The Ice Child

Me revoici après une petite pause :-) Si je n’ai pas écrit par ici pendant quelques semaines, cela ne m’a pas empêchée de lire quelques romans et de spammer mon compte Instagram, comme à mon habitude. D’ailleurs, il faudra que je vous parle prochainement de Vienne et de Lisbonne :-).

Ice ChildAprès le dernier article rempli de photos de Londres, le 17ème déjà (bientôt trois ans ici, l’air de rien), j’ai envie de revenir à mes premières amours et de vous parler d’une de mes lectures récentes, The Ice Child (en français Le Dompteur de Lions), le dernier roman de Camilla Lackberg, que j’aime beaucoup (comme vous le saviez déjà).

Encore une fois, on retrouve ses personnages fétiches, Erika Falck et Patrick Hedstrom, dans leur petit village suédois de Fjällbacka. Petit village que l’on commence à bien connaître et où il fait bon vivre (encore que la densité de crime par habitant est quand même sacrément élevée, donc personnellement, il faudrait me convaincre pour que je m’y installe). Un crime atroce a eu lieu : une jeune fille qui avait disparu depuis quelques mois réapparaît, sortie de nulle part, à moitié nue, dans la neige. Désorientée, blessée, mutilée, elle se fait renverser par une voiture sous les yeux de la propriétaire du club d’équitation voisin. La jeune fille, Victoria, est dans l’incapacité de parler et de donner des informations sur son ravisseur ou les circonstances de sa détention. Elle succombe rapidement à ses multiples blessures. La police n’a aucune piste à ce point de l’enquête. Ils essaient de travailler avec les équipes des villages proches afin de recouper les informations sur les disparitions similaires et chercher un point commun qui pourrait les mener au coupable.

De son côté, Ericka prépare son nouveau projet. Pour ce faire, elle rend visite à une meurtrière en prison, pour essayer d’obtenir de la matière pour son livre. Jusqu’à présent, elle ne tire absolument rien de la détenue, même si cette dernière accepte de la rencontrer, à chaque fois.

Comme à son habitude, Camilla Lackberg nous balade entre le présent avec l’enquête qui entoure Victoria et le passé où on suit une jeune femme (la détenue) qui rencontre un dompteur de lions, comment il abandonne tout cette vie de cirque pour elle, leur histoire d’amour et leurs enfants. Et comme à chaque fois, on attend impatiemment que l’auteure nous montre le lien entre le présent et le passé.

Cet épisode, même s’il m’a fait retrouver nos personnages fétiches avec beaucoup de plaisir, n’a pas été une révélation. L’intrigue est bien menée (on est dans du Camilla Lackberg, n’oublions pas :-)) mais pas assez : le lecteur peut voir les ficelles. Les choses ne se mettent pas en place de manière aussi fluide, aussi « logique » que ce qu’on attend d’un de ses romans. C’est malheureusement un peu trop tiré par les cheveux pour que j’aie pleinement apprécié ma lecture. Je ne sais pas si l’auteure s’essouffle ou si c’est moi qui en tant que lectrice me suis trop habituée aux petits tours de passe-passe de Madame Lackberg mais… Voilà, je suis plutôt mitigée. Venant d’elle, c’était un peu décevant, même si retrouver Ericka et Patrick reste toujours indéniablement un excellent moment.

Mes dernières lectures

J’ai lu quelques livres en ce début d’année, et, à part les romans dont je vous ai déjà parlé ces dernières semaines, ces lectures récentes ne justifient pas d’articles dédiés. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de vous les mentionner par ici. Voici donc un petit post style « photo de groupe » :-).

9781447276005The Bones of You_6

The bones of you – Debbie Howells : J’ai été attirée par ce roman suite aux affiches dans le métro londonien. La version poche vient de sortir, et comme souvent, les affiches sont intrigantes à souhait, les couleurs me parlent et pouf, je me retrouve sans crier gare à ajouter le roman sur mon Kindle.

The Bones of you nous entraîne dans l’histoire d’une jeune fille de 18 ans, Rosie Anderson, qui disparaît dans un petit village anglais. Quand Kate, une voisine et une proche de la jeune fille, reçoit ce coup de fil, elle est pleine d’inquiétude et d’interrogations : Rosie est parfaite, douce, jolie, intelligente. Et elle a le même âge que sa fille. Après quelques jours de recherches, le corps sans vie de Rosie est retrouvé en forêt. Kate se rapproche des Anderson pour les soutenir dans ce deuil difficile : Jo, la mère parfaite en toutes circonstances, qui tient le choc comme elle peut ; Neal, le père, un reporter reconnu qui se noie dans son travail ; Delphine, la petite soeur de Rosie, qui a un comportement troublant.

On suit le point de vue de Kate, qui s’enfonce doucement dans l’histoire familiale des Anderson et qui essaie de décortiquer ce qui a pu mener quelqu’un à tuer la parfaite Rosie. Elle commence en outre à recevoir des notes anonymes, qui lui disent de se dépêcher, pour éviter qu’un drame similaire se reproduise. Le lecteur retrouve aussi parfois le point de vue de Rosie, à travers des flashbacks dans lesquels la victime nous raconte certains épisodes de sa vie.

Ce livre n’a pas été un coup de coeur pour plusieurs raisons. Je l’ai lu rapidement mais j’ai assez vite vu les ficelles. Si vous aimez les thrillers, vous réagirez comme moi : quand on trouve le tueur trop vite, ça rend la lecture un peu frustrante. Ca casse une partie du jeu. Les personnages étaient peut-être un peu trop caricaturaux, l’histoire un peu trop prévisible. Je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture mais ce roman ne va pas rester longtemps dans ma mémoire. Aussitôt lu, aussitôt oublié.

Ce roman n’a pas encore été traduit en français à ma connaissance.

91cMHG1mVaLWe were liars – E. Lockhart : Croisé au hasard du rayon d’un Waterstones (en passant, ces magasins sont un vrai lieu de perdition), j’ai trouvé la couverture jolie (encore, je suis irrécupérable). J’ai lu cette histoire d’une traite, sans vraiment savoir de quoi cela traitait en me lançant dedans. C’est un roman qui se lit vite et qui ne laisse pas une trace indélébile mais qui est plutôt distrayant.

Une famille se partage une petite île privée en Nouvelle-Angleterre. Les grands-parents et chacun des enfants ont une maison sur l’île. L’héroïne, Cadence, est brillante, on le sent. Mais elle est totalement « détruite », le lecteur ne sait pas pourquoi. Il s’est passé quelque chose lors du « summer 15 », l’été de ses 15 ans. Elle-même ne se souvient plus vraiment, elle a des hallucinations, des crises. Ils étaient un groupe de quatre amis : Gat, Johnny, Mirren et elle. Mais aujourd’hui, elle n’a plus vraiment de retour de leur part, pas de réponse à ses emails. Et ça la rend tellement triste. Elle revient sur l’île l’été suivant, en espérant les revoir et retrouver leur complicité. Et peu à peu, la vérité se dévoile sous ses yeux et les nôtres.

C’est une histoire triste. Très douce-amère. Cependant, les personnages ne sont pas suffisamment approfondis, on ne s’y attache pas tant que ça… Loin d’être inoubliable, loin d’être exceptionnelle, l’intrigue est cependant suffisamment intéressante pour attiser la curiosité du lecteur.

En français ici.

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Attachments – Rainbow Rowell : Après mon coup de coeur pour Fangirl (à lire ici), j’ai eu envie de me plonger dans d’autres romans de l’auteure. J’avais le choix entre Carry On, son dernier roman, qui se consacre à l’histoire dans l’histoire de Fangirl ou Attachments, son premier roman. J’ai opté pour celui-ci. Je l’ai commencé sans savoir de quoi il parlait. J’ai beaucoup aimé, même s’il n’a pas été un coup de coeur à proprement parler.

On se retrouve dans la rédaction d’un journal du Nebraska, The Courrier, un peu avant l’an 2000. Un jeune homme, Lincoln, est employé par le département sécurité de l’entreprise. Après ses études, il est revenu dans le Nebraska vivre chez sa mère. Son job au journal : lire les messages « flaggés » par le système parce qu’ils emploient des mots « interdits ». Chaque soir, il ouvre le dossier des emails « flaggés » et les lit pour voir si une action est nécessaire. Le journal a du mal à passer à l’ère digitale et souhaite garder la main mise sur les messages envoyés par ses employés en utilisant le réseau interne. C’est pour ça que son job existe. Pour, de temps à autres, rappeler aux employés qu’ils sont surveillés. Il déteste son boulot : la moitié du temps il s’ennuie (il lit, etc.) et l’autre moitié il se sent comme un voyeur à espionner la correspondance personnelle (sur une messagerie professionnelle, rappelons-le) des autres employés.

Un jour, il tombe sur un échange de mails entre deux journalistes, Beth et Jennifer. Il se prend dans leur conversation (uniquement quand leurs mails sont « flaggués » et atterrissent dans son fameux dossier). Il s’attache à elles, sans les connaître ni même les avoir jamais vues. Son bureau n’est même pas à l’étage de la rédaction donc ça serait compliqué.

C’est assez sympa de se remémorer les peurs des entreprises au sujet du bug de l’an 2000, qui a fait flipper tous les informaticiens de la planète à l’époque. Pour ce qui est de l’intrigue de base, Lincoln est un personnage intéressant, tout comme les deux journalistes dont il lit la correspondance. Mais on sent qu’il s’agit du premier roman de Rainbow Rowell : c’est encore un peu flou, un peu diffus. Ce qui n’enlève pas le charme du roman, bien entendu. Parfois, on voudrait qu’elle creuse plus, qu’elle nous en dise plus. Il ne manquait pas grand chose, selon moi. Bref, lecture sympa mais pas de coup de coeur.

A ma connaissance, ce roman n’a pas été traduit en français pour le moment.

To all the boys I’ve ever Loved suivi de P.S. I still love you – Jenny Han : Ici, rien d’exceptionnel, rien de transcendant. L’héroïne, Lara Jean Song, a seize ans. Elle a grandi élevée par son père et entourée de ses deux soeurs. Leur mère, d’origine coréenne, est décédée il y a quelques années. Sa soeur aînée, Margo, s’en va à l’université en Ecosse. Après une prise de tête avec sa cadette, Kitty, les lettres qu’elle a écrites (sans jamais avoir l’intention des les donner) à chacun des garçons dont elle a été amoureuse leur sont expédiées. Ces garçons n’en ont jamais rien su, et en général, elle écrivait la lettre une fois que ses sentiments étaient passés. Comme une lettre de rupture. Une missive est partie chez Josh, son voisin, le petit ami de Margo. Une autre, à Peter Kavinsky, un garçon populaire de sa classe (et son premier baiser). Une autre, à John, un garçon qu’elle avait rencontré en camp d’été. Etc.

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Cela fiche un désordre pas possible dans son quotidien, surtout dans sa relation amicale avec le petit ami de Margo. Du coup, elle se lance dans l’idée loufoque de faire semblant de sortir avec un de ces types, avec qui elle était amie il y a longtemps.  Lui essaie de rendre son ex-copine jalouse et elle essaie de montrer à son voisin que ses sentiments sont bel et bien passés. L’arrangement leur convient à tous les deux, ils établissent un pseudo contrat et hop, c’est parti.

On voit un peu où on va mais bon, comme c’est frais, mignon, on y va de bon coeur. En plus, il y a une suite, que demande le peuple ! :-) Par contre, ça ne révolutionnera pas votre monde, mais vous vous en doutiez.

En français ici et .

Outlander

J’ai envie de vous reparler aujourd’hui de la saga Outlander, dont on entend beaucoup beaucoup de choses en ce moment (surtout avec la saison 2 qui démarre cette semaine). Je vous l’avais mentionnée déjà une ou deux fois, en vous indiquant que je ne les lisais pas très vite. J’ai à présent pu avancer un peu plus dans la série de romans (j’ai fini le tome 1 et suis au premier quart du deuxième livre, toujours au début de la série donc) et j’avais envie de vous faire un petit retour sur mon ressenti et ce que je vais faire par la suite.

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Comme je l’avais indiqué ici, j’ai mis un temps fou à rentrer dans l’histoire. Les premiers chapitres nous plantent le décor : Claire Randall, son mari, l’Ecosse, la situation générale de leur couple après la fin de la guerre, leur relation, leurs envies. Je ne sais pas si ça a été voulu  consciemment par l’auteure mais Franck Randall n’a jamais eu spécialement de charisme à mes yeux. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il ne sert à rien, mais pas loin. Il n’a vraiment pas l’air de quelqu’un d’amusant. Claire a depuis le départ eu l’air plus ouverte d’esprit, plus drôle. Bref. Je disais donc que les débuts de ma lecture ont été difficiles, surtout au 20ème siècle. Ensuite, Claire, notre infirmière anglaise, se retrouve au niveau d’un cercle de pierres, dans les montagnes écossaises, et sans comprendre comment ni pourquoi, elle se retrouve projetée au 18ème siècle, au même endroit. Là, ça devient plus intriguant. On nous présente des personnages plus intéressants, Claire est perdue et considérée comme une espionne anglaise venue récolter des informations en Ecosse. Elle est larguée, ses connaissances médicales se trouvent confrontées à la réalité : aucun médicament, pas d’hôpital, etc. Elle s’intéresse alors de plus près à la phytothérapie, aux plantes médicinales. Et bien sûr, elle (et nous par la même occasion) rencontre le jeune Jamie Fraser.

Spoiler alert : Jamie a énormément de charme, contrairement à Franck Randall. Une fois que Jamie a été introduit dans l’histoire, mon intérêt s’est un peu éveillé pour devenir de plus en plus important au fur et à mesure de la lecture. Il y a eu beaucoup beaucoup de rebondissements (j’ai envie de dire un peu trop, avec le recul, ça part vraiment dans tous les sens, sans être non plus trop dérangeant) mais tout cela tient le lecteur en haleine. Pour vous situer sur mon addiction pour la suite du roman, je n’ai fait que lire (et manger, quand même) lors des longues heures de notre vol Londres-Miami en février. Je n’ai pas dormi, pas regardé de séries (alors que mon iPad était à portée de main, chargé à bloc et avec les derniers épisodes sortis). Juste lu. Je crois que j’ai attaqué le second tome dans la foulée (les joies du Kindle en voyage, dont je vous ai déjà fait part :-)).

outlander

Par contre, depuis notre retour de vacances, j’ai repris l’avion, j’ai été à nouveau dans des trains, donc j’ai bien eu l’occasion de lire en plus des moments à la maison. Et pourtant, j’ai le même syndrome que pour le premier tome. Je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire, là je suis au premier quart du livre et je suis juste coincée. Je suis restée plusieurs semaines sans rien lire (ce qui ne facilite pas la mise à jour de ce blog :-)). Et j’ai fini par juste commencer autre chose, en lisant Why we broke up. Là, j’envisage un thriller ou tout du moins, un truc bien différent d’Outlander. Pour peut-être (probablement) revenir à la poursuite de ma lecture de Dragonfly in Amber par la suite, si l’envie revient (comme j’avais fait pour le premier tome, en fait). Le pire, c’est que les avis sont unanimes (ou presque), la suite semble être toujours aussi chouette. On verra pour la suite…  Surtout que je n’attaquerai pas le série tant que je n’ai pas plus avancé dans les romans ou tant que je n’aurais pas *décidé* de les laisser tomber pour un petit moment… D’ailleurs, avis à ceux qui suivent la série : coup d’envoi de la saison 2 le 9 avril !

Et vous, vous l’avez lu ? Vous avez rencontré le même souci au cours de la lecture du tome 2 (ou du tome 1) ? Comment êtes-vous passés au-delà ?

Why We Broke Up

J’ai découvert l’existence de ce roman de Daniel Handler (connu également par le pseudonyme de Lemony Snicket, sous lequel il a écrit Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaireen sautant de lien en lien sur Goodreads. Le titre m’a intriguée tout de suite. Je voulais moi aussi savoir « Why we broke up », même si je ne savais pas qui était « we » à ce moment-là. Spoiler Alert : le roman ne finit pas bien pour ce « we ». Etonnant hein :-)

It was a secret time and place, you next to me, untraceable and out of this world.

« We », ce sont Min et Ed. Min Green est en junior year, en secondaire/lycée. Elle rejette la dénomination « arty » pour parler d’elle mais elle ne rentre pas dans le moule des filles populaires, cheerleaders et cie. Elle est obsédée par les vieux films, elle se rêve « film director », se voit étudier le cinéma. Elle a sa bande de copains, avec son meilleur ami Al, Lauren et cie. Al est un peu l’alter ego de Min, avec qui elle passe le plus clair de son temps. Pour fêter ses seize ans, il a choisi d’organiser une fête chez lui sur le thème « Bitter Sixteen », par opposition au traditionnel « Sweet Sixteen ». Avec Min (diminutif de Minerva), ils ont bien bossé pour tout articuler autour de cette idée : les boissons, le gâteau au chocolat noir amer (immangeable), etc. A cette soirée, Min va rencontrer Ed Slaterton, un élève senior, qui est le co-capitaine de l’équipe de basket-ball de l’école. Rencontrer est un grand mot : Ed est super populaire (il est co-capitaine, souvenez-vous) donc tout le monde le connaît de nom/de vue. Mais là, il se retrouve dans le jardin de Al avec un copain, à cet anniversaire où ils ne sont même pas invités. Un gage car ils ont perdu le match de basket. Et Min commence à lui parler. Puis, il lui demande son numéro, et s’en va, la laissant un peu surprise mais plutôt contente.

why we broke up

C’est une histoire d’amour improbable (comme presque toutes les histoires d’amour, en fait) entre deux personnes qui n’ont pas grand chose en commun : ils n’ont aucun intérêt partagé, ne traînent pas du tout aux mêmes endroits, avec les mêmes personnes. Elle ne comprend rien au basket. Il ne se passionne pas pour ses films préférés. Pourtant, ça marche, au moins pendant un temps (oui, bon côté suspense, c’est mort : au vu du titre, on sait que ça va dans le mur – encore une fois, comme beaucoup d’histoires d’amour). Il va découvrir son cinéma favori, elle va assister (sans se passionner pour autant) à ses entraînements et à ses matchs de basket. Elle s’éloigne un peu de ses amis pour passer du temps avec lui, lui se prend parfois la tête avec les siens, car elle est différente de ses (nombreuses) copines précédentes. Et ils font des compromis, par amour. Elle lui fait découvrir et aimer le café. Ils font aussi des trucs dingues, comme se lancer dans l’organisation d’une fête d’anniversaire pour une actrice qu’ils ont suivie dans la rue. Tout est nouveau, différent, fou, génial. Ils sont amoureux. Mais ensuite, le nuage rose se ternit, tout se fane, s’étiole, d’un coup. La collision de deux mondes, parfois, ça peut être violent.

J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce roman. Il se présente sous la forme d’une longue lettre que Min écrit à Ed, après la rupture, alors qu’elle va déposer une boite chez lui. Elle a décidé de lui rendre ses affaires et aussi toutes les choses qu’elle a conservées de leur relation. Toutes les petits trucs qu’il n’a même pas remarqués mais qu’elle a gardés, depuis le tout début. Comme par exemple les deux capsules de bière de la soirée d’anniversaire d’Al, une boîte d’allumettes (vide), un livre de cuisine ou des tickets de cinéma. A chaque chapitre, elle explique un des objets qu’elle lui rend, et pourquoi cet objet et son histoire peut justifier leur rupture, le tout illustré par les jolis dessins de Maira Kalman. C’est très doux, comme lecture. Triste, mais doux et plein d’espoir aussi (là, on résume je pense ce qui personnifie des romans que je peux adorer :-)).

It’s why we broke up, Ed, a small thing that’s disappeared or maybe was never really in my hands in the first place.

Vous l’aurez compris, ça a été un gros coup de coeur pour moi, qui comme l’héroïne, ai une fâcheuse tendance à me faire beaucoup de films dans ma tête et à garder plein de reliques de moments qui n’existent plus. Le ton est parfait, doux, parfois amusant, mais à chaque instant on se rappelle que, même si ça a l’air mignon, tout ça va foncer droit dans le mur. Cela donne un côté fragile, un peu amer à cette histoire, ce qui rend cette lecture particulière. Si vous ne vous souvenez plus parfaitement de vos états d’âme d’adolescent et/ou d’étudiant, de vos chagrins d’amour, ce roman va vous les renvoyer en pleine figure. Gentiment, mais sûrement.

Si vous en voulez plus (on ne sait jamais), l’auteur avait mis en place sur Tumblr le « why we broke up project ». Un projet d’adaptation au cinéma est également à l’étude, si on en croit IMDb. A savoir que le roman est disponible en français sous le titre Inventaire après rupture.

Amy and Roger’s Epic Detour

Amy & Roger's Epic DetourCela fait déjà plusieurs mois que j’ai lu ce petit roman sans prétention. Je l’ai enchaîné après ma lecture de Since you’ve been gone, du même auteur, et suite aux conseils de Victoria de Mango&Salt. Ma passion dévorante pour les roadtrips en tout genre (mais particulièrement en Amérique du Nord) n’a pas été étrangère à ma motivation folle à lire ce livre. Il faut admettre qu’il réunit à vue d’oeil pas mal d’ingrédients qui ont tout pour me plaire : des voyages, de la découverte, une petite histoire d’amour. Que demande le peuple ?

Amy Curry a perdu son père récemment. Tant bien que mal, elle termine son année de senior en Californie en étant un peu déconnectée de sa vie d’avant. Elle a laissé tomber toutes les activités sociales, elle se laisse couler. Elle dort dans le canapé de la maison familiale, déserte. Sa mère est partie s’installer dans le Connecticut, où Amy doit la rejoindre une fois son année scolaire terminée. Son frère est en cure de désintoxication. Rien ne l’intéresse, rien ne la motive. Elle se sent responsable de la mort de son père.

Sa mère organise son arrivée dans le Connecticut. Elle s’est arrangée avec une de ses amies pour que le fils de celle-ci accompagne Amy et leur Jeep jusque dans le Connecticut. Amy est tout le contraire d’enchantée à cette idée. Un roadtrip pour ramener la Jeep, avec Roger, un type qu’elle n’a pas vu depuis des années, qui doit rejoindre son père a Philly. Roger va conduire car, depuis l’accident qui a coûté la mort de son père, Amy n’a plus voulu toucher à un volant. Pour tenter d’égayer le voyage, la mère d’Amy lui fait parvenir un scrapbook, à remplir au fur et à mesure du voyage. Ce cadeau n’arrache même pas un sourire à Amy, qui voit juste ce trajet comme une corvée sans fin.

Au départ, Amy et Roger suivent scrupuleusement le trajet balisé que la mère d’Amy leur a préparé, avec des réservations d’hôtels sur la route. Puis ils décident de dévier du chemin tracé et de suivre leurs envies. Ils se rendent dans le Colorado pour voir la petite amie de Roger. Ils se retrouvent à dormir, par erreur, dans une suite nuptiale. Ils font un petit tour dans le Kansas avec ses vertes prairies. Ils parcourent aussi la « Loneliest road in America », etc. Et vont remonter jusqu’à la côte Est.

« When you’re on a roadtrip, life is about the detours ».

Vous l’avez deviné rien qu’à lire ces lignes, on s’avance vers un petit roman mignon comme je les aime. J’ai beaucoup apprécié ce petit voyage, la manière que l’auteur a eue de nous entraîner à la suite d’Amy et Roger depuis la Californie jusqu’au Connecticut. J’ai adoré la découverte de ces états que je ne connais pas (encore). J’ai aimé la petite histoire d’amour qu’on voit arriver à cinquante kilomètres mais qu’on a quand même envie de lire.

A lire si vous cherchez quelque chose de frais, de tendre, de dépaysant. A ce propos, vous ne serez pas étonné de savoir que ce roman m’a juste donné envie de refaire un roadtrip. En même temps, je suis une cible facile :-)