De retour à Fjällbacka : Buried Angels

Bon, je ne vous apprendrai rien en vous disant que je suis une grande amatrice des romans policiers de la suédoise Camilla Lackberg. Je viens de terminer le 8ème épisode de sa série consacrée aux aventures d’Erica Falck et Patrick Hedström, intitulé en anglais Buried Angels, (en français La faiseuse d’anges, sorti ce 4 juin chez Actes Sud).

camilla lackberg buried angels

On retrouve comme à chaque fois nos personnages favoris : Erica, Patrick, Maja et les jumeaux, Anna et Dan notamment. Cette fois, la plongée dans le passé nous emmène dans la famille d’une petite fille, Dagmar, dont la mère recueille des enfants non désirés puis les tue et les enterre dans la cave. On suit la vie de cette petite fille qui va grandir avec le poids du regard des autres et qui va s’amouracher d’un militaire allemand nazi. En parallèle, dans le présent, un jeune couple s’installe dans la région. La femme, Ebba, est originaire d’une petite île au large de Fjällbacka, Valö. En 1974, sa famille entière a disparu au beau milieu du repas de Pâques. Son père, Rune Elvander, dirigeait un pensionnat pour garçons de bonne famille sur l’île. Sa mère, Inez, était la seconde épouse de son père. Ebba avait aussi deux demi-frères et une demi-soeur. La table était dressée, prête pour le dîner, mais la maison était vide excepté l’enfant d’un an et demi qui pleurait. La police avait été alertée par un appel anonyme et avait pu récupérer la fillette. Cependant, aucune piste n’avait été mise en évidence et la disparition de la famille Elvander fut classée sans suite. Aujourd’hui, Ebba est de retour avec son époux Tobias (qui semble s’appeler Marten dans d’autres langues). Après avoir vécu un deuil difficile, le couple s’installe sur l’île et commence à retaper la maison en vue d’en faire un bed and breakfast. Assez rapidement, les soucis démarrent : quelqu’un met le feu à la demeure et Ebba et Tobias s’en tirent de justesse. 

faiseuse d'angesLa police s’investit rapidement dans cette enquête : Hedström et ses collègues lient rapidement les deux évènements et tentent, avec 40 années de retard, de comprendre ce qu’il s’est passé à Pâques 1974 et en quoi cela affecte le présent. Un des flics en particulier s’investit personnellement dans l’affaire. Quant à Erica, vous vous doutez qu’elle n’est jamais très loin des mystères qui entourent son joli village de pêcheurs : elle avait déjà en tête une idée de livre sur les disparitions de 1974… Patrick va donc avoir un mal de chien à la tenir éloignée de l’enquête…

Une petite réussite de Camilla Läckberg… Ce huitième tome était rondement mené, comme toujours. Les parallèles passé/présent sont toujours la marque de fabrique de l’auteur, jusqu’au moment où les deux images se superposent et nous laissent voir le pourquoi et le comment l’une découle de l’autre. Ce n’est pourtant pas mon favori, je pense que, de mon côté en tous cas, la mécanique s’use un peu… Ce qui ne m’empêchera pas de dévorer les prochains, soyons réalistes :) Mon préféré reste cependant L’enfant allemand. Que je vous conseille si vous êtes passé à côté jusqu’ici !

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La Sirène

9782330008925FSEt voici La Sirène, l’ouvrage qui clôture (temporairement) mon marathon sur la série Erica Falck/Patrick Hedström de Camilla Läckberg. Temporairement et involontairement, mais ça n’implique qu’une coupure de quelques semaines/mois : Le Gardien du phare va paraître très prochainement !

Cette fois, c’est la disparition d’un père de famille et époux sans histoire qui occupe le commissariat. L’enquête est au point mort jusqu’au jour où un vieil homme, poursuivant son chien sur la mer gelée, découvre le cadavre de Magnus prisonnier dans la glace. En parallèle, l’ami bibliothécaire d’Erica, Christian Thydell, vient de publier son premier roman, La Sirène. La critique est unanime, le succès est immédiat. Cependant, il semble que Christian reçoive des lettres de menaces… Sa femme et ses enfants sont-ils en danger ? Erica s’inquiète pour son ami et se lance, comme à son habitude, tête la première dans sa petite enquête personnelle. Surtout que l’homme assassiné et Christian faisaient partie du même groupe d’amis… Entremêlée à l’histoire du présent, le lecteur a aussi droit à une plongée dans le passé d’un petit garçon adopté et totalement obsédé par l’amour de sa maman… Jusqu’à être hyper jaloux de sa petite soeur, Alice et à commettre l’irréparable. Comme toujours, tout est lié mais le sac de noeuds ne dévoile ses secrets qu’au compte-goutte.

Comme toujours, on suit avec plaisir les aventures des héros de Camilla Läckberg. Erica est ici à nouveau enceinte et galope de partout avec son gros ventre (elle attend des jumeaux) en compagnie d’Anna, sa soeur, également enceinte. Une nouvelle policière, Paula, arrive au commissariat de Patrick et la vie de la nouvelle venue se trouve étrangement liée à celle du commissaire Mellberg. Cela donne de jolies scènes, mais je ne vous en dis pas plus !

Encore très bien fichue, l’intrigue monte en puissance au fil des pages. Cependant, celui-ci a été un peu plus difficile à lire pour moi. Les sujets abordés m’ont touchée et certains passages étaient même un peu durs (« un peu » est un euphémisme). Cela n’enlève rien au talent de l’auteur et à la qualité de l’histoire qu’elle nous raconte. Et je l’ai nettement plus apprécié que L’Oiseau de mauvais augure, qui ne m’a pas marquée… Par contre, pour le final, on dirait que Camilla Läckberg a regardé trop d’épisodes de Grey’s Anatomy et s’est inspirée du final-type de Shonda Rhimes : la catastrophe (oui parce que dans la série, malgré sa promesse, Shonda Rhimes nous a encore filé de la tragédie)… On verra cela au tome suivant. Plus que quelques semaines d’attente : il est prévu pour le 5 juin et peut être pré-commandé ici !

Le Tailleur de pierre

1031014-gfMon marathon Camilla Läckberg continue avec Le Tailleur de pierre, troisième tome de la série Erica/Patrick. Ce roman m’a beaucoup plu : je l’ai dévoré, comme les autres ! Erica Falck et Patrick Hedström, le désormais célèbre couple de Fjällbacka, viennent d’avoir une petite fille, Maja. Le jeune papa, très fier, a repris rapidement le chemin du travail alors que du côté de la maman, le quotidien est un peu moins rose. A priori, même si ils ne veulent pas l’admettre, Erica doit être en plein baby-blues. Son seul rayon de soleil au fil des longues journées sans Patrick, elle le doit à sa nouvelle amie et voisine, Charlotte, avec qui elle passe pas mal de temps. Charlotte, son mari Niclas et ses enfants, Sara, 7 ans et Albin, vivent en ce moment chez la mère de Charlotte, Lilian Florin. Le moins que l’on puisse dire de la situation est qu’elle n’est pas de tout repos.

Un matin, un pêcheur de homards découvre, emmêlée dans ses filets de pêche, le corps d’une fillette. Dès son arrivée sur les lieux, Patrick reconnaît la petite Sara. Tout indique une noyade accidentelle. Sauf que, comme le lecteur le sait, on est en plein coeur d’un thriller. C’est donc sans surprise qu’on apprend que l’autopsie de l’enfant montre qu’elle a bien de l’eau dans les poumons, mais de l’eau douce savonneuse. Ce qui exclut totalement la noyade dans le port où son corps a été retrouvé. Qui pourrait souhaiter la mort d’une enfant ?

Mais, vous demandez-vous (oui, je suis certaine que vous vous posez des questions, comme ça, pouf), qui est ce tailleur de pierre ? Et vous avez raison de demander. Comme Camilla Läckberg nous y a habitué, le tailleur de pierre est un personnage du passé, des années 20 pour être plus précise. On rencontre Agnès, une jeune femme riche et pourrie gâtée par son père qu’elle manipule d’une main de maître comme de la pâte à modeler. Un jour, dans l’entreprise paternelle, elle fait la connaissance d’un employé, le jeune tailleur de pierre. Il est fasciné par elle tout en se disant qu’il n’a aucune chance. Sauf qu’Agnès a décidé qu’elle le voulait.  Et ce qu’elle veut, elle l’obtient. Toujours. Sauf que, parfois, les choses ne tournent pas tout à fait comme on le voudrait…

Verdict : très sympa, bien amené, bien conduit. J’ai beaucoup apprécié l’intrigue et aussi toute la partie du passé. Cela m’a permis de découvrir autre chose, tout un univers dont j’ignorais l’existence ou le fonctionnement. Les personnages secondaires sont toujours aussi réussis, aussi intéressants. Même si le style n’est pas parfait, la construction, les personnages et les émotions sont bien présentes et font encore une fois de ce roman une réussite !

(Pour info, ça y est, j’ai terminé les six premiers romans de la série Erica/Patrick. A priori, un nouveau sort en juin 2013. Ouf. Et en attendant, il me reste toujours Cyanure, un « one-shot » centré sur le collègue de Patrick, Martin Molin, à découvrir :))