Italie #2 : Trieste!

Voici la suite de nos aventures italiennes de cet été… Ce qui me permet de saupoudrer d’un peu de soleil le gris ambiant de ce début d’automne. Nous n’avons, comme pour Venise, passé qu’une seule journée à Trieste. Bon, directement, soyons réaliste, Trieste et Venise, c’est très loin d’être le même niveau. Mais Trieste avait l’avantage d’être reposante, contrairement à Venise qui grouille de touristes dans tous les coins. Cette ville du Friuli est le long de la mer, mais il n’y avait pas vraiment de plage à proprement parler (du moins, qu’on ait vu). Située à proximité de la Slovénie et à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Venise, elle se visite aisément en une journée.

Nous avons commencé notre visite par le Château de Miramare, construit par l’archiduc Maximilien de Habsbourg-Lorena, frère de l’empereur François Joseph (ça me rappelle mes cours d’histoire, de parler de la famille Habsbourg). Construite au 18ème siècle, la demeure, perchée sur une falaise, face à la mer, se détache telle de la dentelle blanche sur le ciel bleu. Magnifique. En arrivant via le Viale Miramare, à partir de la gare (d’où je vous conseille de prendre un bus : nous avons tenté à pied mais ce n’est pas gérable, c’est beaucoup trop éloigné : le parc et le château de Miramare sont trop externes à la ville que pour les atteindre à pattes). Le parc est superbe, le château est resplendissant, et cela valait totalement la promenade à pied et en bus !

Après cela, nous avons jeté un oeil à la cathédrale de San Giusto, très belle et simple. Nous avons ensuite atteint la Piazza dell’Unità d’Italia, grande place avec l’Hôtel de Ville et autres bâtiments officiels, qui s’ouvre sur la mer. Un peu plus loin, on peut découvrir le Grand Canal de Trieste, qui passe sous la route qui longe la mer pour s’avancer dans les terres, et s’arrête devant l’Eglise San Antonio. Le canal, connu aussi sous le nom de Canal Ponterosso, est rempli de petits bateaux, parqués tels des voitures le long de ses berges. Cela vaut vraiment la peine d’être vu! Sur le pont qui surplombre le canal et longe la mer, il y a encore une petite chose terriblement typique : des cadenas, par centaines, qui forment des chaînes qui s’enroulent autour des lampadaires de la rue. Des cadenas gravés, taggués de « déclarations d’amour ». Je n’ai pas le souvenir d’en avoir jamais vu auparavant (mais on m’a rapporté pouvoir en trouver à Florence également).

Encore une fois, nous avons dû faire court dans cette ville, et je le regrette, mais elle était pleine de charmes! Je vous la recommande si vous passez dans le coin.

Italie #1 : Venezia!

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, la fréquence des posts sur le blog a un rien baissé la semaine dernière… J’étais en Italie, et je n’avais pu programmer qu’un seul billet au lieu des deux habituels avant d’abandonner mon pc et mon blog durant une semaine.

Je ne compte pas vous raconter mes vacances par le menu, mais vous raconter l’une ou l’autre anecdote et vous préciser peut-être les choses à voir dans les deux villes dans lesquelles nous avons à chaque fois passé une journée : Venise, et Trieste, deux très belles villes du Nord de l’Italie.

Ce premier volet sera consacré à Venezia! Est-il encore nécessaire de présenter la ville aux gondoles? :) Nous y sommes arrivés en train, le matin, en prévoyant de visiter la ville au maximum. Déjà, l’arrivée en train est spectaculaire, vu que l’on doit passer sur le pont qui relie Mestre à Venise, et qui est vraiment long. On traverse la mer ainsi, avant d’arriver à la station Venezia – S. Lucia, qui nous plonge directement dans l’ambiance dès qu’on en franchit les portes. On tombe alors nez à nez avec les canaux, les ponts, etc. Après quelques heures de balade, on s’y habitue, mais la première vision de Venise est toujours magique. Personnellement, j’ai la chance de connaître un peu la ville, vu que j’ai des racines dans le Nord de l’Italie, mais la magie est toujours là.

Cette fois, Venise était au-dessus de 35 degrés. Avec un soleil de plomb. Et la foule habituelle de touristes, qui ne décroît jamais vraiment. La chaleur était plutôt écrasante… On a donc fait une journée visite version light, en se contentant de flâner en ne manquant bien évidemment pas la Piazza San Marco (et la visite de son Campanile) et le Rialto. Le midi, on était du côté de San Marco justement. Le coin infesté de touristes, et donc peuplé de restaurants chers et pas forcément bons (au contraire). Du coup, on a bien analysé les cartes à l’extérieur, afin de ne pas trop se faire avoir (pas trop car on sait toujours qu’on se fera quand même avoir d’une manière ou l’autre, autant minimiser les choses, donc). Nous avons trouvé un restaurant-pizzéria, pas très loin de la place, qui au milieu de ses plats comme l’ossobucco ou autre, proposait un menu à 13 euros, comprenant une pizza et une boisson soft. Ni une ni deux, on a foncé. Une gentille serveuse nous a installés en terrasse, à l’ombre. Nickel. Quand soudain… Elle est repassée pour prendre les commandes, et je lui ai alors indiqué que nous allons opter pour des menus à 13 euros. Ce à quoi la gentille dame m’a répondu « intérieur », en italien. Très explicite. Donc, je lui ai répondu, gentiment et  toujours en italien, que je n’ai pas compris. Elle, pas bête, me sort alors « inside ». Toujours aussi clair. Après quelques minutes encore, vu que la dame avait apparemment du mal à s’exprimer (même si elle sait dire « intérieur » dans plusieurs langues – elle ira loin, cette femme), nous comprenons enfin qu’elle essaie de nous dire qu’en prenant un menu à 13 euros, on perd le droit de manger en terrasse. Et après on s’étonne que je n’aie pas compris… Je n’avais jamais entendu une chose pareille. Dans le genre… Enfin bref, comme nous sommes des gens gentils (et que le couvert et le service étaient compris dans les 13 euros), on se déplace à l’intérieur, et nos plats arrivent. Pas mauvais, sans plus. On nous débarrasse en un temps record, et l’addition arrive d’elle-même, sans même qu’on l’ait demandée : pas de proposition de café, de dessert, rien. Je crois qu’on est très loin de ressembler à des clients rentables… Rien à dire. Mais à ce stade, c’est quand même exagéré.

Après ce repas lourd en émotions, on a choisi de monter en haut du Campanile de la place San Marco (en ascenceur), d’où on avait une vue superbe. Puis, écrasés par la chaleur, on a de nouveau un peu flâné, avant de découvrir un petit parc, derrière la Piazza San Marco. Petit parc où nos esprits et nos jambes fatigués ont été ravis de s’installer sur un banc, Ravissement accentué par la sieste d’une bonne heure qui s’en est suivie. Très chouette petit parc. D’ailleurs, c’était apparemment un avis partagé par les autres personnes qui s’y reposaient également.

Par la suite, on est repassés par la Piazza San Marco, que l’on a un peu contournée, et on a aussi eu une jolie vue sur l’Eglise Santa Maria della Salute, que je veux voir mieux la prochaine fois (mais on doit obligatoirement prendre un bateau pour s’y rendre). Et puis on a tout bonnement oublié le pont des Soupirs. Pour l’année prochaine aussi. Puis hop, on a pris un vaporetto pour faire le trajet de la Piazza San Marco jusqu’à la gare, pour le retour au bercail (à la mer donc… Bibione, plus précisément).

Petite photo supplémentaire, provenant de mon « vrai » compte Flickr.