La théorie de la contorsion

Après avoir mis plus d’un an à découvrir la talentueuse illustratrice Margaux Motin et sa génialissime bande dessinée J’aurais adoré être ethnologue, j’ai mis moins d’une semaine à acquérir et engloutir son dernier bébé, La théorie de la contorsion.Verdict : j’ai adoré ! La chronique de Margaux, tour à tour dans son rôle de maman d’une adorable Poupette, illustratrice freelance, épouse, copine, adoratrice de chaussures est tout simplement hilarante. La demoiselle est pleine de talent, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Pleine d’humour décapant (et parfois un peu vulgaire, mais on la pardonne), de tendresse, d’instantanés de vie, La théorie de la contorsion est une lecture très très agréable qui détend plus vite que son ombre. Mention spéciale à deux choses : d’abord, le mélange photo-dessin, qui rend super bien et surtout, mon petit coup de coeur, les extraits du « Règlement intérieur du « Bien s’habiller » selon moi-même ». Totalement fan de ces planches !

Seul petit bémol pour les lecteurs assidus de son blog, beaucoup de dessins sont issus des articles qu’elle y poste régulièrement, mais c’est le principe. Heureusement, il y a suffisamment de nouveautés pour compenser, et puis vivent les albums en papier avec une couverture cartonnée. Na.

Et sinon, ma grande fierté : j’ai résisté à l’agenda 2011 illustré par Margaux Motin. Combien de temps vais-je tenir ? Les paris sont ouverts !

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Dernières lectures

Après une petite semaine de vacances en Corse, me revoici pour vous parler de mes récentes découvertes. J’ai en effet lu dernièrement la bande dessinée de Margaux Motin, J’aurais adoré être ethnologue. J’ai énormément tardé en le lisant plus d’un an après sa sortie. Mais c’était pour la bonne cause : j’ai dévoré ce livre un soir de fatigue et de moral en berne, et ça m’a vraiment fait du bien. C’est très frais, très drôle, très « nous ». Je pensais, ne connaissant pas le travail de la demoiselle, me retrouver en face d’une « Pénélope Bagieu – like ». Et puis, non. Oui, le trait est féminin, oui, les planches sont souvent uniques ou très courtes. Mais le ton est différent, la vision du monde aussi. Pénélope Bagieu cultive un certain cynisme (qui lui va à ravir), alors que Margaux Motin tournoie entre enfants, futilités, mode, choses de la vie mais avec un humour plutôt rose. Personnellement, j’ai beaucoup aimé. Moins que Pénélope Bagieu, mais tout est une question d’identification, je pense. Si comme moi, vous avez tardé à découvrir Margaux Motin, il est temps de foncer ! Et son blog est ici.

Dans un tout autre registre, j’ai enfin pris le temps de lire Le goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena. Ce livre, qui a fait un carton en Allemagne, m’a tout de suite inspirée via son titre et via sa couverture (éditions Anne Carrière). J’ai aimé l’histoire d’Iris, de ses trois tantes, de sa grand-mère, de sa cousine Rose-Marie. J’ai adoré cette histoire de campagne allemande, dans laquelle les pommiers et leurs fruits ont un rôle permanent. J’ai senti le parfum de pommes de la vieille maison, l’odeur de la peinture pour repeindre la cabane du jardin, entendu le bruissement des vieilles robes de bal dans les armoires, le craquement des marches du vieil escalier. Ce roman est une succession de sensations, on s’y croirait. C’était un univers doux dans lequel la narratrice replonge en même temps que le lecteur, et dans lequel elle est surprise de se sentir bien. Comme dans l’eau du lac, si sombre. Très bonne surprise, ce roman est très frais et reposant. Un voyage dans le passé. Très doux, comme le goût de certaines pommes. Et il y a même une histoire d’amour :) Je vous le conseille !

En dehors de ça, la Corse, c’est très joli. J’ai été totalement bluffée par les falaises de Bonifacio. Par contre mon fidèle appareil photo compact depuis trois ans, mon cher Canon Ixus 75, a nettement moins apprécié le paysage puisqu’il s’est écrasé le nez (ou l’objectif) contre un rocher, sur une jolie plage. Du coup, il fonctionne nettement moins bien, même si j’ai quand même réussi à prendre des photos sans zoom et sans protection de l’objectif durant le reste des vacances (Canon, c’est bien).

Je retourne à mon bouquin, The Graveyard Book de Neil Gaiman, l’auteur de Coraline. Je vous en parle dès que je l’ai terminé !