Inglourious Basterds

Tout le monde parle du nouveau film de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds. Et moi, je ne suis pas certaine d’avoir vu un film de ce cinéaste en entier avant celui-ci. Kill Bill ou Pulp Fiction, pas vus (j’y remédierai très vite!). Mais si tout le monde parle d’une oeuvre, j’ai toujours tendance à croire que d’une manière ou d’une autre, elle est marquante, originale et que peut-être, elle mérite un tel engouement, positif ou négatif. A vérifier. Donc, mercredi soir, pour moi, c’était Inglourious Basterds à l’UGC Toison d’Or, à Bruxelles.

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Déjà, j’ai été séduite par la musique du générique de début, où le casting était présenté sobrement sur fond noir. Comme avant. La bande son m’a énormément plu, du début à la fin. D’ailleurs, je vais me la procurer! Le film était très bien construit, bien narré, très vif. On ne s’ennuie pas (même si la fatigue peut nous rattraper le temps de quelques minutes, volées au film), et on est pris dans le long métrage, découpé en chapitres. Comme on a pu le lire ailleurs, le film ne respecte pas la réalité historique. Et je trouve que ce n’est pas plus mal : déjà il y a un effet de surprise, de l’innovation. Puis ça rend les choses plus « drôles ». Pourquoi « drôles »? Parce que dans ce film, qui se déroule en France durant la seconde guerre mondiale, Hitler est tourné un peu en ridicule, que Brad Pitt ne joue pas le « beau gosse » de service comme il le fait parfois (ce qui m’irrite), mais plutôt un contre-emploi parfaitement réussi, et que Mélanie Laurent se défend très bien face à tout ce joli monde.

Un groupe d’BasterdPitt2Bighommes, les « Inglourious Basterds », dirigés par un Brad Pitt très intéressant, ont pour mission de ramener des scalps nazis à leur chef.  Un gradé SS, « le chasseur de Juifs », fait tout pour mériter son surnom, en traquant ses proies en permanence. Une jeune fille Juive voit sa famille saccagée sous ses yeux et se retrouve à la tête d’un cinéma parisien. Le tout s’entremêlant sur fond de guerre, de nazisme, de saluts au Fürher, et de sang. De beaucoup de sang. Un rien trop.

N’étant pas une spécialiste de Quentin Tarantino, je ne vous fournirai pas de comparaison métaphysique avec ses précédents films. Mais je vous encourage à aller voir celui-ci. Bien que parfois trash, souvent sanglant, il était très intéressant et bien rythmé. Et surtout, je n’étais pas la seule à penser cela. Fait très rare, à la fin du film, la salle a applaudi. Et je ne vois pas cela souvent. La dernière fois, il me semble que c’était lors de la projection de Million Dollar Baby.

A voir, donc!

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