Career of Evil

Robert Galbraith, aka J.K. Rowling, a encore frappé ! J’ai attaqué la bête (Career of Evil) quelques jours seulement après sa sortie en anglais le 20 octobre 2015. Le temps de terminer Perfect People, de Peter James (dont je vais vous parler bientôt), et c’était parti ! Rien à dire sur le ton de l’auteur : la transition a été franche, nette. Le style de Robert Galbraith est beaucoup plus fluide et agréable que celui de Peter James (en tous cas en VO). Le troisième tome des aventures du détective privé Cormoran Strike et de sa secrétaire/apprentie Robin Ellacott a été dévoré par mes soins, comme à chaque fois.

Career of evilDepuis les deux dernières enquêtes réalisées par notre détective privé (The Cuckoo’s Calling et The Silkworm), sa salle d’attente est plutôt bien occupée. Robin et lui ont des dossiers relativement classiques : suivre une strip-teaseuse que son petit ami soupçonne de le tromper, s’infiltrer dans des bureaux pour suivre des enquêtes administratives assez banales, etc. Rien de bien croustillant. Robin doit épouser Matthew dans quelques mois, suite au report de la cérémonie après le décès de la mère de celui-ci (cela ne change rien au fait que le lecteur a, comme dans les premiers volumes, cette envie perpétuelle et sournoise d’en coller une au-dit Matthew, qui ne donne vraiment pas envie d’être connu). Strike, de son côté, sort avec Elin, une journaliste radio plutôt riche et en instance de divorce. La routine quoi. Jusqu’au matin où Robin réceptionne un colis en arrivant au boulot. Elle s’attend à recevoir des appareils photos jetables pour son mariage. Certainement pas une jambe. Pourtant c’est ce qu’elle trouve dans le colis qui lui est directement adressé : le membre inférieur d’une jeune femme. Les flics sont sur le coup, les journalistes aussi. Ils essaient d’identifier qui aurait pu envoyer ce macabre colis, qui est la victime (selon le légiste, la jambe a été sectionnée peu après la mort de sa « propriétaire »). Strike a une petite idée, son coeur balance entre plusieurs personnes qui ne l’aiment pas vraiment. Mais pourquoi adresser la jambe à Robin ? Et qui est ce type bizarre qui a livré le colis et qui semble suivre la jeune femme ?

Comme d’habitude, le rythme est excellent. J’ai beaucoup plus apprécié ce troisième opus par rapport au deuxième qui m’avait rendue mal à l’aise. L’enquête m’a tenue en haleine tout au long du roman, les personnages deviennent de plus en plus attachants et intéressants au fil des « épisodes » de cette série.

Vivement la suite ! J’espère que Robert « J.K. Rowling » Galbraith va garder le rythme d’un roman par an et qu’on peut se préparer psychologiquement pour une suite à la rentrée 2016. Si vous l’avez lu, j’imagine que vous comprenez parfaitement mon impatience !

Par contre, en lisant la saga du petit sorcier, je n’imaginais pas que J.K. Rowling avait un côté si sombre. Je pense qu’elle essaie de se détacher de son image liée à Harry Potter et de se réinventer, je sais aussi qu’elle avait créé les personnages infâmes du professeur Ombrage, de Bellatrix Lestrange et de Voldemort mais… quand même. Cela surprend !

Publicités

The Silkworm

J’ai fini ce roman il y a quelques semaines, je comptais vous en parler et puis la vie a pris le dessus et pouf, je n’ai pas eu le temps de me poser sur le clavier pour rédiger ce post. Je dois vous dire que lorsque j’ai refermé The Silkworm, j’étais mitigée. J’en attendais mieux, sans aucun doute. Ce n’étais pas mal mais très franchement, rien d’exceptionnel. Si le monde ignorait que derrière Robert Galbraith se cache la talentueuse J.K. Rowling, ce roman ne ferait pas beaucoup parler de lui (en même temps ce n’est pas comme s’il squattait les têtes de gondoles, si ? :)). Bref, là, avec les semaines qui se sont écoulées, je dois avouer que ça n’a pas vraiment arrangé les affaires de Cormoran Strike et de sa secrétaire Robin Ellacott… J’avais même totalement zappé que j’avais lu ce roman, c’est dire.

thesilkwormDonc, comme vous l’aurez compris, on retrouve dans ce second opus les personnages introduits dans The Cuckoo’s calling, à savoir le détective privé Cormoran Strike et sa secrétaire apprentie détective, Robin. Je dois dire que ces deux personnages et leurs caractères sont un peu les seuls points positifs du roman qui me restent en tête. L’intrigue policière était plutôt banale et surtout, plus grave, pas passionnante. Très objectivement, j’étais plus intéressée par les histoires de coeur de Cormoran et les disputes conjugales de Robin que par l’enquête en elle-même. En quelques mots, malgré tout : un auteur obscur, Owen Quine, est porté disparu, son épouse demande à Strike de le retrouver car même s’il a l’habitude de passer sous le radar quelques jours, là elle trouve que ça fait long. Et elle a besoin de lui pour s’occuper de leur fille handicapée. Sans vraiment savoir pourquoi, Strike accepte de se charger de l’affaire, alors qu’il n’est pas du tout certain d’être payé un jour (l’épouse n’a pas accès à l’argent et elle lui a dit que c’est l’agent littéraire de son mari qui paierait, sans plus de garantie).

L’écrivain travaillait sur un nouveau livre, Bombyx Mori (ver à soie en latin, d’où le titre du roman), censé être un chef-d’oeuvre mais en vérité un ramassis d’obscénités sur son entourage : sa femme, sa maîtresse, ses anciens amis, son agent, son éditeur, etc. Le roman, non publié, a malencontreusement été transmis à différentes maisons d’édition sur une erreur d’Elizabeth Tassel, l’agent de Quine… Les rumeurs et partages ont fait le reste : tout Londres parle de ce « torchon ». Après quelques jours, Cormoran, au cours de l’enquête, fait la macabre découverte du cadavre de l’auteur, qui semble avoir été tué de la même manière que meurt le personnage de son roman. La mise en abîme est inquiétante. Et compte tenu de tout le venin contenu dans Bombyx Mori, les prétendants au titre de meurtrier sont nombreux.

Strike et Robin vont donc enquêter sur cette affaire, convaincus (contrairement à la police) que l’épouse n’y est pour rien. En parallèle, Robin et son fiancé organisent leur mariage, l’ex de Strike se marie, il essaie de n’en avoir rien à faire (mais est relativement peu doué).

Très honnêtement, j’ai été déçue. The Cuckoo’s calling était vraiment excellent, une belle surprise qui tenait le lecteur en haleine, tout ça. Ici l’enquête m’a très rapidement désintéressée (si on considère qu’elle m’a intéressée au départ, ce qui n’est même pas certain). Les personnages secondaires étaient sans relief, malheureusement. En espérant que l’auteur arrive à renverser cela pour nous filer une troisième aventure (s’il y en a une de prévue bien entendu) qui ressemble plus à la première qu’à la deuxième… :p

Pour info, ce roman sortira en VF le 15 octobre 2014 sous le titre du Ver à soie. Et Victoria est beaucoup plus positive que moi à son sujet.

The Cuckoo’s Calling

Bon, j’avoue, je n’ai lu The Cuckoo’s calling que parce que je savais que sous le pseudonyme de Robert Galbraith se cachait J.K. Rowling, la maman du célébrissime sorcier à lunettes, Harry Potter. Pourtant, j’étais sans le moindre remords passée à côté de son roman précédent, The Casual Vacancy (ou Une place à prendre pour la VF), qui ne m’avait pas attirée plus que cela.

CuckoosCallingCoverIci, J.K. Rowling a voulu repartir sur une page vierge au niveau littéraire et s’affranchir également de l’attente des fans d’Harry Potter. Elle a donc opté pour le pseudo de Robert Galbraith pour sortir le premier (eh oui, il y en a un second tome qui est déjà terminé et qui paraîtra l’an prochain) volume des aventures de Cormoran Strike, détective privé londonien et de sa secrétaire en intérim, Robin.

Strike est un détective privé en perdition : son business ne va pas bien, il vient de rompre avec sa chère et tendre Charlotte après des années de relation chaotique, il se retrouve à dormir dans son bureau sur un lit de camp, il est revenu de la guerre en Afghanistan avec énormément d’amertume et une jambe en moins. Sauf qu’en ce lundi matin, sa nouvelle secrétaire intérimaire, Robin Ellacott, fraîchement fiancée, arrive dans son bureau. Cormoran la reçoit froidement, se maudissant d’avoir oublié de clôturer le contrat avec la boîte d’intérim et se disant que cette secrétaire, qui ne lui plaît pas plus que ça, va lui coûter un bras et qu’il ne peut vraiment pas se permettre ce luxe en ce moment. Malgré tout, il accepte qu’elle travaille pour lui, juste une semaine.

Ce matin-là se présente également à son bureau un couple étrangement assorti : une jeune avocat, John Bristow, accompagné de la secrétaire de son cabinet (qui est aussi accessoirement sa petite amie). Le jeune Bristow demande à Cormoran d’enquêter sur le suicide (présumé) de sa jeune soeur adoptive, le mannequin archi-connu Lula Landry, tombée du balcon de son appartement de luxe un soir de décembre pour s’écraser sur le sol enneigé. Cormoran ne croit pas vraiment à un meurtre mais accepte malgré tout de prendre l’affaire (au tarif double). Il va donc se lancer dans l’analyse des derniers jours de Lula, sa vie, ses sentiments, ses amis, ses relations, son copain, absolument tout. Il va remonter le fil de tous les évènements pour mettre en lumière la vérité, avec l’aide précieuse de sa jeune intérimaire, qui va se révéler beaucoup plus douée pour les enquêtes que ce qu’il avait initialement jugé…

Franchement, superbe découverte. J’ai hâte de retrouver le duo Cormoran/Robin, qui fonctionne super bien ! L’intrigue de la mort de Lula était également bien ficelée (je comprends qu’on ait trouvé que ce roman soit « trop bien construit pour être un premier roman », ce qui était à la base annoncé). Franchement, sans accrocher plus que ça au monde de paillettes dans lequel la jeune femme de 23 ans évoluait, j’ai été agréablement surprise d’être happée à ce point dans l’histoire. Le charisme de cette équipe de choc et le ton de l’écriture sont deux gros points forts de ce roman. A lire rapidement :) J’ai adoré ! Et pourtant, ce mois d’octobre m’est sorti par les yeux (#CrappiestOctoberEver) pour plein de raisons, ce roman a donc réussi un tour de force en me changeant les idées et en m’entraînant dans son univers. La grande classe !

Plus d’infos sur ce roman, le pseudonyme etc. sur http://www.robert-galbraith.com/ :) Pour information, il sort en français chez Grasset demain, le 6 novembre 2013 ! Foncez !

Harry Potter, c’est fini

Ce vendredi soir, nous avons enfin vu le tout dernier volet d’Harry Potter au cinéma, Harry Potter and the Deathly Hallows, Part 2

Le film était génial, intense, bien fait… Pour une fois, la 3D ne m’a pas dérangée, l’histoire était tellement prenante que je n’avais pas le temps de me demander si les effets étaient bien réalisés (et avec le recul, ils étaient réussis même si, comme la plupart du temps, non nécessaires à mon goût).

Dans cette salle comble, séance de 19h35 de vendredi soir au Pathé Bellecour, en VO sous-titrée, je me sentais faire partie de quelque chose, d’une passion commune. Quand les premières images du film sont apparues, la salle a retenu son souffle… J’ai entendu le soulagement quand sont apparus à l’écran les mots « 19 years later ». Et moi aussi j’étais soulagée, mais presque triste, mélancolique… Parce que c’est la fin d’une ère.

Je me souviens de ma découverte du héros à la cicatrice et aux lunettes rondes : en deuxième année de médecine, je me suis dit « il faudrait quand même que je découvre ces bouquins, avec le succès qu’ils ont, ça doit valoir la peine ». Je me souviens des réflexions, des regards amusés de mes amis quand je sortais mon roman dans l’amphi (ou l’auditoire, dirons certains), surtout quand ils voyait la petite phrase « à partir de 11 ans ». Dès les premières pages de Harry Potter à l’école des sorciers, j’ai été complètement accro au héros de J.K. Rowling. J’ai dévoré les quatre tomes disponibles à l’époque et attaqué le cinquième dès que je l’ai trouvé. Les deux derniers, je les ai lus en anglais, ça allait plus vite ! Une vraie drogue, ce sorcier ! Pour une fois, j’ai même compris les fans qui allaient attendre devant les librairies pour acheter le Graal à minuit le jour de la sortie (même si je n’en faisais pas partie). La qualité des bouquins n’a cessé d’augmenter (avec le nombre de pages :)) pour finir sur un 7ème tome à couper le souffle…

Je me souviens également des films, toujours moins bien que les livres mais quand même, qu’on allait voir dès leur sortie… Les acteurs (Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint) ont grandi avec leurs personnages, ce qui est rend encore plus puissante la saga au cinéma.

J.K. Rowling a créé un mythe, un monde merveilleux, complexe, empli de recoins, de légendes, d’histoire. Au lieu de faire comme d’autres auteurs jeunesse qui font une série de livres destinés à des lecteurs d’un âge fixe, où le héros ne vieillit pas, la maman de Harry Potter a fait évoluer ses personnages avec ses lecteurs, ils ont grandi, rencontré des problèmes de plus en plus compliqués, etc. A mes yeux, la saga d’Harry Potter est une oeuvre littéraire. J’ai hâte de pouvoir posséder l’intégrale des films (dans un super coffret en forme de château?), et encore plus hâte de faire découvrir les aventures d’Harry à mes neveux et à mes futurs enfants…

Et même si J.K. Rowling a dit qu’elle n’écrirait que 7 tomes à l’histoire de Harry, j’ai l’espoir qu’un jour, elle nous raconte la vie de James et de Lily Potter… On peut rêver :p En attendant, on pourra découvrir ce que nous prépare l’auteur avec le site Pottermore qui ouvre en octobre…