Le gardien de phare

Le-gardien-de-phareDepuis le temps que je vous bassine avec Camilla Läckberg, enfin vous allez en voir la fin (pour le moment bien entendu). J’ai en effet refermé Le gardien de phare tout récemment. Cela va vous surprendre (ou pas, c’est selon) d’apprendre que j’ai encore une fois adoré le travail accompli par l’auteur pour nous emmener ailleurs. Vraiment, elle a énormément de talent : ses histoires du passé sont très joliment dépeintes, on s’y croirait.

Après la fin terrible du tome précédent (que je ne vous « spoilerai » pas), on retrouve nos personnages favoris en grande forme (enfin, pas tous, mais bon). Erica se partage entre sa fille Maya et ses jumeaux nouveaux-nés. Elle s’occupe également de sa soeur qui traverse une période difficile et de son mari, Patrick, qui a également connu de récents soucis de santé. Comme toujours, l’auteur nous entraîne dans le passé, en 1870, sur l île de Gräskar, au large de Fjällbacka. Une île déserte, surnommée l’île aux esprits, à l’exception d’un phare, habité à l’époque par le gardien, son assistant et son épouse. L’ambiance sur cette île est pesante… Dans le présent, une jeune femme revient vivre sur l’île avec son petit garçon après le décès de son mari. Les parents de son ami d’enfance, chargés de s’occuper de l’île en son absence, lui amènent des vivres et informent leur fils que son amie est de retour. Peu après, il est retrouvé assassiné… Mats Sverin était également le directeur financier du conseil local, qui met actuellement en place un énorme projet de réhabilitation d’un bâtiment historique en luxueux spa.

Passé et présent sont entremêlés et se font écho. Cela sonne juste, c’est prenant, passionnant. Camilla Läckberg a un talent qui m’impressionne à chaque roman. On est concernés par ce qui arrive aux héros. C’est un talent qui n’est pas donné à tous les écrivains, loin de là. Le gardien de phare mêle la drogue, les escroqueries, la politique, les femmes battues, le tout avec brio. Et définitivement, Camilla Läckberg devrait être rémunérée par l’office de tourisme de son pays : elle me donne terriblement envie de passer y faire un tour ! Bref, comme toujours : à dévorer ! Bonne lecture :)

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Le Tailleur de pierre

1031014-gfMon marathon Camilla Läckberg continue avec Le Tailleur de pierre, troisième tome de la série Erica/Patrick. Ce roman m’a beaucoup plu : je l’ai dévoré, comme les autres ! Erica Falck et Patrick Hedström, le désormais célèbre couple de Fjällbacka, viennent d’avoir une petite fille, Maja. Le jeune papa, très fier, a repris rapidement le chemin du travail alors que du côté de la maman, le quotidien est un peu moins rose. A priori, même si ils ne veulent pas l’admettre, Erica doit être en plein baby-blues. Son seul rayon de soleil au fil des longues journées sans Patrick, elle le doit à sa nouvelle amie et voisine, Charlotte, avec qui elle passe pas mal de temps. Charlotte, son mari Niclas et ses enfants, Sara, 7 ans et Albin, vivent en ce moment chez la mère de Charlotte, Lilian Florin. Le moins que l’on puisse dire de la situation est qu’elle n’est pas de tout repos.

Un matin, un pêcheur de homards découvre, emmêlée dans ses filets de pêche, le corps d’une fillette. Dès son arrivée sur les lieux, Patrick reconnaît la petite Sara. Tout indique une noyade accidentelle. Sauf que, comme le lecteur le sait, on est en plein coeur d’un thriller. C’est donc sans surprise qu’on apprend que l’autopsie de l’enfant montre qu’elle a bien de l’eau dans les poumons, mais de l’eau douce savonneuse. Ce qui exclut totalement la noyade dans le port où son corps a été retrouvé. Qui pourrait souhaiter la mort d’une enfant ?

Mais, vous demandez-vous (oui, je suis certaine que vous vous posez des questions, comme ça, pouf), qui est ce tailleur de pierre ? Et vous avez raison de demander. Comme Camilla Läckberg nous y a habitué, le tailleur de pierre est un personnage du passé, des années 20 pour être plus précise. On rencontre Agnès, une jeune femme riche et pourrie gâtée par son père qu’elle manipule d’une main de maître comme de la pâte à modeler. Un jour, dans l’entreprise paternelle, elle fait la connaissance d’un employé, le jeune tailleur de pierre. Il est fasciné par elle tout en se disant qu’il n’a aucune chance. Sauf qu’Agnès a décidé qu’elle le voulait.  Et ce qu’elle veut, elle l’obtient. Toujours. Sauf que, parfois, les choses ne tournent pas tout à fait comme on le voudrait…

Verdict : très sympa, bien amené, bien conduit. J’ai beaucoup apprécié l’intrigue et aussi toute la partie du passé. Cela m’a permis de découvrir autre chose, tout un univers dont j’ignorais l’existence ou le fonctionnement. Les personnages secondaires sont toujours aussi réussis, aussi intéressants. Même si le style n’est pas parfait, la construction, les personnages et les émotions sont bien présentes et font encore une fois de ce roman une réussite !

(Pour info, ça y est, j’ai terminé les six premiers romans de la série Erica/Patrick. A priori, un nouveau sort en juin 2013. Ouf. Et en attendant, il me reste toujours Cyanure, un « one-shot » centré sur le collègue de Patrick, Martin Molin, à découvrir :))

Garden of love

En ce moment, je suis plutôt fière de moi : les derniers romans que j’ai lus (y compris celui dont je veux vous parler aujourd’hui) sont des romans qui traînaient dans ma pile à lire depuis un moment. Moi qui ai une fâcheuse tendance à ne lire que les derniers achetés, je suis contente de faire un peu diminuer ma réserve (pour mieux la remplir par la suite bien entendu, il ne faut pas me prendre pour qui je ne suis pas).

Garden of love, de Marcus Malte, est un roman noir français (comme son titre ne l’indique pas) qui nous raconte l’histoire d’Alexandre Astrid, un flic un peu (beaucoup) paumé, qui a perdu femme et enfants dans un accident. Il est question aussi de celle de Matthieu et Ariel, deux amis que tout oppose, et leur histoire avec Florence, une jeune fille magnétique. Alexandre Astrid reçoit un manuscrit anonyme racontant une histoire entremêlée de vrai et de faux. L’histoire de Matthieu et Ariel. Ce manuscrit le replonge également dans une enquête sur une série de meurtres qu’il n’a jamais vraiment bouclée. Le flic fouille dans son propre passé, dans ses souvenirs, tout en essayant de comprendre et de démêler le vrai du faux de ce qui est conté dans la liasse de pages…

On alterne différents points de vue, parfois un peu trop. Les choses sont floues, on ignore parfois qui est le narrateur, on ne sait pas où on va. Garden of love m’a été prêté par une ancienne collègue qui avait vraiment beaucoup aimé ce livre. Du coup, j’en attendais peut-être un peu trop, je ne sais pas. Pour tout dire, j’ai été assez déçue de cette lecture, je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans le roman. L’auteur cherche à nous troubler, à nous perdre entre les personnages (il joue sur la schizophrénie, personnalités multiples, tout ça). C’est bête mais ça m’a lassée, j’ai tellement ressenti cette manipulation, le fait qu’on se jouait du lecteur en le faisant tourner en rond que ça m’a empêchée de véritablement accrocher. J’ai pourtant terminé ce livre mais je ne l’ai pas vraiment apprécié et je ne vous le conseille pas particulièrement.

Le Dahlia Noir

Ce roman est un des (si pas le) plus grand(s) succès de James Ellroy, et ma toute première lecture de cet auteur. Présent dans ma PAL depuis un moment, j’avais essayé de le lire il y a quelques mois mais, la tête trop prise ailleurs, je n’avais pas réussi à me plonger dedans. J’ai retenté la brique durant mes quelques jours off, et le bouquin a été dévoré en deux petits journées. Comme quoi, il faut le bon état d’esprit pour rentrer dans un livre.

Le Dahlia Noir est une jeune femme, originaire de Boston mais qui échoue sur la côte ouest, à Los Angeles. Elizabeth Short voulait faire du cinéma. Mais elle a été sauvagement assassinée et son corps a été abandonné sur un terrain vague. Les différents services de la police de Los Angeles se focalisent sur cette enquête.

Les cent premières pages de ce roman sont les plus difficiles à passer : elles posent le décor, avant la découverte du Dahlia et l’enquête sur sa mort. On rencontre Bucky Bleichert, flic boxeur ayant des racines allemandes. Celui-ci se retrouve rapidement à travailler avec Lee Blanchard, policier boxeur également. Les deux futurs amis vont même combattre l’un contre l’autre, pour la bonne cause… Le feu et la glace. Bucky n’a pas de vie sentimentale, Lee vit quant à lui avec Kay Lake, l’ex-compagne d’un braqueur de banque. Les trois personnages vont bientôt former un trio inséparable. Jusqu’à la découverte du corps mutilé d’une jeune fille de 22 ans, rapidement surnommée Le Dahlia Noir par un journaliste à cause des robes noires qu’elle aimait porter. Lee se plonge rapidement dans l’enquête, qu’il traite comme s’il s’agissait d’une affaire personnelle, et il perd pied.

Le lecteur accompagne Bucky Bleichert durant tout le roman. De son amitié avec Lee et Kay, de sa relation avec Madeleine, une jeune femme subjuguée par le Dalhia et qui s’habille comme elle, de sa fascination grandissante pour le meurtre du Dahlia Noir. Empêtré dans un fouillis, l’enquête stagne, les pistes n’aboutissent pas, les esprits s’échauffent dans l’Hollywood et le Los Angeles des fifties. L’atmosphère de cet âge d’or d’Hollywood est superbement rendue dans le roman…

En 2006, Brian De Palma décide d’adapter ce roman au cinéma, avec dans les rôles principaux Josh Harnett, Scarlett Johansson, Aaron Eckhart et Hilary Swank. Le film (fiche imdb) m’a semblé très complexe et assez difficile à suivre si le spectateur n’a pas lu le livre… Sinon, il rend très bien l’atmosphère des années 50 du roman.

Basé sur une histoire vraie, le meurtre d’Elizabeth Short, survenu à L.A. le 15 janvier 1947, n’a en réalité jamais été résolu…

J’ai adoré cette première rencontre avec James Ellroy, j’ai refermé ce roman avec la hâte de relire cet auteur. Le lecteur se trouve rapidement emporté dans le tourbillon de cette enquête horrible. A lire si vous aimez les bons polar et si vous voulez découvrir un auteur fascinant…

Le chuchoteur

Cela faisait un petit moment que je lisais moins… A mon grand désespoir, ces derniers temps, j’accrochais plus difficilement aux bouquins que j’entamais, je lisais moins vite, je faisais dix choses à la fois et j’avais plein de choses en tête pendant que je tournais les pages. A l’occasion de quelques jours offline, je me suis préparé une petite cargaison de bouquins pour me remettre dans le bain. J’ai dévoré trois pavés en quelques jours, ça m’a fait un bien fou.

Premier dévoré : Le chuchoteur, de Donato Carrisi. Celui-là me faisait de l’oeil depuis un moment : commandé très vite sur Amazon, je l’ai lu en une journée… Un véritable ogre. D’ailleurs, j’ai presque déjà envie de le relire, tant j’ai l’impression d’avoir été trop vite et de n’avoir pu « digérer » les informations au fur et à mesure…

Dans les premières pages de ce roman, inspiré de faits réels, on découvre le personnage de Mila Vasquez, qui va être le personnage central du roman. Flic spécialisée dans la recherche des enfants disparus, on la suit au cours d’une intervention. Dans la suite, le lecteur est projeté, comme Mila, dans une enquête difficile : 5 petites filles ont été enlevées dans la région depuis quelques jours, et deux jeunes garçons et leur chien ont découvert, enterré à l’orée d’un bois, le bras gauche d’une petite fille. Arrivée sur place, la police découvre que ce n’est pas un bras mais cinq qui sont enterrés là… Jusqu’à en découvrir un sixième… L’équipe de flics en charge, dirigée par un professeur de criminologie, Goran Gavila, va mettre tout en oeuvre pour élucider cette série de crimes…

L’enquête est palpitante, le roman est parfaitement bien rédigé (et traduit), on se sent intégré à l’équipe de flics… On se sent démuni, impuissant, puis on découvre des pistes, on sent le voile se déchirer, puis non, ça recommence… J’ai englouti ses 574 pages en moins de 10 heures, ça en dit long sur l’aspect « page turner » du bouquin. Excellent policier, original, addictif, etc. J’ai hâte que cet auteur récidive !

Robe de marié

Robe de marié, roman de Pierre Lemaître, m’est tombé dans les mains après m’avoir été conseillé par de nombreuses personnes comme étant un très bon polar. J’ai donc plongé dans ce roman avec beaucoup d’attentes. Trois ou quatre heures plus tard, je terminais le livre, plutôt contente de ma lecture.

C’est l’histoire de Sophie, une jeune femme qui a l’air d’avoir l’esprit dérangé. Elle est assise contre un mur, un enfant sur les genoux. Elle pleure, se tape la tête contre le mur, encore et encore. L’enfant est mort. Sophie avait une vie idéale de femme active, un boulot, un mari, puis tout doucement, les choses se sont gâtées : pertes de mémoire, trous noirs, objets perdus, etc. Sophie a basculé dans la folie… Elle est persuadée d’avoir tué cet enfant dont elle avait la garde lors de l’une de ses absence. Elle prend la fuite, et essaie de se reconstruire une vie… Si tant que ce soit possible.

Je n’en dirai pas plus. Robe de Marié est un thriller très bien fichu. J’ai eu un peu de mal au début, je ne voyais pas vraiment où l’auteur voulait m’emmener et finalement, c’était très bien mené, très rythmé et original. Je le conseille très fortement.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur avant de lire ce roman. A mon avis, je le relirai ! J’ai vu qu’il avait récemment sorti un nouveau livre, Alex. A ce que j’en ai lu, sous des débuts « communs », ce thriller est également hors du commun… Hâte de le lire ! Mais apparemment il faut d’abord lire Travail soigné, où l’enquêteur d’Alex fait ses débuts (si j’ai bien suivi).