Dernières lectures

Après une petite semaine de vacances en Corse, me revoici pour vous parler de mes récentes découvertes. J’ai en effet lu dernièrement la bande dessinée de Margaux Motin, J’aurais adoré être ethnologue. J’ai énormément tardé en le lisant plus d’un an après sa sortie. Mais c’était pour la bonne cause : j’ai dévoré ce livre un soir de fatigue et de moral en berne, et ça m’a vraiment fait du bien. C’est très frais, très drôle, très « nous ». Je pensais, ne connaissant pas le travail de la demoiselle, me retrouver en face d’une « Pénélope Bagieu – like ». Et puis, non. Oui, le trait est féminin, oui, les planches sont souvent uniques ou très courtes. Mais le ton est différent, la vision du monde aussi. Pénélope Bagieu cultive un certain cynisme (qui lui va à ravir), alors que Margaux Motin tournoie entre enfants, futilités, mode, choses de la vie mais avec un humour plutôt rose. Personnellement, j’ai beaucoup aimé. Moins que Pénélope Bagieu, mais tout est une question d’identification, je pense. Si comme moi, vous avez tardé à découvrir Margaux Motin, il est temps de foncer ! Et son blog est ici.

Dans un tout autre registre, j’ai enfin pris le temps de lire Le goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena. Ce livre, qui a fait un carton en Allemagne, m’a tout de suite inspirée via son titre et via sa couverture (éditions Anne Carrière). J’ai aimé l’histoire d’Iris, de ses trois tantes, de sa grand-mère, de sa cousine Rose-Marie. J’ai adoré cette histoire de campagne allemande, dans laquelle les pommiers et leurs fruits ont un rôle permanent. J’ai senti le parfum de pommes de la vieille maison, l’odeur de la peinture pour repeindre la cabane du jardin, entendu le bruissement des vieilles robes de bal dans les armoires, le craquement des marches du vieil escalier. Ce roman est une succession de sensations, on s’y croirait. C’était un univers doux dans lequel la narratrice replonge en même temps que le lecteur, et dans lequel elle est surprise de se sentir bien. Comme dans l’eau du lac, si sombre. Très bonne surprise, ce roman est très frais et reposant. Un voyage dans le passé. Très doux, comme le goût de certaines pommes. Et il y a même une histoire d’amour :) Je vous le conseille !

En dehors de ça, la Corse, c’est très joli. J’ai été totalement bluffée par les falaises de Bonifacio. Par contre mon fidèle appareil photo compact depuis trois ans, mon cher Canon Ixus 75, a nettement moins apprécié le paysage puisqu’il s’est écrasé le nez (ou l’objectif) contre un rocher, sur une jolie plage. Du coup, il fonctionne nettement moins bien, même si j’ai quand même réussi à prendre des photos sans zoom et sans protection de l’objectif durant le reste des vacances (Canon, c’est bien).

Je retourne à mon bouquin, The Graveyard Book de Neil Gaiman, l’auteur de Coraline. Je vous en parle dès que je l’ai terminé !

Cadavre Exquis

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, c’est une bande dessinée qui sera la star de mon article. Techniquement, j’adore la BD. Mais pas toutes, loin loin de là. Pour vous situer, le Dieu de la bédé, à mes yeux, c’est Jean Van Hamme. Waw. Thorgal et Largo Winch sont les BD qui ont bercé mon adolescence (et la suite). Dany aussi (pour son Histoire sans Héros et 20 ans après, ou Lost avant l’heure), Hermann un peu, tout ça. Et Astérix, avant ça. Et Spirou et Fantasio aussi, avant. Mais avec Van Hamme, je suis devenue plus exigeante, niveau scénario, dessins, ambiance, tout ça.

A côté de cela, je suis une grande adepte de la demoiselle Pénélope Bagieu, dont je suis assidûment les aventures. Rien à dire, cette fille a une justesse qui fait que même si ce n’était pas forcément le genre de dessin qui me parlaient, je suis tombée sous le charme de son crayon (ou de sa tablette plutôt).

Du coup, quand j’ai vu qu’elle avait sorti une BD sous un format différent (à savoir une histoire suivie de 128 pages) de son blog (un dessin, une histoire) ou de son autre bande-dessinée, Joséphine, ma curiosité a été directement éveillée. J’ai quand même résisté une dizaine de jours, et puis hop, vendredi soir, à la sortie du boulot, j’ai filé dans une librairie m’acheter le livre. Déjà, tout bête, mais j’aime beaucoup le format, plus petit qu’une bd classique.

Cadavre Exquis, c’est l’histoire de Zoé, une jeune Parisienne qui a, disons le franchement, une vie de merde : job d’hôtesse qu’elle déteste, un mec qui est l’antonyme des termes sexy, charismatique, classe, etc. Un jour, au détour d’un rideau, son regard croise celui de Thomas Rocher, un écrivain à succès, qui vit plutôt bizarrement. La demoiselle va tout doucement s’intégrer à la vie de l’écrivain égocentrique. Quand soudain.

Je ne vous raconte pas la suite, mais c’est pour votre bien !

Pétillante de fraîcheur, cette bd surprend ! Pénélope Bagieu attaque un nouveau registre, et elle le maîtrise à merveille. Des rebondissements, des rires et son trait toujours aussi juste. J’ai adoré cette bédé que j’ai lue d’une seule traite ! A lire !