Mes envies lectures

Comme pour tout le monde (ou peut-être un peu plus, du fait de mon caractère), j’ai des périodes où je lis de manière intensive, enchaînant bouquin sur bouquin (et parfois, en mode monomaniaque, je reste cloîtrée dans le même genre de lecture pendant quelques mois : thriller, young adult, etc.). A côté, j’ai aussi des périodes beaucoup moins productives côté lecture (mais où je vais me lancer dans des séries ou d’autres projets). Autant vous dire que le début 2016 est parti sur les chapeaux de roues : pour janvier qui vient de s’achever, j’ai déjà enchaîné cinq romans et deux bandes dessinées. On verra ce que vont donner les prochaines semaines mais, en attendant, j’ai pu rayer quelques bouquins indiqués dans l’ébauche de cet article (et ne nous voilons pas la face, j’en ai aussi rajoutés une flopée, sinon ça ne serait pas amusant :-)).

Sur cet élan, j’ai aussi réactivé mon compte Goodreads, en dormance depuis quelques années, et ajouté toutes les lectures que j’ai notées scrupuleusement dans mon carnet de lecture depuis 1995 (et ce que je me souvenais d’avoir lu avant 1995). J’ai aussi actualisé ma liste « want to read » sur ce réseau social. En espérant que cette fois, je vais être un peu plus fidèle à Goodreads (comme j’ai toujours été fidèle à mon vieux cahier Atoma dans lequel j’écris ces titres depuis … 21 ans à présent (ouch le coup de vieux :D)) et ne pas m’y reconnecter que dans trois ans.

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Tout ça m’a forcée à jeter un oeil à ma liste de livres à lire (ma PAL) et ça m’a donné l’envie de vous en parler aujourd’hui. Sur mon Kindle se trouvent donc :

Outlander – Diana Gabaldon : Cela fait un moment qu’il traîne sur ma liste. Pour être franche, je l’ai démarré il y a déjà plusieurs semaines mais je n’arrive pas à me plonger totalement dedans. J’ai enchaîné plein de lectures depuis que je l’ai commencé… Compte tenu des avis unanimes sur ce roman (blogs, amis, etc.) et du succès de la série (que je m’interdis de voir tant que je ne me suis pas avancée dans les livres), je compte persévérer ! D’ailleurs, ça paie un peu car hier soir, c’est devenu un peu plus intéressant (on vient enfin de croiser le fameux Jamie, pour ceux qui connaissent cette saga :D). Pour ceux qui ne connaissent pas : Claire séjourne dans les Highlands, en Ecosse, avec son mari, après la guerre de 1945. Claire était infirmière pendant les combats, son mari Franck est historien. Ils veulent fonder une famille. Puis, sans crier gare, elle se retrouve projetée au 18ème siècle… Au sens propre. Edit : là, ça y est, je suis plongée dedans et Jamie est arrivé :-) <3.

Second chance summer – Morgan Matson : Ce roman m’attire de manière mitigée. L’histoire : les Edwards sont une famille normale, chacun avec ses occupations, dont le père reçoit un diagnostic lui laissant peu d’espoir. La famille décide de passer un été tous ensemble au bord d’un lac. Taylor va se rapprocher de ses parents mais aussi d’amis qu’elle pensait perdus. L’histoire de maladie me déprime un peu d’avance mais simultanément, le roman est de Morgan Matson, dont j’ai adoré les précédents livres (Since you’ve been gone et Amy & Roger’s Epic Detour, dont je vous parlerai la semaine prochaine). Du coup, je n’y vais pas avec le coeur léger mais je sais que je vais adorer une fois que j’y serai… :-)

The invention of wings – Sue Monk Kidd : Je suis tombée sur ce roman grace à Mathilde, qui a un blog consacré principalement à ses balades aux USA. Blog que je suis assidûment, tout comme l’Instagram de Mathilde. Parfois, Mathilde nous mentionne aussi ses découvertes lectures. Et j’ai lu son article plein de passion sur ce roman, une histoire d’amitié se déroulant dans le sud des USA au 19ème siècle, du côté de Charleston, sur fond d’esclavage et des obligations imposées aux femmes de l’époque. Bref, Mathilde en a parlé tellement bien que le bouquin a fini sur mon Kindle.

N’oublier jamais – Michel Bussi : Pour être honnête, je ne sais pas vraiment de quoi parle ce roman. Mais c’est un Michel Bussi, et j’adore les Michel Bussi. Les deux seuls romans en français qui ont franchi ma porte en 2015 sont de sa main (Maman a tort et Ne lâche pas ma main). Ici, une femme saute du haut d’une falaise. Un homme faisant son jogging essaie de la rattraper. N’y arrive pas. Il se retrouve mêlé à l’enquête. Une écharpe rouge est au coeur de l’histoire. Intrigant, n’est-ce pas ?

Reconstructing Amelia – Kimberly McCreight : Le résumé de ce roman m’a intriguée. Un suicide inexpliqué et une mère qui essaie de comprendre sa fille adolescente à travers ce qu’elle a laissé : emails, social media, SMS, etc. Il s’agit du premier roman de l’auteure. On verra ce que cela peut donner, mais cette « enquête » pique ma curiosité.

Paper Towns – John Green : Après avoir lu Looking for Alaska et The Fault in our Stars, j’ai envie de continuer mon voyage dans les romans de John Green. Le film (en VF : La face cachée de Margot) ne m’attire pas trop mais le roman et le peu que j’en ai appris (notamment la définition des villes en papier) m’ont donné envie de découvrir celui-ci. Quentin (Q.) a toujours été fasciné par Margo, à distance. Un soir, elle vient dans sa chambre, sans crier gare, pour lui parler d’organiser une revanche… Et elle redevient un mystère dès le lendemain matin. Quentin va se mettre à la recherche des indices pour enfin la comprendre et la retrouver.

Instructions for an Heatwave – Maggie O’Farrell. Je n’ai lu que deux romans de Maggie O’Farrell jusqu’ici : L’étrange disparition d’Esme Lennox et Quand tu es parti (un de mes plus gros coups de coeur lecture de tous les temps). J’ai encore deux ou trois romans d’elle qui m’attendent mais celui-ci me plaît tout particulièrement ;-). 1976, une vague de chaleur frappe en Angleterre. Robert dit à Gretta, sa femme, qu’il part chercher un journal. Il ne revient pas. Les enfants adultes du couple reviennent à la maison, chacun avec ses théories sur la disparition du père. La famille se reforme autour de Gretta, qui en sait peut-être un peu plus que ce qu’elle ne dit. Après ses deux autres romans, je vois déjà le gros potentiel de celui-ci !

The Language of Flowers – Vanessa Diffenbaugh : Des années que ce roman est sur ma liste. Ma passion pour les plantes et les petites fleurs (j’aurais adoré être fleuriste) m’a dirigée vers ce titre en format poche dans une librairie en France il y a des années. Il m’a attendue un bon moment jusqu’à ce que, constatant que je ne lisais plus de livres papier, je l’ai offert à ma soeur… Et depuis, je me suis procuré la version électronique qui est toute prête à être lue. Petit résumé rapide : Victoria a un talent secret : les fleurs et leurs significations. Après une enfance difficile, la jeune femme se retrouve à dormir dehors à 18 ans. Elle s’intègre dans le milieu des fleuristes, où son talent est rapidement reconnu. Mais elle doit aussi faire une introspection pour essayer d’être heureuse. Je dois dire qu’il y a dans le résumé un petit côté « eau de rose » qui me refroidit un peu… mais on verra ce que cela donne à la lecture.

Je dois avouer que depuis que ma liseuse Kindle Paperwhite est arrivée dans ma vie (en novembre 2013 je crois), je n’ai plus lu de livre papier (sauf peut-être à la plage, et encore). J’étais une fervente passionnée du papier, de l’odeur du bouquin, du toucher, du vécu d’un livre… Et pourtant, le côté pratique de la liseuse, le côté simple (j’ai toujours pleiiiin de livres avec moi et je ne dois pas me soucier de la batterie car franchement, je ne l’ai jamais vidée… Je pense à la recharger une fois par mois, environ) m’ont conquise et j’ai même un peu honte de mon revirement sur le sujet. Heureusement, il me reste les BD ^^

Et, donc, tant qu’on en parle, côté bande-dessinée, sur ma liste sont…

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Olympe de Gouges – Catel & Bocquet: que je suis en train de lire pour l’instant mais qui m’a été offert il y a un ou deux ans :) C’est une bande dessinée historique qui met en scène Marie, une jeune femme éprise de liberté dans la France du 18ème siècle, passionnée par les grands auteurs de son époque et très sensible aux droits des femmes.

Les deux prochaines intégrales de Walking Dead – Robert Kirkman et cie : Je ne dois pas vous présenter ces bouquins j’imagine :-) Après des années à ne pas vouloir approcher cette franchise, à regarder d’un oeil dégoûté le peu d’images que je voyais de la série, à imaginer un truc bien plus gore et moins intéressant, j’ai finalement décidé de suivre le conseil de plusieurs amis et je me suis lancée dans l’intégrale en VO de Walking Dead – Compendium 1 (qui reprend les 8 premiers tomes de la bande dessinée). J’ai totalement accroché ! Je ne m’attendais pas à un scénario aussi pointu, à une histoire qui se tient. Je m’attendais à de la noirceur mais beaucoup moins bien construite. Du coup, les deux tomes suivants (et les seuls disponibles pour le moment sous forme d’intégrale) ont atterri dans ma bibliothèque après les fêtes de Noël :-) Et la version télévisée a rejoint Outlander, True Detective, Downton Abbey et cie sur la liste des séries à voir (une fois que j’aurais bien avancé dans la BD,  bien entendu).

Un Zoo en hiver – Jirô Taniguchi : J’ai beaucoup aimé Quartier Lointain du même auteur il y a quelques années. J’ai enfin découvert Furari récemment (qui parle d’un retraité au Japon qui mesure les distances en marchant pour aider à établir les cartes géographiques). C’était très doux, très reposant, et les dessins étaient magnifiques. Un zoo en hiver se concentre sur l’histoire d’un jeune homme qui aime le dessin. Je sens que ça va être très lent, très doux et très joli.

California Dreamin’ – Pénélope Bagieu : Tout est dit déjà : Pénélope Bagieu, what else ? Ici, mademoiselle Bagieu se consacre à l’histoire de la chanteuse de la chanson magnifique « California Dreamin' » dans le New York des sixties. Je suis curieuse de voir ce que Pénélope Bagieu nous a concocté cette fois-ci… Ellen Cohen naît en 1941 à Baltimore. Elle a une voix magnifique mais souffre de troubles alimentaires. A 19 ans, elle devient Cass Elliot et s’installe à New York. C’est là qu’elle va fonder avec d’autres le groupe mythique des années 60 « The mamas & the papas »… A noter que Pénélope Bagieu a délaissé ses outils graphiques du 21ème siècle pour dessiner cet album au crayon et en noir et blanc.

Le grand pouvoir du Chninkel – Rosinski et Van Hamme <3 : Un peu comme pour celle du dessus… Est-ce qu’il faut vraiment défendre un choix qui implique les magnifiques et talentueux Rosinski et Van Hamme ? Je vais quand même le faire, pour la forme et aussi parce qu’en tant que fan invétérée de ces deux artistes, je n’ai pas encore lu cette bande dessinée fantasy consacrée à un autre monde. J’ai toujours adoré Rosinski et Van Hamme, j’ai été nourrie à l’intégrale de Thorgal, qui n’a jamais été détrônée de son statut de « ma bd préférée de tous les temps ». Si l’homme était d’accord (ce qui n’est pas le cas, il n’a pas lu Thorgal, vous comprenez), le prénom de notre potentielle future fille serait tout trouvé : Aaricia. Bref. Plus jeune, la raison principale qui m’a empêchée de découvrir cette BD est tout bêtement qu’elle n’était pas à la maison. Par la suite, je l’ai feuilletée à la Fnac de Liège quelques fois mais les dessins de ces drôles de petites bêtes et le côté noir et blanc ne m’attiraient pas. C’est la réédition de cette histoire chez Casterman en version couleur qui m’a fait me reposer la question de « pourquoi je l’ai pas lue encore ? ». Et comme je n’ai pas trouvé de raison valable, je l’ai commandée au père Noël :-)

Evidemment, ceci n’est qu’un aperçu de ma liste de lecture… Il y en a un peu plus sur Goodreads. A noter que, étrangement, une bibliothèque de livres papier est beaucoup plus photogénique qu’une bibliothèque sur Kindle :p

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Maman a tort

Et hop, un nouveau Michel Bussi par ici, un ! Maman a tort est le tout dernier roman de l’auteur publié aux Presses de la Cité.

Après nous avoir baladés dans le Jura, sur l’île de la Réunion, et à Giverny, Monsieur Bussi nous emmène cette fois en Normandie, au Havre plus précisément. On découvre Vasile, un psychologue scolaire, étrangement inquiet du comportement d’un enfant de 4 ans. Tellement inquiet qu’il décide d’en parler à la police. Les flics qui sont bien occupés à essayer de boucler l’enquête sur un braquage sanglant qui s’est produit quelques mois auparavant. Ils savent le suspect principal blessé et sont sur le qui-vive. Mais le psy est mignon, la commandante Marianne Augresse y est sensible (l’horloge biologique, tout ça : elle cherche le papa de ses futurs gosses). Elle choisit donc de consacrer un peu de temps à son histoire : Malone, presque 4 ans, prétend que sa mère n’est pas sa mère et raconte des histoires invraisemblables issues des conversations qu’il dit avoir avec Gouti, son doudou.

Maman a tort BussiEncore une fois, le talent de Bussi est de tisser une toile d’araignée complexe, dans laquelle le lecteur s’enchevêtre tout doucement, l’air de rien, avant le dénouement final. L’auteur a choisi de faire de la mémoire de l’enfant la pierre angulaire du récit, en y annexant les points de vue des uns et des autres. Vasile, qui pressent un danger autour de l’enfant, les parents de Malone, qui ne voient pas d’un bon oeil qu’on essaie de leur prendre leur enfant (c’est comme ça qu’ils voient les choses), la commandante, écartelée entre ses enquêtes et son horloge biologique, sa meilleure copine, Angie, ses collègues, le suspect principal du braquage, la ville du Havre, etc. Passionnant et intrigant, comme à chaque fois.

Il ne s’agit pas de mon roman préféré de l’auteur, ce titre étant partagé entre Un avion sans elle et Nymphéas noirs, mais Maman a tort est très intéressant et très plaisant à lire. J’ai mis des semaines à lire Maine, j’ai dévoré Maman a tort en trois jours et là, je suis repartie sur The Time Traveller’s Wife et, même si j’apprécie, je n’avance pas bien vite (en même temps j’ai la tête à moitié dans des guides de voyage pour l’instant, ça n’aide pas à avancer rapidement dans un roman).

J’ai encore N’oublier jamais à découvrir, qui m’attend sagement sur mon Kindle (avec mon immense pile de livres à lire qui y traîne également). Cela ne devrait pas tarder :) Bonne journée à vous !

Ne lâche pas ma main

Me voici arrivée au bout de Ne lâche pas ma main, encore un roman de Michel Bussi. Jusqu’ici (il m’en reste à lire :-)), c’est malheureusement celui-ci qui m’a le plus déçue (mais il reste sympa, c’est juste que les autres étaient bien plus que cela).

ne lache pas ma main bussi pocketSituée sur l’île de la Réunion, l’intrigue est intéressante, solide mais… pas aussi passionnante que les précédentes. Martial et Liane Bellion sont en vacances à la Réunion et sont les parents d’une fillette, Josapha. Le couple semble épanoui et heureux, mais sans crier gare, la jeune femme disparaît alors qu’elle va se changer dans leur chambre d’hôtel pendant que son mari traîne au bord de la piscine avec leur fille. Ava, la commissaire qui a grandi sur l’île mais étudié en métropole, et Christos, flic aguerri et original, sont en charge de l’enquête sur la disparition de Liane. Les soupçons de la police se portent rapidement sur le mari, pointant diverses incohérences dans son récit. Ainsi, quelques jours avant la disparition de sa femme, Martial Bellion s’était renseigné pour modifier son vol retour, ensuite, il a été admis Liane Bellion n’avait pas pu quitter sa chambre mais par contre, son mari, qui avait pourtant déclaré ne pas avoir quitté les abords de la piscine, a été vu par plusieurs témoins entrer dans la chambre en question et en ressortir avec un chariot à linge, dans lequel un corps peut aisément se transporter. Plus inquiétant : du sang, plein de sang, dans la chambre d’hôtel des Bellion. Rien de ne s’arrange pour le suspect numéro un quand, le lendemain, suite à un message qu’il reçoit, il fuit toute surveillance policière avec sa fille et part en cavale à travers l’île. Et ce n’est pas les cadavres qui vont manquer sur leur chemin… Les flics s’aperçoivent assez vite qu’ils n’ont pas affaire à un touriste lambda mais que leur homme connaît bien l’île pour y avoir vécu plusieurs années. Cela ne fait que compliquer leur tâche.

Comme dit ci-dessus, première déception pour moi suite à la lecture de Michel Bussi. Même si j’ai apprécié le soleil, la plage, la découverte de l’île de la Réunion, je n’ai pas autant accroché à l’intrigue ni aux personnages que dans les deux précédents romans. Il manquait quelque chose ici, je ne sais pas quoi. Une forme d’alchimie, un charisme au niveau des héros, un truc. Cela ne va pas m’empêcher de lire les autres romans de l’auteur, soyons bien d’accord. Mais en les cas, je suis contente de n’avoir pas commencé par celui-ci… Je n’aurais peut-être pas eu la motivation de découvrir d’autres livres de l’auteur et ç’aurait été un beau gâchis de manquer Nymphéas Noirs et Un avion sans elle.

Encore une petite remarque pour la route : mention spéciale pour les magnifiques couvertures que Pocket procure aux romans de Michel Bussi. Waouw, elles sont superbes à chaque fois !

Nymphéas Noirs

Après avoir découvert et adoré Michel Bussi avec Un avion sans elle, j’ai voulu prendre le temps de découvrir l’oeuvre de l’auteur (et éviter de tout dévorer d’un coup sans en profiter vraiment). J’ai patiemment attendu plusieurs mois puis j’ai plongé dans Nymphéas Noirs, celui qui est apparemment le préféré des personnes que je connais. Plongé est le bon mot : j’ai dévoré ce roman en deux ou trois jours maximum. Comme pour Un avion sans elle, j’ai trouvé humainement impossible de lâcher le bouquin.

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Le romancier nous emmène cette fois dans le village de Giverny, à l’entrée de la Normandie. Personnellement, je ne connaissais pas ce patelin, pourtant très célèbre dans le monde de la peinture : il s’agit du village qui inspirât Claude Monet et dans lequel il installa l’étang de ses célèbres nymphéas, qu’il peignit jusqu’à sa mort en 1926. Le cadre est bucolique, teinté de vert tendre, de rose pâle, de rires d’enfants, de nymphéas, des aboiements joyeux de Neptune, le chien adorable du village, des touristes et pseudos-peintres qui envahissent les ruelles du village en se prenant pour des artistes talentueux. Dans ce village, il y a trois femmes. Une enfant, Fanette, très douée en peinture, égoïste et adulée par les petits garçons de sa classe. Une jeune femme, Stéphanie, magnifique, institutrice à l’école du village mais rêvant d’évasion. Et enfin, une vieille dame aigrie, la narratrice, observant le monde autour d’elle en anticipant les drames qui vont se produire. Le roman s’articule autour de ces trois femmes, présentées par l’auteur comme, dans l’ordre, l’égoïste, la menteuse et la méchante.

L’inspecteur Laurenç Sérénac vient d’arriver dans le village. Il travaille avec l’inspecteur Bénavides. Leurs méthodes différent mais les deux hommes s’apprécient. Le cadavre d’un ophtalmologue réputé est retrouvé dans l’Epte. L’homme a été poignardé, ensuite le meutrier lui a fracassé une pierre sur le crâne avant de plonger sa tête dans l’eau. Comme l’a dit un des flics, cet homme a été assassiné trois fois, sacré acharnement. L’enquête démarre, la police se concentre sur l’entourage de la victime, Jérôme Morval : sa femme, de possibles soucis avec des patients, etc. Assez rapidement, un courrier arrive au commissariat : des photos du médecin dans des positions plus ou moins compromettantes avec plusieurs femmes différentes. L’une d’entre elle est Stéphanie Dupain, l’institutrice du village. Il s’agit du cliché le moins explicite : la victime et la jeune femme se promènent juste main dans la main. Ce qui relance une nouvelle piste, le mari de Stéphanie, connu pour être très jaloux. Et Sérénac va rapidement tomber sous le charme de l’institutrice, ce qui ne va rien arranger à l’enquête.

J’ai envie de vous dire que ce roman a été une superbe surprise… mais en fait, j’espérais qu’il serait aussi bien, donc je n’ai pas vraiment été étonnée :) J’avais plutôt peur d’être déçue, d’en avoir trop attendu. Mais non, pas de déception à l’horizon. J’ai adoré ce roman, apprécié sa construction millimétrée, aimé apprendre toutes ces choses (véridiques si l’on en croit la préface de l’auteur) sur Claude Monet et son oeuvre. J’ai aimé découvrir la personnalité des trois héroïnes… Et le dénouement ne m’a pas déçue. Bien joué Monsieur Bussi ! Je mets de suite vos autres romans sur ma liste à lire : Ne lâche pas ma main est déjà sur mon Kindle depuis un moment et N’oublier jamais va l’y rejoindre très vite. Je viens également de voir que son premier roman, Gravé dans le sable (paru en 2007 sous le nom d’Omaha Crimes) était ressorti. A ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de découvrir cet auteur, foncez !

Un avion sans elle

J’ai découvert Un avion sans elle (comme beaucoup d’autres ces dernières années :)) sur la blogosphère. Je me souviens notamment de l’article d’Elise, alias TardisGirl, qui m’avait donné très envie de découvrir ce livre de Michel Bussi.

Autant vous l’avouer de suite, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur (j’ai toujours une préférence très marquée pour la littérature anglo-saxonne, un côté un peu sectaire qui me fait probablement rater de jolies perles françaises… mais je me soigne – du moins j’essaie, la preuve). J’avais entrevu son roman dans les librairies mais je n’avais pas été plus attirée que cela… Jusqu’à l’article d’Elise, qui m’a fait noter ce roman dans un coin de ma tête (et sur ma wishlist Amazon aussi :)).

avion sans elleAprès le dernier Deborah Crombie qu’il me restait à lire (The sound of Broken Glass), je me suis trouvée un peu désoeuvrée, me demandant dans quoi me plonger. Et un peu par hasard, en explorant ma bibliothèque Kindle, j’ai cliqué sur Un avion sans elle. Deux jours plus tard, je le terminais. Après une soirée à lire jusqu’à 3h du matin (cela faisait longtemps que je n’avais plus veillé si tard pour un roman, d’ailleurs, merci le Kindle Paperwhite dont la lumière ne dérange pas le sommeil de mon cher et tendre :p).

Bon, j’arrête de vous bassiner avec mes histoires et je vous résume le roman. 23 décembre 1980. Un avion reliant Istanbul à Paris Orly s’écrase sur le Mont Terrible, dans le massif du Jura. Il n’y a aucun survivant excepté un bébé de trois mois environ, une petite fille, qui a été éjectée de la carlingue avant que celle-ci n’explose. Le hic : deux bébés de sexe féminin, âgés de trois mois (nés à 3 jours d’intervalle) étaient présents sur ce vol. Deux enfants dont les parents ont été tués dans le crash. Une seule a survécu, mais laquelle ? Emilie ou Lyse-Rose ? Celle qui est née avec une particule et un patrimoine ou celle dont la famille a depuis toujours du mal à joindre les deux bouts et vend des gaufres sur la plage en Normandie ? Pas de chance, personne ne peut vraiment identifier la survivante. Et à cette époque, pas de test ADN miraculeux pour résoudre cette énigme. Les deux couples de grands-parents, les Vitral et les de Carville, se déchirent autour la petite fille. La justice finit par trancher (sans être pour autant sûre de son coup) : l’enfant est Emilie Vitral, petite soeur de Marc, deux ans, et petite-fille de Pierre et Nicole. Lyse-Rose de Carville est donc officiellement décédée, laissant ses grands-parents, Léonce et Mathilde ainsi que sa grande soeur de six ans, Malvina (arrivée via un autre vol que ses parents quelques jours avant) dans un profond désespoir.

1998. Crédule Grand-Duc est détective privé. Cela fait dix-huit ans qu’il enquête sur la survivante du vol Istanbul-Paris, qu’il cherche la vérité sur « la Libellule », le surnom qu’a donné la presse à Emilie Vitral, surnommée également « Lylie », un mix de ses deux prénoms potentiels. Dix-huit longues années au service de la famille de Carville, à fréquenter aussi de près la famille Vitral. A creuser et ne rien trouver. A la veille du 18ème anniversaire de la jeune fille, il prépare tout pour se suicider : son carnet de notes est prêt à être transmis à Emilie Vitral, la mise en scène est parfaitement étudiée : il doit se tirer une balle dans la tête et retomber sur le journal « L’Est républicain », édition du 23/12/1980, qui relate le crash de l’avion et la découverte du nourrisson. Mais au moment crucial, il a une révélation qui va lui faire reprendre l’enquête.

Marc et Lylie Vitral ont grandi, très proches. Trop proches peut-être. Pour son 18ème anniversaire, la jeune fille passe une nuit à lire les notes du détective puis les cède à Marc avant de disparaître, en portant à présent une étrange bague avec un saphir. En partant à sa recherche, c’est sur la piste des origines de la jeune fille que Marc va s’engager… Pour la sauver, pour se sauver aussi.

Très honnêtement, excellente surprise ! J’ai accroché à l’intrigue (bien menée, les choses s’imbriquent, c’est fluide !) (j’aime bien les histoires d’avion en plus), les personnages étaient attachants, je n’arrivais pas à lâcher le bouquin (et quand j’y parvenais j’y réfléchissais en me posant plein de questions). Belle réussite de Michel Bussi, cette première rencontre est concluante ! Je vais très probablement tenter d’autres romans de sa plume (comme Ne lâche pas ma main, déjà prêt sur mon Kindle ou encore les Nymphéas noirs, qui ne va pas tarder à l’y rejoindre).

Vous l’avez lu ? Vous en avez envie ?