Coups de coeurs des derniers mois

Hello à ceux qui me lisent encore :)

Je ne me trompais pas l’an dernier quand je disais que j’étais de retour sans savoir combien de temps ça durerait. C’était donc un one shot :D Bref bref, me revoilà par ici pour un petit tour d’horizon de mes coups de coeur récents. J’espère que cela vous plaira et vous donnera des idées !

  • Livres

Ce qui m’a réellement motivée à reprendre mon clavier aujourd’hui, c’est le livre que j’ai terminé récemment. The Seven Husbands of Evelyn Hugo a été un coup de coeur total comme je n’en ai pas eu depuis longtemps. J’avais déjà vraiment adoré le roman plus récent de l’auteure, Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones and the six, que j’ai lu il y a plusieurs semaines. Mais je dois reconnaître qu’Evelyn a détrôné Daisy (ça a été plutôt serré, il faut l’avouer).

Evelyn Hugo est une actrice hollywoodienne qui a commencé sa carrière dans les années 50, une icône dont les sept mariages ont nourri une presse avide de contes de fée, d’adultères et de scandales. A notre époque, elle choisit d’enfin raconter son histoire à une journaliste, ses vérités, ses choix et ses sacrifices. Le tout s’articulant autour de ses sept mariages consécutifs. Je n’ai pas un attrait particulier pour cet univers ou cette époque (et pareil pour « Daisy Jones and the Six »), mais le merveilleux talent de Taylor Jenkins Reid est de transporter le lecteur dans le monde qu’elle décrit, de le faire vibrer avec l’héroïne, qu’elle nous fait tour à tour aimer et détester mais qui reste toujours désespérément humaine. Je m’attendais à apprécier cette lecture mais pas autant. A présent je comprends mieux les avis sur Goodreads des personnes qui disent qu’il s’agit d’un roman qui rentre directement dans leur top 5. J’ai l’impression que l’histoire d’Evelyn restera avec moi un moment en tous cas.

Là, j’ai démarré Malibu Rising, de la même auteure, mais je suis tout au début et je ne suis pas encore totalement entrée dans l’histoire. Et j’ai aussi lu un de ses romans publié il y a plusieurs années (Maybe in another life), sympa mais pas du même niveau.

Et si vous cherchez à vous vider la tête, la saga Bridgerton est plutôt efficace. Etonnamment bien écrite (du moins en VO), mais l’auteure a étudié à Harvard du coup ça explique des choses de ce côté. On est loin, bien loin du style effroyable de Fifty Shades of Grey. Après pas de grosses attentes à avoir de ce côté, c’est de la romance et ça se lit rapidement sans marquer les esprits. Mais en tant de pandémie, c’est plutôt sympa de se vider la tête.

  • Musique

Comment dire, Taylor Swift <3 Elle nous a offert deux magnifiques albums sur cette année de lockdown, entre Folklore et Evermore, mon coeur balance. Les titres August, Cardigan, Betty, Right where you left me, the one, willow, no body no crime, last great american dynasty, et tous les autres. Je l’adore depuis plusieurs années mais ces deux derniers albums sont waouw, j’ai l’impression de regarder des films parfois quand j’écoute ses chansons, elle a ce talent fou de raconter des histoires avec une telle intensité et les images qu’elle décrit sont magnifiques. En ce moment, Right where you left me est ma grande favorite !

  • Tourisme :)

Je crois que je n’ai pas passé autant de temps sans frôler le tarmac d’un aéroport depuis très longtemps. Les 18 derniers mois ont été particuliers, très particuliers. Depuis notre dernier week-end (à Palm Springs, donc toujours en Californie – pour l’étranger c’était en septembre 2019), nous avons essayé d’être super prudents (certains diront trop, mais l’essentiel c’est d’être en accord avec soi-même :)) et on a favorisé les day trips, les journées plage et les hikes pas trop loin de chez nous. Vu les courbes et les stats en Californie, et surtout l’avancée de la vaccination par ici, on s’est sentis un peu plus confiants. Suffisamment pour booker quelques jours à cinq heures de la maison (toujours en Californie) et d’enfin prendre le temps de changer d’air !

On a mis le cap au Nord, et on est partis visiter Lassen Volcanic National Park et McArthur-Burney Falls Memorial State Park. Comme on s’y est pris un peu tardivement, on a trouvé un logement assez loin du parc, un motel sans prétention (vraiment aucune) à Susanville, mais ça a marché tout de même. Conseil du coup, ne faites pas comme nous et soyez prévoyants :)

On a adoré cette bouffée d’air frais (même si en pleine heatwave), on en a pris plein les yeux : Burney Falls (avec la petite hike Falls loop), Manzanita Lake, Sulphur Works, Bumpass Hell (et la hike qui venait de rouvrir) et Lake Helen (lien pour vérifier l’état des trails)! Magique ! Et la prochaine fois on essaiera de caler aussi le trail des Kings Creek falls et d’autres hikes que nous n’avons pas pu explorer cette fois-ci. On a fini par une nuit dans le Wine Country (et un accès à une super piscine) avant de rentrer à la maison !

Voilà voilà. A dans un an :)

Back (mais pour combien de temps ? :))

Hello hello ! Est-ce qu’il reste des lecteurs par ici ? Ce blog est en friche depuis plus de deux années déjà… J’ai un petit peu honte (même si j’ai été pas mal occupée IRL pendant ce temps :)). J’ai été super active sur Instagram aussi, pour ceux qui auraient manqué des épisodes, c’est par ici !

Depuis tout ce temps, vous vous en doutez, j’ai lu pas mal de bons (et de moyens) romans (j’ai pris le parti de ne plus me forcer à finir des livres qui ne me plaisent pas : la vie est bien trop courte !), j’ai vu quelques séries aussi (pas assez à mon goût, mon temps sur Netflix s’étant considérablement réduit depuis qu’une autre paire d’yeux a commencé à s’intéresser un peu trop à ces images qui bougeaient). Je ne compte pas rattraper ces deux ans et trois mois en un article, mais je vais vous faire une micro-liste de mes livres favoris pour que vous ayez de quoi puiser pendant cette drôle de période que nous vivons tous pour le moment, covid-19 oblige.

Sans plus attendre, voici la liste de mes coups de foudre lecture de ces deux dernières années (sans ordre particulier) :

Et vous, des recommandations particulières ? Des immanquables ?

Behind closed doors

Comme indiqué dans mon article précédent, 2017 n'aura pas été mon année la plus riche côté lectures : 9 petits livres seulement selon mes stats Goodreads. Le pire que j'avais fait sur les dix années était un honorable 17. Rien ne va plus, surtout que cela m'a vraiment manqué ! J'ai donc décidé de m'y remettre, et me revoilà par ici avec une de mes lectures du mois de janvier, inspirée par Crime by the book.

behind closed doors

L'histoire de Behind closed doors, de B.A. Paris, est glaçante mais terriblement addictive. On nous parle d'un couple parfait : ils sont beaux, ils sont amoureux. Jack est avocat, il est spécialisé dans la défense des femmes battues par leur conjoint. Grace travaillait pour Harrods avant son mariage mais est une femme au foyer à présent. Tout semble parfait, ce qui semble même faire un peu enrager les épouses des collègues de Jack. Celles-ci invitent Grace à prendre le lunch ensemble. Mais ça ne marche jamais : soit Grace oublie, soit Grace annule, soit Jack accompagne Grace. Et puis, qui à cette époque n'a pas de téléphone portable ? Quand vous avez le privilège d'être invités chez eux, le repas est succulent et le menu est tout sauf simple, car Grace est une cuisinière hors pair. Leur maison est immaculée, meublée avec goût, mais a la drôle de particularité d'avoir des volets métalliques sur toutes les fenêtres du rez-de-chaussée.

De page en page, on prend conscience que Grace est une femme brisée, traumatisée et en parallèle, le lecteur voit que Jack a beau être parfait sur le papier, c'est en réalité un psychopathe calculateur et sadique. Chaque révélation m'a clouée à mon siège, je ne pouvais pas lâcher mon Kindle. J'ai dévoré ce roman et certaines scènes ont réussi à littéralement me faire bouillir.

J'ai appris tout récemment que ce genre d'intrigue se classait dans un genre particulier : le "domestic thriller", dans lequel la tension psychologique au coeur d'un foyer est la véritable héroïne du roman. Celui-ci était vraiment bien ficelé et la tension va crescendo au fur et à mesure que le lecteur découvre l'« arrangement » entre Grace et Jack, et ce jusqu'à la dernière ligne. Une vraie réussite !

The Girl Before

Cela fait à présent quelques mois que je suis plusieurs comptes Instagram dédiés à la lecture, principalement de thrillers et autres romans à suspense. Entre Crimebythebook, Randomhouse ou Ursula_uriarte, ça ne manque pas d’idées :-) C’est là-bas que j’ai entendu pour la première fois parler de The Girl Before, de J.P. Delaney. Au départ, je l’ai confondu avec le récent roman du même nom mais écrit par Rena Olsen. Celui-là ne m’a pas particulièrement plu et je l’ai abandonné très tôt. Erreur de casting… Mais j’ai emprunté l’ebook de celui de J.P. Delaney (que je convoitais depuis le début) à la bibliothèque et je l’ai dévoré en quelques jours !

The Girl Before

Le roman se construit autour d’une adresse londonienne du quartier de Hendon et se concentre sur la vie de deux différentes locataires qui y ont vécu à quelques années d’intervalle. On rencontre les locataires d’avant : Emma et Simon, un couple qui vient de se faire cambrioler (du côté de West Hampstead justement) et qui cherche à prendre un nouveau départ dans un nouvel appart. La locataire d’aujourd’hui s’appelle Jane et est célibataire. Elle vient de perdre son bébé qui est mort-né et veut quitter son ancien appartement, dans lequel elle se voyait élever sa petite fille. Elle souhaite recommencer à vivre dans un nouveau cadre, démarrer un nouveau chapitre de sa vie. Dans les deux cas, l’agence immobilière (différente d’une fois à l’autre) les met en garde : le logement qu’ils convoitent est très particulier. Le loyer est étrangement bas pour cette maison unique en son genre, un chef-d’oeuvre architectural construit autour du minimalisme et de la domotique. Le dossier de candidature consiste en plusieurs pages de questions bizarres, un peu comme un test de personnalité. Il y a également une liste interminable de règles à respecter pour vivre dans cette demeure : cela va des plus simples (pas de bébé, pas d’animal) à des choses plus tordues : la manière dont le locataire range ses affaires, avec notamment une interdiction de laisser traîner des choses (par exemple, la bouteille de shampoing sur le bord de la baignoire), interdiction d’avoir des livres, etc. En gros, le locataire doit se plier aux règles minimalistes autour desquelles a été conçue la maison. De plus, il accepte que le système enregistre ses données afin de s’améliorer en continu : une application sur le téléphone permet d’ouvrir la porte d’entrée, un bracelet waterproof permet à la douche de vous identifier et de sélectionner automatiquement la température de l’eau que vous préférez, idem pour les lumières, qui s’adaptent à l’usager et à la saison. Une fois le dossier de candidature accepté, le futur locataire doit passer une interview avec le bureau d’architectes avant d’obtenir une réponse. Les agents immobiliers mettent en garde Emma et Simon et Jane :  des dizaines de candidatures sont refusées chaque semaine, sur des critères très flous.

Il y a un peu plus de trois ans, Emma et Simon emménagent dans la maison mais assez vite, leur relation déjà bancale se détériore jusqu’au point où Emma demande à Simon de partir vivre ailleurs. Emma se rapproche alors de l’architecte, Edward Monkford (une des pièces centrales du roman) et entame une relation amoureuse avec lui. Au moment présent, Jane s’installe et apprécie ce nouvel environnement, même si elle se pose pas mal de questions, notamment au sujet de la précédente locataire. Assez vite, comme Emma avant elle, Jane se retrouve à avoir une liaison avec Edward. Elle se rend compte également qu’elle partage une ressemblance physique troublante avec Emma, qui est apparemment décédée dans la maison, mais aussi avec la défunte épouse d’Edward. Edward qui est mystérieux, charmant et flippant tout à la fois : obsédé par la perfection et totalement « control freak » dans sa manière de vivre et de gérer ses relations. En parallèle à l’histoire (funeste) d’Emma dans la maison, le lecteur suit également Jane dans sa reconstruction et dans sa quête de vérité.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, notamment le fait que quelque part, l’héroïne principale était peut-être cette fameuse maison, au 1 Folgate Street. Les deux locataires étaient également intéressantes, similaires sur certains points et diamétralement différentes sur d’autres. La manière dont les personnalités se révèlent est également bien gérée par l’auteur : pas trop d’informations à la fois mais suffisamment pour continuer à intriguer le lecteur.

the girl before delaney kindleDe plus, par un curieux hasard, une des héroïnes de l’histoire avait vécu à quelques pas de notre dernier appart londonien : la station de police de West Hampstead (devant laquelle je passais tous les jours) et notre ancienne rue, West End Lane sont mentionnées dans le roman, c’était d’autant plus prenant que je pouvais vraiment visualiser les lieux parfois :-) Pour ce qui est du 1 Folgate Street, j’ai évidemment regardé sur Google Maps et si l’adresse existe bien à Londres, elle n’est pas en réalité dans le quartier de Hendon (qui se situe au nord-ouest de Londres) mais juste à côté de Spitafields Market (un peu à l’est de la City). Voilà pour les détails géographiques passionnants !

Mon bilan : très très chouette lecture ! Le roman sera prochainement adapté au cinéma par Ron Howard, j’irai le voir avec plaisir : je pense que le potentiel visuel de cette maison rendrait superbement sur grand écran ! Il s’agit du premier roman publié sous le nom J.P. Delaney mais il semblerait qu’il s’agisse d’un pseudonyme pour un auteur déjà connu (Tony Strong, dont je n’avais jamais entendu parler avant :p). Ca rappelle un peu J.K. Rowling qui se cache derrière le nom Robert Galbraith pour nous emmener suivre les aventures de Cormoran Strike et de son assistante Robin Ellacott – ici, et encore – qui devraient arriver sur nos écrans de télévision pour la saison 2017-18). Toutes proportions gardées, bien évidemment.

 

Dear Amy

Tout récemment, j’ai lu Dear Amy, de Helen Callaghan. J’en avais entendu parler sur Goodreads (ou Instagram, je ne sais plus trop, je ne suis pas très douée pour me souvenir de mes sources :-)). Encore une fois, je dois avouer que cela fait quelque temps que je suis plus compliquée en termes de bouquins : dès que le livre m’ennuie, j’ai tendance à l’abandonner lâchement (en même temps, la vie est trop courte pour lire des livres ennuyeux :p). Du coup, j’ai en commencé quelques-uns sans aller bien loin dans l’histoire avant de tomber sur Dear Amy.

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Du peu que j’en avais lu, l’intrigue m’avait déjà rapidement intéressée : la disparition de Katie, une adolescente de la région de Cambridge. Margot Lewis, une professeur d’anglais dans l’école secondaire de celle-ci, qui répond au courrier des lecteurs pour la rubrique « Dear Amy » dans les pages du Cambridge Examiner. Des lettres étranges qui lui parviennent à la rédaction, signée du nom de Bethan Avery, une jeune fille disparue dans des circonstances similaires il y a près de vingt ans et considérée comme morte par la police car jamais retrouvée. J’ai trouvé tout cela super Intrigant, et, la bonne nouvelle, c’est qu’au fil du roman, mon intérêt n’a pas faibli.

J’ai trouvé le roman vraiment bien rythmé, pas de passage ennuyeux à déplorer, pas de « remplissage ». La construction des personnages est intéressante également, avec suffisamment de points d’interrogation et de zones d’ombre pour que notre curiosité soit titillée juste comme il faut. Le fait que cela se passe en Angleterre m’a aussi énormément plu, ça m’a rappelé plein de chouettes (et récents :-)) souvenirs.

Il s’agit du premier roman d’Helen Callaghan, je pense qu’on peut dire qu’elle place la barre assez haut pour le prochain livre qu’elle publie ! Si vous recherchez un roman auquel on s’accroche, avec une héroïne intéressante que l’on n’a pas envie de secouer, foncez sur ce roman. J’ai trouvé l’intrigue originale et bien menée. Go !