The Sound of Broken Glass

Dans la série Gemma James/Duncan Kincaid, voici le dernier paru à ce jour (en VO car je crois qu’il n’est pas encore sorti en VF). Dans The Sound of Broken Glass, Deborah Crombie se concentre cette fois sur le quartier de Crystal Palace, prestigieux à une époque et plutôt pauvre aujourd’hui.

Sound of Broken GlassUn avocat d’une soixantaine d’années est retrouvé mort étranglé dans la chambre d’un hôtel minable à quelques pas de chez lui. Gemma James, qui a été promue, est affectée à cette enquête avec sa collègue et amie Melody Talbot. Le soir du drame, la victime avait eu une altercation avec un guitariste dans un pub du quartier. C’est à peu près les seules pistes dont dispose la police. L’avocat était marié mais son épouse est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis semble-t-il de longues années, ce qu’il compensait par des histoires d’un soir rencontrées au pub et ramenées à l’hôtel. Les policières ne savent pas vraiment dans quelle direction chercher… Elles creusent du côté du pub, des caméras de surveillance, du guitariste (Melody s’investit même personnellement avec ce garçon, Andy, jusqu’à lui fournir un alibi en béton pour le second meurtre – car il y a un second meurtre, bien évidemment). Un deuxième cadavre est retrouvé dans des circonstances similaires : avocat lui aussi, la trentaine, étranglé également. En cherchant un lien entre les deux affaires, Gemma et Melody s’aperçoivent rapidement que ce qui lie les deux victimes mais aussi Andy, c’est le quartier de Crystal Palace. Et ce qui s’y est produit des années auparavant, lorsqu’Andy était enfant, commençait à jouer de la guitare et discutait avec sa voisine, un professeur de français du nom de Nadine.

Duncan Kincaid, quant à lui, est en congé parental pour s’occuper de la petite Charlotte, dont la première expérience scolaire a été un désastre, en attendant de trouver une solution durable. On s’attache surtout à cet élément pour le couple Kincaid/James. Ce roman se concentre, comme le précédent, encore beaucoup sur les personnages secondaires de Melody Talbot et Doug Cullen (qui est coincé chez lui après s’être foulé la cheville en tombant d’une échelle), leur relation ainsi que l’histoire naissante entre Melody et Andy, le guitariste.

Très sympa mais je pense qu’en enchaîner trois de suite ainsi (Necessary as Blood, No Mark upon Her et celui-ci) n’était pas ma meilleure idée. Mon intérêt s’est un peu essoufflé sur le long terme… Je pense que Deborah Crombie, tout comme de nombreux autres auteurs, a une trame qui revient dans ses romans. Et quand on les enchaîne un peu trop vite, on ne voit plus que ça… Je m’en souviendrai pour la prochaine fois !

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No Mark Upon Her

Je suis encore dans ma phase thriller (ça fait un bon moment à présent, ça commence à devenir inquiétant… :p) et plus précisément, pour l’instant, je me consacre (entre autres) à rattraper mon retard dans les romans de Deborah Crombie (cf. Necessary as blood). J’ai du coup enchaîné avec No Mark Upon Her (en VF Mort sur la Tamise).

10330150Cet épisode est consacré à l’aviron, sport qui est pratiqué sur la Tamise par plusieurs groupes, notamment des clubs universitaires ou scolaires (Eton). La victime est Becca Meredith, une femme flic, gradée, ex-championne d’aviron qui envisageait de prendre un congé de longue durée pour se préparer aux jeux olympiques. Elle est retrouvée noyée, sous son bateau, un Filippi. La jeune femme excellait à ce sport et n’aurait jamais pu avoir ce genre d’accident…

Compte tenu du grade de la victime, le Superintendant Duncan Kincaid est envoyé sur les lieux du drame, au retour de sa cérémonie de mariage et à la veille du début de son congé parental (il doit à son tour s’occuper à temps plein de la petite Charlotte, adoptée dans Necessary as Blood, afin de permettre à Gemma de reprendre le boulot). Assez rapidement, Duncan s’aperçoit que la victime avait confié avoir été victime d’un viol par un autre policier haut placé mais que l’affaire avait été étouffée. Sa hiérarchie lui conseille fortement de ne pas fouiller dans ce sens mais de conclure à un accident ou de s’orienter vers l’ex-mari de la victime, Freddy, qui a déclaré la disparition et qui est le bénéficiaire de l’héritage de Becca. Autant vous dire que tout cela n’est pas au goût du Superintendant…

Cette enquête est comme à son habitude parfaitement construite et menée. Je l’ai personnellement préférée à l’opus précédent, qui ne m’avait que moyennement plu. J’ai apprécié cette plongée dans le monde de l’aviron, que je ne connaissais absolument pas. De plus, les personnages secondaires, détectives attachés à Kincaid et à Gemma, à savoir Doug et Melody, sont beaucoup plus creusés qu’à l’habitude et deviennent des éléments attachants de l’histoire. Bref, encore une jolie réussite pour Deborah Crombie !

PS : Je suis déjà plongée dans le prochain, The Sound of Broken Glass :)

Necessary as blood

Depuis que nous avons emménagé à Londres, j’ai encore plus envie de découvrir la ville via des romans qui s’y déroulent. J’ai donc décidé de regarder du côté de Deborah Crombie, auteure de polar que je suis depuis longtemps, pour voir si elle n’avait rien sorti de nouveau mettant en scène ses flics fétiches Duncan Kincaid et Gemma James. Tadam, bien m’en a pris car c’est trois romans que j’avais de retard. Dans l’ordre : Necessary as blood (la loi du sang en VF), No mark upon her (que je lis actuellement, Mort sur la Tamise en VF) et The sound of broken glass. Cela m’en fait de la lecture (sur mon Kindle Paperwhite adoré :)).

necessary-as-bloodMais parlons de La loi du sang, que j’ai terminé il y a quelques jours. On retrouve Gemma et Kincaid, égaux à eux-mêmes. Elle est toujours détective inspecteur à la Metropolitan Police de Notting Hill (autant dire qu’elle est plutôt dans un chouette quartier) et lui est superintendent à Scotland Yard. Tim, l’ex-mari d’Hazel, l’amie de Gemma, appelle cette dernière à l’aide lorsque Naz, un ami avec qui il avait rendez-vous ne vient pas et qu’il est injoignable. Plus inquiétant, l’homme, qui est avocat dans l’East End, du côté de Brick Lane, a une petite fille de bientôt trois ans qu’il n’aurait jamais laissée seule si longtemps… Le corps sans vie de l’homme est retrouvé le lendemain dans un parc. La famille vivait dans une jolie maison d’East End, mais avait connu un autre drame récent : l’épouse de Naz, Sandra Gilles, une artiste, a disparu plusieurs mois auparavant sans laisser de trace. Elle avait laissé sa petite Charlotte à un ami sur le Flower Market le temps d’une course rapide. Elle n’est jamais revenue récupérer sa fille…

Ce n’est pas mon roman préféré de Deborah Crombie, même s’il restait sympa malgré tout. L’histoire était bien trop concentré sur Gemma, c’était un peu redondant, même si j’aime beaucoup le personnage. L’intrigue était bien ficelée, comme toujours, et l’aspect personnel de la vie des deux flics était également agréable à lire (Gemma a demandé à Kincaid de l’épouser dans le tome précédent). A lire pour les fidèles de la série, sinon on peut franchement s’en passer, même si l’enquête est intéressante et la petite Charlotte attachante.

A noter que le prochain roman de l’auteur (To Dwell in Darkness) sera disponible en VO fin mars 2014.

Les larmes de diamant

En rédigeant mon article sur les lectures sous le plaid avec un chocolat chaud (ou thé ou tisane, je ne suis pas sectaire), je vous ai parlé de l’auteur Deborah Crombie. En allant chercher un lien à mettre dans le post, j’ai découvert sur Amazon (merci Amazon) qu’elle avait sorti un nouveau roman en poche. Ni une ni deux, hop hop, dans mon panier et deux jours plus tard, dans ma boîte aux lettres. Je l’ai dévoré ! J’adore son ton, sa manière de raconter ses histoires, ses intrigues, ses personnages. Bref, je vous spoile la fin de l’article mais je vous le conseille très très fort !

9782253167143Nous retrouvons les flics Duncan Kincaid et sa chère et tendre Gemma James, toujours pas mariés mais habitant désormais ensemble une jolie maison qu’ils louent à Notting Hill avec leurs enfants respectifs : Kit et Toby. Erika Rosenthal est une amie de Gemma, une vieille dame tranquille, Juive d’origine allemande et docteur en histoire. Par hasard, elle retrouve dans le catalogue d’une salle de ventes une broche réalisée par son père et offerte par celui-ci lorsqu’avec son époux David, elle a fuit l’Allemagne nazie. Quelques années plus tard, David a été victime d’un meurtre non élucidé, son corps fut retrouvé dans un jardin public londonien. Très perturbée par cette découverte de ce bien qu’elle croyait perdu depuis plus de cinquante ans, elle appelle aussitôt Gemma. Celle-ci mène sa petite enquête, totalement officieuse, en allant à la rencontre d’une employée de la salle des ventes, Harrowby’s, pour l’interroger sur la broche Art Déco réalisée par le père d’Erika. La nuit même, la jeune fille, Kristin, meurt écrasée par une voiture… Et l’enquête de Gemma devient celle de Duncan Kincaid et de son équipe.

Pour son douzième roman, Deborah Crombie a encore réalisé un petit bijou ! Cette fois, on suit deux enquêtes en parallèle : celle d’aujourd’hui, concernant la broche et la mort de Kristin Cahill, et celle concernant la mort de David Rosenthal, l’époux d’Erika, menée par Gavin Hoxley. Le rythme, l’intrigue, les dialogues, l’alchimie entre Gemma et Duncan, l’enquête et leur vie de couple londonien, cette plongée dans l’histoire : tout est excellent. J’aime me plonger dans les romans de Mme Crombie, et j’ai hâte de pouvoir découvrir les prochains ! Je vous les conseille (et évitez de suivre mon exemple : lisez-les dans l’ordre :)). Bonne lecture !

Lectures sous le plaid avec un chocolat chaud

On arrive tout doucement en décembre (je dis tout doucement mais je n’ai pas vraiment vu les derniers mois passer), la pluie, la grisaille, le froid, les journées plus courtes, etc. La télé commence à nous ressortir ses marronniers : on va, comme chaque année, revoir « Maman j’ai raté l’avion », « Love Actually » (<3) et autres films de Noël. Les films qui sentent bon les fêtes, le sapin, tout ça. Mais du côté des bouquins, on a quoi à se mettre sous la dent en cette saison ? J’ai envie de vous citer quelques-uns de mes favoris pour se rouler en boule sous le plaid et lire à côté de la fenêtre (avec un temps pitoyable dehors), un chocolat chaud/thé/tisane à portée de main, une bougie allumée (à ce propos, j’ai craqué, sur les conseils de Victoria du blog Mango and Salt, pour des bougies Yankee Candles : Beach Wood et Clean Cotton – je vous en reparlerai :)) dans le coin.

Photo : Jake Bouma (Flickr)

Tout d’abord, mon livre préféré : Orgueil et Préjugés de Jane Austen. J’adore ce livre, pour un milliard de raisons que je ne citerai pas. Mais le ton, la manière dont l’auteur dépeint son époque, l’humour qu’elle emploie, le charisme des différents personnages, tout ça rend ce roman unique et parfait. Et d’autant plus parfait que le temps anglais, la pluie, le froid ambiant contribuent à nous faire nous sentir bien dans notre petit plaid. Et puis, le thé, les bals et le reste, ça a une magie absolument merveilleuse.

Ensuite, la saga Harry Potter ! C’est la série parfaite à relire en hiver (ou à revoir :)) : elle s’accorde tellement bien au froid et à la neige. Rien que d’imaginer la grande salle illuminée, ou alors le Noël d’Harry dans la famille de Ron, c’est idéal pour la saison !

Puis, je mettrais les bons vieux classiques policiers. Un Agatha Christie ou quelque chose de plus moderne aussi. Toujours un moment de détente, où on est à fond dans le bouquin et où on se sent bien d’être au chaud sous son plaid. Le chuchoteur est une valeur sûre (mais vous l’avez certainement déjà lu :)). Ou les romans de Deborah Crombie (comme Une eau froide comme la pierre).

Et vous, vous me conseillez quoi comme lecture pour cette période de l’année ? Ou comme film ?

Une eau froide comme la pierre

Déborah Crombie est un écrivain américain qui écrit des romans policiers dont je suis particulièrement friande (d’ailleurs, je les ai tous lus). Aussi, lorsque j’ai vu son nouveau roman disponible en poche, ni une ni deux, j’ai foncé (même si j’avais décidé de ne plus acheter de bouquin tant que ma PAL ne s’était pas réduite – et de ce côté, c’est plutôt mal barré).

Une eau froide comme la pierre met en scène nos deux policiers préférés, les personnages que je suis depuis le premier roman de madame Crombie que j’ai lu (à savoir, Une affaire très personnelle, qui n’était pas le premier de la série) : Duncan Kincaid et Gemma James, tous les deux super flics anglais, londoniens de surcroît. Cette année, pour Noël, c’est la première fois que la petite famille réunifiée du couple passe les fêtes de fin d’année ensemble, chez les parents de Kincaid. Tout est un peu compliqué, entre les enfants, la récente fausse-couche de Gemma, etc. En plus, le couple de Juliet, la soeur de Duncan, prend complètement l’eau. Et cela se ressent sur l’ambiance. Mais bon, qui parle de roman policier parle également d’intrigue : durant les travaux de restauration d’une ancienne laiterie, Juliet découvre le cadavre d’un bébé dans un mur. Et de là démarre toute l’enquête, qui sinue sur les canaux du patelin anglais d’où est originaire Kincaid.

Encore une fois, Déborah Crombie ne m’a pas déçue. J’aime son style, ses personnages, son équilibre entre l’histoire suivie des héros principaux et l’intrigue policière. J’ai aimé l’ambiance enneigée, les canaux, les bateliers, tout cela.  De plus, les enfants des personnages évoluent également : Kit, le fils de Duncan, arrive à l’adolescence et prend dès lors de plus en plus de place dans l’histoire. Bon roman, intrigue intéressante

Si cela vous tente, la plupart de ses romans sont parus chez Le Livre de Poche. Et il y en a déjà onze à rattraper !