Red Oaks

Après Netflix, Amazon se lance également dans la production de ses propres séries. J’ai eu envie de découvrir une de leurs réalisations : Red Oaks, une comédie formée de 10 épisodes d’une vingtaine de minutes qui ont été mis en ligne sur Amazon Video en octobre 2015. Une seconde saison est déjà en production et devrait arriver courant 2016 (pas plus de précisions pour le moment du côté d’Amazon).

510FZ4ba9zL._SX940_Eté 1985, Red Oaks, New Jersey. Pas trop loin de New York City. David Meyers a un job d’été dans le prestigieux Red Oaks Country Club. Il y donne des cours de tennis. Il est entre sa sophomore et sa junior year à l’universite de New York (NYU). (Pour rappel, 1ère année : Freshmen, 2ème année : Sophomore, 3ème année : Junior et 4ème année : Senior). David est à l’heure du choix : il est censé choisir son orientation principale (« major ») cette année. Mais il ne sait pas trop ce qu’il veut faire plus tard. Il est intéressé par le cinéma mais son père le pousse à suivre ses traces et à devenir comptable. Cet été, il se concentre sur son job, ses copains, sa petite amie Karen (prof d’aérobic dans le Country Club, avec qui il sort depuis le lycée). Il donne des leçons de tennis au directeur du club. Et est super intrigué par Skye, la fille de celui-ci.

red oaks - David et Karen

On plonge entièrement dans l’ambiance années 80 : les Nike, les vêtements, les voitures, les canettes de bière, les walkmans, la musique, les coiffures improbables (et la laque), tout y est. David (Craig Roberts) est un jeune de 20 ans parfaitement normal, issu d’une famille juive middle class normale. Le père est interprété par Richard King, qu’on a vu souvent mais on ne sait plus trop où, et la mère par Jennifer Grey (La folle journée de Ferris Bueller et Dirty Dancing). On voit David se chercher durant cet été 1985, à plusieurs niveaux. On suit aussi assidûment les aventures de son ami Wheeler, voiturier un peu maladroit qui ne sait pas nager et qui tombe amoureux de la jolie Misty, maître-nageur. On accroche au microcosme du Country Club, on a l’impression que tous les jeunes se retrouvent à y bosser durant l’été, que ce lieu devient le centre du monde social pendant les vacances.

Devin-Yalkin Red-Oaks

Cette série a vraiment été une chouette découverte. Les critiques étaient excellentes, ce qui a fait que j’ai eu un peu peur d’avoir des attentes trop élevées et d’être déçue mais non. Je me suis attachée aux mimiques « perplexe » de David, à Wheeler, etc. L’intrigue en tant que telle n’est pas vitale : on n’essaie pas de sauver le monde, on ne nous donne pas une ligne rouge à suivre, un suspense de fou. Non. On suit simplement l’été de David, les hésitations, les erreurs, les bons moments, jusqu’à la fin de la saison, quand tout le monde reprend sa vie normale jusqu’à l’année prochaine. L’ambiance est excellente, chaque épisode vous fait passer un  bon moment et vous rappelle une époque où internet n’existait pas :) Pour une hyper-connectée comme moi, c’est reposant (d’ailleurs, un jour, si j’ai le courage, je ferai bien une petite cure de déconnexion, cela me ferait le plus grand bien).

En tous cas, j’ai hâte de découvrir la saison 2. Si vous voulez un petit avant-goût de la série, je vous invite à jeter un oeil au trailer ci-dessous. Bon visionnage !

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Eleanor & Park

eleanor-park-bookOmaha, Nebraska, 1986. Une rencontre inattendue entre Park, un adolescent d’origine asiatique, et Eleanor, une nouvelle élève du lycée, un peu gauche, ronde et avec une chevelure rousse impressionnante qu’elle déteste. L’un est accepté socialement, l’autre est un peu la paria de l’école : celle que les filles populaires harcèlent, etc. Le hasard (et la gentillesse de Park) les a réunis au départ : elle n’avait pas de place dans le bus, il l’a laissée s’asseoir à côté de lui. Ensuite, les comics : après s’être aperçu qu’elle lisait par dessus son épaule, il a commencé à lui prêter ses bandes dessinées. Puis il l’a invitée à manger chez lui, et ils se sont rapprochés.

La trame de base d’Eleanor & Park, roman pour ados de Rainbow Rowell, ressemble à plein de films ou séries US. Sauf qu’ici, Eleanor vient d’une famille brisée. Son beau-père la déteste, on ne sait pas trop pourquoi. Elle a vécu chez des amis pendant plusieurs mois, après que son beau-père l’ait fichue dehors… A présent, elle est revenue vivre avec lui, sa mère et ses frères et soeurs. Elle fait tout pour éviter ce type, mais la maison est petite… Park a du mal à comprendre la situation : il vient d’un foyer aimant tout ce qu’il y a de plus normal.

J’en avais lu du bien, énormément de bien de ce roman. Que c’était mieux que The fault in our stars (que j’ai adoré), que cette plongée dans les années 80 était géniale (en vrai, c’était chouette de retrouver des walkmans, des cassettes, etc. mais ce n’était pas non plus renversant). J’ai été plutôt déçue, ça manquait de magie, d’évasion. L’histoire d’amour était plate, j’ai l’impression que l’auteure a survolé les choses, tant du côté de la love story Park/Eleanor que du côté plus sombre de la famille de l’adolescente. Petite déception donc. Comme je ne suis pas bornée, je tenterai bientôt un autre roman de Rainbow Rowell, FanGirl.