Sauver sa peau

Après avoir découvert Lisa Gardner avec La maison d’à côté, je n’ai pas résisté longtemps à l’appel d’un autre de ses romans (et je peux déjà vous dire que ce n’est que le début d’une belle histoire : ses autres bouquins ont tous atterri sur ma wishlist Amazon :)). C’est Sauver sa peau qui a été ma seconde lecture de cet auteur. Je vais vous gâcher le suspense mais j’ai littéralement adoré ce bouquin. Vous savez, c’est le type de livre où on est tellement pris dans l’histoire qu’une partie de nous voudrait qu’il ne se termine jamais… Malheureusement pour moi, je l’ai lu très vite :p Bref, je vous raconte.

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Annabelle Granger avait une vie de petite fille de 7 ans plutôt sympa : des parents aimants, une vie tranquille dans la banlieue de Boston, un papa professeur au MIT, une meilleure amie qui vivait dans la maison voisine. Puis un jour, la fuite a commencé. Tout a débuté par des petits cadeaux déposés devant la porte de leur maison et destinés à la petite fille. Elle, ça lui faisait plaisir, mais son papa voyait rouge à chaque fois. C’est quand elle a reçu un pendentif gravé à son nom en cadeau et que la cache d’un voyeur a été découverte dans le grenier de la maison d’une vieille dame du voisinage que la stabilité de sa vie s’est véritablement fendillée… De Boston, ses parents ont fui en Floride, puis ils ont changé d’Etat environ tous deux ans. Annabelle (devenue par la suite et dans le désordre Lucile, Cindy, Sally, Tanya) s’est faite à cette vie. Rentrer de l’école et retrouver ses parents, l’attendant auprès des valises, prêts pour fuir une nouvelle fois, c’était un peu sa routine. Son père l’entraînait à se défendre, à résister à des enlèvements, à avoir de bons réflexes… Après avoir perdu sa mère, le père et la fille finissent par revenir à Boston. Quelques années plus tard, le père d’Annabelle meurt lui aussi, fauché par un taxi. Annabelle choisit alors de rester à Boston, se partageant entre un emploi chez Starbucks et le lancement d’une société de création de rideaux et décorations. Mais la petite fille, même une fois devenue adulte, n’a jamais eu de réponse à ses questions sur ce que sa famille fuyait depuis si longtemps.

Un jour, elle apprend aux infos qu’une tombe multiple a été découverte sur le site de l’ancien hôpital psychiatrique de Boston. Dans cette cache, six cadavres de petites filles en momification naturelle. L’un d’eux a été possiblement identifié grâce à un pendentif au nom d’Annabelle Granger.  Le pendentif qu’elle avait reçu et qu’elle avait offert à sa meilleure amie Dori suite à la colère de son père. Sous son nom d’emprunt, elle se présente au commissariat pour leur révéler sa vraie identité (sans la moindre preuve autre que sa bonne foi) et replonge ainsi dans l’histoire de sa famille et de cette fuite constante. Assez sceptiques au départ, les flics la croient assez rapidement et elle est entraînée malgré elle dans cette enquête où se mêlent passé et présent…

Alors, comme dit plus haut, j’ai littéralement adoré ce roman ! J’ai été tenue en haleine tout le long, j’ai retenu ma respiration avec Annabelle et frémi avec elle. La plongée dans le passé était très intéressante, passionnante. L’histoire de la famille d’Annabelle, l’enquête sur cet horrible tombeau, les personnages, tout était excellent ! Le commandant D.D. Warren, que j’avais rencontrée dans La maison d’à côté, a encore une fois réalisé un sans faute. Bon bon, vivement le prochain ! Vous avez des conseils ? :)

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La maison d’à côté

Poursuivant mon envie de me plonger dans les villes visitées lors de notre voyage, j’ai décidé, après avoir refermé mes différents guides touristiques et enregistré nos valise en soute, de retourner faire un tour à Boston pour notre vol New York JFK à Bruxelles National. Pour ce faire, j’ai plongé le nez dans La maison d’à côté, de Lisa Gardner (auteur que je n’avais jamais lu auparavant).

Se passant principalement dans le quartier de South Boston, ce thriller se base sur la disparition d’une jeune institutrice, Sandy Jones, 23 ans, mariée à Jason Jones et maman de Ree, 4 ans. Les deux époux travaillent en horaires décalés : lui est journaliste et travaille beaucoup en soirée (conseils municipaux et autres joyeusetés) et de nuit. Ce rythme de vie leur permet de s’occuper en permanence eux-mêmes de leur petite fille qui respire le bonheur et représente la prunelle de leurs yeux. Un soir, Jason rentre, trouve la maison à moitié vide. Sa fille dort paisiblement dans son lit mais son épouse (et accessoirement son chat) a (ont) disparu mystérieusement. Seules traces restantes : une lampe de chevet brisée, un t-shirt de nuit et un édredon retrouvés dans le lave-linge. Rien d’autre. Jason joue tant bien que mal le rôle du mari éploré. Déjà, il a mis plusieurs heures avant de signaler la disparition à la police. Par ailleurs, son comportement est suspect, jugé trop « froid » et fait aggravant, il refuse de témoigner et refuse que sa fille, unique témoin du présumé enlèvement, ne parle aux policiers. De plus, une fois que l’enquête est lancée, les choses s’emmêlent : le commandant D.D. Warren se retrouve face à un voisin fiché comme pédophile, un ado geek fou de sa prof, un expert en informatique de la police amoureux transi (lui aussi) de Sandy Jones, le père de la disparue qui refait surface, un peu trop pompeux pour être vrai. Et ce mari qui ne lui inspire rien de bon… De même qu’à son épouse, apparemment : Sandy essayait en effet de percer les secrets de son ordinateur depuis plusieurs semaines…

Enquête prenante, rythme agréable, personnages intéressants. Ce roman a été une bonne découverte. J’ai bien accroché, je l’ai lu rapidement, je me suis attachée à ses personnages un peu complexes, tant du côté des flics avec D.D., que du côté des Jones, déchirés par la vie mais qui veulent avancer malgré tout. Je vous le conseille : il m’a agréablement surprise !