La page blanche

Vous vous en doutiez probablement, je n’ai pas pu résister à la nouvelle BD de Pénélope Bagieu et de Boulet parue chez Delcourt/Mirages. Je connais pas ce blogueur mais étant donné que je suis très sensible au trait de la demoiselle (comme apparemment beaucoup de monde), j’en ai entendu parler (sur le blog de Melle Bagieu), j’ai mis l’album dans ma wishlist Amazon, je l’ai vu à la Fnac et je l’ai acheté de suite (malgré le prix un peu élevé, 22,95€ moins les 5% habituels).

Comme toujours, le trait de Pénélope Bagieu oscille entre naïveté et vérité : d’une précision parfaite pour représenter la ville de Paris (bornes Vélib’ comprises), les lignes restent douces et les maisons dessinées à main levée ont décidément un charme étrange.

La Page Blanche, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se retrouve assise sur un banc, à Paris. Et qui ne sait pas du tout comment elle est arrivée là, ni ce qu’elle peut être venue faire dans ce coin de Paris (à savoir, devant la station de métro Montgallet). En fouillant ses poches et son sac, elle découvre son nom et son adresse. Mais pas moyen de se rappeler quoi que ce soit la concernant. Par contre, elle connaît toujours la ville, elle maîtrise le métro parisien, elle connaît les bouquins, les films, tout ça. Elle a juste oublié tout ce qui la définit. Elle rentre chez elle, sans savoir ce qu’elle risque d’y trouver. Les planches de Pénélope Bagieu sont jouissives ! Les mimiques d’Eloïse sont géniales, chacune d’entre nous s’y retrouve je crois :). Et la jeune fille enquête sur elle-même, essaie de se retrouver. La fin est surprenante, pas forcément celle que j’attendais. La morale de l’histoire est intéressante et fait réfléchir (même si cet article n’a pas tout à fait tort dans les critiques qu’il fait à cette bd). J’ai beaucoup aimé cet album et je me délecte toujours autant du trait de Pénélope Bagieu !

Par ailleurs, la jeune femme (désormais renarde) actualise toujours son blog Ma vie est tout à fait fascinante !

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Cadavre Exquis

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, c’est une bande dessinée qui sera la star de mon article. Techniquement, j’adore la BD. Mais pas toutes, loin loin de là. Pour vous situer, le Dieu de la bédé, à mes yeux, c’est Jean Van Hamme. Waw. Thorgal et Largo Winch sont les BD qui ont bercé mon adolescence (et la suite). Dany aussi (pour son Histoire sans Héros et 20 ans après, ou Lost avant l’heure), Hermann un peu, tout ça. Et Astérix, avant ça. Et Spirou et Fantasio aussi, avant. Mais avec Van Hamme, je suis devenue plus exigeante, niveau scénario, dessins, ambiance, tout ça.

A côté de cela, je suis une grande adepte de la demoiselle Pénélope Bagieu, dont je suis assidûment les aventures. Rien à dire, cette fille a une justesse qui fait que même si ce n’était pas forcément le genre de dessin qui me parlaient, je suis tombée sous le charme de son crayon (ou de sa tablette plutôt).

Du coup, quand j’ai vu qu’elle avait sorti une BD sous un format différent (à savoir une histoire suivie de 128 pages) de son blog (un dessin, une histoire) ou de son autre bande-dessinée, Joséphine, ma curiosité a été directement éveillée. J’ai quand même résisté une dizaine de jours, et puis hop, vendredi soir, à la sortie du boulot, j’ai filé dans une librairie m’acheter le livre. Déjà, tout bête, mais j’aime beaucoup le format, plus petit qu’une bd classique.

Cadavre Exquis, c’est l’histoire de Zoé, une jeune Parisienne qui a, disons le franchement, une vie de merde : job d’hôtesse qu’elle déteste, un mec qui est l’antonyme des termes sexy, charismatique, classe, etc. Un jour, au détour d’un rideau, son regard croise celui de Thomas Rocher, un écrivain à succès, qui vit plutôt bizarrement. La demoiselle va tout doucement s’intégrer à la vie de l’écrivain égocentrique. Quand soudain.

Je ne vous raconte pas la suite, mais c’est pour votre bien !

Pétillante de fraîcheur, cette bd surprend ! Pénélope Bagieu attaque un nouveau registre, et elle le maîtrise à merveille. Des rebondissements, des rires et son trait toujours aussi juste. J’ai adoré cette bédé que j’ai lue d’une seule traite ! A lire !