The Cuckoo’s Calling

Bon, j’avoue, je n’ai lu The Cuckoo’s calling que parce que je savais que sous le pseudonyme de Robert Galbraith se cachait J.K. Rowling, la maman du célébrissime sorcier à lunettes, Harry Potter. Pourtant, j’étais sans le moindre remords passée à côté de son roman précédent, The Casual Vacancy (ou Une place à prendre pour la VF), qui ne m’avait pas attirée plus que cela.

CuckoosCallingCoverIci, J.K. Rowling a voulu repartir sur une page vierge au niveau littéraire et s’affranchir également de l’attente des fans d’Harry Potter. Elle a donc opté pour le pseudo de Robert Galbraith pour sortir le premier (eh oui, il y en a un second tome qui est déjà terminé et qui paraîtra l’an prochain) volume des aventures de Cormoran Strike, détective privé londonien et de sa secrétaire en intérim, Robin.

Strike est un détective privé en perdition : son business ne va pas bien, il vient de rompre avec sa chère et tendre Charlotte après des années de relation chaotique, il se retrouve à dormir dans son bureau sur un lit de camp, il est revenu de la guerre en Afghanistan avec énormément d’amertume et une jambe en moins. Sauf qu’en ce lundi matin, sa nouvelle secrétaire intérimaire, Robin Ellacott, fraîchement fiancée, arrive dans son bureau. Cormoran la reçoit froidement, se maudissant d’avoir oublié de clôturer le contrat avec la boîte d’intérim et se disant que cette secrétaire, qui ne lui plaît pas plus que ça, va lui coûter un bras et qu’il ne peut vraiment pas se permettre ce luxe en ce moment. Malgré tout, il accepte qu’elle travaille pour lui, juste une semaine.

Ce matin-là se présente également à son bureau un couple étrangement assorti : une jeune avocat, John Bristow, accompagné de la secrétaire de son cabinet (qui est aussi accessoirement sa petite amie). Le jeune Bristow demande à Cormoran d’enquêter sur le suicide (présumé) de sa jeune soeur adoptive, le mannequin archi-connu Lula Landry, tombée du balcon de son appartement de luxe un soir de décembre pour s’écraser sur le sol enneigé. Cormoran ne croit pas vraiment à un meurtre mais accepte malgré tout de prendre l’affaire (au tarif double). Il va donc se lancer dans l’analyse des derniers jours de Lula, sa vie, ses sentiments, ses amis, ses relations, son copain, absolument tout. Il va remonter le fil de tous les évènements pour mettre en lumière la vérité, avec l’aide précieuse de sa jeune intérimaire, qui va se révéler beaucoup plus douée pour les enquêtes que ce qu’il avait initialement jugé…

Franchement, superbe découverte. J’ai hâte de retrouver le duo Cormoran/Robin, qui fonctionne super bien ! L’intrigue de la mort de Lula était également bien ficelée (je comprends qu’on ait trouvé que ce roman soit « trop bien construit pour être un premier roman », ce qui était à la base annoncé). Franchement, sans accrocher plus que ça au monde de paillettes dans lequel la jeune femme de 23 ans évoluait, j’ai été agréablement surprise d’être happée à ce point dans l’histoire. Le charisme de cette équipe de choc et le ton de l’écriture sont deux gros points forts de ce roman. A lire rapidement :) J’ai adoré ! Et pourtant, ce mois d’octobre m’est sorti par les yeux (#CrappiestOctoberEver) pour plein de raisons, ce roman a donc réussi un tour de force en me changeant les idées et en m’entraînant dans son univers. La grande classe !

Plus d’infos sur ce roman, le pseudonyme etc. sur http://www.robert-galbraith.com/ :) Pour information, il sort en français chez Grasset demain, le 6 novembre 2013 ! Foncez !

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Le Tailleur de pierre

1031014-gfMon marathon Camilla Läckberg continue avec Le Tailleur de pierre, troisième tome de la série Erica/Patrick. Ce roman m’a beaucoup plu : je l’ai dévoré, comme les autres ! Erica Falck et Patrick Hedström, le désormais célèbre couple de Fjällbacka, viennent d’avoir une petite fille, Maja. Le jeune papa, très fier, a repris rapidement le chemin du travail alors que du côté de la maman, le quotidien est un peu moins rose. A priori, même si ils ne veulent pas l’admettre, Erica doit être en plein baby-blues. Son seul rayon de soleil au fil des longues journées sans Patrick, elle le doit à sa nouvelle amie et voisine, Charlotte, avec qui elle passe pas mal de temps. Charlotte, son mari Niclas et ses enfants, Sara, 7 ans et Albin, vivent en ce moment chez la mère de Charlotte, Lilian Florin. Le moins que l’on puisse dire de la situation est qu’elle n’est pas de tout repos.

Un matin, un pêcheur de homards découvre, emmêlée dans ses filets de pêche, le corps d’une fillette. Dès son arrivée sur les lieux, Patrick reconnaît la petite Sara. Tout indique une noyade accidentelle. Sauf que, comme le lecteur le sait, on est en plein coeur d’un thriller. C’est donc sans surprise qu’on apprend que l’autopsie de l’enfant montre qu’elle a bien de l’eau dans les poumons, mais de l’eau douce savonneuse. Ce qui exclut totalement la noyade dans le port où son corps a été retrouvé. Qui pourrait souhaiter la mort d’une enfant ?

Mais, vous demandez-vous (oui, je suis certaine que vous vous posez des questions, comme ça, pouf), qui est ce tailleur de pierre ? Et vous avez raison de demander. Comme Camilla Läckberg nous y a habitué, le tailleur de pierre est un personnage du passé, des années 20 pour être plus précise. On rencontre Agnès, une jeune femme riche et pourrie gâtée par son père qu’elle manipule d’une main de maître comme de la pâte à modeler. Un jour, dans l’entreprise paternelle, elle fait la connaissance d’un employé, le jeune tailleur de pierre. Il est fasciné par elle tout en se disant qu’il n’a aucune chance. Sauf qu’Agnès a décidé qu’elle le voulait.  Et ce qu’elle veut, elle l’obtient. Toujours. Sauf que, parfois, les choses ne tournent pas tout à fait comme on le voudrait…

Verdict : très sympa, bien amené, bien conduit. J’ai beaucoup apprécié l’intrigue et aussi toute la partie du passé. Cela m’a permis de découvrir autre chose, tout un univers dont j’ignorais l’existence ou le fonctionnement. Les personnages secondaires sont toujours aussi réussis, aussi intéressants. Même si le style n’est pas parfait, la construction, les personnages et les émotions sont bien présentes et font encore une fois de ce roman une réussite !

(Pour info, ça y est, j’ai terminé les six premiers romans de la série Erica/Patrick. A priori, un nouveau sort en juin 2013. Ouf. Et en attendant, il me reste toujours Cyanure, un « one-shot » centré sur le collègue de Patrick, Martin Molin, à découvrir :))

Les larmes de diamant

En rédigeant mon article sur les lectures sous le plaid avec un chocolat chaud (ou thé ou tisane, je ne suis pas sectaire), je vous ai parlé de l’auteur Deborah Crombie. En allant chercher un lien à mettre dans le post, j’ai découvert sur Amazon (merci Amazon) qu’elle avait sorti un nouveau roman en poche. Ni une ni deux, hop hop, dans mon panier et deux jours plus tard, dans ma boîte aux lettres. Je l’ai dévoré ! J’adore son ton, sa manière de raconter ses histoires, ses intrigues, ses personnages. Bref, je vous spoile la fin de l’article mais je vous le conseille très très fort !

9782253167143Nous retrouvons les flics Duncan Kincaid et sa chère et tendre Gemma James, toujours pas mariés mais habitant désormais ensemble une jolie maison qu’ils louent à Notting Hill avec leurs enfants respectifs : Kit et Toby. Erika Rosenthal est une amie de Gemma, une vieille dame tranquille, Juive d’origine allemande et docteur en histoire. Par hasard, elle retrouve dans le catalogue d’une salle de ventes une broche réalisée par son père et offerte par celui-ci lorsqu’avec son époux David, elle a fuit l’Allemagne nazie. Quelques années plus tard, David a été victime d’un meurtre non élucidé, son corps fut retrouvé dans un jardin public londonien. Très perturbée par cette découverte de ce bien qu’elle croyait perdu depuis plus de cinquante ans, elle appelle aussitôt Gemma. Celle-ci mène sa petite enquête, totalement officieuse, en allant à la rencontre d’une employée de la salle des ventes, Harrowby’s, pour l’interroger sur la broche Art Déco réalisée par le père d’Erika. La nuit même, la jeune fille, Kristin, meurt écrasée par une voiture… Et l’enquête de Gemma devient celle de Duncan Kincaid et de son équipe.

Pour son douzième roman, Deborah Crombie a encore réalisé un petit bijou ! Cette fois, on suit deux enquêtes en parallèle : celle d’aujourd’hui, concernant la broche et la mort de Kristin Cahill, et celle concernant la mort de David Rosenthal, l’époux d’Erika, menée par Gavin Hoxley. Le rythme, l’intrigue, les dialogues, l’alchimie entre Gemma et Duncan, l’enquête et leur vie de couple londonien, cette plongée dans l’histoire : tout est excellent. J’aime me plonger dans les romans de Mme Crombie, et j’ai hâte de pouvoir découvrir les prochains ! Je vous les conseille (et évitez de suivre mon exemple : lisez-les dans l’ordre :)). Bonne lecture !

Et surtout ne te retourne pas…

C’est avec ce roman que je découvre Lisa Unger. Et surtout ne te retourne pas… m’a plutôt bien plu, même si ce thriller ne va pas marquer ma mémoire plus que cela. C’est un livre qui se lit rapidement, on veut connaître la suite, on veut savoir ce qu’il en retourne et comprendre ce qui a fait exploser ce couple stable et plutôt aisé… L’explication se tient, mais certains passages ne sont pas assez creusés selon moi. J’aurais peut-être voulu lire  un « prequel » à ce roman et apprendre dans le détail comment Marcus Raine s’était retrouvé là, marié à Isabel Connelly, écrivain. Mais bon… :p

Alors, voici un petit résumé du roman : Isabel et Marcus (dont je viens de vous parler) sont le couple new-yorkais parfait. Elle est un écrivain au talent reconnu, il a créé une boîte de jeux vidéos qui marche du tonnerre. Ils vivent dans un magnifique appartement, sont ensemble depuis six ans et se sont mariés très rapidement après leur rencontre… Marcus a vécu jusqu’à 18 ans en République Tchèque puis a quitté son pays pour réussir aux USA. Un matin comme les autres, il quitte leur appartement pour aller travailler. Mais il n’y reviendra pas. Isabel se lance dans une enquête pour retrouver son mari alors qu’elle sent déjà que son monde est en train de s’effriter. Agressée par des agents du FBI (elle apprendra par la suite qu’il s’agissait de faux agents), Isabel retrouve son appartement mis à sac. Elle reçoit un étrange SMS de son mari, lui demandant de l’oublier et de ne pas chercher à le retrouver ». Malgré cela, la jeune femme ne renonce pas et poursuit sa piste, qui va l’emmener à Prague, à ses risques et périls…

Ce roman est bien mené, bien rythmé. L’auteur alterne différents points de vue afin de nous donner une vue d’ensemble de l’intrigue : on passe de Isabel à Marcus en passant par Linda, la soeur aînée d’Isabel. Comme je l’ai dit dans mon introduction, il ne s’agit pas d’un roman inoubliable mais plutôt d’un chouette thriller à lire en vacances, sur une plage, dans une voiture, un avion ou un train. A mon avis, je me laisserai tenter par d’autres romans de l’auteur. Vous avez déjà lu Lisa Unger ? Vous me conseilleriez lequel pour continuer ma découverte ?

Les Lieux Sombres

Suite aux conseils de Tardis Girl, j’ai acheté et dévoré en seulement deux ou trois jours le thriller Les Lieux Sombres, de Gillian Flynn. Thriller psychologique de haute voltige, Les Lieux Sombres nous raconte l’histoire de la famille Day, décimée dans la nuit du 2 janvier 1985 dans la ville de Kinnakee, au Kansas. Seuls rescapés du massacre : Libby Day, sept ans au moment du drame, qui s’est échappée et a perdu des bouts de doigts et d’orteils, gelés dans la neige, et Ben Day, son grand frère de 15 ans, accusé du meurtre et en prison. Leur mère, Patty, et leurs deux autres soeurs, Debby et Michelle, sont mortes, massacrées à coup de haches sur fond de satanisme.

Libby Day, âgée aujourd’hui d’une trentaine d’années, est traumatisée par ce massacre mais est quelqu’un de dur, de sombre. Elle est également cleptomane, et pique tout et n’importe quoi : presse-papiers, crèmes hydratantes. Elle n’a jamais réussi à s’affranchir de ce drame et n’a jamais ouvert les nombreuses lettres de son frère. Elle n’a plus de contacts avec son père, qui était séparé de sa mère depuis un bout de temps au moment des meurtres, ni avec sa tante Diane, la soeur de sa mère. Elle ne travaille pas, elle vit depuis des années sur les dons des gens, émus par sa situation. Mais les années passant, ces dons s’avèrent de plus en plus maigres, et Libby est au bord du gouffre. C’est alors qu’un homme, Lyle, la contacte : membre d’un Kill Club, il lui propose de l’argent pour revoir son jugement sur l’affaire, parler à des gens et essayer de lever le voile sur la vérité. Persuadée au début que de toutes manières, son frère est coupable, Libby accepte cependant cet argent facile. Mais peu à peu, elle voit les incohérences et s’investit dans cette recherche.

Le roman est construit en courts chapitres, reprenant différents points de vue : aujourd’hui, avec Libby, et avant, au travers des yeux de Ben et de sa mère : on découvre ainsi la vie de Ben à l’époque, son histoire d’amour compliquée avec une jeune fille riche, les problèmes financiers de sa mère, liés à la crise agricole. On voit doucement les choses prendre place, c’est très bien amené, même si la fin m’a semblé un peu rapide mais bon. J’ai beaucoup aimé ce roman, je tenterai volontiers le premier livre de l’auteur, Sur ma peau.

Le chuchoteur

Cela faisait un petit moment que je lisais moins… A mon grand désespoir, ces derniers temps, j’accrochais plus difficilement aux bouquins que j’entamais, je lisais moins vite, je faisais dix choses à la fois et j’avais plein de choses en tête pendant que je tournais les pages. A l’occasion de quelques jours offline, je me suis préparé une petite cargaison de bouquins pour me remettre dans le bain. J’ai dévoré trois pavés en quelques jours, ça m’a fait un bien fou.

Premier dévoré : Le chuchoteur, de Donato Carrisi. Celui-là me faisait de l’oeil depuis un moment : commandé très vite sur Amazon, je l’ai lu en une journée… Un véritable ogre. D’ailleurs, j’ai presque déjà envie de le relire, tant j’ai l’impression d’avoir été trop vite et de n’avoir pu « digérer » les informations au fur et à mesure…

Dans les premières pages de ce roman, inspiré de faits réels, on découvre le personnage de Mila Vasquez, qui va être le personnage central du roman. Flic spécialisée dans la recherche des enfants disparus, on la suit au cours d’une intervention. Dans la suite, le lecteur est projeté, comme Mila, dans une enquête difficile : 5 petites filles ont été enlevées dans la région depuis quelques jours, et deux jeunes garçons et leur chien ont découvert, enterré à l’orée d’un bois, le bras gauche d’une petite fille. Arrivée sur place, la police découvre que ce n’est pas un bras mais cinq qui sont enterrés là… Jusqu’à en découvrir un sixième… L’équipe de flics en charge, dirigée par un professeur de criminologie, Goran Gavila, va mettre tout en oeuvre pour élucider cette série de crimes…

L’enquête est palpitante, le roman est parfaitement bien rédigé (et traduit), on se sent intégré à l’équipe de flics… On se sent démuni, impuissant, puis on découvre des pistes, on sent le voile se déchirer, puis non, ça recommence… J’ai englouti ses 574 pages en moins de 10 heures, ça en dit long sur l’aspect « page turner » du bouquin. Excellent policier, original, addictif, etc. J’ai hâte que cet auteur récidive !

Une eau froide comme la pierre

Déborah Crombie est un écrivain américain qui écrit des romans policiers dont je suis particulièrement friande (d’ailleurs, je les ai tous lus). Aussi, lorsque j’ai vu son nouveau roman disponible en poche, ni une ni deux, j’ai foncé (même si j’avais décidé de ne plus acheter de bouquin tant que ma PAL ne s’était pas réduite – et de ce côté, c’est plutôt mal barré).

Une eau froide comme la pierre met en scène nos deux policiers préférés, les personnages que je suis depuis le premier roman de madame Crombie que j’ai lu (à savoir, Une affaire très personnelle, qui n’était pas le premier de la série) : Duncan Kincaid et Gemma James, tous les deux super flics anglais, londoniens de surcroît. Cette année, pour Noël, c’est la première fois que la petite famille réunifiée du couple passe les fêtes de fin d’année ensemble, chez les parents de Kincaid. Tout est un peu compliqué, entre les enfants, la récente fausse-couche de Gemma, etc. En plus, le couple de Juliet, la soeur de Duncan, prend complètement l’eau. Et cela se ressent sur l’ambiance. Mais bon, qui parle de roman policier parle également d’intrigue : durant les travaux de restauration d’une ancienne laiterie, Juliet découvre le cadavre d’un bébé dans un mur. Et de là démarre toute l’enquête, qui sinue sur les canaux du patelin anglais d’où est originaire Kincaid.

Encore une fois, Déborah Crombie ne m’a pas déçue. J’aime son style, ses personnages, son équilibre entre l’histoire suivie des héros principaux et l’intrigue policière. J’ai aimé l’ambiance enneigée, les canaux, les bateliers, tout cela.  De plus, les enfants des personnages évoluent également : Kit, le fils de Duncan, arrive à l’adolescence et prend dès lors de plus en plus de place dans l’histoire. Bon roman, intrigue intéressante

Si cela vous tente, la plupart de ses romans sont parus chez Le Livre de Poche. Et il y en a déjà onze à rattraper !