La physique des catastrophes

Il y a quelque temps, j’étais à la Fnac, je voulais acheter L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery, enfin paru en poche, dont on avait tant parlé partout, me disant : « il faut certainement le lire, ne fusse que pour savoir de quoi on parle ». Je flânais quand même dans les rayons nouveautés après avoir trouvé mon butin. C’est mon rayon préféré, avec ses tables pleines de romans tout frais, tout beaux, j’adore cette atmosphère, où je suis attirée par toutes ces couvertures, ces titres, etc. "La physique des catastrophes", Marisha Pessl, chez FolioMon regard est accroché par une couleur, une image, puis un titre. La physique des catastrophes, de Marisha Pessl. Jamais entendu parler, mais le roman de plus de 800 pages m’inspire déjà. La quatrième de couverture de l’édition poche, chez Folio, m’intrigue, parlant tour à tour de roman d’apprentissage et de thriller, de jeu, de critique de société. D’un roman noir, drôle, poignant, étourdissant de verve. Diable, que de compliments. J’étais toujours aussi intriguée. Intérieurement, je refais une liste non exhaustive de mes livres « en attente », qui sont plutôt nombreux… Mais le coup de coeur est irrépressible, et donc, La physique des catastrophes nous accompagne à la caisse, L’élégance du hérisson et moi. Après avoir tenté de continuer les fameuses Vagues, que je ne présenterai plus, j’ai renoncé à V. Woolf dans un tgv, pour attaquer ma brique bleue et rose. Et à partir de là, je ne suis plus ressortie de ce roman jusqu’il y a quelques minutes (quand je l’ai terminé). Alors, tout d’abord, je suis d’accord avec la quatrième de couverture. Marisha Pessl est une conteuse-née, comme ils disent. Le roman est fascinant, passionnant, étonnant, intéressant, drôle, instructif. Et bien plus encore. Je manque d’adjectifs. Ce roman nous raconte l’histoire de Bleue Van Meer, fille d’un professeur d’université qui la traîne de ville en ville au fil des différents postes qu’il occupe dans diverses écoles. La mère de Bleue, passionnée de papillons, est morte lorsque sa fille était enfant, dans un accident de voiture. La jeune fille, âgée de seize ans au moment du récit, a une relation fusionnelle avec son père et ils partagent une passion pour la littérature, la poésie, les beaux mots, la politique (surtout lui, qui est docteur en sciences politiques). Au fil de leur road-trip, ils finissent par s’installer dans la ville de Stockton, en Caroline du Nord, pour la dernière année de lycée de Bleue. C’est là qu’elle va commencer à interagir réellement avec d’autres personnes que son père. Qu’elle va fréquenter le Sang Bleu, cette bande de jeunes qui se prennent pour on ne sait qui. Qu’elle va rencontrer Hannah Schneider, professeur de cinéma, dont la mort brutale est le fil conducteur premier du roman. Qu’elle va tomber amoureuse, aussi. Qu’elle va tomber de haut. Mais bon, on n’a pas trop peur, on sait de par le début du roman qu’elle ira quand même à Harvard après, malgré tout. Ouf. Le Sang Bleu et Hannah Schneider, toute une histoire. Le Sang Bleu, c’est cette bande de cinq jeunes, Jade, Leulah, Nigel, Milton et Charles, qui sont particulièrement proches du professeur de cinéma de St-Gallway. Bleue est introduite dans ce groupe par Hannah Schneider, mais va avoir plus que du mal à s’y intégrer. Cependant, ces fréquentations la projetteront dans le monde réel de la jeunesse américaine, entre soirées et beuveries. Un soir, la bande s’invite sans y être priée à une soirée costumée organisée par leur professeur, soirée au cours de laquelle un invité se noie dans la piscine. Et à partir de là, tout s’emballe. La physique des catastrophes, c’est aussi plein d’humour, d’ironie, et de sarcasme sur la société américaine et les jeunes qu’elle façonne. C’est aussi le regard critique d’une jeune fille très intelligente sur son environnement et sur son père, qu’elle vénère mais qu’elle remet tout doucement en question, notamment pour le choix de ses relations amoureuses (avec les « Sauterelles », terme qu’elle emploie pour désigner les femmes inintéressantes avec qui il a l’habitude de sortir), ou sur la manière dont elle gère sa vie (à présent qu’elle en a une). La découpe du roman est très originale, chaque chapitre portant le nom d’un chef-d’oeuvre de la littérature (selon la base d’un schéma de table des matières intitulée « lectures obligatoires »). Le tout est entrecoupé de citations diverses, de références de tout acabit, et même d’illustrations, ou plutôt, de « supports visuels », comme les appelle Bleue. Et la fin est renversante. Honnêtement, vous l’aurez compris, je vous conseille vraiment de lire ce roman. Au cours de ces 816 pages, je ne me suis pas ennuyée une seconde. La dernière centaine de pages a pour moi un ton différent, une atmosphère plus lourde, mais qui ne change en rien l’ardeur à laquelle on dévore les pages, que du contraire. Le dénouement, dont je ne vous dirai rien, est renversant, tant on a l’impression de voir un puzzle se faire tout seul sous nos yeux. Bref, un coup de foudre total, à lire absolument! NB : Avec tout ça, je n’ai toujours pas ouvert L’élégance du hérisson… :)

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En résumé #2

Je réitère l’expérience d’il y a quelques semaines. Un billet générique où je résume un peu, comme son nom l’indique.

Uzès Alors, je reviens d’une semaine à Uzès, dans le Languedoc-Roussillon, pas très loin de la Provence. Très joli village, très dépaysant pour moi, qui regorge de ruelles, de vieilles maisons, de petites places, une jolie fontaine… Vraiment très joli. On a visité Pont du Gard un peu les alentours, notamment le pont du Gard, et le petit village de Saint-Quentin-La-Pöterie, qui comme son nom l’indique, regorge d’ateliers de potiers et héberge une boucherie qui a une vitrine bizarre… Devanture d'une boucherie à Saint-Quentin-La-Poterie. On a également fait une petite percée jusqu’à Avignon, avec son palais des papes, son fameux pont (Bénézet) Pont Bénézet - Avignon, et l’ambiance du festival qui touchait à sa fin. Une semaine très reposante et revitalisante. Ma grosse frustration est de ne pas avoir vu de champ de lavande. Mais je remets ça à l’année prochaine (j’ai vraiment très envie de prendre des photos de ces champs, niveau couleur, ça semble renversant)!

J’ai retenté Virginia Woolf et ses Vagues, je n’accroche pas mieux, mais je le terminerai un jour. Juré! Il me faudra cependant beaucoup plus de temps que pour un livre normal, je pense. Ce n’est vraiment pas idéal pour lire quelques pages dans le métro en allant au boulot. Du coup, lassée de ses élucubrations sans fin, j’ai entamé un des livres de ma pile « à lire » : La Physique des Catastrophes, de Marisha Pessl, chez Folio, et je suis plus que convaincue. Je ne sais pas lâcher l’histoire de Bleue Van Meer, qui a un papa professeur d’université qui l’entraîne à travers les USA au fil de ses emplois. Elle finit par s’intégrer dans un groupe de jeunes, sous l’aile d’un professeur plutôt étrange, qui les fascine et les intrigue. Je ne suis qu’à 500 pages sur 816, mais jusqu’ici, je n’ai aucun reproche à faire à ce délicieux roman (et quand je l’aurai terminé, il faudra vous attendre à un billet juste pour lui).

J’ai tenté récemment la série True Blood, à force d’en entendre parler. Là, par contre, je suis restée de marbre. La série ne m’a absolument pas parlé, un côté trop trash, trop « vulgaire », quelque part. Bref, une des rares séries pour lesquelles je ne tente même pas le deuxième épisode… Et Dieu sait que ça n’arrive pas souvent. En même temps, ce n’est pas plus mal : je suis déjà suffisamment de séries comme ça. D’ailleurs, vivement qu’elles reprennent :).