En résumé #9

Alors, revoici un petit article « fourre-tout ». Prochainement, par ici, je vous parlerai vacances (même si c’est la rentrée), bouquins toujours, séries bientôt (je suis plongée dans Six Feet Under et puis, il n’y a plus que quelques jours (parfois semaines) avant les grands retours de la rentrée et les petites nouvelles ont déjà commencé à arriver…). Mais aujourd’hui, le sujet, c’est le cinéma !

Friends with Benefits

Depuis que j’ai vu jouer Justin Timberlake dans The Social Network, j’ai oublié l’image du blondinet bouclé et péroxydé de son boys band (N’Sync si mes souvenirs sont bons). Mila Kunis, quant à elle, n’a pas ce genre de casserole à traîner : je l’ai découverte dans Black Swan, où elle était très bien, même si face à une sublime Natalie Portman au sommet de son art, la jeune actrice était finalement peu visible (je l’avais également vue dans Forgetting Sarah Marshall, mais c’est grâce à la fiche IMDB de l’actrice que je m’en rends compte). Bref ! Ce film n’est pas sans me faire penser à un autre sorti récemment, No Strings Attached (traduit « Sex Friends » en français, cherchez l’erreur, comme d’habitude), avec Natalie Portman et Ashton Kutcher (M. Demi Moore et le nouveau héros de la série Two and Half a man en remplacement de Charlie Sheen). L’histoire : deux personnes de sexes opposés qui deviennent amies et puis, pouf, tout dérape mais bien sûr, sans aucun sentiment. Bien sûr. Vous savez, les films dont on voit arriver la fin gros comme une maison? :) Alors, personnellement, dans ce duel, j’ai préféré No strings attached, mais c’est un avis.

Bridesmaids

J’ai lu énormément de bien à propos de ce film (Mes Meilleures Amies, en français dans le texte), j’en attendais donc certainement un peu trop. Je l’ai trouvé pas mal mais pas non plus si exceptionnel que ça. Je l’ai déjà oublié, d’ailleurs… L’histoire : Lilian va se marier ! Ivre de bonheur, la jeune femme demande à Annie, son amie d’enfance célibataire depuis peu, d’être sa demoiselle d’honneur. Un peu aigrie par ce que la vie vient de lui envoyer à la tête (son fiancé l’a trompée avec la pâtissière qui devait réaliser la pièce montée), Annie accepte et se retrouve à organiser les festivités de l’enterrement de vie de jeune fille et autres avec Helen, la nouvelle amie de Lilian, qui est légèrement irritante. Evidemment, comme on peut s’y attendre, c’est explosif ! Ce film est plutôt drôle et sympa, mais bon, il est loin d’être nominé pour le titre envié de film de l’année.

Super 8

Mon cher et tendre a fortement rapproché ce film d’une autre oeuvre de Spielberg, le célèbre E.T. Moi je ne suis pas d’accord, il y a des points communs, ok, mais pour moi ces films sont très très différents (même si je ne vais pas justifier afin de ne pas spoiler ce film). J’ai beaucoup aimé Super 8, bébé de Steven Spielberg et de J.J. Abrams, le papa de Lost ! Des adolescents sortent en douce un soir pour aller tourner des scènes pour leur film de zombies près d’une gare. Ce soir-là, ils seront témoins d’une spectaculaire collision entre un train de marchandises et une camionnette. Mais pas n’importe quelles marchandises… Verdict : jolies images, bonne histoire (avec une petite histoire d’amour adolescente comme je les aime), rythme bien soutenu et musique sympa, casting réussi (avec notamment la jeune Elle Fanning, la petite soeur de Dakota). Que demander de plus ? Alors, ce n’est toujours pas le film de l’année (et pour moi, ce n’est pas Black Swan non plus, dont je ne vous ai pas parlé sur ce blog pour la simple raison que j’en attendais beaucoup et qu’au final, ce film ne m’a pas terrassée), mais Super 8 était un divertissement sympa, bien ficelé, dont on sort content, tout simplement.

Hanna

Voici un film difficile à définir. Je m’attendais à être déçue, ce qui fait que le long métrage est plutôt bien passé. Hanna est une adolescente à la vie très particulière : elle habite dans le grand froid, seule avec son père (sa mère est morte) qui l’entraîne au combat depuis sa plus tendre enfance. Un jour, Hanna décide qu’elle est prête à « les » affronter. Son père s’en va de son côté tandis qu’elle rallume un appareil qui envoie un signal… Que la CIA (personnifiée surtout par la talentueuse Cate Blanchett) capte. Pourquoi cette enfance, pourquoi la CIA, pourquoi ce plan si complexe pour retrouver son père? Hanna est un film d’action mais également un film sur la recherche de soi. Hanna doit s’adapter à un environnement qu’elle ne connaît pas, à des gens qu’elle rencontre sur sa route et qui seront ses premiers « amis ». Film sympa également, sans plus.

Never let me go

Ce film était particulier pour moi : j’ai lu le roman de Kazuo Ishiguro il y a plus d’un an (cf mon article de l’époque), qui m’avait beaucoup touchée et révoltée tout à la fois. J’ai aimé le film, son ambiance particulière, douce, sa musique magnifique, ses acteurs parfaits (Keira Knightley, bien sûr, mais surtout Carey Mulligan, vue dans An Education, et absolument parfaite dans le rôle de Kathy H.). Le seul reproche que je ferais à ce film magnifique, c’est peut-être, contrairement au roman, de nous donner les clés trop rapidement. J’ai le souvenir qu’au fil des pages du roman, je me demandais, je cherchais à comprendre la particularité de ces enfants, de cet internat, mais que je n’avais eu de véritable confirmation de mes doutes qu’après un moment… Ce qui n’est pas le cas dans le film, qui nous dévoile les choses trop vite. Du livre, j’avais même dit avoir été « Charmée par la délicatesse avec laquelle le voile se déchire et nous laisse entrevoir le coeur de l’histoire ». Ce qui ne s’applique malheureusement pas au film…

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Les objets perdus du Norfolk

Après ma relecture hivernale des sept tomes de mon bienaimé Harry Potter, après l’achat compulsif de quelques livres (encore ;) : « l’attrappe-cœur » de Salinger ou « le goût des pépins de pomme » de Katharina Hagena), je me suis lancée dans une autre de mes nouvelles acquisitions, absente également de la liste de lecture 2010, Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro (en VO, « Never let me go », car l’auteur, d’origine japonaise, vit au Royaume-Uni depuis son enfance et écrit dans la langue de Shakespeare, même s’il évoque parfois ses racines (mais pas dans ce livre)).

Fresque d’anticipation, sous des couverts très conventionnels, ce roman m’a vraiment touchée, alors que franchement, au début, je n’aurais pas parié là-dessus. De fait, les débuts sont très lisses. Un internat quelque part dans la campagne, en Angleterre. Des enfants, parmi lesquels la narratrice, Kathy H., qui nous en parle au passé. Car Kathy H. est aujourd’hui accompagnatrice, et ce, depuis huit ans. Ce qui est apparemment long. Accompagnatrice de quoi, de qui, on ne sait pas. Et on ne comprendra cela que bien plus tard. Kathy H. nous parle des gardiens, de l’école, de ses amis les plus proches, Ruth et Tommy, de Madame Géraldine, de la mystérieuse « Madame », qui emporte leurs dessins et autres oeuvres enfantines pour les mettre dans sa « Galerie ». Elle nous explique les choses telles qu’elle a pu les vivre : on en sait autant sur cette vie que ce qu’elle savait étant plus jeune. On a les mêmes informations que la Kathy H. enfant et adolescente. La Kathy H. adulte ne nous révélera ses secrets que plus tard.

Sous la forme d’un monde déjà vu mille fois, l’internat anglais où les enfants sont encadrés d’enseignants et d’autres adultes responsables loin de leurs parents, Auprès de moi toujours sort tout doucement des sentiers battus, et nous emporte loin, bien loin de ce que l’on pouvait imaginer au départ. J’ai personnellement été charmée par la douceur de ce roman, par sa légèreté pour un sujet au final si pesant. Charmée par les multiples facettes des personnages. Charmée par la délicatesse avec laquelle le voile se déchire et nous laisse entrevoir le coeur de l’histoire.

A lire. Et bientôt aussi à voir, vu qu’apparemment, Mark Romanek va transposer le roman d’Ishiguro au grand écran, avec pour le rôle de Kathy H. rien de moins que Keira Knightley. Charlotte Rampling serait également à l’affiche. Mais bon, à priori, vous avez bien le temps de lire le bouquin avant que le film n’arrive sur les écrans !

NB : Le titre vient d’une petite anecdote du livre. Lors d’un cours de géographie, une des enseignantes qualifie un jour le Norfolk de coin perdu, ce qui fait penser à notre narratrice que le Norfolk est un endroit d’Angleterre où sont déposés tous les objets perdus du pays, et que tout ce qu’elle a pu perdre depuis son enfance se trouve dans le Norfolk.