L’annulaire

Je vous ai déjà dit que j’aimais beaucoup la littérature japonaise? J’avais commencé par Kitchen, de Banana Yoshimoto. Une vraie révélation. J’avais ensuite lu d’autres romans de cet auteur, mais ils étaient à chaque fois moins bien. J’ai ensuite tenté Shûsaku Endô, Yukio Mushima. Mais ce n’était encore pas pareil.

Puis, j’ai craqué sur La formule préférée du professeur, de Yoko Ogawa. Du coup, j’ai retenté cet auteur, notamment avec Parfum de Glace (que j’ai oublié dans un avion, et que je vais reprendre ces jours-ci). Entre-temps, j’ai lu L’annulaire.

Il s’agit d’un roman très court, une petite centaine de pages, qui se lit rapidement et dont l’univers vous happe. Une jeune femme, ouvrière dans une usine de limonade, quitte son travail suite à un accident et devient secrétaire dans un laboratoire de spécimens. Elle a perdu un petit morceau de son annulaire dans une cuve pleine de limonade et, traumatisée, a quitté son précédent emploi. Un seul homme s’occupe de créer les spécimens, à la demande des clients. Cela peut aller de petits champignons à des os d’oiseaux. Les clients viennent et déposent leur bien au laboratoire, qui en crée alors un spécimen. La jeune fille a une relation étrange avec le maître des lieux. Une fascination, renforcée encore par la paire de chaussures que lui offre l’homme et leurs rencontres dans la salle de bain.

L’annulaire est un livre indescriptible, avec une atmosphère particulière. J’ai adoré. Le lecteur se retrouve baladé dans l’histoire, à essayer de comprendre ce qu’est réellement un spécimen, la relation naissante entre les deux principaux personnages, l’ambiance. Ce roman est étrange et c’est ce qui fait tout son charme.

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