13 Reasons Why

J’ai vu (et aussi revu) plusieurs séries ces derniers mois (en mode binge-watching, vive Netflix :p), certaines pour lesquelles je me suis dit que je pourrais peut-être en parler ici, puis j’ai réalisé que le coup de coeur n’était pas suffisant pour justifier cela. Ces derniers jours, j’ai vu passer plusieurs posts sur Instagram au sujet d’une nouvelle série, 13 reasons why. J’ai aussi vu l’encart *énorme* sur l’écran d’accueil de Netflix. Et ça m’a rappelé que j’avais entendu parler du livre, écrit par Jay Asher et sorti en 2007, qui m’avait pas mal intriguée mais que finalement je n’avais pas lu. Bref, toutes ces raisons m’ont fait appuyer sur « play ».

13 Reasons Why est donc une série de treize épisodes produite par Netflix. On découvre Clay, un garçon qui est en avant-dernière année de High School (Junior year). Une des filles de son année, Hannah Baker, s’est suicidée récemment. Clay connaissait Hannah : ils avaient quelques cours ensemble, travaillaient tous les deux au cinéma du coin et on se rend compte assez vite qu’il était amoureux d’elle. Clay reçoit un colis, une boite à chaussures remplie de sept cassettes audio numérotées. Des cassettes audio en 2017, oui oui. Il va fouiller dans le garage de la maison familiale pour trouver un truc capable de les lire et insère la cassette 1 face A dans l’appareil. La voix de Hannah remplit l’espace, d’un coup. Elle commence à raconter son histoire et à pointer les raisons/les personnes qui lui ont fait toucher le fond et l’ont poussée à se suicider. Je n’ai pas envie de trop en dire pour ceux qui n’auraient pas encore vu la série, donc je vais m’arrêter là  du côté de l’histoire.


Cette série était magistrale et, à mes yeux, elle mérite totalement tout les bons échos qu’elle reçoit ! Tout d’abord, la trame est une réussite, cohérente et crédible, avec son lot de suspense car chaque fin d’épisode vous pousse à lancer le suivant (j’ai enchaîné les treize épisodes sur trois jours). On vous en dit assez sans vous en dire trop et le spectateur est tenu en haleine. Ensuite, le casting est parfait, les acteurs sont d’une justesse incroyable. Rayons têtes connues, on a pu retrouver Drew (interprété par Miles Heizer), le fils de Sara dans Parenthood ainsi que Addison Montgomery (interprétée par Kate Walsh) de Grey’s anatomy dans le rôle de la mère de Hannah. Mais surtout, c’est cette histoire, ce désespoir qu’Hannah ressent et qui transpire de l’écran. Et dès le départ, on sait comment ça se termine, c’est ça qui est difficile. On ne peut pas se dire « ok, quelqu’un va faire quelque chose et tout va s’arranger ». Ce n’est pas le genre de série qui fait des grandes révélations du style « elle a simulé sa mort à l’aide de sa méchante soeur jumelle ». La série rappelle à quel point l’adolescence est une étape compliquée durant laquelle les jeunes peuvent être fragiles et tout à la fois se montrer cruels les uns envers les autres. Et comment les parents sont tenus à l’écart de la vie de leurs enfants durant cette période…

En bref, énorme coup de coeur pour 13 reasons why. C’est triste, ça sonne juste et c’est terriblement percutant… Waouw.

Publicités

Red Oaks

Après Netflix, Amazon se lance également dans la production de ses propres séries. J’ai eu envie de découvrir une de leurs réalisations : Red Oaks, une comédie formée de 10 épisodes d’une vingtaine de minutes qui ont été mis en ligne sur Amazon Video en octobre 2015. Une seconde saison est déjà en production et devrait arriver courant 2016 (pas plus de précisions pour le moment du côté d’Amazon).

510FZ4ba9zL._SX940_Eté 1985, Red Oaks, New Jersey. Pas trop loin de New York City. David Meyers a un job d’été dans le prestigieux Red Oaks Country Club. Il y donne des cours de tennis. Il est entre sa sophomore et sa junior year à l’universite de New York (NYU). (Pour rappel, 1ère année : Freshmen, 2ème année : Sophomore, 3ème année : Junior et 4ème année : Senior). David est à l’heure du choix : il est censé choisir son orientation principale (« major ») cette année. Mais il ne sait pas trop ce qu’il veut faire plus tard. Il est intéressé par le cinéma mais son père le pousse à suivre ses traces et à devenir comptable. Cet été, il se concentre sur son job, ses copains, sa petite amie Karen (prof d’aérobic dans le Country Club, avec qui il sort depuis le lycée). Il donne des leçons de tennis au directeur du club. Et est super intrigué par Skye, la fille de celui-ci.

red oaks - David et Karen

On plonge entièrement dans l’ambiance années 80 : les Nike, les vêtements, les voitures, les canettes de bière, les walkmans, la musique, les coiffures improbables (et la laque), tout y est. David (Craig Roberts) est un jeune de 20 ans parfaitement normal, issu d’une famille juive middle class normale. Le père est interprété par Richard King, qu’on a vu souvent mais on ne sait plus trop où, et la mère par Jennifer Grey (La folle journée de Ferris Bueller et Dirty Dancing). On voit David se chercher durant cet été 1985, à plusieurs niveaux. On suit aussi assidûment les aventures de son ami Wheeler, voiturier un peu maladroit qui ne sait pas nager et qui tombe amoureux de la jolie Misty, maître-nageur. On accroche au microcosme du Country Club, on a l’impression que tous les jeunes se retrouvent à y bosser durant l’été, que ce lieu devient le centre du monde social pendant les vacances.

Devin-Yalkin Red-Oaks

Cette série a vraiment été une chouette découverte. Les critiques étaient excellentes, ce qui a fait que j’ai eu un peu peur d’avoir des attentes trop élevées et d’être déçue mais non. Je me suis attachée aux mimiques « perplexe » de David, à Wheeler, etc. L’intrigue en tant que telle n’est pas vitale : on n’essaie pas de sauver le monde, on ne nous donne pas une ligne rouge à suivre, un suspense de fou. Non. On suit simplement l’été de David, les hésitations, les erreurs, les bons moments, jusqu’à la fin de la saison, quand tout le monde reprend sa vie normale jusqu’à l’année prochaine. L’ambiance est excellente, chaque épisode vous fait passer un  bon moment et vous rappelle une époque où internet n’existait pas :) Pour une hyper-connectée comme moi, c’est reposant (d’ailleurs, un jour, si j’ai le courage, je ferai bien une petite cure de déconnexion, cela me ferait le plus grand bien).

En tous cas, j’ai hâte de découvrir la saison 2. Si vous voulez un petit avant-goût de la série, je vous invite à jeter un oeil au trailer ci-dessous. Bon visionnage !

Outlander

J’ai envie de vous reparler aujourd’hui de la saga Outlander, dont on entend beaucoup beaucoup de choses en ce moment (surtout avec la saison 2 qui démarre cette semaine). Je vous l’avais mentionnée déjà une ou deux fois, en vous indiquant que je ne les lisais pas très vite. J’ai à présent pu avancer un peu plus dans la série de romans (j’ai fini le tome 1 et suis au premier quart du deuxième livre, toujours au début de la série donc) et j’avais envie de vous faire un petit retour sur mon ressenti et ce que je vais faire par la suite.

outlander-book-series

Comme je l’avais indiqué ici, j’ai mis un temps fou à rentrer dans l’histoire. Les premiers chapitres nous plantent le décor : Claire Randall, son mari, l’Ecosse, la situation générale de leur couple après la fin de la guerre, leur relation, leurs envies. Je ne sais pas si ça a été voulu  consciemment par l’auteure mais Franck Randall n’a jamais eu spécialement de charisme à mes yeux. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il ne sert à rien, mais pas loin. Il n’a vraiment pas l’air de quelqu’un d’amusant. Claire a depuis le départ eu l’air plus ouverte d’esprit, plus drôle. Bref. Je disais donc que les débuts de ma lecture ont été difficiles, surtout au 20ème siècle. Ensuite, Claire, notre infirmière anglaise, se retrouve au niveau d’un cercle de pierres, dans les montagnes écossaises, et sans comprendre comment ni pourquoi, elle se retrouve projetée au 18ème siècle, au même endroit. Là, ça devient plus intriguant. On nous présente des personnages plus intéressants, Claire est perdue et considérée comme une espionne anglaise venue récolter des informations en Ecosse. Elle est larguée, ses connaissances médicales se trouvent confrontées à la réalité : aucun médicament, pas d’hôpital, etc. Elle s’intéresse alors de plus près à la phytothérapie, aux plantes médicinales. Et bien sûr, elle (et nous par la même occasion) rencontre le jeune Jamie Fraser.

Spoiler alert : Jamie a énormément de charme, contrairement à Franck Randall. Une fois que Jamie a été introduit dans l’histoire, mon intérêt s’est un peu éveillé pour devenir de plus en plus important au fur et à mesure de la lecture. Il y a eu beaucoup beaucoup de rebondissements (j’ai envie de dire un peu trop, avec le recul, ça part vraiment dans tous les sens, sans être non plus trop dérangeant) mais tout cela tient le lecteur en haleine. Pour vous situer sur mon addiction pour la suite du roman, je n’ai fait que lire (et manger, quand même) lors des longues heures de notre vol Londres-Miami en février. Je n’ai pas dormi, pas regardé de séries (alors que mon iPad était à portée de main, chargé à bloc et avec les derniers épisodes sortis). Juste lu. Je crois que j’ai attaqué le second tome dans la foulée (les joies du Kindle en voyage, dont je vous ai déjà fait part :-)).

outlander

Par contre, depuis notre retour de vacances, j’ai repris l’avion, j’ai été à nouveau dans des trains, donc j’ai bien eu l’occasion de lire en plus des moments à la maison. Et pourtant, j’ai le même syndrome que pour le premier tome. Je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire, là je suis au premier quart du livre et je suis juste coincée. Je suis restée plusieurs semaines sans rien lire (ce qui ne facilite pas la mise à jour de ce blog :-)). Et j’ai fini par juste commencer autre chose, en lisant Why we broke up. Là, j’envisage un thriller ou tout du moins, un truc bien différent d’Outlander. Pour peut-être (probablement) revenir à la poursuite de ma lecture de Dragonfly in Amber par la suite, si l’envie revient (comme j’avais fait pour le premier tome, en fait). Le pire, c’est que les avis sont unanimes (ou presque), la suite semble être toujours aussi chouette. On verra pour la suite…  Surtout que je n’attaquerai pas le série tant que je n’ai pas plus avancé dans les romans ou tant que je n’aurais pas *décidé* de les laisser tomber pour un petit moment… D’ailleurs, avis à ceux qui suivent la série : coup d’envoi de la saison 2 le 9 avril !

Et vous, vous l’avez lu ? Vous avez rencontré le même souci au cours de la lecture du tome 2 (ou du tome 1) ? Comment êtes-vous passés au-delà ?

Shadowhunters

Alors, est-ce que vous me voyez arriver ? :-) Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une petite série de fantasy US sur laquelle je suis tombée, un peu par hasard. Il s’agit de Shadowhunters, diffusée actuellement par la chaîne FreeForm (le nouveau nom de ABC Family). J’ai donné une chance à beaucoup de séries du genre (je suis plutôt bon public), pour me casser les dents sur leur manque d’intérêt assez vite. Pour exemple, citons The Secret Circle, qui était vraiment nulle, ou Starcrossed, plutôt fade aussi (mais Matt Lanter était là). Sans le côté surnaturel, on a aussi d’autres séries assez pitoyables, comme Twisted (qui m’avait plu au départ pour finalement se fracasser par terre) ou Hellcats. Des séries qui m’ont amusée un peu mais qui se sont révélées être mal construites ou juste inintéressantes. Pretty Little Liars est un cas à part : la série avait du potentiel mais à force de se répéter, de ne pas apprendre de ses erreurs, elle devient usante. Je poursuis par habitude plus que par intérêt mais cela fait très longtemps que je n’attends plus les épisodes avec impatience : j’ai bien compris qu’on ne me révélerait jamais rien de concret et que, quand bien même, ça n’aurait pas de sens. J’espère que la série se terminera vraiment à l’issue de la saison 7 comme indiqué…

Bref, je reviens à mon sujet : suite à ces expériences malheureuses, je me suis quand même lancée, un jour de vache maigre, dans Shadowhunters, la petite dernière de FreeForm. Les deux premiers épisodes ne m’ont pas trop convaincue, ils étaient peut-être un peu surjoués et aussi, on sentait que les réalisateurs avaient essayé de tout nous dire sur le monde de la série dans un temps record. Mais j’ai poursuivi. Eh bien, sachez qu’à mon plus grand étonnement, c’est désormais une série que j’attends avec impatience !

shadowhunters

Tirée d’une série de six livres rédigés par Cassandra Clare (que j’ai depuis envie de lire, pour ne pas changer), Shadowhunters se déroule à New York. Clary Fray (intérprétée par Katherine McNamara, qu’on a  pu voir dans Maze Runner 2 – Scorch Trials) va fêter son anniversaire, prépare son entrée en école d’art (elle adore le dessin et est très talentueuse), elle vit une vie parfaitement normale entre sa mère, son beau-père et son meilleur ami Simon (amoureux d’elle mais elle ne s’en rend pas compte, comme toujours :-)). Là d’un coup, cataclysme : l’appartement est détruit, sa mère est kidnappée par on ne sait qui et elle se retrouve en compagnie de personnes bizarres, des Shadowhunters, des « chasseurs d’ombres », qui peuvent se rendre invisible aux yeux des humains. Ils lui révèlent qu’elle est une des leurs, humaine mais avec du sang angélique. Et qu’ils participent à l’équilibre entre les démons, les vampires, le peuple d’en bas, les humains et cie. Clary, sur le moment, n’en a un peu rien à faire : elle veut retrouver sa mère. Avec l’aide de ses nouveaux « amis », Jace, Alec et Isabelle, contrainte et forcée par ce qui lui arrive, elle va prendre connaissance de cet autre « monde » dont elle ne sait rien et auquel elle est censée appartenir. Apprendre les codes, les luttes de pouvoir entre les « classes », découvrir d’où elle vient tout en cherchant, toujours, à sauver sa mère. Le tout agrémenté d’une petite histoire romantique en filigrane (évidemment, on n’y coupe jamais).

Alors, c’est un peu vu et revu, on a toujours les éléments qu’on connaît, on nous apprend les règles du jeu en même temps qu’à Clary, nouvelle venue dans sa bande. On nous introduit le meilleur ami, l’amoureux frustré, simple humain, intello. Mis face à face avec le nouveau venu, fort, viril et playboy, mais qui n’est pas du tout conscient de son charme. Puis les histoires au second plan : la révolution qui est en marche, l’héroïne qui n’y connaît rien (toujours pratique pour le côté « on explique tout au spectateur ») et qui se retrouve du jour au lendemain au coeur de l’action. Et pourtant, j’accroche :-). On devra en reparler d’ici la fin de la saison, car je peux parfois m’enthousiasmer un peu vite (et puis voir tout mon entrain retomber d’un coup). Mais c’est prometteur. Vous avez regardé (ou avez envie de regarder) les premiers épisodes ou lu les romans ?

iZombie

Vous ne l’ignorez pas (je suis loin de m’en cacher :-)) : je suis une grande fan de Veronica Mars et de son univers. J’ai vu les 3 saisons plusieurs fois, j’ai participé à la campagne Kickstarter pour le film, j’ai vu ce même film plusieurs fois aussi et j’ai également dévoré les deux livres qui font suite au film (ici et ) (si vous me suivez toujours). J’attends la suite de pied ferme, d’ailleurs. Si jamais quelqu’un m’entend. J’avais noté que Rob Thomas parlait quelques fois de sa nouvelle série, iZombie. Je n’étais pas plus attirée que ça… Moi les zombies (The Walking Dead) et les séries qui font peur (vraiment peur, genre Bates Motel ou American Horror Story), je n’y touche pas. Je tiens à mon sommeil et à la douceur de mes rêves. Et la réalité est déjà bien assez moche comme ça… Surtout en ce moment.

Cependant, un jour de vache maigre et après avoir lu d’étonnement bons retours sur cette série, je me suis lancée. J’ai dévoré la saison et demi disponible en 48 heures (j’étais malade, ça aide). Déjà, cet excellent rendement vous donne une bonne indication sur mon ressenti par rapport à celle-ci.

IZombie

Olivia Moore (Rose McIver, vue dans le film Lovely Bones et en tant que Tinkerbell dans Once Upon A Time) est une interne urgentiste dans un hôpital de Seattle. Super sérieuse, elle se consacre essentiellement à ses études de médecine et à son fiancé Major. Un soir, après le boulot, une collègue l’invite à une fête sur un yacht. Elle refuse mais son fiancé la motive à sortir et s’amuser, pour une fois. Mauvais plan : la soirée tourne rapidement au drame suite à une attaque de zombies (oui, oui, des zombies). Olivia (dite « Liv ») est griffée par l’un d’eux (Blaine) en tentant de s’échapper. Elle se réveille sur la plage, le lendemain matin, enfermée dans un sac pour la morgue. Avec une envie irrépressible et incontrôlable de manger du cerveau. Ben oui, logique. Suite à cette soirée on ne peut plus réussie, Liv retrouve ses amis et sa famille, mais rien n’est comme avant. Elle annule ses fiançailles avec Major (incarné par Robert Buckley, qu’on a pu voir dans One Tree Hill) sans lui donner de vraie raison (en même temps « euh, chéri, je suis un zombie, désolée », ça ne passe pas vraiment bien) et lui brise le coeur. Elle quitte son job plein d’avenir aux urgences pour rejoindre le bureau médico-légal et travailler auprès du légiste et de la police (et surtout, des cerveaux, on y revient encore). Et physiquement, ses cheveux bruns sont devenus blond platine et sa peau est cadavérique. Assez rapidement, son chef, Riva, se rend compte de la situation (les cerveaux qui disparaissaient des cadavres, ça lui a mis rapidement la puce à l’oreille). Le truc en plus, c’est que quand Liv mange le cerveau d’un cadavre, elle a des visions liées à la personne et à ses derniers jours… Et ces visions peuvent aider la police. Elle commence à travailler avec l’inspecteur Babineaux, qui est persuadé qu’elle est un genre de médium et qui accueille volontiers ses visions pour ses enquêtes.

before

Cette série est différente de Veronica Mars, mais… pas tant que ça. Déjà, l’héroïne a de nombreux points communs avec Veronica : une certaine impertinence, un humour un peu piquant. Puis, le ton, la manière de raconter l’histoire rappelle aussi la série des années 2000. Pour couronner le tout, l’apparition successive de plusieurs Easter Eggs : des acteurs jouant Dick, Cliff McCormack, Wallace, etc. était un petit plaisir pour tout fan qui se respecte. ou la phrase de Liv, parlant de son amie Peyton (Ali Michalka, qu’on avait découverte dans la série Hellcats ou le film The Roommate), dans l’épisode s02e03 : « We used to be friends… A long time ago ». La mention de Hearst College aussi. Bref, un plaisir ! Chaque épisode se consacre à l’enquête sur un nouveau meurtre. En parallèle, un trafic de cerveaux pour nourrir les zombies de la ville est également en danger : les disparitions inquiétantes de jeunes sdfs dans un parc sont suivies par la police (et par Major, qui travaille en tant qu’assistant social avec ces jeunes).

iZombieLiv

Bref, pour une vision un peu alternative, sympa et drôle de l’univers des zombies, pour les fans de Rob Thomas et de Veronica Mars, cette petite série est à voir. Définitivement. Elle ne va pas révolutionner votre monde mais elle promet de passer de chouettes moments, des sourires et des petites montées de dégoût aussi (il ne faut pas se leurrer, à moins d’être zombie, le régime de Liv Moore ne fait pas rêver, même si elle essaie vraiment d’innover niveau recettes, il faut lui reconnaître ce bel effort).

Wayward Pines

Je crois que Wayward Pines a été annoncée près de deux ans avant sa diffusion (j’exagère peut-être mais pas beaucoup je pense). J’en avais lu du bien dès le départ : au casting, Matt Dillon. A la production, M. Night Shyamalan. Certains parlaient d’un nouveau Twin Peaks (ce qui semblait alléchant mais flippant tout à la fois, comme je l’ai déjà dit sur ce blog, la scène du nain qui danse n’a jamais vraiment été digérée de mon côté). Après avoir suivi les reprogrammations depuis Betaseries (site dont je ne pourrais plus me passer), la série a été enfin diffusée par Fox à partir de mai 2015. J’ai pour ma part attaqué les 10 épisodes en juillet dernier.

big_thumb_49cddde0faa176c6e8e5961d2029fe70

Ethan Burke est un agent des Services Secrets US. Il enquête sur la disparition de deux agents (dont Kate, avec laquelle il a eu une aventure extra conjugale dans le passé). Ses recherches l’entraînent dans l’Idaho, près du village de Wayward Pines. Après un accident de voiture à l’entrée de la ville, Burke se réveille à l’hôpital, un peu groggy. Personne n’est à son chevet à part une infirmière un peu bizarre. Il demande à appeler son épouse mais elle ne répond pas à ses messages vocaux. Dépité, il décide de quitter l’hôpital, de reprendre l’enquête et surtout, de rentrer chez lui pour rejoindre sa femme et son fils. Passant par le bar du village (j’ai envie de dire pub :-)), il rencontre Beverly (incarnée par Juliette Lewis, que l’on a revue récemment dans Secrets and Lies, avec Ryan Philippe), qui lui donne son adresse au cas où. Quand il s’y rend, il découvre une maison délabrée et abandonnée dans laquelle il trouve le corps sans vie d’Evans, un des agents qu’il recherche. Il fait part de sa découverte macabre au Sheriff de Wayward Pipes, qui n’accorde aucun intérêt à cette information. Par ailleurs, en ville, il croise Kate, l’autre agent qu’il recherche. Disparue depuis quelques semaines, il la retrouve mariée, installée et plus âgée… L’incompréhension persiste. Du côté de Seattle, Teresa, l’épouse de Burke, remue ciel et terre pour avoir des nouvelles de son mari. Sans succès. Ethan se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond à Wayward Pines mais il ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Il se concentre surtout sur rentrer chez lui… Sauf que tout n’est pas si simple.

Agent-Burke-stumbles-into-downtown-Wayward-Pines

A la base, ce genre de série n’est pas particulièrement mon style de prédilection mais j’étais très intriguée, notamment par les excellentes critiques et par cette comparaison avec ce monument qu’est Twin Peaks. En tous cas, j’ai vraiment accroché à cette série, j’ai été tenue en haleine jusqu’à la conclusion. Car oui, on a eu droit à une conclusion : pas de saison 2 à l’horizon, c’était décidé dès le départ. C’est une histoire qu’on a déjà vue/lue (c’est d’ailleurs tiré d’une série de livres écrits par Blake Crouch) mais un peu revisitée, avec des détails bien à elle. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures des habitants de Wayward Pines. Les acteurs étaient bons, l’histoire sonnait juste. Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous conseille de vous pencher dessus, vous ne regretterez pas votre visite de Wayward Pines, « where paradise is home ».

wayward-pines-review-header

Edit du 18/02/2016 : malgré ce qui avait été annoncé initialement, la Fox a finalement décidé de commander une saison 2 pour Wayward Pines. Elle devrait être diffusée durant l’été 2016. 

How to teach filthy rich girls

Tout récemment, j’ai eu l’occasion de revoir la première (et unique) saison de Privileged, une série datant de 2008 avec JoAnna Garcia et Lucy Hale notamment. A l’époque, j’avais énormément apprécié le show mettant en scène une brillante jeune journaliste new-yorkaise, diplômée de Yale, qui devient du jour au lendemain la tutrice de Rose et Sage Baker, deux jeunes ados superficielles, pourries gâtées et riches. Sa mission : les faire obtenir des scores excellents aux SAT afin de garantir que leur candidature à l’université de Duke soit acceptée. Sans trop bien savoir comment elle s’est retrouvée là (même si la promesse d’un salaire lui permettant d’effacer totalement son prêt de 75.000$ pour payer ses études à Yale a fortement pesé dans la balance), Megan Smith se lance dans l’aventure et s’installe à Palm Beach, Floride. Rapidement, elle voit dans la grand-mère et tutrice légale des jeunes filles un super sujet de livre : Laurel Limoges, originaire de France, a en effet bâti un empire dans le secteur des cosmétiques en partant de rien. Elle trouve aussi rapidement un intérêt certain à son nouveau voisin, Will (incarné par Brian Hallisay, récemment dans Revenge) et en profite pour retrouver son meilleur ami Charlie (Michael Cassidy, qui incarnait Zach dans The O.C.).

tv_privileged07Frustrée par l’annulation de la série déjà à l’époque, la revoir n’a fait que renforcer ce sentiment. J’avais beaucoup apprécié ses couleurs, son humour et je voulais savoir ce qui allait arriver à tout ce petit monde. Cette fois, lors du générique, j’ai remarqué que la série s’était inspirée d’un roman. Ni une ni deux, j’ai décidé de lire How to teach filthy rich girls, de Zoey Dean, juste pour connaître la fin de l’histoire.

Tout d’abord, une chose m’a frappée en passant de la série au roman : la manière dont sont dépeintes les deux jumelles Sage et Rose (Lucy Hale, que l’on connaît aussi comme Aria de Pretty Little Liars). Dans la série, assez rapidement, les traits sont adoucis, une relation « amicale » s’installe peu à peu entre les trois jeunes femmes. Dans le roman, les héritières sont détestables, encore plus creuses qu’on pourrait l’imaginer et elles mettent plus de temps à gagner en profondeur. Aussi, l’humour de la série m’a manqué. Et JoAnna Garcia (que l’on a pu aussi voir dans Once Upon A Time, dans laquelle elle incarne Ariel) apportait un charme indéniable au personnage de Megan, qui est beaucoup plus fade et terne dans le roman.

Ce que j’ai envie de tirer comme conclusion, c’est que lire le bouquin m’a permis d’avoir la fin de l’histoire. Ce que j’ai aussi pu en tirer, c’est que j’aurais de loin préféré voir cette fin interprétée dans la série plutôt que la lire. Le roman était beaucoup moins riche, moins coloré, moins drôle que ne l’était la série. C’est dommage qu’elle ait été annulée à l’époque… Si comme moi vous avez toujours voulu savoir ce qu’il advenait de tout le monde et si les jumelles étaient acceptées à Duke, go pour le roman. Sinon, il ne vaut pas particulièrement le détour et la série avait corrigé plusieurs éléments un peu ratés du roman.

(Pour info, la version française du livre est ici :-))