The Fault in our Stars

C’est amusant la manière dont les moeurs changent. Je me souviens de ce temps pas si lointain où, avant chaque départ en vacances, je me postais devant ma bibliothèque et je passais de longues minutes à choisir avec concentration les quelques livres que j’allais emmener avec moi. Maintenant, cette question n’existe plus : j’embarque le Kindle, je vérifie (pour la forme) que j’ai un chargeur compatible quelque part dans mes affaires (vu l’autonomie de la bête, c’est rarement nécessaire mais bon, c’est toujours mieux d’anticiper), et hop. En juillet, pour la forme toujours, j’ai emmené un livre papier avec nous en Turquie, au cas où (pour la plage, le sable, tout ça). Mais je n’ai pas quitté mon Kindle.

The_Fault_in_Our_StarsTout ça pour vous parler du roman que j’ai décidé sur un coup de tête de lire pendant nos vacances aux USA : The Fault in our Stars, le gros succès de John Green. Je l’ai attaqué à la suite de ma lecture du Silkworm de Robert Galbraith (je compte bien poster un article à ce sujet bientôt également… reste juste à l’écrire :)). J’en avais entendu énormément de bien tout en réussissant à ne pas trop en apprendre sur l’histoire (et hop, petite satisfaction personnelle).

Petit spoiler les futurs lecteurs de ce roman : je crois que je n’avais plus pleuré autant sur un bouquin depuis Quand tu es parti, de Maggie O’Farrell. C’est dire (même si Quand tu es parti a été encore plus violent pour mes glandes lacrymales et ne risque pas de descendre du podium avant un moment – c’était limite traumatisant).

The Fault in our Stars (ou en VF Nos étoiles contraires) nous projette dans la vie d’une jeune fille de seize ans, Hazel Grace Lancaster. Elle est intelligente, sarcastique, drôle. Et ses poumons sont remplis de métastases liées à son cancer de la thyroïde, stade 4. Diagnostiquée à l’âge de 13 ans, elle a failli mourir avant qu’un traitement expérimental (malheureusement totalement fictif) ne stoppe l’évolution des métastases et la laisse poursuivre sa vie à l’aide d’un chariot à oxygène en permanence relié à ses narines. Hazel Grace n’est pas en rémission, elle est en stand-by. Et elle vit avec.

Ses parents, évidemment, vivent un peu moins bien la situation. Ils essaient de la pousser à socialiser, à sortir et la forcent à aller à un groupe de soutien pour adolescents cancéreux qui se tient dans une église d’Indianapolis. Elle n’en a pas envie mais bon… Quand il faut. Là-bas, elle se lie d’amitié avec un jeune garçon, Augustus Waters, presque 18 ans, venu soutenir un de ses amis proches, Isaac, atteint d’un cancer au niveau des yeux. Augustus est en rémission d’un ostéosarcome qui lui a coûté une jambe mais qui lui a laissé la vie sauve et une soif de profiter de chaque instant. Entre ces deux-là, l’entente est immédiate. Ils nouent une relation amicale (même si Augustus ne cache pas qu’il voudrait plus que cela, mais Hazel se refuse à s’engager dans toute relation amoureuse pour limiter les larmes quand elle va mourir), ils parlent bouquins (il lui fait lire des romans de zombies, elle lui fait découvrir « An Imperial Affliction », son livre culte -fictif- qui se termine au milieu d’une phrase), cinéma (V for Vendetta notamment :)), etc. Il la trouve jolie, elle le trouve parfait. Tout est OK.

"Maybe okay will be our forever" - John Green, The Fault in our Stars

« Maybe okay will be our forever » – John Green, The Fault in our Stars

Sauf que non, tout n’est pas vraiment OK. Vous vous doutez bien qu’avec une situation initiale comme celle de ce roman, pour la « happy end », on va devoir repasser. En plus, je vous ai déjà dit que j’avais pleuré, donc bon. Cela dit, ce roman, à la base destiné à un public adolescent, sonne terriblement juste. C’est peut-être d’ailleurs cela qui le rend si touchant. La relation entre Hazel et Augustus est douce, attachante, prenante, réelle, et tellement triste à la fois. Le ton du roman et surtout le ton attribué aux discours des protagonistes est également un gros point fort : les personnages sont intelligents, drôles, doux-amers.

Le roman a été rapidement adapté au cinéma, avec deux acteurs que je ne connaissais absolument pas (Shailene Woodley dans le rôle d’Hazel et Ansel Elgort dans le rôle d’Augustus). J’ai eu l’occasion de voir le film dans l’avion au retour de notre voyage aux USA. Le long métrage est fidèle au roman, peut-être trop. Je n’ai pas du tout ressenti la même émotion qui m’a submergée lors de ma lecture. Du coup, je n’aurais qu’un conseil pour ceux qui voudraient connaître l’histoire d’Hazel et d’Augustus : plongez dans le roman ! Mais n’oubliez pas de prévoir des mouchoirs. Plein.

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