Si je ne devais en garder qu’un ou deux pour 2010…

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire un petit bilan de cette année 2010 qui s’achève doucement. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ne l’ai pas vue filer ! 2010, ça a été l’année durant laquelle Lost s’est terminée. L’année du film sur Facebook (The Social Network), que je n’ai d’ailleurs toujours pas vu. Et l’année durant laquelle j’ai découvert les différentes choses qui suivent et qui méritent le détour !

Roman

Quand tu es parti, de Maggie O’Farrell. Mon immense coup de coeur.
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Très très chouette.

Série

En découverte, je dirais Glee. J’adore, j’adore. Et je me passe la bande originale en boucle.
Et puis celles que j’ai pris plaisir à revoir ou rerevoir : Dawson, The O.C., Buffy.
(pour plus d’info sur les séries : http://spacitron.tumblr.com, avec un TV meme qui doit se poursuivre !)

Film

Je ne suis pas beaucoup (assez) allée au cinéma cette année. Ici je mettrai donc juste Shutter Island que j’ai adoré.

A voir : Raiponce, The Social Network. Entre autres.

Et vous? :)

Passez de très bonnes fêtes de fin d’année !

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Quand tu es parti

Mon second roman de Maggie O’Farrell. Son premier. Et un coup de foudre beaucoup plus grand que prévu. J’ai aimé L’étrange disparition d’Esme Lennox, mais j’ai véritablement adoré Quand tu es parti. Même style narratif : on saute d’une période à l’autre, et d’une narratrice à l’autre, sur trois générations : Alice, personnage principal, sa mère, Ann et sa grand-mère.

On pénètre dans la vie déchirée d’Alice. On ne sait pas pourquoi, mais elle est triste comme les pierres et n’arrive pas à se décharger de son chagrin, omniprésent, dont on ignore la cause. On se demande si elle a encore une raison de vivre… Elle vit à Londres, seule, et décide de se rendre à Edimbourg pour voir sa famille. A la gare, elle prend un café avec ses soeurs puis s’éclipse aux toilettes. Ce qu’elle voit dans le miroir en se lavant les mains la bouleverse à tel point qu’elle repart instantanément vers Londres, laissant ses soeurs dans l’incompréhension la plus totale. Elle rentre dans son appartement, y croise son chat, et s’en va alors lui acheter à manger. C’est sur le chemin qu’elle se fera renverser par une voiture. Suicide, accident? Qu’importe, Alice est dans le coma. Et le rythme de narration devient saccadé : Alice, avant, Alice, maintenant, sa mère, hier et aujourd’hui, sa grand-mère. Et peu à peu, on comprend la cause du chagrin d’Alice, et on souffre avec elle.

Le rythme, l’essence du roman, tout est magistral. J’ai été noyée d’émotions en lisant ce livre. J’ai pleuré. Pleuré. Je pense que je me suis beaucoup (trop) identifiée à Alice, et que cela a influencé ma réaction émotionnelle. Mais en dehors de cela, ce roman m’a vraiment touchée, transpercée. Maggie O’Farrell a désormais fait une entrée fracassante dans le club fermé de mes auteurs préférés. Et elle n’en sortira pas de sitôt. Vraiment, ce roman est un chef d’oeuvre, un des meilleurs que j’ai lu depuis des années. Je n’ai pas envie d’en parler plus, d’en parler trop. Le roman est trop savoureux, trop doux, trop beau que pour être dévoilé. Mais si vous ne l’aimez pas, vraiment, je serais déçue.