Mes envies lectures

Comme pour tout le monde (ou peut-être un peu plus, du fait de mon caractère), j’ai des périodes où je lis de manière intensive, enchaînant bouquin sur bouquin (et parfois, en mode monomaniaque, je reste cloîtrée dans le même genre de lecture pendant quelques mois : thriller, young adult, etc.). A côté, j’ai aussi des périodes beaucoup moins productives côté lecture (mais où je vais me lancer dans des séries ou d’autres projets). Autant vous dire que le début 2016 est parti sur les chapeaux de roues : pour janvier qui vient de s’achever, j’ai déjà enchaîné cinq romans et deux bandes dessinées. On verra ce que vont donner les prochaines semaines mais, en attendant, j’ai pu rayer quelques bouquins indiqués dans l’ébauche de cet article (et ne nous voilons pas la face, j’en ai aussi rajoutés une flopée, sinon ça ne serait pas amusant :-)).

Sur cet élan, j’ai aussi réactivé mon compte Goodreads, en dormance depuis quelques années, et ajouté toutes les lectures que j’ai notées scrupuleusement dans mon carnet de lecture depuis 1995 (et ce que je me souvenais d’avoir lu avant 1995). J’ai aussi actualisé ma liste « want to read » sur ce réseau social. En espérant que cette fois, je vais être un peu plus fidèle à Goodreads (comme j’ai toujours été fidèle à mon vieux cahier Atoma dans lequel j’écris ces titres depuis … 21 ans à présent (ouch le coup de vieux :D)) et ne pas m’y reconnecter que dans trois ans.

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Tout ça m’a forcée à jeter un oeil à ma liste de livres à lire (ma PAL) et ça m’a donné l’envie de vous en parler aujourd’hui. Sur mon Kindle se trouvent donc :

Outlander – Diana Gabaldon : Cela fait un moment qu’il traîne sur ma liste. Pour être franche, je l’ai démarré il y a déjà plusieurs semaines mais je n’arrive pas à me plonger totalement dedans. J’ai enchaîné plein de lectures depuis que je l’ai commencé… Compte tenu des avis unanimes sur ce roman (blogs, amis, etc.) et du succès de la série (que je m’interdis de voir tant que je ne me suis pas avancée dans les livres), je compte persévérer ! D’ailleurs, ça paie un peu car hier soir, c’est devenu un peu plus intéressant (on vient enfin de croiser le fameux Jamie, pour ceux qui connaissent cette saga :D). Pour ceux qui ne connaissent pas : Claire séjourne dans les Highlands, en Ecosse, avec son mari, après la guerre de 1945. Claire était infirmière pendant les combats, son mari Franck est historien. Ils veulent fonder une famille. Puis, sans crier gare, elle se retrouve projetée au 18ème siècle… Au sens propre. Edit : là, ça y est, je suis plongée dedans et Jamie est arrivé :-) <3.

Second chance summer – Morgan Matson : Ce roman m’attire de manière mitigée. L’histoire : les Edwards sont une famille normale, chacun avec ses occupations, dont le père reçoit un diagnostic lui laissant peu d’espoir. La famille décide de passer un été tous ensemble au bord d’un lac. Taylor va se rapprocher de ses parents mais aussi d’amis qu’elle pensait perdus. L’histoire de maladie me déprime un peu d’avance mais simultanément, le roman est de Morgan Matson, dont j’ai adoré les précédents livres (Since you’ve been gone et Amy & Roger’s Epic Detour, dont je vous parlerai la semaine prochaine). Du coup, je n’y vais pas avec le coeur léger mais je sais que je vais adorer une fois que j’y serai… :-)

The invention of wings – Sue Monk Kidd : Je suis tombée sur ce roman grace à Mathilde, qui a un blog consacré principalement à ses balades aux USA. Blog que je suis assidûment, tout comme l’Instagram de Mathilde. Parfois, Mathilde nous mentionne aussi ses découvertes lectures. Et j’ai lu son article plein de passion sur ce roman, une histoire d’amitié se déroulant dans le sud des USA au 19ème siècle, du côté de Charleston, sur fond d’esclavage et des obligations imposées aux femmes de l’époque. Bref, Mathilde en a parlé tellement bien que le bouquin a fini sur mon Kindle.

N’oublier jamais – Michel Bussi : Pour être honnête, je ne sais pas vraiment de quoi parle ce roman. Mais c’est un Michel Bussi, et j’adore les Michel Bussi. Les deux seuls romans en français qui ont franchi ma porte en 2015 sont de sa main (Maman a tort et Ne lâche pas ma main). Ici, une femme saute du haut d’une falaise. Un homme faisant son jogging essaie de la rattraper. N’y arrive pas. Il se retrouve mêlé à l’enquête. Une écharpe rouge est au coeur de l’histoire. Intrigant, n’est-ce pas ?

Reconstructing Amelia – Kimberly McCreight : Le résumé de ce roman m’a intriguée. Un suicide inexpliqué et une mère qui essaie de comprendre sa fille adolescente à travers ce qu’elle a laissé : emails, social media, SMS, etc. Il s’agit du premier roman de l’auteure. On verra ce que cela peut donner, mais cette « enquête » pique ma curiosité.

Paper Towns – John Green : Après avoir lu Looking for Alaska et The Fault in our Stars, j’ai envie de continuer mon voyage dans les romans de John Green. Le film (en VF : La face cachée de Margot) ne m’attire pas trop mais le roman et le peu que j’en ai appris (notamment la définition des villes en papier) m’ont donné envie de découvrir celui-ci. Quentin (Q.) a toujours été fasciné par Margo, à distance. Un soir, elle vient dans sa chambre, sans crier gare, pour lui parler d’organiser une revanche… Et elle redevient un mystère dès le lendemain matin. Quentin va se mettre à la recherche des indices pour enfin la comprendre et la retrouver.

Instructions for an Heatwave – Maggie O’Farrell. Je n’ai lu que deux romans de Maggie O’Farrell jusqu’ici : L’étrange disparition d’Esme Lennox et Quand tu es parti (un de mes plus gros coups de coeur lecture de tous les temps). J’ai encore deux ou trois romans d’elle qui m’attendent mais celui-ci me plaît tout particulièrement ;-). 1976, une vague de chaleur frappe en Angleterre. Robert dit à Gretta, sa femme, qu’il part chercher un journal. Il ne revient pas. Les enfants adultes du couple reviennent à la maison, chacun avec ses théories sur la disparition du père. La famille se reforme autour de Gretta, qui en sait peut-être un peu plus que ce qu’elle ne dit. Après ses deux autres romans, je vois déjà le gros potentiel de celui-ci !

The Language of Flowers – Vanessa Diffenbaugh : Des années que ce roman est sur ma liste. Ma passion pour les plantes et les petites fleurs (j’aurais adoré être fleuriste) m’a dirigée vers ce titre en format poche dans une librairie en France il y a des années. Il m’a attendue un bon moment jusqu’à ce que, constatant que je ne lisais plus de livres papier, je l’ai offert à ma soeur… Et depuis, je me suis procuré la version électronique qui est toute prête à être lue. Petit résumé rapide : Victoria a un talent secret : les fleurs et leurs significations. Après une enfance difficile, la jeune femme se retrouve à dormir dehors à 18 ans. Elle s’intègre dans le milieu des fleuristes, où son talent est rapidement reconnu. Mais elle doit aussi faire une introspection pour essayer d’être heureuse. Je dois dire qu’il y a dans le résumé un petit côté « eau de rose » qui me refroidit un peu… mais on verra ce que cela donne à la lecture.

Je dois avouer que depuis que ma liseuse Kindle Paperwhite est arrivée dans ma vie (en novembre 2013 je crois), je n’ai plus lu de livre papier (sauf peut-être à la plage, et encore). J’étais une fervente passionnée du papier, de l’odeur du bouquin, du toucher, du vécu d’un livre… Et pourtant, le côté pratique de la liseuse, le côté simple (j’ai toujours pleiiiin de livres avec moi et je ne dois pas me soucier de la batterie car franchement, je ne l’ai jamais vidée… Je pense à la recharger une fois par mois, environ) m’ont conquise et j’ai même un peu honte de mon revirement sur le sujet. Heureusement, il me reste les BD ^^

Et, donc, tant qu’on en parle, côté bande-dessinée, sur ma liste sont…

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Olympe de Gouges – Catel & Bocquet: que je suis en train de lire pour l’instant mais qui m’a été offert il y a un ou deux ans :) C’est une bande dessinée historique qui met en scène Marie, une jeune femme éprise de liberté dans la France du 18ème siècle, passionnée par les grands auteurs de son époque et très sensible aux droits des femmes.

Les deux prochaines intégrales de Walking Dead – Robert Kirkman et cie : Je ne dois pas vous présenter ces bouquins j’imagine :-) Après des années à ne pas vouloir approcher cette franchise, à regarder d’un oeil dégoûté le peu d’images que je voyais de la série, à imaginer un truc bien plus gore et moins intéressant, j’ai finalement décidé de suivre le conseil de plusieurs amis et je me suis lancée dans l’intégrale en VO de Walking Dead – Compendium 1 (qui reprend les 8 premiers tomes de la bande dessinée). J’ai totalement accroché ! Je ne m’attendais pas à un scénario aussi pointu, à une histoire qui se tient. Je m’attendais à de la noirceur mais beaucoup moins bien construite. Du coup, les deux tomes suivants (et les seuls disponibles pour le moment sous forme d’intégrale) ont atterri dans ma bibliothèque après les fêtes de Noël :-) Et la version télévisée a rejoint Outlander, True Detective, Downton Abbey et cie sur la liste des séries à voir (une fois que j’aurais bien avancé dans la BD,  bien entendu).

Un Zoo en hiver – Jirô Taniguchi : J’ai beaucoup aimé Quartier Lointain du même auteur il y a quelques années. J’ai enfin découvert Furari récemment (qui parle d’un retraité au Japon qui mesure les distances en marchant pour aider à établir les cartes géographiques). C’était très doux, très reposant, et les dessins étaient magnifiques. Un zoo en hiver se concentre sur l’histoire d’un jeune homme qui aime le dessin. Je sens que ça va être très lent, très doux et très joli.

California Dreamin’ – Pénélope Bagieu : Tout est dit déjà : Pénélope Bagieu, what else ? Ici, mademoiselle Bagieu se consacre à l’histoire de la chanteuse de la chanson magnifique « California Dreamin' » dans le New York des sixties. Je suis curieuse de voir ce que Pénélope Bagieu nous a concocté cette fois-ci… Ellen Cohen naît en 1941 à Baltimore. Elle a une voix magnifique mais souffre de troubles alimentaires. A 19 ans, elle devient Cass Elliot et s’installe à New York. C’est là qu’elle va fonder avec d’autres le groupe mythique des années 60 « The mamas & the papas »… A noter que Pénélope Bagieu a délaissé ses outils graphiques du 21ème siècle pour dessiner cet album au crayon et en noir et blanc.

Le grand pouvoir du Chninkel – Rosinski et Van Hamme <3 : Un peu comme pour celle du dessus… Est-ce qu’il faut vraiment défendre un choix qui implique les magnifiques et talentueux Rosinski et Van Hamme ? Je vais quand même le faire, pour la forme et aussi parce qu’en tant que fan invétérée de ces deux artistes, je n’ai pas encore lu cette bande dessinée fantasy consacrée à un autre monde. J’ai toujours adoré Rosinski et Van Hamme, j’ai été nourrie à l’intégrale de Thorgal, qui n’a jamais été détrônée de son statut de « ma bd préférée de tous les temps ». Si l’homme était d’accord (ce qui n’est pas le cas, il n’a pas lu Thorgal, vous comprenez), le prénom de notre potentielle future fille serait tout trouvé : Aaricia. Bref. Plus jeune, la raison principale qui m’a empêchée de découvrir cette BD est tout bêtement qu’elle n’était pas à la maison. Par la suite, je l’ai feuilletée à la Fnac de Liège quelques fois mais les dessins de ces drôles de petites bêtes et le côté noir et blanc ne m’attiraient pas. C’est la réédition de cette histoire chez Casterman en version couleur qui m’a fait me reposer la question de « pourquoi je l’ai pas lue encore ? ». Et comme je n’ai pas trouvé de raison valable, je l’ai commandée au père Noël :-)

Evidemment, ceci n’est qu’un aperçu de ma liste de lecture… Il y en a un peu plus sur Goodreads. A noter que, étrangement, une bibliothèque de livres papier est beaucoup plus photogénique qu’une bibliothèque sur Kindle :p

Perfect People

perfect-peopleJe viens de terminer ce roman de Peter James, Perfect People (en français, Des enfants trop parfaits, sorti en juin chez Pocket). Je crois qu’il s’agit de ma seconde lecture de cet auteur seulement, j’ai lu un roman de lui très court l’an dernier je crois (Le crime parfait).

Dans Perfect People, on suit l’histoire de Naomi et John Klaesson, un couple vivant dans la banlieue de Los Angeles. Ils ont récemment perdu Halley, leur petit garçon de trois ans à la suite d’une maladie génétique dont ils portent tous les deux le gène. Ils ont réussi à se relever de ce deuil et envisagent d’avoir un autre enfant. Cependant, ils refusent de retraverser le même genre d’enfer et de faire subir à un être innocent toute la douleur qu’Halley a dû supporter. Ils choisissent donc de se rapprocher du Docteur Dettore, un généticien de génie reconnu (et assez décrié également) pour ses travaux en génétique. Pour une somme conséquente, ils « achètent » le choix d’éviter ce gène dans leur bébé à venir. Ils en profitent pour aussi indiquer qu’ils préfèrent un garçon. Puis, sur l’insistance du médecin, ils valident aussi quelques « améliorations » : facilité d’apprentissage, besoin de moins de sommeil, taille, etc. Cependant, ils s’estiment plutôt « sages » compte tenu de la liste impressionnante que leur propose le médecin, qui semble plutôt déçu de leurs décisions. Le traitement a lieu dans les eaux internationales, près des Caraïbes et de Cuba. Pendant un long mois, après leur arrivée en hélicoptère sur un bateau médicalisé, Naomi va subir un traitement hormonal de choc afin de garantir que l’embryon de leur futur petit garçon s’accroche le mieux possible. Après ce mois, ils retrouvent leur vie normale. Ou presque. Ils ne doivent pas en parler, car le monde n’est pas prêt à accueillir les « designer babies » du Docteur Dettore, seules la mère et la soeur de Naomi sont au courant. Au retour, leur gynécologue (qui ignore tout de la provenance du bébé) leur annonce qu’ils attendent une petite fille. Naomi et John sont sous le choc, car c’est contraire à une de leurs demandes principales à Dettore. Voulant prendre contact avec le médecin pour en parler, sans succès, Naomi et John apprennent avec stupeur que l’hélicoptère du médecin a été abattu en pleine mer, probablement par un groupe religieux autoproclamé « les Disciples du Troisième Millénaire ». En parallèle, la pression n’aidant pas, John, docteur en biologie, dérape légèrement (alcool aidant) lors d’une interview où il est censé parler de son service et de son travail. Le lendemain, la grossesse de Naomi fait la une du journal USA Today. Les journalistes campent devant leur maison. Mais ce n’est pas la plus grande menace. Ce qui leur fait vraiment peur, c’est l’exposition que cet article a donné à leur futur enfant. Surtout suite à plusieurs carnages de la main des « Disciples du Troisième Millénaire » frappant des familles ayant fait appel aux services du Docteur Dettore. Craignant pour leur sécurité et celle de leur enfant à venir, le couple décide de repartir en Angleterre, d’où est originaire Naomi. Parallèlement à tout cela, leur confiance dans le docteur Dettore s’effiloche dangereusement : ils se disent que si l’homme n’a pas été capable d’implanter un petit garçon au lieu d’une petite fille, qu’est ce qui leur prouve que le médecin n’a pas commis d’autres erreurs… Et s’il n’avait pas son propre agenda.

Ce roman m’a attirée pour le côté génétique qui me semblait prometteur. Sur certains aspects, j’ai trouvé cela vraiment intéressant et intriguant. Sur d’autres, j’ai trouvé que ça restait trop en surface, que finalement, l’auteur ne m’expliquait pas ce que je voulais savoir. Il soumet l’intrigue et laisse certains aspects sans suite, sans réponse. J’ai trouvé ça très frustrant, vraiment. L’impression qu’il m’a laissée entrevoir des choses, me poser plein de questions et puis il met un point final à l’histoire sans même y avoir accordé une seconde. Alors, je comprends le côté où il nous raconte l’histoire du point de vue de Naomi et John, mais ça ne justifie pas le manque d’information à mon goût. J’ai eu l’impression qu’il se cachait derrière ce point de vue justement pour ne pas se lancer dans des explications qui n’auraient peut-être pas eu de sens. Mais je n’aime pas que mes questions restent sans réponse. Vraiment pas. L’aspect fanatique religieux m’a également nettement moins interpellée, c’était vraiment un aspect « pauvre » du roman selon moi : l’histoire perdait tout son rythme sur ces passages. Quand aux passages où sont décrits les enfants issus de la clinique du Docteur Dettore, il y a un côté trop simplifié dans la manière de faire…

Bref, j’ai voulu arriver au bout par curiosité, ce roman se laisse lire sans problème mais l’intrigue m’a laissée sur ma faim. Donc, une petite déception. Et vous, vous l’avez lu ?

Fangirl

Dimanche 3 janvier 2016. Je rentre d’un long voyage en train. Avec plein de choses à faire.  Notamment vider une valise, trier du linge, lancer des machines. Manger. Dormir, pour être en forme lundi matin, pour retourner au boulot. Et tout ça avec une seule idée en tête : retrouver les personnages de mon livre, les faire durer. Mais avancer, car je veux savoir ce qui va leur arriver. En même temps, je ne veux pas que ce livre s’arrête. Genre, jamais.

Voici mon état à quelques (trop peu nombreuses) pages de la fin de Fangirl (en français ici), le deuxième livre de Rainbow Rowell que je découvre, après Eleanor & Park que j’ai lu en 2014. J’avais été un peu déçue d’Eleanor & Park, ce qui m’a fait un peu traîner des pieds avant d’attaquer Fangirl. Grossière erreur de jugement de ma part. Fangirl a été un gros gros coup de coeur. Léger, tendre, rafraîchissant.

Fangirl

Nebraska. Deux soeurs jumelles, Cath et Wren, viennent d’arriver à l’université. Très liées, très proches et à la fois très différentes, les deux soeurs s’éloignent rapidement une fois installées dans leur nouvelle vie. Wren, la plus sociable des deux, a directement donné le ton en disant à sa soeur qu’elle ne voulait pas partager sa chambre mais plutôt en profiter pour avoir une autre « roomate » et se faire d’autres amis. Le vivant comme une gifle en pleine figure, Cath se retrouve dans sa chambre d’université à partager quelques mètres carrés avec Reagan, une fille plus âgée, plus fermée. Levi, le petit ami de Reagan, est tout le temps là. Parfois, quand Reagan n’est pas encore rentrée, Cath le trouve assis devant la porte à attendre. Il est super charmant et gentil. Mais Cath est tout sauf sociable. Elle refuse toutes les invitations à des fêtes, passe énormément de temps toute seule devant son ordinateur, à écrire. Car elle veut faire des études d’anglais et passer sa vie à écrire. Elle a même réussi à s’inscrire dans un cours destinés aux années supérieures, « Fiction writing ». Elle travaille en binôme avec un garçon talentueux, ils travaillent sur une histoire ensemble. Mais ils ne parlent pas vraiment en dehors de cela. De toutes manières, la vraie passion, c’est la série de livres consacrés à Simon Snow (un genre de Harry Potter). Son temps libre, elle le passe depuis quelques années à écrire de la fan fiction autour de ce personnage : ce qui serait arrivé si, ce qui a pu se passer entre les romans, elle brode autour, imagine des situations alternatives, etc. Elle a une communauté suspendue à ses mots, aux chapitres qu’elle poste régulièrement. Si à cela on ajoute une mère qui les a quittés lorsque les jumelles étaient âgées de 8 ans, un père super mais fragile émotionnellement, une timidité maladive, on obtient un mélange qui semble un peu disparate. Et pourtant la magie opère ! On s’attache à Cath, son amitié avec Reagan, avec Levi, sa relation compliquée avec Wren, etc.

Je ne sais pas vraiment expliquer ce qui a fait que ce roman a été un gros coup de coeur. C’est lié à un subtil équilibre, je présume. Un équilibre que je ne sais pas définir mais qui a définitivement atteint sa cible. Rarement j’ai autant angoissé en voyant le pourcentage restant du livre se réduire comme de la neige au soleil. Rarement j’ai eu envie de lire plus vite et moins vite à la fois. Rarement j’ai autant espéré que le livre suivant de l’auteure, Carry On, reparle un peu de Cath, juste un peu (à priori, ce n’est pas le cas, il se concentre totalement sur l’histoire de Simon). Rarement j’ai été aussi contente de découvrir des personnages et à la fois aussi triste de les quitter. Pourtant, j’en ai rencontré des tonnes. Je me suis attachée à une flopée d’entre eux. Ce qui fait la différence ici, franchement, je ne sais pas. J’ai presqu’envie de recommencer le roman tout de suite pour les retrouver, c’est dire. Donc, go go go ! Ne faites pas comme moi, ne traînez pas autant avant de suivre Cath et cie dans son monde. Foncez découvrir Fangirl ! Et dites moi si vous l’avez apprécié autant que moi :-)

Anna and the French Kiss

Je viens de terminer le troisième (et apparemment dernier :'() tome de cette série de trois romans young adult écrits par Stephanie Perkins. Et je n’avais vraiment pas envie que ça s’arrête (j’ai enchaîné les trois au rythme effréné de un par jour donc je n’ai pas vraiment accordé de chance à la durée, pour être honnête). Anna and the French Kiss, Lola and the Boy Next Door et Isla and the Happily Ever After ont été chacun à sa façon de petites perles super sympas et adorables à découvrir. Même si je marque une préférence pour le premier tome (le personnage d’Etienne St-Clair est je pense mon favori de tous :-)). Comme l’indique l’auteur sur son site web, elle écrit des livres pour adolescents et aussi « pour les adultes qui n’ont pas peur d’admettre que les livres pour ados sont géniaux » :)). Moi je me sens concernée, après je ne sais pas pour vous. 

Les trois romans sont liés, il y a des personnages récurrents mais simultanément, ils sont très distincts et se concentrent sur des villes différentes. La manière dont l’auteure nous fait voyager, surtout dans les deux premiers livres, est vraiment géniale. Dans Anna, on revisite les rues de Paris, le quartier latin, Notre-Dame avec elle. Dans le second, j’ai adoré suivre Lola dans les rues de San Francisco. Le troisième se partage entre NYC et Paris (et cie :-)) mais d’une manière différente, beaucoup moins en immersion pour le lecteur.

Anna and The French Kiss

AnnaFrenchKissCoverAnna est une jeune fille du Sud des USA, d’Atlanta en Géorgie. Ses parents sont séparés, son père est devenu un romancier à succès (mais il écrit des romans vraiment nuls, qui marchent bien, mais vraiment vraiment nuls) et sa mère qui travaille dans le secteur de la biologie est restée à Atlanta avec son petit frère Sean. Son père décide de l’envoyer faire sa dernière année de high school (lycée/secondaire) à Paris, à l’école américaine. C’est plus classe. Avec son nouveau standing, vous comprenez. Anna ne comprend pas et est dévastée car elle doit abandonner sa meilleure amie, Bridgette, son petit frère, sa maman mais surtout son coup de coeur, Toph, qui bosse dans la même salle de cinéma qu’elle. L’arrivée à Paris et l’adaptation à son nouvel environnement est grandement facilitée dès le premier soir, quand elle fait la connaissance de Meredith, sa voisine dans le dortoir. Elle se met à traîner avec le groupe d’amis de Meredith : il y a en plus de celle-ci St-Clair, Josh (qui est une année en dessous d’eux) et Rashmi (en couple avec Josh). Meredith est amoureuse de St Clair mais il sort depuis un an avec Ellie, une fille qui a été diplômée de leur école l’année d’avant. Anna tombe sous le charme de St-Clair assez vite (et le lecteur aussi :-)) mais elle s’accroche à Toph, à sa vie d’avant et se focalise sur l’existence d’Ellie qui rendrait de toutes manières toute relation avec St-Clair impossible. Elle partage son temps entre ses amis et les cinémas de la ville, où elle passe presque toutes ses soirées : Anna voudrait devenir critique de cinéma et étudier à San Francisco l’année suivante. Pendant la lecture de ce premier tome, on va s’attacher à Anna, beaucoup :-) C’est mon préféré des trois je pense. J’ai  totalement adoré Anna mais je dois avouer que le charme d’Etienne St-Clair a peut-être aussi joué (un peu) dans cette préférence :D

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Lola and The Boy Next Door

lola-boy-next-doorLe dixième tome nous emmène à San Francisco, l’année suivante. On découvre Dolores (surnommée Lola par tout le monde), une jeune fille excentrique de 17 ans, passionnée de costumes, de mode, etc. Elle ne sort jamais avec la même tenue, elle porte des robes des années 50 ou des vêtements qu’elle a cousu elle-même à partir de rideaux ou d’autres tissus de récupération. Et aussi des perruques de toutes les couleurs et de toutes les coupes. Elle sort avec Max, un musicien de 22 ans, assez sombre, que ses parents n’approuvent pas mais tolèrent. Elle est heureuse, elle sait où elle va, jusqu’à ce que de nouveaux voisins s’installent dans la maison d’à côté. Pas vraiment nouveaux : c’est la famille Bell qui revient après deux ans d’absence. Mr and Mrs Bell et leurs deux plus jeunes enfants, des jumeaux un an plus vieux que Lola : Calliope et Cricket. Calliope est une pro de patinage artistique et la famille est revenue vivre à San Francisco car elle a changé de coach. Cricket, de son côté, a été admis à Berkeley pour étudier l’ingénierie mécanique. Lola était amoureuse de Cricket, c’était réciproque, mais il lui a brisé le coeur et dans la foulée, sans qu’ils puissent s’expliquer, la famille Bell a déménagé pour des raisons liées à la carrière de Calliope. Le retour de Cricket, dont la fenêtre est pile en face de celle de Lola, va complètement déconcerter la jeune fille et mettre ses certitudes au tapis.

Située dans Castro, le quartier de Dolores Park, Haight et un peu Berkeley, ce tome était très chouette aussi. Immergée dans les rues de San Francisco, l’intrigue m’a ramenée à ma semaine de vacances là-bas en juillet dernier. Je me suis moins identifiée au personnage de Lola, ce qui explique ma préférence pour Anna, mais vous serez contents d’apprendre qu’on la croise dans ce tome :-)

En français ici :-)

Isla and the Happily Ever After

isla happily ever afterTroisième et dernier opus de cette série (dans lequel on va retrouver un peu Anna et Lola :-)), celui-ci nous emmène tout d’abord à NYC, où Isla, qui va entamer son année de senior à l’école américaine à Paris, vit. On a croisé Isla dans le premier tome, elle a eu quelques interactions avec Anna, même si je n’y avais pas trop prêté attention sur le moment. Ce soir-là, elle tombe par hasard sur Josh dans un café. Elle a toujours eu un faible pour lui, depuis le début. Pour son allure un peu désinvolte et pour son talent magique de dessinateur. Et tout le reste. Pour une fois, grâce aux médicaments qu’on lui a donnés suite à son opération des dents de sagesse, elle a le courage de s’asseoir avec lui et de discuter. La soirée est chouette, ils papotent, il lui demande s’il peut la dessiner, puis il la ramène chez elle. C’est le début de l’été, elle est super heureuse. Elle revient le lendemain avec son meilleur ami Kurt dans l’espoir de recroiser Josh, mais malheureusement il n’est pas là. L’été se passe sans qu’elle ne le revoie : elle lit dans la presse qu’il est souvent à DC dans le cadre de la campagne de réélection de son père en tant que gouverneur de l’Etat. La rentrée arrive, ils se parlent un peu, se sourient timidement. Puis il s’aperçoit que Kurt n’est pas son petit ami, et très rapidement, Isla et Josh commencent à sortir ensemble. Sauf que quand vous voyez ça dans la première moitié du roman, vous savez que quelque chose va se passer… Et ça ne rate pas : assez vite dans l’année scolaire, Josh se fait expulser de l’école, pour ses absences répétées et d’autres raisons. Il repart sur la côte Est, privé de téléphone par ses parents. Les deux sont dévastés…

Ce troisième tome était très mignon également : on revient à Paris, on s’intéresse à la bande dessinée, on passe rapidement par NYC, aussi. On retrouve St Clair par moments (c’est le meilleur ami de Josh), on recroise Meredith, Anna, Lola aussi. C’est très chouette de retrouver ces personnages par petits clins d’oeil. Celui-ci est le plus récent et n’a pas encore été traduit en français il me semble.

Au point de vue chronologique, Anna and the French Kiss se passe une année avant les deux autres tomes (qui se déroulent sur la même année, l’un à San Francisco, l’autre entre Paris et NYC).

Merci à Mango & Salt d’en avoir parlé, je pense que je n’aurais pas croisé leur chemin autrement :-) Très honnêtement, foncez, courrez, dévorez ! C’est frais, acidulé, tendre et juste dépaysant comme il faut ! Bonne lecture :-)

Luckiest Girl Alive

J’ai hésité un petit moment pour voir si je parlais ou pas de ce roman par ici. Au tout début de ce blog, j’avais pour optique de ne parler que des choses que j’appréciais vraiment et de laisser de côté mes déceptions. Puis, les choses ont évolué. Par exemple, je vous avais tout de même parlé de Sorry, que je n’avais pas aimé. Ou d’un roman de Donato Carrisi que j’avais trouvé décevant. Ou de Night Film. Bref. Déjà, je me dis que si je parviens à terminer le roman sans le laisser lamentablement de côté (comme j’ai fait récemment pour le pauvre The Time Traveller’s Wife), c’est qu’il n’était pas si terrible et que malgré ses défauts, il est parvenu à piquer ma curiosité. Sur ce point, je dois dire que le passage du papier au Kindle m’a rendue beaucoup plus cruelle pour ce qui est de l’abandon d’un livre. Un livre papier, on n’a pas toujours un plan B pour le remplacer donc même s’il est pénible/nul/inintéressant/ennuyeux/etc. (biffer les mentions inutiles), on va essayer de continuer. Sur le Kindle (si vous l’avez rempli comme moi avec une bonne partie de votre wishlist), vous avez en permanence votre bibliothèque avec vous. C’est très pratique. Pour un poids minime, j’ai plein de romans avec moi, dont l’intégrale de Harry Potter (on ne sait jamais ce qui peut arriver :D). Cela rend le switch d’un bouquin ennuyeux à une nouvelle lecture tellement facile que c’en est déconcertant.

Bon, déjà vous pouvez situer quelque peu mon opinion sur Luckiest Girl Alive de Jessica Knoll. Je ne sais plus bien comment je suis tombée dessus. Peut-être sur une liste Bookbub de bouquins à lire si vous avez aimé tel autre roman.

luckiest girl alive

Luckiest Girl Alive, le premier roman de l’auteur, nous entraîne dans le sillage de Ani Fanelli, journaliste pour un magazine féminin à New York. Acérée comme une lame de rasoir, sa manière de voir le monde est par moments très froide, très dure. Elle manipule les gens, exhibe sa bague de fiançailles comme une preuve de réussite. Elle se marie bientôt avec un excellent parti : Luke Harrisson. Issu d’une riche famille, il a un CV impressionnant et a tout pour la rendre heureuse. Sauf qu’elle n’est pas heureuse. Elle focalise sur l’organisation du mariage, sur ses kilos en trop. Elle souffre d’insomnies depuis des années. Elle a accepté de participer à un documentaire télévisé sur un épisode horrible qui s’est déroulé pendant sa scolarité à Bradley. En tous cas, c’est ce qui l’a rendue « dure » et qui l’a fait passer de TifAni, gamine mal dans sa peau, à Ani, jeune new-yorkaise qui a réussi mais dont les dents ont tendance à rayer le plancher. Le roman alterne entre la Ani d’aujourd’hui et des passages sur son arrivée dans sa nouvelle école, à Bradley, où elle rencontre Arthur, Dean, etc. C’est rare de ressentir si peu de choses positives pour un personnage. Ani Fanelli est antipathique, froide, presque dérangeante. Le genre de personnage dont on se tient loin si on la croisait en réalité. J’ai hésité à plusieurs reprises à abandonner lâchement ma lecture et à démarrer autre chose. Mais j’avais quand même de la curiosité sur ce fameux évènement qui justifiait la réalisation d’un documentaire… Donc je me suis accrochée, tant bien que mal.

Si je réfléchis de manière vraiment rationnelle, l’intrigue était relativement intéressante. Cependant, le style ne m’a pas plu, le personnage central non plus. TifAni FaNelli a un côté tellement froid et dépourvu d’empathie, même adolescente, même avant les événements qui se produisent, que lire un roman dont elle est la narratrice n’a pas été une mince affaire. Les personnages secondaires n’étaient pas plus accrocheurs, pas vraiment plus intéressants. Mais c’est ma curiosité qui m’a gardée sur les rails.

Très honnêtement, ne vous fiez pas aux commentaires marketing qui se trouvent sur la couverture : ce roman n’est pas le nouveau Gone Girl (cf. mon article sur la version française, Les Apparences, de Gillian Flynn). Ok,Gone Girl était froid également mais pas comme ici. Gone Girl était beaucoup plus intelligent, plus abouti, plus réussi. Mon avis : à moins que ça soit la pénurie sur votre Kindle ou chez votre libraire, prenez un autre livre. Il était décevant et même ennuyeux. Et l’héroïne est désagréable. Je n’ai pas retiré grand chose de cette lecture, si ce n’est le côté satisfait d’avoir réussi à terminer un livre que je n’appréciais pas vraiment. Petit challenge personnel : après une flopée d’abandons, je voulais aller jusqu’au bout de ce roman.

Apparemment, Reese Witherspoon va adapter ce roman en film. J’espère qu’elle parviendra à l’améliorer. Et j’espère qu’elle ne jouera pas le rôle de l’héroïne : j’adore Reese Witherspoon et elle est beaucoup trop humaine, sympa, expressive, drôle pour se retrouver dans les traits de TifAni. Définitivement. Par contre, on n’a pas DU TOUT la même opinion sur ce roman, comme vous pouvez le voir dans l’article de Variety ci-dessus. Pour information, il ne s’en sort pas si mal ailleurs : sa note sur Goodreads est de 3,49/5 (à l’heure où j’écris ces lignes – même si j’ai lu pas mal de commentaires négatifs) et il remporte 4 étoiles sur 5 sur Amazon.