Garden of love

En ce moment, je suis plutôt fière de moi : les derniers romans que j’ai lus (y compris celui dont je veux vous parler aujourd’hui) sont des romans qui traînaient dans ma pile à lire depuis un moment. Moi qui ai une fâcheuse tendance à ne lire que les derniers achetés, je suis contente de faire un peu diminuer ma réserve (pour mieux la remplir par la suite bien entendu, il ne faut pas me prendre pour qui je ne suis pas).

Garden of love, de Marcus Malte, est un roman noir français (comme son titre ne l’indique pas) qui nous raconte l’histoire d’Alexandre Astrid, un flic un peu (beaucoup) paumé, qui a perdu femme et enfants dans un accident. Il est question aussi de celle de Matthieu et Ariel, deux amis que tout oppose, et leur histoire avec Florence, une jeune fille magnétique. Alexandre Astrid reçoit un manuscrit anonyme racontant une histoire entremêlée de vrai et de faux. L’histoire de Matthieu et Ariel. Ce manuscrit le replonge également dans une enquête sur une série de meurtres qu’il n’a jamais vraiment bouclée. Le flic fouille dans son propre passé, dans ses souvenirs, tout en essayant de comprendre et de démêler le vrai du faux de ce qui est conté dans la liasse de pages…

On alterne différents points de vue, parfois un peu trop. Les choses sont floues, on ignore parfois qui est le narrateur, on ne sait pas où on va. Garden of love m’a été prêté par une ancienne collègue qui avait vraiment beaucoup aimé ce livre. Du coup, j’en attendais peut-être un peu trop, je ne sais pas. Pour tout dire, j’ai été assez déçue de cette lecture, je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans le roman. L’auteur cherche à nous troubler, à nous perdre entre les personnages (il joue sur la schizophrénie, personnalités multiples, tout ça). C’est bête mais ça m’a lassée, j’ai tellement ressenti cette manipulation, le fait qu’on se jouait du lecteur en le faisant tourner en rond que ça m’a empêchée de véritablement accrocher. J’ai pourtant terminé ce livre mais je ne l’ai pas vraiment apprécié et je ne vous le conseille pas particulièrement.