The Silkworm

J’ai fini ce roman il y a quelques semaines, je comptais vous en parler et puis la vie a pris le dessus et pouf, je n’ai pas eu le temps de me poser sur le clavier pour rédiger ce post. Je dois vous dire que lorsque j’ai refermé The Silkworm, j’étais mitigée. J’en attendais mieux, sans aucun doute. Ce n’étais pas mal mais très franchement, rien d’exceptionnel. Si le monde ignorait que derrière Robert Galbraith se cache la talentueuse J.K. Rowling, ce roman ne ferait pas beaucoup parler de lui (en même temps ce n’est pas comme s’il squattait les têtes de gondoles, si ? :)). Bref, là, avec les semaines qui se sont écoulées, je dois avouer que ça n’a pas vraiment arrangé les affaires de Cormoran Strike et de sa secrétaire Robin Ellacott… J’avais même totalement zappé que j’avais lu ce roman, c’est dire.

thesilkwormDonc, comme vous l’aurez compris, on retrouve dans ce second opus les personnages introduits dans The Cuckoo’s calling, à savoir le détective privé Cormoran Strike et sa secrétaire apprentie détective, Robin. Je dois dire que ces deux personnages et leurs caractères sont un peu les seuls points positifs du roman qui me restent en tête. L’intrigue policière était plutôt banale et surtout, plus grave, pas passionnante. Très objectivement, j’étais plus intéressée par les histoires de coeur de Cormoran et les disputes conjugales de Robin que par l’enquête en elle-même. En quelques mots, malgré tout : un auteur obscur, Owen Quine, est porté disparu, son épouse demande à Strike de le retrouver car même s’il a l’habitude de passer sous le radar quelques jours, là elle trouve que ça fait long. Et elle a besoin de lui pour s’occuper de leur fille handicapée. Sans vraiment savoir pourquoi, Strike accepte de se charger de l’affaire, alors qu’il n’est pas du tout certain d’être payé un jour (l’épouse n’a pas accès à l’argent et elle lui a dit que c’est l’agent littéraire de son mari qui paierait, sans plus de garantie).

L’écrivain travaillait sur un nouveau livre, Bombyx Mori (ver à soie en latin, d’où le titre du roman), censé être un chef-d’oeuvre mais en vérité un ramassis d’obscénités sur son entourage : sa femme, sa maîtresse, ses anciens amis, son agent, son éditeur, etc. Le roman, non publié, a malencontreusement été transmis à différentes maisons d’édition sur une erreur d’Elizabeth Tassel, l’agent de Quine… Les rumeurs et partages ont fait le reste : tout Londres parle de ce « torchon ». Après quelques jours, Cormoran, au cours de l’enquête, fait la macabre découverte du cadavre de l’auteur, qui semble avoir été tué de la même manière que meurt le personnage de son roman. La mise en abîme est inquiétante. Et compte tenu de tout le venin contenu dans Bombyx Mori, les prétendants au titre de meurtrier sont nombreux.

Strike et Robin vont donc enquêter sur cette affaire, convaincus (contrairement à la police) que l’épouse n’y est pour rien. En parallèle, Robin et son fiancé organisent leur mariage, l’ex de Strike se marie, il essaie de n’en avoir rien à faire (mais est relativement peu doué).

Très honnêtement, j’ai été déçue. The Cuckoo’s calling était vraiment excellent, une belle surprise qui tenait le lecteur en haleine, tout ça. Ici l’enquête m’a très rapidement désintéressée (si on considère qu’elle m’a intéressée au départ, ce qui n’est même pas certain). Les personnages secondaires étaient sans relief, malheureusement. En espérant que l’auteur arrive à renverser cela pour nous filer une troisième aventure (s’il y en a une de prévue bien entendu) qui ressemble plus à la première qu’à la deuxième… :p

Pour info, ce roman sortira en VF le 15 octobre 2014 sous le titre du Ver à soie. Et Victoria est beaucoup plus positive que moi à son sujet.

Les thrillers de Rachel Abbott

En ce moment, je me fais un petit marathon des thrillers de l’auteur Rachel Abbott. Anglaise originaire de Manchester, Rachel Abbott orchestre ses romans autour d’un personnage central, Tom Douglas, un policier très charismatique et humain auquel on s’attache plutôt rapidement. Contrairement à d’autres romans policiers, la place prise par le flic au fil des pages n’est pas excessive : on suit également d’autres points de vue ce qui rend la narration plus vivante et l’intrigue plus efficace.

Je viens de terminer les trois premiers romans de cet auteur. Ce que j’apprécie déjà, c’est l’absence de schéma (bon, je n’ai lu que trois romans jusqu’ici mais c’est déjà chouette comme sentiment alors je le partage). Dans l’ordre, ça nous donne en VO : Only the Innocent, The Back Road et Sleep Tight. C’est en voyant le troisième dans de nombreuse librairies que je me suis intéressée à ces romans et que j’ai décidé d’attaquer par le premier, Only The Innocent (pour ceux qui ne suivent pas :)) (en VF : Illusions Fatales, mais il n’a l’air d’être paru que chez France Loisirs).

Only The Innocent

InnocentEn quelques mots, je vous résume l’intrigue de Only The Innocent. Le corps nu et sans vie de Sir Hugo Fletcher est découvert dans son appartement londonien. Selon les apparences, il s’agit d’un meurtre. Sa femme, Laura, était dans leur maison en Italie et est absolument dévastée par la nouvelle lorsqu’elle l’apprend à son retour en Angleterre. L’homme était un philanthrope, bien connu des médias et de la haute société : il gérait une association venant en aide à des jeunes filles étrangères prostituées contre leur gré en les « rachetant » à prix d’or au réseau qui les emploie et en les plaçant en famille d’accueil pour qu’elles puissent se réintégrer dans la société sans heurts. Tom Douglas est chargé de l’enquête sur cette mort suspecte. Peu à peu, il va découvrir que Sir Hugo était en réalité bien loin d’être le brave type qu’il paraissait être mais était un homme perturbé, autoritaire, cinglé qui faisait vivre un véritable enfer à sa femme Laura. L’enquête va l’entraîner dans le sillage de Hugo, de Laura mais aussi d’Imogen, l’ancienne meilleure amie de Laura, de l’ex-femme d’Hugo et de sa fille de douze ans, très attachée à Laura, ainsi que de quelques-unes des protégées de l’association. Passionnant, prenant, révoltant par moments, ce roman était très bien fichu, l’intrigue également. J’ai d’ailleurs attaqué le deuxième dans la foulée.

The Back Road

back roadDans The Back Road, Tom Douglas est reparti vivre dans le nord de l’Angleterre suite à sa séparation d’avec la mère de sa fille Lucy. Il s’installe dans un petit patelin où il s’active pour ne pas trop s’ennuyer en attendant de retrouver du travail en tant que flic. Il fait connaissance avec ses voisins et se retrouve invité à dîner chez Ellie et Max, un jeune couple parents de jumeaux qui viennent d’emménager dans la maison familiale qu’ils viennent de retaper avec l’aide de Sean. Leo, la jeune soeur d’Ellie, est également présente : elle est venue passer quelques jours chez sa soeur. Le dîner rassemble également d’autres couples du village : Gary et sa femme Penny, qui ont une relation déséquilibrée, Pat accompagné de Mimi, la serveuse pour qui il vient de quitter son épouse, etc. Ce dîner a lieu peu après un drame survenu dans le village : une adolescente, Abbie, a été renversée de nuit par un chauffard sur une route de campagne fréquentée uniquement par les locaux. Le chauffard a mis le corps sur le côté puis a pris la fuite, sans même appeler une ambulance. La jeune fille se trouvait sur la route en pleine nuit car elle avait été victime d’un enlèvement et tentait de s’échapper. Cette plongée dans les méandres noueux de la vie de ce petit village « calme » était passionnante, encore une fois. L’auteur tisse sa toile, noue les fils, connecte les points et peu à peu, le lecteur voit où elle veut l’emmener. Entre les problèmes de couple des uns et des autres, le chantage, l’état critique de la pauvre Abbie et les secrets de famille, j’ai encore une fois bien accroché à ce roman !

Sleep Tight

sleep tightPour ce qui est du petit dernier, Sleep Tight, je dois avouer qu’il s’agit de celui qui m’a peut-être le moins plu, même si j’ai pris plaisir à le lire et qu’il n’a pas du tout coupé mon envie de lire le prochain (qui n’est pas encore paru, malheureusement). Ce roman démarre quelques années avant, quand Tom Douglas enquête sur la disparition d’un jeune homme, papa depuis peu, qui laisse sa petite amie Olivia totalement dévastée. Peu après, les parents de celle-ci sont retrouvés morts asphyxiés dans leur maison, fuite de gaz. Tom Douglas est de nouveau sur l’affaire, mais le dossier est rapidement classé comme accident. Sans suite. Hardy poursuit sa carrière et sa vie jusqu’au jour où il reçoit un coup de fil d’une collègue qui lui pose quelques questions sur l’affaire  (datant de plusieurs années) : en effet, Olivia a alerté la police car son mari et ses trois enfants ont disparu et les flics s’interrogent sur le passé de la jeune femme. Assez rapidement, Robert, Jasmine (la fille qu’Olivia a eu avec son premier amour) et les jumeaux qu’elle a eu avec Robert sont retrouvés dans un bed and breakfast au bord de la mer. Le mari explique qu’il avait expliqué à sa femme qu’il emmenait les enfants en week-end et ne comprend pas sa panique… Elle maintient qu’il avait dit qu’ils sortaient juste manger une pizza. Bref, le dossier est clos encore une fois. Jusqu’à deux ans plus tard. Cette fois, c’est Robert qui, de retour d’un voyage d’affaires, trouve sa maison déserte. Il alerte la police qui entame des recherches pour retrouver la mère de famille et ses trois enfants. Mais assez vite, ils s’aperçoivent que quelque chose cloche : il leur est absolument impossible de mettre la main sur la moindre photo d’Olivia ou des enfants, tous les clichés ont disparu. La maison est passée au peigne fin : assez rapidement, les recherches montrent deux choses très intrigantes : la présence de nombreuses caméras dans toute la maison ainsi que la présence de traces de sang (beaucoup de sang) dans le bureau de Robert, interdit d’accès à Olivia et aux enfants. L’étau se resserre. Même s’il était bien construit, j’ai moins accroché à l’histoire de ce roman, mais ça ne m’a pas empêchée de toujours beaucoup apprécier le personnage de Tom Hardy, de plus en plus creusé par l’auteur (j’ai hâte de découvrir la suite de son histoire dans le prochain roman de Rachel Abbott).

Bref, tout ça pour dire que j’ai été très contente de découvrir cet auteur au détour d’un rayon de la boutique Kindle d’Amazon :) En plus, Rachel Abbott a un lien assez fort avec la plateforme car son premier roman, Only The Innocent, a été publié tout d’abord pour Kindle. En effet, Rachel Abbott a choisi de « s’auto-publier », a travaillé d’arrache-pied sur le marketing, le tout avec beaucoup de succès car son premier roman a été une réussite tant au niveau critique qu’au niveau des ventes ! Bref, un auteur à suivre pour ceux qui apprécient les thrillers psychologiques.

La dernière énigme

54063-0Je me souviens parfaitement de la couverture de l’édition de La Dernière Enigme que ma soeur a de ce roman. C’était une belle maison victorienne, jaune, au bord de la plage. Des couleurs chaudes. J’ai dû le lire quand j’étais petite, à une époque où j’aimais sacrément moins les romans d’Agatha Christie avec Miss Marple. Je trouvais qu’ils « bougeaient » moins que ceux avec Hercule Poirot. J’ai mémorisé une histoire de glycines et pourtant, ce n’est pas dans ce roman qu’il est question de cette plante (c’était dans Némésis il me semble – ce qui me donne envie de le relire également). Ici, ça parlait de papier peint avec des coquelicots et des bleuets (je pense, car je l’ai relu en anglais cette fois :)).

Gwenda est une jeune mariée. Elle a passé son enfance en Nouvelle-Zélande, dans la famille de sa mère, après le décès de ses parents. Son mari, Giles, est également orphelin et a passé de nombreuses vacances dans le sud de l’Angleterre. A présent, ils voudraient s’installer dans cette zone, pas trop loin de la mer… Gwenda arrive la première sur place alors que Giles est retenu à l’étranger par son travail. Elle commence ses recherches seule, un peu au hasard. Elle tombe rapidement sur une maison qui lui plaît instantanément et où elle se sent chez elle. Elle l’achète et s’y installe très vite.

Là, des choses étranges se passent : elle imagine un papier peint champêtre, plein de coquelicots, pour une pièce qui s’avère être le papier peint qui y était posé avant que les derniers propriétaires le recouvrent. Elle ne cesse de vouloir passer par un chemin qui n’existe pas pour passer d’une pièce à l’autre. Quand elle demande aux ouvriers d’installer une porte à cet endroit, ils découvrent qu’auparavant, il en existait déjà une qui avait été murée. Ensuite, dans le jardin, elle déplore la présence de buissons qui gâchent la vue sur la mer… Le jardinier, en arrachant cette plante et en enlevant de la terre, découvre des escaliers, à l’endroit exact où la jeune femme voulait les installer. Un jour où elle descend simplement l’escalier, elle est prise soudainement d’une peur incontrôlée qu’elle ne peut expliquer… Elle décide alors de passer quelques jours à Londres, chez des connaissances. C’est là qu’elle rencontre Miss Marple, la tante de son hôte. Ils passent une soirée au théâtre, et à la fin de la pièce, à l’écoute des derniers vers, la jeune femme pousse un cri strident et s’enfuit. Quand Miss Marple vient la réconforter, la jeune femme lui explique qu’elle a eu un flash, une jeune femme morte, en bas des escaliers… Hélène. Gwenda ne sait pas qui est cette jeune femme, si c’est le fruit de son imagination, absolument rien… Mais peu à peu, Giles et elle se mettent en tête qu’un meurtre a été commis dans leur maison et ils se lancent dans l’enquête, sans la moindre notion du danger qui les attend…

Pour moi, il s’agit d’un des meilleurs romans d’Agatha Christie (avec Némesis et La Nuit qui ne finit pas). Il est bien construit, l’intrigue est fascinante. Si vous ne l’avez pas lu, il faut absolument y remédier. En tous cas j’ai pris énormément de plaisir à le relire en VO (Sleeping Murder) !

L’île des oubliés

Je viens de terminer ce roman de Victoria Hislop, une auteure anglaise que je ne connaissais pas du tout avant L’île des oubliés. J’ai mis le temps avant de l’attaquer, étant au préalable immergée dans ma période thriller/policier. Mais là, ça va, j’ai l’air calmée de ce côté (pour un temps du moins).

_nowreading (2)On découvre Alexis, une jeune anglaise fraîchement diplômée en archéologie. Elle est en vacances en Crête avec son petit ami, un type assez inintéressant. Pour elle, ce voyage a également un but initiatique : sa mère est née là-bas et y a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Cependant, Alexis ignore quasiment tout de la vie de Sophia. Seule une photo trône dans la chambre de ses parents, la photo de l’oncle et de la tante de sa maman, dont elle ne sait rien. Intriguée, la jeune femme a parlé de son voyage à sa mère, qui, à sa grande surprise, lui a donné une lettre pour Fotini, une de ses amies du village de Plaka.

Quand Alexis, ayant laissé son copain à l’hôtel, découvre le village de Plaka et l’île de Spinalonga, qui est séparée du village par un bras de mer, elle se sent étrangement en phase avec ce endroit et les gens qui le peuplent. Elle commence par visiter l’îlot, couvert des ruines d’un ancien village de lépreux et inhabité depuis des dizaines d’années. Elle apprend ainsi l’histoire de Spinalonga, colonie de lépreux de 1903 à 1957. Ensuite, elle part à la rencontre de l’amie de sa mère (de la mère et de la tante de sa mère, en fait), Fotini, qui entreprend de lui raconter l’histoire de sa famille, en commençant par la maladie de son arrière-grand-mère, atteinte de la lèpre et qui est décédée sur Spinalonga.

J’ai été rapidement happée par cette histoire, qui suit tout d’abord Eleni, l’arrière-grand-mère d’Alexis, puis Anna et Maria, ses deux filles. A l’époque, dès les premiers signes de la maladie, le lépreux était immédiatement envoyé sur Spinalonga pour ne pas contaminer d’autres personnes. L’exil forcé d’Eleni brisa le coeur de son mari et des ses deux filles, diamétralement opposées. Anna est impétueuse, presqu’ingérable tandis que Maria est douce, altruiste. Les deux souffrent différemment de l’absence de leur mère (puis de sa mort) : Maria s’évertue à aider son père au quotidien tandis que sa soeur ne songe qu’à sécuriser son futur par un bon mariage. De génération en génération, le lecteur va finalement comprendre les événements qui ont conduit Sophia en Angleterre et qui ont ramené sa fille Alexis sur ses traces. On ne lit pas ce roman, on le vit, simplement. C’est une ode à la tolérance et à la compassion, on y apprend des tas de choses sur la lèpre… Bref, L’île des oubliés est une belle histoire à découvrir !

Les monstres de Sally

Toujours plongée dans ma période « thrillers en intraveineuse », j’ai découvert Les monstres de Sally, de Sophie Hannah, dans les sorties poches d’une librairie. Pas mon meilleur choix, comme vous allez le voir.

La quatrième de couverture était plutôt alléchante, même si elle avait un léger parfum de déjà vu. Sally, jeune femme comme les autres, blabla. En passant, le résumé indique qu’elle a trois enfants et, sauf erreur de ma part, elle n’en a que deux (Zoé et Jake) [soit-dit en passant, pas bien, hein, Le Livre de Poche ! ;p] Bref, Sally est débordée entre son job et son rôle de maman. Un soir, devant la télé, elle apprend la mort d’une femme et de sa petite fille, Géraldine et Lucy, vivant dans le même village anglais. Le mari et père éploré apparaît à l’écran. Sauf que Sally a eu une aventure avec un homme se disant le mari de Géraldine un an auparavant… Et que ce n’était définitivement pas le même type. En panique, elle ne comprend pas ce qui lui arrive, elle se fait pousser sous un bus mais s’en sort, par chance. Elle entreprend de mener sa petite enquête… Avant de se retrouver prise au piège…

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Je ne sais pas trop vous dire pourquoi, mais ce roman ne m’a pas du tout convaincue. J’ai accéléré la fin pour m’en débarrasser, même. Les personnages, que ça soit les victimes, les suspects ou les enquêteurs, ne sont pas assez poussés. On ne nous en dit pas assez pour que ces gens nous intéressent vraiment… D’abord, deux flics, Charlie et Simon, un pseudo couple assez bizarre sur lequel on ne nous dit quasiment rien. Sally, le personnage central, finalement on se fiche un peu de ce qui va lui arriver (en plus, dans le genre instinct de survie, elle a eu une réaction qui m’a énervée au possible… ça m’a rappelé l’aspect idiot de la fin de Paul et Virginie, « plutôt me noyer que de songer à enlever mon jupon »). Alors peut-être est-ce parce qu’on est censés les connaître à partir d’un autre roman de l’auteur, je ne sais pas (dans ce cas, elle pourrait au moins introduire un peu les choses histoire d’alpaguer le nouveau lecteur, enfin, ça serait intelligent). Mais en tous cas, à part comprendre qu’ils sont tordus, on n’a aucune information réelle. Les victimes, pareil, on ne gratte pas assez, ça reste trop superficiel. Revenons aux flics. En dehors du couple bizarre, j’ai passé mon temps à m’emmêler les pinceaux entre les gens : Sam, Simon, Norman, etc. Parfois les gens sont appelés par leur prénom, parfois par leur nom de famille… C’est le flou total. Et jackpot, on nous mentionne des faits mystérieux datant de l’année précédente, mais pourquoi on nous expliquerait les choses, hein ? Franchement. Je n’avais jamais vraiment été victime de ce syndrome du « qui est qui? » mais là, j’ai enfin compris ce que peuvent ressentir les gens qui ont ce problème. Cela ne m’a pas aidée à me rattacher à l’histoire, j’étais en plein décrochage.

L’intrigue aurait pu être bonne mais les ficelles sont grosses, les explications et les mobiles sont insuffisants à mon goût et les personnages trop creux, pas attachants, et puis surtout, on se fiche un peu de ce qui va leur arriver… Bref, je ne relirai pas cet auteur et je ne vous la conseille pas vraiment non plus. Après vous faites ce que vous voulez, hein… :p Peut-être que son premier roman est meilleur, qui sait…