J. Edgar

Cela fait un moment que je n’avais pas mis les pieds dans une salle obscure : rien ne me motivait suffisamment ces derniers temps pour justifier une séance de ciné. En plus, quand il fait froid, j’ai une tendance à faire comme les animaux et à vouloir hiberner :). Récemment, on était motivés (on devait finir nos tickets-resto de 2011, notamment), du coup on a décidé d’aller voir le dernier Clint Eastwood, J. Edgar, avec Leonardo DiCaprio.

Ce film raconte l’histoire de Jeremy Edgar Hoover, le fondateur du F.B.I., la police fédérale américaine. C’est également lui qui a tenu à centraliser les informations concernant les criminels, notamment les empreintes digitales, et permis d’élucider de nombreux crimes inter-Etats. D’ailleurs, le film revient sur l’épisode de l’enlèvement de l’enfant de Charles Lindbergh, l’aviateur américain, de manière très intéressante.

Je n’ai vu que quelques films de Clint Eastwood (Million Dollar Baby, notamment) et j’en ai d’autres à voir (Invictus et Gran Torino notamment, devant lesquels je me suis endormie de fatigue lors de mes premières tentatives). Le réalisateur est plus que réputé, même si son dernier long métrage, Au Delà, est loin d’avoir fait l’unanimité. Ce film, un biopic d’un personnage crucial de l’histoire américaine, est très intéressant mais ce n’est pas le film dans lequel on plonge tête la première. J’ai trouvé que les transitions entre présent, avec J.Edgar qui raconte ses aventures à des agents pour rédiger ses mémoires, et le passé, avec les flashbacks permettant de mettre en images les souvenirs (parfois améliorés) du personnage étaient peu marquées. Finalement, on devait attendre de voir un des personnages pour savoir à quel moment se déroulaient les scènes. J’ai apprécié le mélange entre la vie personnelle et professionnelle, le fait de traiter ces deux aspects en parallèle rendait le film encore plus riche.

En bref, un film très intéressant mais bon, pas un coup de coeur. Disons que ce n’est pas le film qui va vous transporter où que ce soit, mais on sort de là vraiment content d’avoir vu cette histoire et d’avoir appris des choses, et ça, c’est toujours sympa.

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Shutter Island

Je fais un article court, car je manque cruellement de temps pour l’instant et surtout, surtout, je présume que vous n’avez pas attendu que j’arrive avec cet article pour aller voir ce superbe film.

J’avais envie de voir Shutter Island depuis un moment déjà. Le bouche-à-oreille a été plus que performant sur ce coup-là. Pas une personne que je connaisse qui soit allée voir ce film ne m’en a dit du mal. Les commentaires étaient éloquents. En gros, l’idée, c’était « sur le cul ». Et ça a été mon verdict également. Je suis allée le voir sans avoir lu le roman, sans même avoir lu le résumé. En gros, sans même connaître grossièrement la trame du film. Rien.

Je savais juste quatre petites choses :

  • Film de Martin Scorsese;
  • Avec Leonardo DiCaprio;
  • Pas une comédie, ambiance lourde;
  • Basé sur un roman apparemment très bien que je n’ai pas lu.

C’est tout.

Et Bam. Ca n’a pas raté : comme les autres, j’ai pris ce film en plein dans la figure. Surprenant, prenant, haletant, tout ce que vous voulez. J’étais suspendue à l’histoire, et j’ai véritablement adoré le tout : l’ambiance, les personnages, tout. Aucun bémol (et croyez-moi, c’est plutôt rare). Prenez par exemple Alice au Pays des Merveilles. C’était bien joli, je ne le nie pas, la 3D très sympa aussi (même si je testais et que ça ne change pas ma vie), mais en quelque sorte, le film est passé au-dessus de ma tête : je l’ai vu sans particulièrement être plongée dedans (la 3D m’a certainement distraite) et puis je suis sortie, et voilà (il faut dire aussi que Tim Burton et moi, c’est plutôt platonique comme relation : j’ai aimé Edward aux Mains d’Argent mais j’ai dormi comme un bébé durant Big Fish. Et je n’en ai vu qu’un seul autre de lui). Shutter Island, il a laissé une trace après le générique. Et vraiment : Waw.

Tout ça pour vous dire que si comme moi, vous avez remis ce film au lendemain, il est temps d’y foncer dès aujourd’hui.

Et quant à Leonardo DiCaprio, c’est impressionnant de voir ce qu’il est devenu quand on le compare au bellâtre qui faisait chavirer les coeurs des adolescentes et les paquebots. Il a réussi à parfaitement négocier le tournant et à même changer de public-cible. Impressionnant, ce type. Vraiment.

Et sinon, dedans, il y a Michelle Williams, alias Jen Lindley de Dawson :) Si si!

(NB : En même temps, DiCaprio, je ne l’avais pas aimé dans Titanic, d’abord. Il était bien mieux dans le Roméo et Juliette de Baz Luhrmann :p)

Luhrmann