Faute de preuves

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de roman d’Harlan Coben. Comme tout le monde (enfin je pense :)), j’ai eu ma phase de lecture intensive de cet auteur. J’ai commencé par Ne le dis à personne, sorti en 2001 aux USA et en 2003 pour la version poche en français (chez Pocket) (et adapté par la suite au cinéma par Guillaume Canet). Bref, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie non plus (enfin, un peu quand même mais bon) mais pour vous parler de Faute de preuves.

9782266221320Alors, cette fois, pas de Myron Bolitar au casting : c’est un roman « hors série », comme le dit si joliment (ou pas) la page Wikipédia de l’auteur. L’histoire : d’une part, nous avons Wendy Tines, une journaliste de télévision dont la spécialité est de piéger en direct des prédateurs sexuels. Sa nouvelle cible : Dan Mercer, un type apparemment plutôt sympathique, divorcé, un peu isolé mais qui s’investit énormément dans son travail d’éducateur auprès d’adolescents. Wendy a décidé de le faire tomber pour pédophilie après avoir obtenu des informations d’une jeune fille. D’autre part, on a la disparition inquiétante d’une jeune fille de 17 ans, bien sous tous rapports : excellents résultats scolaires, populaire, sérieuse, capitaine de l’équipe de lacrosse. Bref, la fille parfaite. Après plusieurs mois de recherches, on finit par retrouver son iPhone dans une chambre de motel au nom de Dan…

Encore une fois, Coben tisse sa toile comme une araignée. Efficace, sa construction est prenante et très rythmée. Le lecteur ne sait que penser : Dan était-il le pédophile qu’on dépeint, qui se cachait sous des dehors de mec bien… Ou alors tout cela est une mise en scène, et si oui, orchestrée par qui et pourquoi ? Wendy va devoir remonter dans le passé pour trouver des réponses, à ses risques et périls.

Alors, comme tous les Coben ou presque, celui-ci ne sort pas du lot, ne laisse pas un souvenir impérissable mais il fait son job : nous tenir en haleine, nous faire passer un bon moment et nous passionner pour cette enquête, cette disparition. Je n’ai pas forcément été fan des explications finales mais bon, il faut de tout pour faire un monde.

Pour la petite histoire, j’ai acheté ce bouquin à Barcelone, de désespoir. Au cas où vous ne me suivez pas sur Twitter ou Facebook, on nous a volé la totalité de nos bagages lors de notre arrivée à Barcelone pour un court séjour… On a posé nos valises dans notre appart de location, on a filé manger un Whopper au Burger King et puis en rentrant, on a trouvé la porte ouverte et les bagages disparus. Très très sympa pour débuter un séjour du bon pied. J’avais embarqué Le secret de Jasper Jones mais je n’avais lu que quelques pages dans l’avion… Depuis, il a donc fait son grand come-back sur ma whishlist Amazon :p Et donc, en lieu et place de ce roman, j’ai pioché ce thriller à la Fnac de la Plaça de Catalunya (en même temps qu’un nouveau chargeur pour nos iPhones). Voilà :) A très vite pour la suite de notre voyage aux USA (dont j’ai enfin réalisé l’album via le site Photobox et il est juste superbe :)).

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