Stonehenge

Vous aurez peut-être remarqué que je me fais rare par ici :-) Je suis toujours présente sur Instagram et sur Twitter mais en ce moment, j’ai nettement moins d’inspiration pour écrire des articles… J’espère que c’est juste passager. Pour ne rien arranger, les quelques romans que j’ai lus ces dernières semaines étaient plutôt basiques : distrayants mais sans plus. Rien qui ne justifie de leur dédier des lignes et des lignes, donc.

Par contre, tout récemment (courant juillet), nous avons enfin pu cocher une case de notre « to do list au Royaume-Uni » (il faudra que je fasse un article là-dessus, d’ailleurs :-))  : Stonehenge. Après l’avoir vu et revu dans les top 10 de choses à faire en Angleterre, on se sentait un peu foireux de n’y avoir pas encore mis les pieds après bientôt trois années à Londres.

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Comme nous n’avons pas de voiture sur place et que Stonehenge est à deux bonnes heures de route à l’ouest de Londres (et complètement perdu au milieu de nulle part), on a décidé d’opter pour une excursion organisée. J’avoue que j’étais assez peu motivée à l’idée de louer une voiture et de rouler dans Londres, du coup, le plan de monter dans un bus et de me laisser porter me plaisait assez bien. On a réservé via Premium Tours, pour une excursion matinale au départ de Victoria Coach Station juste pour Stonehenge. Il est possible de coupler avec d’autres villes, comme Bath ou Windsor, mais les jours ne collaient pas à notre emploi du temps (et on a déjà visité Bath). Pour un peu moins de £50 par personne, on a donc le transport en car aller-retour et le ticket d’entrée sur le site. Dans le cas où vous optez pour l’option « voiture », en plus de la location du véhicule et du carburant, il faut aussi compter le parking sur place (£5 en cash, il me semble) et le ticket (£15.5 par tête).

Après 2h30 de car (et un soy chai latte), on est enfin arrivés à Stonehenge. Première impression : c’est vraiment complètement au milieu de nulle part ! Le parking se trouve à côté du bâtiment du visitor centre, dans lequel se trouvent également un café et un magasin de souvenirs (évidemment). Pour aller jusqu’au site même, il faut prendre une navette (comprise dans le prix du billet d’entrée) pendant quelques minutes. Une fois sur place, avec l’audioguide dans les oreilles (ou mieux encore, avec vos propres écouteurs et l’appli audioguide sur votre téléphone), c’est parti pour un voyage dans le temps.

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Le cercle de pierres est vraiment impressionnant. Malheureusement, pour des raisons évidentes, il est interdit de s’en approcher et on reste donc sur un chemin qui encercle les pierres, à une bonne distance tout de même. La raison principale, en plus d’éviter les imbéciles personnes qui veulent toucher/pousser/écrire sur les pierres est de ralentir l’érosion du terrain, qui était grandement accélérée par le poids de tous les visiteurs qui piétinaient le sol autour des pierres. Rassurez-vous, cela ne ternira pas votre visite et ne vous empêchera pas de prendre des photos sympas.

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L’audioguide était très intéressant, même si au final, il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponse. En tournant autour du monument, on prend pleinement conscience de sa taille et on se demande vraiment, tout comme l’audioguide, comment des gens ont pu mettre les pierres dans cette configuration sans grues ni autres machines (le premier monument a été daté d’environ 3000 ans avant J-C). Malheureusement, pas de réponses à ces questions mais ça n’empêche en rien de profiter du site et d’admirer justement sa grandeur.

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Après un petit passage obligé par le café (les sandwiches étaient passables, rien d’exceptionnel) et par le magasin de souvenirs, on a repris le chemin du parking, on est remontés dans le bus et on a rallié Londres.

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On a vraiment beaucoup aimé cette visite, même si en dehors du cercle de pierres, il n’y pas grand chose à faire dans le coin. Cela dit, c’était vraiment impressionnant et définitivement à voir.

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Un week-end à Bath

En octobre, j’ai décidé d’emmener l’homme à Bath pour fêter son anniversaire. Je connaissais Bath de nom uniquement (je ne savais pas même le situer sur une carte, c’est dire) mais je me souvenais de certaines héroïnes de Jane Austen qui passaient du temps à Bath pour profiter de l’air et des eaux thermales. C’est avec ceci en tête, une réservation sur Booking et des tickets de train en main qu’un samedi matin, on a pris un train vers Bath depuis Paddington (durée : environ 1h30) !
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Bath c’est plein de choses : une des plus chaudes sources d’eau thermale naturelle de Grande-Bretagne, avec des bains romains magnifiques qui datent de l’Antiquité (même si les premiers à profiter de la source furent les Celtes, selon la page Wikipedia). Mais Bath, c’est surtout une petite ville adorable, des petites rues trop jolies où tout peut se faire à pied.

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C’est aussi un magnifique pont (le Pulteney bridge, datant du 18ème siècle) qui passe au-dessus de la rivière Avon. Dessus sont installés des restos, des pubs, des boutiques, des maisons, ça rappelle un peu le style du Ponte Vecchio de Florence, en version plus nordique.

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On a commencé notre visite par les Roman Bath, LA grosse attraction touristique de la ville. Le temple a été construit par les Romains vers l’an 60 après J.C.,  après l’invasion de ceux-ci en Angleterre. On peut visiter diverses pièces, le grand bain, admirer de belles trouvailles archéologiques (notamment une tête de statue magnifique) et profiter de la très belle vue sur l’abbaye. L’entrée (avec audioguide inclus) est de £15 par personne (£15.50 en juillet-août) mais on a trouvé que cela valait vraiment la peine !

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On a pu aussi admirer la superbe façade de la Bath Abbey (datant du VIIIème siècle) et ses anges qui grimpent le long des échelles.

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Par la suite, on a (enfin, j’ai) flâné amoureusement dans la boutique du musée de Jane Austen Centre (malheureusement on n’a pas visité le musée en tant que tel par manque de temps, une fois encore). Le petit magasin est plein d’objets qui parleront à des fans de l’oeuvre de l’écrivain : des tote bags avec des citations ou des marques d’affection envers Darcy, des services à thé, des tasses avec (encore) des citations tirées des romans de l’auteur, des dizaines d’éditions différentes des romans, de la version illustrée pour enfant à la version grand luxe, des biographies, etc.
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On a aussi traîné du côté du Circus et puis du Royal Crescent. Les deux étaient très jolis à regarder mais étaient frustrants à photographier avec mon 24-105. Parfois, le grand angle me manque un peu. Mais le mode panoramique de l’iPhone a permis de sauver les meubles, en tous cas pour le Royal Crescent.

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On a vu un monsieur imiter une statue, il faisait ça très  bien. Mention particulière pour ses cheveux ! On a aussi trouvé, au détour d’une rue, un magasin vendant de jolies sculptures en bois adorables, Timber Treasures (évidemment j’ai craqué et on a ramené un petit champignon tout mignon). Puis on est repartis, ravis, vers la gare.

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Côté pratique, on a passé une nuit au Gainsborough Hôtel & Spa, absolument magique ! Il y a un spa avec piscine d’eau thermale, hammam, sauna, accessible selon certaines heures pour les clients de l’hôtel. Le reste du temps, on ne peut y accéder que si on a réservé un soin. A noter qu’on a eu un souci avec notre chambre et qu’on nous a immédiatement proposé de passer à une suite junior. On a accepté volontiers.

On a mangé dans les trois principaux spots végétariens de la ville (l’homme est végétarien depuis un peu plus de six mois et est ravi de son choix, par conséquent, comme c’est souvent lui qui cuisine, ma consommation de viande a baissé également). On a donc testé : Acorn Vegetarian Kitchen, Green Rocket Café et Chapel Arts Café. Les trois étaient très bien, très originaux et savoureux, Acorn Vegetarian Kitchen était peut-être plus recherché côté menu mais Green Rocket était très chouette aussi, avec une ambiance très sympa. Chapel Arts Café était quant à lui idéal pour un lunch rapide et agréable.

Verdict : on a adoré Bath, c’est une ville qui a l’air douce à vivre…

Oxford

Cela fait plus d’un an que nous vivons en Angleterre et je dois avouer que j’ai un peu honte : on est vraiment peu sorti de la capitale ! Nous étions allés à Brighton il y a un an. Et en novembre, on a profité d’un petit week-end pour s’échapper à Oxford, au nord-ouest de Londres. Mais rassurez-vous, on a prévu de se rattraper un peu cette année et de visiter notamment Cambridge, Stonehenge, l’Ecosse (si on arrive à caler ça dans notre planning), Bath, l’île de Wight, Jersey et/ou Guernsey, etc. Bon, tout ça reste très flou encore, mais bon. C’est sur notre liste de choses à faire ! On y croit !

Oxford donc ! Une des plus célèbres villes universitaires au monde (n’ayons pas peur des mots). On s’y est rendu en car depuis la gare de Victoria, un samedi matin. En une grosse heure, on était à Oxford.

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Christchurch

Christchurch

On a attaqué la ville par Christchurch, un des plus célèbres colleges. Puis on a flâné, on s’est imprégnés de l’ambiance. On a visité également la Bodleian Library (même si certaines zones étaient fermées au public) et le Magdalen College.

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Bodleian Library

Divinity School, dans la Bodleian Library

Certains lieux ont été utilisés lors de tournages, notamment pour les films de la série Harry Potter (ci-dessus, la Divinity School, une salle que les fans reconnaîtront comme l’infirmerie des deux premiers épisodes des aventures du sorcier :-)).

Radcliffe Camera

Radcliffe Camera

Hertford Bridge, popularly known as the Bridge of Sighs

Hertford Bridge, aussi connu comme le « Bridge of Sighs »

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Magdalen College

Magdalen College

The Girl on the Train

Paula Hawkins - The Girl on the TrainTout récemment, après l’avoir vu dans des tas de librairies, je me suis lancée dans la lecture de The Girl on the Train, de Paula Hawkins.

Etrangement, ce roman tombe à point : pour mon nouveau job, je prends le train depuis Londres chaque matin et chaque soir : j’ai rejoint les « commuters » anglais. Et l’intrigue de The Girl on the Train surfe là-dessus. Et pas qu’un peu. Pour tout dire, ces « commuters » (on dirait navetteurs en Belgique) sont même remerciés à la fin du roman pour avoir inspiré l’auteur.

Rachel est une épave. Avant, elle était heureuse, mariée à Tom, un homme exceptionnel. Ils vivaient dans une jolie maison qui donnait sur le chemin de fer. Elle adorait regarder les trains passer… Puis, ça a commencé à dégénérer : elle n’arrivait pas à tomber enceinte et le vivait extrêmement mal. Peu à peu, elle a sombré dans l’alcool, l’agressivité, la dépression. Suite à cela, Tom s’est éloigné et a eu une aventure avec Anna. Depuis, il l’a épousée et ils ont eu ensemble une petite fille, Evie. A chaque fois qu’elle les aperçoit, Rachel a le coeur qui se déchire. Parce que de son côté, elle a touché le fond : alcoolique, sans travail, elle prend le train chaque jour jusque Londres puis rentre chez elle le soir après avoir flâné, erré sans vrai but toute la journée. Tout ça pour faire penser à Cathy, sa colocataire/propriétaire, qu’elle a toujours un job. En vrai, elle s’est fait licencier plusieurs mois avant. Un repas avec un client qui a mal tourné. Elle était saoule, encore.

A chaque voyage en train, elle repasse derrière sa rue. Derrière sa maison. Elle peut y voir Anna. Elle s’est également attachée à une maison voisine : celle d’un couple qu’elle a surnommé Jess et Jason. Un matin, après une soirée où elle a encore traîné dans ce quartier, pour parler à Tom, malgré une interdiction de la police de s’approcher de chez eux (Anna a peur de Rachel à proximité de sa fille et a déjà déposé plainte suite à un incident), elle se réveille dans le passage souterrain de la gare. Blessée à la tête, la gueule de bois, ensanglantée, mais en bon état. Elle n’arrive pas à se souvenir de ce qui s’est passé la veille. Elle se rappelle avoir bu dans le train, avoir trébuché en sortant de la gare, avoir été aidée par un homme roux. Mais c’est tout. En lisant le journal, quelques jours après, elle se fige. Une photo de Jess la dévisage : la jeune femme a disparu depuis ce soir-là, celui dont elle ne se souvient pas. Rachel est certaine que quelque chose d’utile se cache dans sa mémoire mais est incapable de mettre le doigt dessus. Elle essaie de se rapprocher de la police, du mari de Jess (dont le vrai nom est Megan)… Mais elle est considérée comme un témoin peu fiable en raison de son addiction à l’alcool.

Très addictif, ce roman était vraiment une chouette lecture. Le lecteur voit la situation depuis les points de vue respectifs de Rachel, Anna et Megan, le tout à des moments différents du passé et du présent. Le fait que Rachel ait des soucis d’alcoolisme et essaie tant bien que mal de s’en sortir (avec une volonté fluctuante, le gin tonic gagne parfois le duel) fait que sa partie du récit est parfois plus floue. C’est également ce narrateur peu fiable qui rend le roman intéressant, qui nous permet d’avancer en tâtonnant. Je vous recommande ce roman, une chouette découverte (comme quoi les listes de best-sellers sont parfois peuplés de bouquins sympas :-)). Dernière petite note : ce roman a été pas mal comparé à Gone Girl (Les Apparences), de Gillian Flynn, ainsi qu’au style de S.J. Watson, pour les rebondissements de l’intrigue. Personnellement, je l’ai nettement préféré à Gone Girl, que j’avais trouvé extrêmement froid. Pour la version française, il faudra attendre mai 2015 pour une parution chez Sonatine.