Wayward Pines

Je crois que Wayward Pines a été annoncée près de deux ans avant sa diffusion (j’exagère peut-être mais pas beaucoup je pense). J’en avais lu du bien dès le départ : au casting, Matt Dillon. A la production, M. Night Shyamalan. Certains parlaient d’un nouveau Twin Peaks (ce qui semblait alléchant mais flippant tout à la fois, comme je l’ai déjà dit sur ce blog, la scène du nain qui danse n’a jamais vraiment été digérée de mon côté). Après avoir suivi les reprogrammations depuis Betaseries (site dont je ne pourrais plus me passer), la série a été enfin diffusée par Fox à partir de mai 2015. J’ai pour ma part attaqué les 10 épisodes en juillet dernier.

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Ethan Burke est un agent des Services Secrets US. Il enquête sur la disparition de deux agents (dont Kate, avec laquelle il a eu une aventure extra conjugale dans le passé). Ses recherches l’entraînent dans l’Idaho, près du village de Wayward Pines. Après un accident de voiture à l’entrée de la ville, Burke se réveille à l’hôpital, un peu groggy. Personne n’est à son chevet à part une infirmière un peu bizarre. Il demande à appeler son épouse mais elle ne répond pas à ses messages vocaux. Dépité, il décide de quitter l’hôpital, de reprendre l’enquête et surtout, de rentrer chez lui pour rejoindre sa femme et son fils. Passant par le bar du village (j’ai envie de dire pub :-)), il rencontre Beverly (incarnée par Juliette Lewis, que l’on a revue récemment dans Secrets and Lies, avec Ryan Philippe), qui lui donne son adresse au cas où. Quand il s’y rend, il découvre une maison délabrée et abandonnée dans laquelle il trouve le corps sans vie d’Evans, un des agents qu’il recherche. Il fait part de sa découverte macabre au Sheriff de Wayward Pipes, qui n’accorde aucun intérêt à cette information. Par ailleurs, en ville, il croise Kate, l’autre agent qu’il recherche. Disparue depuis quelques semaines, il la retrouve mariée, installée et plus âgée… L’incompréhension persiste. Du côté de Seattle, Teresa, l’épouse de Burke, remue ciel et terre pour avoir des nouvelles de son mari. Sans succès. Ethan se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond à Wayward Pines mais il ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Il se concentre surtout sur rentrer chez lui… Sauf que tout n’est pas si simple.

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A la base, ce genre de série n’est pas particulièrement mon style de prédilection mais j’étais très intriguée, notamment par les excellentes critiques et par cette comparaison avec ce monument qu’est Twin Peaks. En tous cas, j’ai vraiment accroché à cette série, j’ai été tenue en haleine jusqu’à la conclusion. Car oui, on a eu droit à une conclusion : pas de saison 2 à l’horizon, c’était décidé dès le départ. C’est une histoire qu’on a déjà vue/lue (c’est d’ailleurs tiré d’une série de livres écrits par Blake Crouch) mais un peu revisitée, avec des détails bien à elle. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures des habitants de Wayward Pines. Les acteurs étaient bons, l’histoire sonnait juste. Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous conseille de vous pencher dessus, vous ne regretterez pas votre visite de Wayward Pines, « where paradise is home ».

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Edit du 18/02/2016 : malgré ce qui avait été annoncé initialement, la Fox a finalement décidé de commander une saison 2 pour Wayward Pines. Elle devrait être diffusée durant l’été 2016. 

How to teach filthy rich girls

Tout récemment, j’ai eu l’occasion de revoir la première (et unique) saison de Privileged, une série datant de 2008 avec JoAnna Garcia et Lucy Hale notamment. A l’époque, j’avais énormément apprécié le show mettant en scène une brillante jeune journaliste new-yorkaise, diplômée de Yale, qui devient du jour au lendemain la tutrice de Rose et Sage Baker, deux jeunes ados superficielles, pourries gâtées et riches. Sa mission : les faire obtenir des scores excellents aux SAT afin de garantir que leur candidature à l’université de Duke soit acceptée. Sans trop bien savoir comment elle s’est retrouvée là (même si la promesse d’un salaire lui permettant d’effacer totalement son prêt de 75.000$ pour payer ses études à Yale a fortement pesé dans la balance), Megan Smith se lance dans l’aventure et s’installe à Palm Beach, Floride. Rapidement, elle voit dans la grand-mère et tutrice légale des jeunes filles un super sujet de livre : Laurel Limoges, originaire de France, a en effet bâti un empire dans le secteur des cosmétiques en partant de rien. Elle trouve aussi rapidement un intérêt certain à son nouveau voisin, Will (incarné par Brian Hallisay, récemment dans Revenge) et en profite pour retrouver son meilleur ami Charlie (Michael Cassidy, qui incarnait Zach dans The O.C.).

tv_privileged07Frustrée par l’annulation de la série déjà à l’époque, la revoir n’a fait que renforcer ce sentiment. J’avais beaucoup apprécié ses couleurs, son humour et je voulais savoir ce qui allait arriver à tout ce petit monde. Cette fois, lors du générique, j’ai remarqué que la série s’était inspirée d’un roman. Ni une ni deux, j’ai décidé de lire How to teach filthy rich girls, de Zoey Dean, juste pour connaître la fin de l’histoire.

Tout d’abord, une chose m’a frappée en passant de la série au roman : la manière dont sont dépeintes les deux jumelles Sage et Rose (Lucy Hale, que l’on connaît aussi comme Aria de Pretty Little Liars). Dans la série, assez rapidement, les traits sont adoucis, une relation « amicale » s’installe peu à peu entre les trois jeunes femmes. Dans le roman, les héritières sont détestables, encore plus creuses qu’on pourrait l’imaginer et elles mettent plus de temps à gagner en profondeur. Aussi, l’humour de la série m’a manqué. Et JoAnna Garcia (que l’on a pu aussi voir dans Once Upon A Time, dans laquelle elle incarne Ariel) apportait un charme indéniable au personnage de Megan, qui est beaucoup plus fade et terne dans le roman.

Ce que j’ai envie de tirer comme conclusion, c’est que lire le bouquin m’a permis d’avoir la fin de l’histoire. Ce que j’ai aussi pu en tirer, c’est que j’aurais de loin préféré voir cette fin interprétée dans la série plutôt que la lire. Le roman était beaucoup moins riche, moins coloré, moins drôle que ne l’était la série. C’est dommage qu’elle ait été annulée à l’époque… Si comme moi vous avez toujours voulu savoir ce qu’il advenait de tout le monde et si les jumelles étaient acceptées à Duke, go pour le roman. Sinon, il ne vaut pas particulièrement le détour et la série avait corrigé plusieurs éléments un peu ratés du roman.

(Pour info, la version française du livre est ici :-))

Mr Kiss and Tell

Mr Kiss and Tell - veronica marsNous revoilà avec le deuxième roman qui poursuit les aventures de Veronica Mars et cie. Il est paru tout récemment en anglais, je n’y ai donc pas résisté longtemps. Je vous avoue qu’il était dans ma wishlist Amazon depuis un bon moment.

On retrouve Veronica, Logan, Keith, Weevil et les autres quelques mois après la fin de The Thousand-Dollars Tan Line. Ils sont à l’aube d’un procès contre le département de la police de Neptune pour falsification de preuves et autres fraudes. Keith avait déjà enquêté sur le sujet et y avait presque perdu la vie dans un « accident » de voiture qui avait tué son ami Jerry Sacks. Veronica a quitté la maison familiale et vit désormais avec Logan juste à côté de l’océan.

Une femme leur rend visite chez Mars Investigations, où Mac et elle bossent désormais à plein temps aux côtés de Keith. Après avoir explicitement demandé à ce que ce soit Veronica qui traite son dossier, la cliente lui expose les faits. Elle représente la compagnie d’assurances du Neptune Grand. Un viol après lequel la victime a été laissée pour morte aurait eu lieu au sein de l’hôtel. La jeune fille, qui s’en est tirée, a perdu la mémoire de la soirée mais a reconnu un de des employés de l’hôtel, en séjour illégal et renvoyé au Mexique entretemps, comme son agresseur. Afin de déterminer la responsabilité de l’hôtel dans cette affaire, Veronica doit découvrir ce qui s’est produit cette fameuse nuit et si c’est bien l’employé de l’hôtel qui est le coupable. Il s’avère que la victime ne lui est pas tout à fait inconnue… Ce qui va un peu replonger le lecteur nostalgique dans la mythologie de Neptune.

Même si j’ai trouvé que ce roman était moins bon que le premier, il reste une délicieuse lecture pour les fans de Veronica Mars. C’est toujours un plaisir de grappiller quelques minutes avec Veronica et Logan, de retrouver Leo, de lire les blagues de Keith et de détester les flics véreux de Neptune. En gros, à lire si vous êtes accro à la série. Sinon, ça ne vous parlera pas plus que cela :-).

Ces dix séries qui m’ont marquée :-)

– « Bonjour, je m’appelle Caro et je suis accro aux séries. »
– « Bonjour Caro ! »

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Comme vous le savez tous  (plus d’ambiguité possible à présent, cf mon aveu ci-dessus), j’adore les tv-shows US (UK aussi, mais quel que soit le pays d’origine du show, je ne regarde pas n’importe quoi, qu’on soit bien d’accord). Mon planning Betaseries impressionne toujours les néophytes, ceux qui ne suivent que deux ou trois séries et trouvent déjà ça énorme. Effectivement, on ne joue pas dans la même cour. De fait, ma passion pour les séries empiète sur ma culture cinématographique : entre une série ou un film, mon choix est vite fait. Un film c’est trop rapide (si je m’attache aux personnages, je suis coupée net après 100 ou 120 minutes et j’ai encore envie de passer du temps avec eux) et simultanément (et de façon contradictoire avec le premier argument), le format est trop long. Je m’explique : j’adore le format d’une série de 40-50 minutes et quand je regarde un film, par habitude, boum, j’ai besoin d’un entracte après ce laps de temps. C’est assez con et ennuyeux mais je vous rassure, je le vis bien.

Bref, tout ça pour vous introduire ma passion pour les séries. On n’est pas au bout de cet article :-) Le but de ce post, d’ailleurs, était de vous parler de dix séries qui m’ont marquée au fil du temps. En général, je vous parle des tv shows à chaud, quand je suis plongée dedans jusqu’au cou ou quand je viens d’achever la saison et que je suis déjà en manque. On est d’accord, ces deux situations ne me rendent pas particulièrement objective pour parler d’un show que j’ai aimé et qui m’a accrochée. C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai eu envie de me poser et de vous parler de plusieurs séries qui même après cette période de « lune de miel », on va dire, ont continué à rester dans mon esprit. Ne nous leurrons pas, certaines sont des habituées de ce blog :-) Vous me voyez arriver je présume. L’ordre des séries peut varier selon mon humeur, à part la première qui est indétrônable ;-) Go !

1. Parenthood

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Rhaaaa, Parenthood. Mon coeur se brise rien que de savoir qu’il ne nous reste (à l’heure où j’écris ces lignes) que deux petits épisodes avant de dire adieu à la famille Braverman. Je ne vous fais pas l’affront de vous la représenter encore, pour ceux qui ont raté les articles où je présente cette série merveilleuse (n’ayons pas peur des mots), foncez ici ! Pour le plaisir de revoir Lauren Graham et Peter Krause. Pour le plaisir de traîner avec la famille Braverman. Je pense que c’est une série qui va me manquer. Elle fait sourire, elle fait pleurer, elle fait vibrer. Chacun des personnages est attachant, vraiment. Jason Katims a vraiment réalisé quelque chose de magique avec cette série.

2. Dexter

Dexter Morgan

Tout un symbole, cette série. Une ère à elle seule. Dexter Morgan est tout simplement inoubliable, charismatique, flippant, avec un côté héros (je m’attaque aux méchants) mais anti-héros tout à la fois (je suis un psychopathe). Le charme de Michael C. Hall mixé à la solidité des scénarios (sauf la dernière saison, plus mitigée) a fait de Dexter une vraie légende et une référence. Bien joué ShowTime. Et ce générique… Inoubliable!

3. Veronica Mars

Comme pour Parenthood, ce n’est pas comme si je vous avais caché ma passion pour cette série durant toutes ces années. Veronica Mars c’est un peu un modèle : détective privé en herbe, mignonne, intelligente, forte, drôle. Et puis Logan… :p Bref, pour plus d’infos, hop hop cliquez ici :-) (A ce propos, le deuxième bouquin est sorti et s’appelle Mr Kiss and Tell :-) Je dis ça, je dis rien et je vous en parle très bientôt).

4. Dawson’s Creek

Dawson's creek

Ma première vraie addiction séries, je pense. Les premiers DVD d’intégrale que j’ai achetés, années après années (je suis donc passée à côté du coffret intégrale, triste monde). Comme tout le monde, j’avais une grosse envie permanente de gifler Dawson et de lui dire de la fermer un peu. Heureusement, Pacey était là et sa petite relation avec Joey, entre « ask me to stay », vas y que je t’offre un mur, etc. est juste un monument de la série pour moi. Ensuite, il faut savoir que Dawson est la première série qui a osé, en prime time, montrer un baiser homosexuel entre deux garçons. Je pense que le fait que cette série se déroulait dans le patelin de Capeside, Massachusetts, a contribué à mon envie de visiter la Nouvelle-Angleterre (mais qu’on soit d’accord, Dawson’s Creek, tout comme plusieurs autres séries ou films, incluant notamment One Tree Hill, était tournée en Caroline du Nord, dans la ville de Wilmington).

5. The O.C.

The O.C. Newport Beach

Au coude-à coude avec Dawson, cette série (en français Newport Beach) me rappelle toute une époque :-) Qu’est ce que je n’aurais pas donné pour pouvoir me partager entre Capeside et The Orange County, traîner une moitié de l’année avec Joey et Pacey et le reste du temps profiter de la côte californienne avec Summer, Seth, Ryan et Marissa… :-) Là où Dawson était prise de tête mais reflétait la vie normale (et chiante parfois) de lycéens, du côté de The O.C., on était immergés dans une société aisée, soirées de charité, incendie de maison témoin, petits tours en prison, rencontre avec des psychopathes (coucou Oliver !). Dawson était une série qui parlait beaucoup (trop), The O.C. était pleine d’action (parfois trop aussi).

6. Gilmore Girls

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Ah, un petit bonbon acidulé cette série :-) Toute douce, cocooning, adorable. Déjà, avant tout, la présence de Lauren Graham (qui a joué ensuite dans Parenthood, citée ci-dessus). Cette actrice dégage une joie de vivre contagieuse ! Sa relation fusionnelle avec sa fille adolescente Rory, les liens tendus avec ses parents, ses soucis professionnels et son envie d’évoluer, ses histoires d’amour compliquées, le chien Paul Anka sont inoubliables. Et encore, je ne vous ai pas parlé de Logan :-) Quant au décor choisi pour installer cette série, la ville imaginaire de Stars Hollow, dans le Connecticut, il est tout simplement magique, les habitants du patelin sont tous hauts en couleurs, drôles et attachants (mais on va reparler de patelins du genre au point 9 :)) !

7. Buffy The Vampire Slayer

Buffy the Vampire slayer

Cette série est aussi une de mes premières addictions « perso » (avant on regardait des séries en famille :-) Genre Beverly Hills, par exemple). Les vampires et les monstres étaient peut-être mal grimés mais c’était tellement meilleur que les vampires à la Twilight ! Tout comme Gilmore Girls, Friends ou Dawson, j’ai le souvenir d’avoir regardé les épisodes dans la chambre de mes parents (la seule autre pièce de la maison où il y avait une télé à part le salon), gelée parce que j’avais oublié de mettre le chauffage pendant que mes parents regardaient autre chose en bas. L’histoire d’amour entre Buffy et Angel, puis la relation Buffy-Giles, tout ça. Buffy the Vampire Slayer est une légende. On s’est d’ailleurs refait l’intégrale en DVD il y a un ou deux ans :-)

8. Six Feet Under

Six feet under

J’avais parlé de cette superbe série ici il y a quelques années. La qualité de chaque épisode est impressionnante, le jeu des acteurs est excellent (Michael « Dexter » C. Hall et Peter « Adam Braverman » Krause en tête). Cependant, du fait de son côté sombre, je n’ai pas encore eu l’envie de la revoir mais je sais que ça viendra. Réaliser une série autour d’une famille qui bosse dans le milieu funéraire, c’était pour le moins original. Mais le faire de cette façon, c’était magistral. Cette série est un petit bijou (par contre, je déconseille le binge-watching :p).

9. Hart of Dixie

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Voici un autre petit bonbon acidulé, fondant et sucré. Déjà, ça a été un bonheur de retrouver Rachel Bilson, dont j’avais perdu la trace pendant quelques années après la fin de The O.C. (même si elle avait fait quelques apparitions dans How I met your mother dans le rôle de Cindy, un love interest de Ted Mosby). Ensuite, on retrouve un petit village complètement fou, cette fois dans le Sud des Etats-Unis : la ville fictionnelle de Bluebell, Alabama. Il s’agit d’un genre de Stars Hollow sudiste. Les couleurs sont magnifiques, les personnages enchanteurs et le petit triangle amoureux que l’on nous sert sur un plateau est savoureux, frais et drôle. Zoe Hart, qui étudie la médecine à New York et se destine à être cardiologue, se retrouve sans le vouloir le moins du monde à faire de la médecine générale dans le patelin de Bluebell. Et étonnamment, elle va rapidement s’intégrer et s’attacher à la petite ville et ses habitants. Et nous aussi :-)

10. Sherlock

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Comment vous parler de Sherlock ? Tout le monde connaît Sherlock Holmes, le detective privé londonien, célèbre habitant du 221B Baker Street, créé par Sir Arthur Conan Doyle à la fin du 19ème siècle. Imaginez maintenant garder les histoires plus ou moins telles quelles mais en les transposant juste dans le Londres actuel. Cela sans trahir l’esprit originel (à mon avis du moins) des histoires de Conan Doyle. Voilà, vous avez Sherlock, production de la BBC avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman. Passionnant, magnifiquement réalisé, cette série est une réussite. Dommage qu’il n’y ait que 3 épisodes par saison et que nous devions attendre encore de longs mois avant la prochaine saison !

Mais encore…

Concernant la liste ci-dessus, je me suis amusée à noter la présence multiple de plusieurs acteurs : Michael C. Hall (Dexter et Six Feet Under), Lauren Graham (Gilmore Girls et Parenthood), Brian Krause (Six Feet Under et Parenthood), Rachel Bilson (The O.C. et Hart of Dixie). Et encore, on ne parle que de rôles récurrents, pas d’apparitions ponctuelles.

Quelques petites précisions encore : en termes de comédies, je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter les indétrônables Friends, How I met your mother (même si dernière saison et tout particulièrement la fin étaient pourrie) et The Big Bang Theory. Pour le reste, je dois vous avouer que je suis plongée dans Game of Thrones (mieux vaut tard que jamais, je suis au début de la saison 2) et par conséquent je n’ai pas le recul ni l’objectivité nécessaire pour en parler ici (idem pour Scandal). Et je n’ai pas encore découvert Downton Abbey, que je sais que je vais adorer mais que je garde pour « le bon moment ». Je n’ai pas non plus vu Breaking Bad, question de choix. Tout cela pour vous expliquer leur absence ici.

Et vous alors, quelles sont vos séries fétiches ?

Sinon, dernière petite chose : est-ce que vous vous reconnaissez aussi dans cet article ? Parce que moi, oui :-)

Scandal (mieux vaut tard que jamais)

Bon, autant vous le dire franchement, j’ai honte. Terriblement honte. Honte d’avoir mis autant de temps à me lancer dans les aventures d’Olivia Pope and Associates. Pourtant j’aurais du foncer dans Scandal plus rapidement, je ne sais pas comment j’ai fait mon compte pour passer à côté de cette série d’ABC pendant près de quatre longues années. Le positif, c’est que ça m’a permis d’engloutir les trois premières saisons d’un coup (ou presque). Je me réserve (un peu seulement, genre ce soir) avant d’attaquer la saison 4 (celle en cours). En même temps, comme on dit, « Resistance is futile ». Olivia Pope ScandalOn s’attache extrêmement vite à Olivia Pope, incarnée par la talentueuse Kerry Washington. Jeune avocate, experte en relations publiques, elle dirige une agence qui a pour mission de régler les problèmes de ses clients. D’enterrer les scandales. Cela peut aller de la gestion de la communication de crise (en cas d’adultère ou d’autre fait divers touchant des personnes publiques qui passionnent les journalistes) au nettoyage de scènes de crimes pour faire passer des décès « compromettants » pour des accidents ou des morts naturelles. Tout n’est donc pas rose, pas du tout même, dans le monde d’Olivia Pope. Encadrée de ses collaborateurs, des « gladiateurs » (hacker, tueur, détective, avocat), qu’elle a accueillis également pour les « réparer », la jeune femme est très proche de la Maison Blanche : elle a été une tête pensante lors de la campagne du gouverneur de Californie pour le poste de Président, élection que son poulain, Fitz Grant, a remportée. Cependant, ses relations avec l’homme politique ont très rapidement dérapé sur un terrain beaucoup trop intime, malgré Mellie (incarnée par Bellamy Young), la First Lady, épouse de Fitz et mère de ses deux enfants.

Ecorchée vive, Olivia (dite « Liv ») est forte et fragile à la fois. C’est une héroïne passionnante à suivre, pleine de forces et de failles. Quoi qu’il arrive, elle est la meilleure dans son domaine : elle maîtrise, elle gère, elle corrige. Les personnages l’entourant sont également parfaitement creusés, peu à peu, au fil des épisodes, on aperçoit leurs fissures et leurs sombres secrets. Abby, Quinn, Huck et les autres sont géniaux. Tout comme David Rosen (Joshua Malina), l’assistant U.S. attorney qui croit en une justice juste pour la république. Le président aussi, en n’étant pas infaillible, pas parfait, est un personnage intéressant à suivre. Très honnêtement, je suis fan. Scandal castBref, tout cela pour vous dire que si vous recherchez une série bien fichue, prenante, haletante, bien construite et avec une héroïne forte, charismatique et tout le reste, c’est ici. Bon, bien entendu, ça ne fonctionne que si comme moi, vous étiez lamentablement passés à côté de ce petit bijou de Shonda Rhimes (la maman de Grey’s Anatomy et productrice de How To Get Away With Murder).

D’ailleurs, rien que pour revoir les acteurs qui sont passés d’une série à l’autre, c’est super chouette ! Pour ne citer qu’eux : Scott Foley (ex acteur de la série Felicity qu’on rencontre dans la saison 2 de Scandal et qui a interprété le mari malade de Teddy dans Grey’s), Jeff Perry (le chief of staff du président de Scandal et le père de Meredith Grey) ou Kate Burton (la vice-présidente de Scandal et la mère de Meredith Grey). D’ailleurs voici une super infographie au sujet des acteurs de Scandal qui ont traîné ailleurs : ne me remerciez pas, ça vous évitera de jouer à « mais je l’ai vu dans quoi lui ? » (d’ailleurs ils ont omis d’indiquer que Brenda Strong avait joué le rôle de Mary-Alice Young dans Desperate Housewives).