He’s just not that into you

Aujourd’hui, création d’une nouvelle catégorie : Ciné ! Elle me servira, comme son nom l’indique, à parler des films que j’ai vu (et qui m’ont plu) ou envie de voir, ou autre. Hyper original :). Et je vais commencer par un film qui est déjà sorti depuis un mois ici… mais bon :p

Donc, jeudi dernier, je suis allée voir Ce que Pensent les Hommes, en vo He’s just not that into you (ouip, j’ai vu qu’il est sorti depuis février en France, et depuis le 22 avril en Belgique, mais tant pis). Et déjà pour commencer, je n’aime pas le titre français. Il n’est pas du tout représentatif. Déjà, on se prend à faire un lien (qui n’existe pas) entre ce film et Ce que veulent les femmes (What women want, en 2000), avec Mel Gibson et Helen Hunt, où Mel Gibson, après une petite décharge électrique, s’était retrouvé avec le don d’entendre les femmes penser (ça fait froid dans le dos d’imaginer une chose pareille, brrr).

Déjà, niveau casting, le film ne se défend pas mal : Scarlett Johansson, Jennifer Aniston, Ben Affleck, Jennifer Connelly, et plein d’autres acteurs moins connus mais attachants (j’ai beaucoup aimé Justin Long et Ginnifer Goodwin). J’ai souri en retrouvant aussi des tas de têtes connues dans des séries : genre Audrey de Dawson (Busy Philips), ou la mère de Nathan et Peter Petrelli de Heroes (Cristine Rose), Gretchen, la soeur de Pacey dans Dawson, (Sacha Alexander), et aussi Will Tippin de Alias (Bradley Cooper).

J’aurais tendance à ranger ce petit film dans le même genre que Love actually. En peut-être moins « rose ». C’est une comédie vraiment sympa, avec quelques passages moins drôles, mais bon, c’est obligé ça… ;) on n’est pas au pays des bisounours et ce n’est pas un dessin animé (quoique avec les dessins animés d’aujourd’hui, on aurait de quoi se méfier).

La trame du film se construit autour du « pourquoi il rappelle pas? », et autres questions existentielles que les filles se posent parfois à propos des garçons. Et le film casse directement le mythe des « tu es trop bien pour lui », « il a peur », « il est sûrement en vacances » par un simple « il n’a pas envie ». Comme dans Love Actually, on suit plusieurs histoires en parallèle : le couple marié pas vraiment heureux avec Scarlett Johansson qui tourne autour du marié, le couple heureux mais pas marié et pour qui ça devient un problème, la célibataire qui cherche l’âme soeur en permanence, une autre qui cherche un copain sur internet, un type fou amoureux d’une fille qui s’intéresse pas à lui (ben oui, vu que c’est Scarlett Johansson et qu’elle est éprise du type marié, il faut suivre un peu hein).

Alors, moi personnellement, j’ai vraiment bien aimé ce film, avec toutes ces histoires qu’on suit en parallèle et qui nous font osciller entre plein de sentiments différents. Cela m’a fait plaisir de revoir tous les acteurs que j’ai cité plus haut, aussi. J’ai trouvé que les personnages étaient attachants, certains plus que d’autres (j’ai eu un peu plus de mal avec le couple marié qui va pas bien, aka Jennifer Connelly et Bradley Cooper (mais ça n’engage que moi)).

En tous cas, j’ai passé un excellent moment (le genre de film où tu arrives à oublier que tu es au cinéma). Et parmi les personnes que j’ai entraînées voir ce film avec moi, aucune n’a demandé en sortant « qui a choisi ce film encore? » d’un air pas content (comme j’avais eu le cas avec Benjamin Button et sa stupide histoire). Donc, contente.

(sorti le 22 avril 2009 en Belgique : voir la fiche sur cinénews)

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Un désordre américain

Alors, j’ai remarqué que j’aime bien expliquer ce qui me fait choisir les livres que je lis… :) Celui-ci, je n’ai pas eu d’attrait particulier pour la couverture (un couple de figurines représentant des mariés de pièce montée, sur fond de rayures rouges et d’étoiles bleues). Ce sont vraiment l’histoire et l’audace qui m’ont attirée.

Pourquoi le mot audace? J’y viens. L’auteur d’Un désordre américain, c’est Ken Kalfus. Américain, originaire de New York, même s’il n’y vit plus. Son roman raconte l’histoire d’un couple qui se déchire. Un énième divorce compliqué. Où est l’audace, me direz-vous encore, on en a lus plein des livres comme ça (ou on ne les a pas lus, par choix, c’est selon)… Eh bien, c’est que l’auteur pose l’échec matrimonial de Joyce et de Marshall en plein milieu des évènements du 11 septembre 2001, et de l’année qui suit. Et c’est la première fois que je lis ou voit quelque chose où les drames qui se sont déroulés ce jour-là servent de décor et de catalyseur de manière cynique (mais peut-être que je n’ai pas bien regardé, soit).

Joyce devait être dans l’avion détourné qui se dirigeait vers San Francisco et qui a été dévié afin de heurter le Pentagone. Elle ne s’y trouvait pas au final, car ses négociations pour un projet en cours avaient échoué et du coup, le taxi qui la conduisait à l’aéroport a fait demi-tour. Marshall travaillait dans le World Trade Center, mais était miraculeusement en retard ce jour-là, donc a réussi à sortir du bâtiment assez tôt, contrairement à beaucoup d’autres. Tous les deux auraient dû mourir. Et chacun espérait que l’autre soit mort… Et puis, grosse déception quand ils s’aperçoivent que l’autre a échappé à son destin et est toujours présent pour pourrir leur quotidien. Ouip, parce que, je ne l’ai pas précisé, mais ils vivent toujours ensemble dans un petit appartement, elle squatte le divan tandis qu’il a gardé la chambre. Et les enfants sont pris au milieu de cette tourmente. Après il y a des histoires de fric, de haine, d’engueulades, etc. Un divorce, quoi.

Ce que j’ai apprécié, c’est l’utilisation constante par l’auteur d’une base réelle, et que tout le monde connaît. Ken Kalfus brode toute son histoire autour de l’Histoire. Et ça résonne bien. On se rappelle un peu de tout ce qu’on a vu et revu à la télé. Genre, les tours, la fumée, les gens qui sautent, l’anthrax, la psychose, tout ça. Et lui, il place avec brio ses personnages au milieu de tout ça, et ça marche.

Bon, il faut quand même préciser que niveau joie de vivre, on a déjà fait beaucoup beaucoup mieux. Là, ça vole de coup bas en coup bas, c’est un couple qui se déchire sur fond de terrorisme. Les bisounours, c’est pas ici. Loin de là. Mais ce roman est super original et personnellement, il ne m’a pas lassée, je suis restée accrochée à l’histoire tout le long. En gros, je le conseille vivement.

Par contre, la fin m’a quelque peu surprise mais je n’en dirai pas plus… :p Bonne lecture !

Un désordre américain, Ken KALFUS, chez Pocket, 2006

Quand l’empereur était un dieu

Et encore un choix sur la couverture du roman, un.

Chez 10/18, elle représentait un bonsaï tout tordu, tout frêle, sur un fond plutôt terne. La photo faisait « vieux », et j’ai bien aimé. Alors j’ai lu le résumé du roman de Julie Otsuka. Et puis, je l’ai acheté, ce roman, dont j’aimais bien le titre aussi, en fait.

C’est l’histoire d’une famille de Berkeley, durant la seconde Guerre Mondiale. Une famille japonaise de Berkeley, dont le père a été déporté dans un camp. L’auteur raconte, à travers cette famille, la guerre telle qu’elle a été vécue par les Américains d’origine japonaise. Les regards dans la rue, les amis qui s’éloignent, puis la déportation.

Je ne l’ai pas lu tout récemment, alors les choses ne sont plus totalement nettes dans ma tête, mais en tous cas, le bouquin m’a fascinée. Déjà, simplement, parce que je ne savais pas qu’il y avait eu des camps de concentration pour Japonais aux Etats-Unis. Ce n’est pas le genre de chose qu’on apprend au cours d’histoire, en tous cas, pas à ceux que j’ai eus. Et rien que pour ça, j’ai trouvé ça super intéressant à lire. Qui plus est, c’était bien écrit…