depuis que je suis enfant) et on a accueilli Cooper, un golden retriever de 2 mois, il y a tout juste deux semaines, au lendemain de Thanksgiving. Aucun regret (sauf certains soirs :-)) mais on n’imaginait pas que c’était autant d’investissement (à tous les points de vue) !

puppy

Autant dire que pour l’instant, les visites des alentours sont plutôt limitées tant que le puppy n’a pas eu tous ses vaccins (ils ne rigolent pas avec les précautions par ici, surtout vis à vis du parvovirus (dont je n’avais jamais entendu parler auparavant)). Entre le « housetraining », la socialisation, les vaccins, le premier bain, la coupe des ongles, les premiers apprentissages  et les jeux (avec les traces de dents qui s’ensuivent :)), je n’ai toujours pas réussi à terminer le livre que je lis en ce moment, Dear Amy, de Helen Callaghan. Pourtant, c’est vraiment top ! Côté films et séries, rien de transcendant non plus. En nouveauté, les seules choses que j’ai vue récemment étaient The Five et Gilmore Girls : A Year in the Life (après avoir revu l’intégrale en août septembre – oui, les déménagements ça me fait toujours cet effet-là : je stresse et donc je « binge watche » des séries que j’ai déjà vues au lieu de faire les cartons. Efficacité : zéro). Là, on planifie toujours de regarder Stranger Things et cie mais… il faut trouver le temps de faire ça bien ! On commence tout juste The Detourà voir ce que ça peut donner aussi :-)

Bref : tout ça pour dire que j’espère que le break est bel et bien terminé et que la vie sur ce blog va doucement revenir à la normale (je dois encore vous parler de notre voyage en Floride, mais aussi de Stockholm, de Lisbonne, et de plein de choses en fait :-)). A très vite !

Bonne année 2016 :-)

Hello 2016 ! :-)

Et hop, on démarre une troisième nouvelle année à Londres. La troisième, déjà.

En 2015, j’ai vu plein de séries, lu des BD (je ne vous en ai pas parlé par ici mais j’ai attaqué The Walking Dead, j’ai lu les 8 premiers épisodes déjà et on va se lancer la série prochainement), lu plusieurs livres (juste 2 en français et 15 en anglais), pas autant que j’aurais voulu (j’en ai aussi abandonnés certains). J’ai pris des tas de photos, visité le Vietnam, découvert l’Ecosse, posé un pied à Turin, en Italie (juste en passant :-)), passé une semaine à flâner toute seule dans les rues de San Francisco pendant que l’homme travaillait dur dans son nouveau job. Puis j’ai aussi démarré un boulot et passé des heures dans le train pour le commuting, j’ai rencontré plein de gens intéressants, amélioré mon anglais. Ecouté Taylor Swift en boucle et aussi It never rains in Southern California. Et vu Brandon Flowers en concert <3.

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En 2016, on va continuer sur cette lancée :-) et développer tout cela. Repasser à Brighton, découvrir Stonehenge, peut-être la région de Cornouailles. Faire un petit tour aux USA, un autre petit tour en Italie. Passer par une ou l’autre ville européenne (Stockholm et Lisbonne sont sur la liste :-)). Prendre encore plus de photos (et enfin tester le magnifique EOS 70D reçu pour mon anniversaire <3). Et lire encore. Et encore. Et écrire. Et puis se détendre devant des séries, aussi. The Walking Dead, comme indiqué ci-dessus, est prête sur la ligne de départ. Downton Abbey attend patiemment son tour. True Detective et toutes les autres sont au taquet également (plus d’infos sur mon profil Betaseries :-)). Essayer de lire Outlander (et de s’accrocher, pour l’instant ce n’est pas encore le cas). Ensuite j’attaquerai la série. On peut aussi viser de revoir Brandon Flowers en concert (en solo ou avec The Killers), peut-être (si mon cher et tendre peut supporter mon hystérie dans ce genre de situation deux années d’affilée) ? :-) Entretenir les amitiés qui me sont les plus chères. Et avancer.

En tous cas, je vous souhaite le meilleur pour l’année à venir : de l’amour, des fous rires, des coups de coeur, des voyages, des milliers de photos, des projets, de la réussite, tout ça ! Et une santé en béton armé pour pouvoir tout enchaîner ! Belle année à tous :-)

Stay still, Life.

Aujourd’hui, vous avez gagné (bande de petits veinards) le droit à un article qui ne portera pas sur un bouquin, une série, un film ou autre groupe musical que je viens de découvrir. Non, aujourd’hui, j’ai juste envie de partager un truc qui me travaille depuis un moment. Cela arrive parfois sur ce blog, c’est relativement peu fréquent, je préfère en général partager des choses qui me semblent plus intéressantes pour le commun des mortels. Je crois que j’ai rangé ces articles dans la catégorie hyper floue « De choses et d’autres », où ils ont des petits copains qui parlent encore d’autre chose. Bref.

« Stay still, Life. »

Par moments (souvent en fait), j’ai l’impression que la vie avance sans qu’on s’en rende bien compte. Les journées passent, se ressemblent (ou pas), s’égrainent une par une pour finalement, sans crier gare, s’amonceler sous forme d’années. Sans qu’on se soit aperçu que sournoisement, le temps passe. Et qu’il passe sacrément vite, même.

J’ai l’impression que l’insouciance de mes vingt ans c’était hier. Et en fait, non, c’était il y a déjà plus de 10 ans. Dix ans. Je me sens encore insouciante (et je ne me sens définitivement pas âgée de plus de trente ans) mais par moments, je me dis que je n’ai plus tellement le droit de l’être, que je suis adulte à présent, que la réalité est là, la vie, les courses, l’argent, le budget, la bouffe, le boulot (ou l’absence de boulot pour ma part, ce qui est très très lourd également). Par moments, je me dis que pas besoin de se presser, qu’on a la vie devant nous, le futur c’est demain, tout ça. Et puis en fait, non. Le futur, c’est maintenant (que les fans de conjugaison restent avec moi, svp, merci :)). C’est maintenant que tout se joue. Et pas demain, pas après-demain. Si on veut partir vivre à l’étranger, réaliser ses rêves, vivre les choses, c’est aujourd’hui. Me dire que ça fait presqu’une année complète que nous avons emménagé à Londres me donne le tournis. Je jurerais qu’on est arrivés il y a 3 ou 4 mois max, je me revois traîner nos bagages dans les escaliers pour emménager, je revis mes virées chez Ikea pour acheter l’essentiel vital. La découverte du quartier, de la ville, que j’ai encore le plaisir de découvrir à chaque fois que je mets le nez dehors. Une année bientôt. Incroyable. Et quand je pense à la taille du monde, je me dis que c’est un gâchis de rester en place…

If you don't like where you are, move. You're not a tree.

J’avais écrit un article il y a un ou deux ans sur le bon moment, ce foutu bon moment qu’on attend toujours pour faire les choses : se marier, fonder une famille, partir à l’étranger, faire ce voyage dont on rêve mais qui coûte tellement cher. Ce billet en est l’écho. Je n’attends plus le bon moment pour avancer mais parfois, je voudrais pouvoir ralentir le rythme de la vie pour pouvoir la savourer, pouvoir prendre le temps d’avancer en regardant le paysage en bonne compagnie. Lui dire de rester un peu tranquille, le temps que j’en profite bien.

Pas vous ?