Le Jardin des Secrets

3021768J’ai lu ce roman sur les conseils de ma soeur, j’ai mis du temps à m’y plonger, énormément de temps même. Au final, Le Jardin des Secrets (The Forgotten Garden en VO) a été une lecture distrayante et agréable, même si elle n’avait rien d’exceptionnel. Je ne connaissais absolument pas Kate Morton, l’auteur australienne derrière ce bouquin, mais j’ai depuis vu beaucoup de ses livres en librairie, notamment The Secret Keeper, que j’ai bien envie de découvrir et qui est déjà sur mon Kindle.

Ce livre nous fait suivre l’histoire de trois femmes : Cassandra, qui vit en Australie, sa grand-mère Nell et Eliza, à Londres, qui semble impliquée dans leur histoire de famille mais on ne sait pas trop de quelle manière.

Cassandra est dévastée par la mort de Nell, sa grand-mère adorée qui l’a élevée quand sa propre mère a choisi de refaire sa vie sans sa fille dans les pattes. Sans surprise, c’est Cassandra qui hérite de tout ce que possédait Nell… Dont un cottage en Angleterre dont Cassandra ignorait l’existence. C’est intriguée qu’elle se plonge dans l’histoire hors du commun de sa grand-mère : à l’âge de quatre ans, la jeune Nell est arrivée en Australie à bord d’un bateau en provenance d’Angleterre, seule et amnésique. Recueillie par une famille australienne, l’enfant a grandi entourée d’amour pour finalement n’apprendre la vérité sur son arrivée en Australie qu’à son 21ème anniversaire. Se sentant trahie, la jeune Nell (qui ne connaît même pas son propre prénom, Nell étant le nom que lui a donné sa famille d’adoption) prend du recul vis à vis de sa vie et décide de rechercher sa vraie famille. Le point de départ de sa quête : une petite valise qu’elle avait avec elle sur le paquebot, contenant entre autres de l’argent mais surtout un livre de contes de fée magnifiquement illustré ! Sa petite-fille Cassandra suit les traces de Nell jusqu’en Angleterre, dans le petit cottage et son joli jardin secret emmuré. Elle va poursuivre l’enquête que sa grand-mère a dû abandonner à l’époque et essayer de découvrir les raisons qui ont amené une enfant de quatre ans à traverser l’océan seule à bord d’un immense navire.

Ce bouquin n’a pas été un coup de coeur phénoménal ni une découverte transcendante mais, une fois que j’ai réussi à entrer dans l’histoire, il m’a fait passer un bon moment et m’a distraite. Par moments un peu prévisible, un peu bateau, il m’a fait penser aux schémas de Virginia C.Andrews (le coup du labyrinthe notamment), le côté « on suit une lignée de femmes fortes », les secrets de famille, etc. J’ai apprécié les lieux décrits, notamment ce jardin qui m’a fait penser au Jardin Secret de Frances H. Burnett, un de mes romans favoris étant enfant (Frances H. Burnett apparaît d’ailleurs dans ce roman et s’inspire soi-disant du jardin du cottage pour écrire son chef-d’oeuvre). The Forgotten Garden a été une lecture sympathique, distrayante mais pas inoubliable.

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Le koala tueur

Bon, là, j’avoue, je n’ai lu ce livre que pour le titre. Déjà quand il est sorti en grand format en 2009, il m’a fait de l’oeil mais j’ai résisté. Et en apprenant qu’il sortait en poche, je n’ai plus résisté du tout !

Le koala tueur et autres histoires du bush est un recueil de nouvelles rédigées par Kenneth Cook paru pour la première fois en 1986. Le ton est plutôt humoristique et les histoires incroyables, même si l’auteur insiste sur leur véracité. Rien à dire, le lecteur est tout de suite plongé dans le bush australien : entre serpents vénéneux surexcités/endormis (au choix), koala tueur, ébats de crocodiles, chameaux antipathiques, cochons sauvages super agressifs etc., le lecteur est baladé dans toutes les directions et rencontre des animaux plus fous les uns que les autres, humains y compris. Une chose est sûre, on n’a envie d’en croiser aucun, surtout pas les taïpans, serpents mortels et vicieux (surtout quand on a une légère phobie des serpents comme moi). Et le mythe du gentil koala tout doux s’écroule au fil des pages de la nouvelle consacrée au koala tueur… La bête est loin de la jolie boule de poils qu’on imagine : elle dégage une odeur atroce, est agressive, stupide et a de sacrées griffes…

Le koala tueur et autres histoires du bush n’est pas le bouquin de l’année, ce n’est pas un coup de coeur, mais ça se lit rapidement, ça détend et le format des quinze nouvelles se prête bien à une lecture très entrecoupée : cinq minutes dans le bus, cinq minutes dans la salle d’attente, etc. Et ces histoires du bush australien dépaysent vraiment le lecteur. Jolie découverte, donc. J’ai juste un peu peur d’aller en Australie, à présent… Et pas à cause des nombreuses heures de vol.