Dear Amy

Tout récemment, j’ai lu Dear Amy, de Helen Callaghan. J’en avais entendu parler sur Goodreads (ou Instagram, je ne sais plus trop, je ne suis pas très douée pour me souvenir de mes sources :-)). Encore une fois, je dois avouer que cela fait quelque temps que je suis plus compliquée en termes de bouquins : dès que le livre m’ennuie, j’ai tendance à l’abandonner lâchement (en même temps, la vie est trop courte pour lire des livres ennuyeux :p). Du coup, j’ai en commencé quelques-uns sans aller bien loin dans l’histoire avant de tomber sur Dear Amy.

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Du peu que j’en avais lu, l’intrigue m’avait déjà rapidement intéressée : la disparition de Katie, une adolescente de la région de Cambridge. Margot Lewis, une professeur d’anglais dans l’école secondaire de celle-ci, qui répond au courrier des lecteurs pour la rubrique « Dear Amy » dans les pages du Cambridge Examiner. Des lettres étranges qui lui parviennent à la rédaction, signée du nom de Bethan Avery, une jeune fille disparue dans des circonstances similaires il y a près de vingt ans et considérée comme morte par la police car jamais retrouvée. J’ai trouvé tout cela super Intrigant, et, la bonne nouvelle, c’est qu’au fil du roman, mon intérêt n’a pas faibli.

J’ai trouvé le roman vraiment bien rythmé, pas de passage ennuyeux à déplorer, pas de « remplissage ». La construction des personnages est intéressante également, avec suffisamment de points d’interrogation et de zones d’ombre pour que notre curiosité soit titillée juste comme il faut. Le fait que cela se passe en Angleterre m’a aussi énormément plu, ça m’a rappelé plein de chouettes (et récents :-)) souvenirs.

Il s’agit du premier roman d’Helen Callaghan, je pense qu’on peut dire qu’elle place la barre assez haut pour le prochain livre qu’elle publie ! Si vous recherchez un roman auquel on s’accroche, avec une héroïne intéressante que l’on n’a pas envie de secouer, foncez sur ce roman. J’ai trouvé l’intrigue originale et bien menée. Go !

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Nymphéas Noirs

Après avoir découvert et adoré Michel Bussi avec Un avion sans elle, j’ai voulu prendre le temps de découvrir l’oeuvre de l’auteur (et éviter de tout dévorer d’un coup sans en profiter vraiment). J’ai patiemment attendu plusieurs mois puis j’ai plongé dans Nymphéas Noirs, celui qui est apparemment le préféré des personnes que je connais. Plongé est le bon mot : j’ai dévoré ce roman en deux ou trois jours maximum. Comme pour Un avion sans elle, j’ai trouvé humainement impossible de lâcher le bouquin.

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Le romancier nous emmène cette fois dans le village de Giverny, à l’entrée de la Normandie. Personnellement, je ne connaissais pas ce patelin, pourtant très célèbre dans le monde de la peinture : il s’agit du village qui inspirât Claude Monet et dans lequel il installa l’étang de ses célèbres nymphéas, qu’il peignit jusqu’à sa mort en 1926. Le cadre est bucolique, teinté de vert tendre, de rose pâle, de rires d’enfants, de nymphéas, des aboiements joyeux de Neptune, le chien adorable du village, des touristes et pseudos-peintres qui envahissent les ruelles du village en se prenant pour des artistes talentueux. Dans ce village, il y a trois femmes. Une enfant, Fanette, très douée en peinture, égoïste et adulée par les petits garçons de sa classe. Une jeune femme, Stéphanie, magnifique, institutrice à l’école du village mais rêvant d’évasion. Et enfin, une vieille dame aigrie, la narratrice, observant le monde autour d’elle en anticipant les drames qui vont se produire. Le roman s’articule autour de ces trois femmes, présentées par l’auteur comme, dans l’ordre, l’égoïste, la menteuse et la méchante.

L’inspecteur Laurenç Sérénac vient d’arriver dans le village. Il travaille avec l’inspecteur Bénavides. Leurs méthodes différent mais les deux hommes s’apprécient. Le cadavre d’un ophtalmologue réputé est retrouvé dans l’Epte. L’homme a été poignardé, ensuite le meutrier lui a fracassé une pierre sur le crâne avant de plonger sa tête dans l’eau. Comme l’a dit un des flics, cet homme a été assassiné trois fois, sacré acharnement. L’enquête démarre, la police se concentre sur l’entourage de la victime, Jérôme Morval : sa femme, de possibles soucis avec des patients, etc. Assez rapidement, un courrier arrive au commissariat : des photos du médecin dans des positions plus ou moins compromettantes avec plusieurs femmes différentes. L’une d’entre elle est Stéphanie Dupain, l’institutrice du village. Il s’agit du cliché le moins explicite : la victime et la jeune femme se promènent juste main dans la main. Ce qui relance une nouvelle piste, le mari de Stéphanie, connu pour être très jaloux. Et Sérénac va rapidement tomber sous le charme de l’institutrice, ce qui ne va rien arranger à l’enquête.

J’ai envie de vous dire que ce roman a été une superbe surprise… mais en fait, j’espérais qu’il serait aussi bien, donc je n’ai pas vraiment été étonnée :) J’avais plutôt peur d’être déçue, d’en avoir trop attendu. Mais non, pas de déception à l’horizon. J’ai adoré ce roman, apprécié sa construction millimétrée, aimé apprendre toutes ces choses (véridiques si l’on en croit la préface de l’auteur) sur Claude Monet et son oeuvre. J’ai aimé découvrir la personnalité des trois héroïnes… Et le dénouement ne m’a pas déçue. Bien joué Monsieur Bussi ! Je mets de suite vos autres romans sur ma liste à lire : Ne lâche pas ma main est déjà sur mon Kindle depuis un moment et N’oublier jamais va l’y rejoindre très vite. Je viens également de voir que son premier roman, Gravé dans le sable (paru en 2007 sous le nom d’Omaha Crimes) était ressorti. A ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de découvrir cet auteur, foncez !

No Mark Upon Her

Je suis encore dans ma phase thriller (ça fait un bon moment à présent, ça commence à devenir inquiétant… :p) et plus précisément, pour l’instant, je me consacre (entre autres) à rattraper mon retard dans les romans de Deborah Crombie (cf. Necessary as blood). J’ai du coup enchaîné avec No Mark Upon Her (en VF Mort sur la Tamise).

10330150Cet épisode est consacré à l’aviron, sport qui est pratiqué sur la Tamise par plusieurs groupes, notamment des clubs universitaires ou scolaires (Eton). La victime est Becca Meredith, une femme flic, gradée, ex-championne d’aviron qui envisageait de prendre un congé de longue durée pour se préparer aux jeux olympiques. Elle est retrouvée noyée, sous son bateau, un Filippi. La jeune femme excellait à ce sport et n’aurait jamais pu avoir ce genre d’accident…

Compte tenu du grade de la victime, le Superintendant Duncan Kincaid est envoyé sur les lieux du drame, au retour de sa cérémonie de mariage et à la veille du début de son congé parental (il doit à son tour s’occuper à temps plein de la petite Charlotte, adoptée dans Necessary as Blood, afin de permettre à Gemma de reprendre le boulot). Assez rapidement, Duncan s’aperçoit que la victime avait confié avoir été victime d’un viol par un autre policier haut placé mais que l’affaire avait été étouffée. Sa hiérarchie lui conseille fortement de ne pas fouiller dans ce sens mais de conclure à un accident ou de s’orienter vers l’ex-mari de la victime, Freddy, qui a déclaré la disparition et qui est le bénéficiaire de l’héritage de Becca. Autant vous dire que tout cela n’est pas au goût du Superintendant…

Cette enquête est comme à son habitude parfaitement construite et menée. Je l’ai personnellement préférée à l’opus précédent, qui ne m’avait que moyennement plu. J’ai apprécié cette plongée dans le monde de l’aviron, que je ne connaissais absolument pas. De plus, les personnages secondaires, détectives attachés à Kincaid et à Gemma, à savoir Doug et Melody, sont beaucoup plus creusés qu’à l’habitude et deviennent des éléments attachants de l’histoire. Bref, encore une jolie réussite pour Deborah Crombie !

PS : Je suis déjà plongée dans le prochain, The Sound of Broken Glass :)

Necessary as blood

Depuis que nous avons emménagé à Londres, j’ai encore plus envie de découvrir la ville via des romans qui s’y déroulent. J’ai donc décidé de regarder du côté de Deborah Crombie, auteure de polar que je suis depuis longtemps, pour voir si elle n’avait rien sorti de nouveau mettant en scène ses flics fétiches Duncan Kincaid et Gemma James. Tadam, bien m’en a pris car c’est trois romans que j’avais de retard. Dans l’ordre : Necessary as blood (la loi du sang en VF), No mark upon her (que je lis actuellement, Mort sur la Tamise en VF) et The sound of broken glass. Cela m’en fait de la lecture (sur mon Kindle Paperwhite adoré :)).

necessary-as-bloodMais parlons de La loi du sang, que j’ai terminé il y a quelques jours. On retrouve Gemma et Kincaid, égaux à eux-mêmes. Elle est toujours détective inspecteur à la Metropolitan Police de Notting Hill (autant dire qu’elle est plutôt dans un chouette quartier) et lui est superintendent à Scotland Yard. Tim, l’ex-mari d’Hazel, l’amie de Gemma, appelle cette dernière à l’aide lorsque Naz, un ami avec qui il avait rendez-vous ne vient pas et qu’il est injoignable. Plus inquiétant, l’homme, qui est avocat dans l’East End, du côté de Brick Lane, a une petite fille de bientôt trois ans qu’il n’aurait jamais laissée seule si longtemps… Le corps sans vie de l’homme est retrouvé le lendemain dans un parc. La famille vivait dans une jolie maison d’East End, mais avait connu un autre drame récent : l’épouse de Naz, Sandra Gilles, une artiste, a disparu plusieurs mois auparavant sans laisser de trace. Elle avait laissé sa petite Charlotte à un ami sur le Flower Market le temps d’une course rapide. Elle n’est jamais revenue récupérer sa fille…

Ce n’est pas mon roman préféré de Deborah Crombie, même s’il restait sympa malgré tout. L’histoire était bien trop concentré sur Gemma, c’était un peu redondant, même si j’aime beaucoup le personnage. L’intrigue était bien ficelée, comme toujours, et l’aspect personnel de la vie des deux flics était également agréable à lire (Gemma a demandé à Kincaid de l’épouser dans le tome précédent). A lire pour les fidèles de la série, sinon on peut franchement s’en passer, même si l’enquête est intéressante et la petite Charlotte attachante.

A noter que le prochain roman de l’auteur (To Dwell in Darkness) sera disponible en VO fin mars 2014.

La dernière énigme

54063-0Je me souviens parfaitement de la couverture de l’édition de La Dernière Enigme que ma soeur a de ce roman. C’était une belle maison victorienne, jaune, au bord de la plage. Des couleurs chaudes. J’ai dû le lire quand j’étais petite, à une époque où j’aimais sacrément moins les romans d’Agatha Christie avec Miss Marple. Je trouvais qu’ils « bougeaient » moins que ceux avec Hercule Poirot. J’ai mémorisé une histoire de glycines et pourtant, ce n’est pas dans ce roman qu’il est question de cette plante (c’était dans Némésis il me semble – ce qui me donne envie de le relire également). Ici, ça parlait de papier peint avec des coquelicots et des bleuets (je pense, car je l’ai relu en anglais cette fois :)).

Gwenda est une jeune mariée. Elle a passé son enfance en Nouvelle-Zélande, dans la famille de sa mère, après le décès de ses parents. Son mari, Giles, est également orphelin et a passé de nombreuses vacances dans le sud de l’Angleterre. A présent, ils voudraient s’installer dans cette zone, pas trop loin de la mer… Gwenda arrive la première sur place alors que Giles est retenu à l’étranger par son travail. Elle commence ses recherches seule, un peu au hasard. Elle tombe rapidement sur une maison qui lui plaît instantanément et où elle se sent chez elle. Elle l’achète et s’y installe très vite.

Là, des choses étranges se passent : elle imagine un papier peint champêtre, plein de coquelicots, pour une pièce qui s’avère être le papier peint qui y était posé avant que les derniers propriétaires le recouvrent. Elle ne cesse de vouloir passer par un chemin qui n’existe pas pour passer d’une pièce à l’autre. Quand elle demande aux ouvriers d’installer une porte à cet endroit, ils découvrent qu’auparavant, il en existait déjà une qui avait été murée. Ensuite, dans le jardin, elle déplore la présence de buissons qui gâchent la vue sur la mer… Le jardinier, en arrachant cette plante et en enlevant de la terre, découvre des escaliers, à l’endroit exact où la jeune femme voulait les installer. Un jour où elle descend simplement l’escalier, elle est prise soudainement d’une peur incontrôlée qu’elle ne peut expliquer… Elle décide alors de passer quelques jours à Londres, chez des connaissances. C’est là qu’elle rencontre Miss Marple, la tante de son hôte. Ils passent une soirée au théâtre, et à la fin de la pièce, à l’écoute des derniers vers, la jeune femme pousse un cri strident et s’enfuit. Quand Miss Marple vient la réconforter, la jeune femme lui explique qu’elle a eu un flash, une jeune femme morte, en bas des escaliers… Hélène. Gwenda ne sait pas qui est cette jeune femme, si c’est le fruit de son imagination, absolument rien… Mais peu à peu, Giles et elle se mettent en tête qu’un meurtre a été commis dans leur maison et ils se lancent dans l’enquête, sans la moindre notion du danger qui les attend…

Pour moi, il s’agit d’un des meilleurs romans d’Agatha Christie (avec Némesis et La Nuit qui ne finit pas). Il est bien construit, l’intrigue est fascinante. Si vous ne l’avez pas lu, il faut absolument y remédier. En tous cas j’ai pris énormément de plaisir à le relire en VO (Sleeping Murder) !

La Sirène

9782330008925FSEt voici La Sirène, l’ouvrage qui clôture (temporairement) mon marathon sur la série Erica Falck/Patrick Hedström de Camilla Läckberg. Temporairement et involontairement, mais ça n’implique qu’une coupure de quelques semaines/mois : Le Gardien du phare va paraître très prochainement !

Cette fois, c’est la disparition d’un père de famille et époux sans histoire qui occupe le commissariat. L’enquête est au point mort jusqu’au jour où un vieil homme, poursuivant son chien sur la mer gelée, découvre le cadavre de Magnus prisonnier dans la glace. En parallèle, l’ami bibliothécaire d’Erica, Christian Thydell, vient de publier son premier roman, La Sirène. La critique est unanime, le succès est immédiat. Cependant, il semble que Christian reçoive des lettres de menaces… Sa femme et ses enfants sont-ils en danger ? Erica s’inquiète pour son ami et se lance, comme à son habitude, tête la première dans sa petite enquête personnelle. Surtout que l’homme assassiné et Christian faisaient partie du même groupe d’amis… Entremêlée à l’histoire du présent, le lecteur a aussi droit à une plongée dans le passé d’un petit garçon adopté et totalement obsédé par l’amour de sa maman… Jusqu’à être hyper jaloux de sa petite soeur, Alice et à commettre l’irréparable. Comme toujours, tout est lié mais le sac de noeuds ne dévoile ses secrets qu’au compte-goutte.

Comme toujours, on suit avec plaisir les aventures des héros de Camilla Läckberg. Erica est ici à nouveau enceinte et galope de partout avec son gros ventre (elle attend des jumeaux) en compagnie d’Anna, sa soeur, également enceinte. Une nouvelle policière, Paula, arrive au commissariat de Patrick et la vie de la nouvelle venue se trouve étrangement liée à celle du commissaire Mellberg. Cela donne de jolies scènes, mais je ne vous en dis pas plus !

Encore très bien fichue, l’intrigue monte en puissance au fil des pages. Cependant, celui-ci a été un peu plus difficile à lire pour moi. Les sujets abordés m’ont touchée et certains passages étaient même un peu durs (« un peu » est un euphémisme). Cela n’enlève rien au talent de l’auteur et à la qualité de l’histoire qu’elle nous raconte. Et je l’ai nettement plus apprécié que L’Oiseau de mauvais augure, qui ne m’a pas marquée… Par contre, pour le final, on dirait que Camilla Läckberg a regardé trop d’épisodes de Grey’s Anatomy et s’est inspirée du final-type de Shonda Rhimes : la catastrophe (oui parce que dans la série, malgré sa promesse, Shonda Rhimes nous a encore filé de la tragédie)… On verra cela au tome suivant. Plus que quelques semaines d’attente : il est prévu pour le 5 juin et peut être pré-commandé ici !

L’enfant allemand

Dans le marathon intensif de « Camilla Läckberg », on demande le cinquième tome. J’ai choisi de ne pas (pour l’instant du moins) chroniquer le quatrième – L’Oiseau de mauvais augure , qui ne m’a pas beaucoup plu et qui ne m’a pas marquée particulièrement. On passe donc directement au cinquième. L’enfant allemand n’est pas forcément le roman de la série « Erica Falck – Patrick Hedstöm » qui m’a le plus passionnée par son intrigue mais il est indubitablement celui qui m’a le plus touchée et tenue en éveil. Je voulais savoir, plus pour la paix de l’esprit que pour le mystère en tant que tel. C’est difficile à définir… Ce polar m’a plu, sans le moindre doute. Mais son côté humain, relationnel, m’a encore plus fascinée. J’ai vraiment vécu aux côtés des personnages, cette fois. L’histoire m’a affectée. Et je pourrais même mettre une majuscule au mot « Histoire ».

enfant-allemand-lackbergDans L’enfant allemand, le parallèle passé/présent cher à l’auteure est encore bien respecté. Sauf que cette fois, l’enquête touche Erica de manière plus directe, transformant ce tome en saga familiale. Camilla Läckberg nous a fréquemment parlé de la mère d’Erica et d’Anna, plutôt peu attachée à ses filles. Les deux soeurs n’ont jamais réussi à la connaître, à savoir des choses sur sa vie. Erica a débuté l’exploration du passé de sa mère en farfouillant les vieilleries du grenier de leur maison et en mettant la main sur un ancien coffre contenant entre autres des carnets intimes et une étrange médaille nazie emmitouflée dans un linge taché de sang. Elle a ensuite amené cette trouvaille à Erik Frankel, un vieux monsieur de Fjällbacka, ancien professeur d’histoire et passionné par le nazisme (et la lutte contre celui-ci) ainsi que la seconde Guerre Mondiale. Quelque temps plus tard, le cadavre du vieillard est découvert par deux ados qui voulaient cambrioler la maison que le vieil homme partageait avec son frère aîné, Axel. C’est ce meurtre qui va déclencher l’enquête policière du poste de Tanumshede, à laquelle vont participer les collègues habituels de Patrick qui vient de démarrer son congé paternité et qui va avoir du mal à se tenir à distance de l’enquête.

La mère d’Erica, Elsy, a passé sa jeunesse en compagnie de plusieurs jeunes du village, notamment Erik Frankel mais aussi Britta Johansson et Frans Ringhölm. Ce dernier est devenu le fondateur de l’association d’extrême-droite « Les amis de la Suède ». Britta s’est mariée, est restée dans le village mais est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Axel parcourt le monde pour lutter contre le nazisme, encore et encore. Ils ont pris des chemins différents mais dans leur jeunesse, ils se sont serrés les coudes. Pendant la guerre, le frère d’Erik, Axel, a été fait prisonnier par la Gestapo alors qu’il aidait les Résistants à passer des colis de la Suède à la Norvège, laissant son frère et sa famille sous le choc. Plus tard, le père d’Elsy, trouve un passager clandestin dans la cale de son bateau, un jeune Norvégien Résistant qui a fui les Allemands. Il décide d’accueillir le jeune garçon, Hans Olavsen, dans son foyer. Les histoires d’amour, de trahison, de colère vont alors petit à petit déchirer le petit groupe d’amis. Et l’épilogue nous permettra de voir clair dans le présent, comprendre pourquoi  cela a pu mener au meurtre d’Erik, pourquoi les amis d’antan ne sont pas restés en contact et surtout, pourquoi la mère d’Erica était si froide avec ses filles.

Sans hésitation, ce roman a été mon favori de Camilla Läckberg jusqu’ici. J’ai apprécié les autres mais L’enfant allemand a été plus percutant. Peut-être parce qu’il touche à un événement historique qui ne peut nous laisser de marbre. Parce que l’intrigue policière touche les personnages centraux de manière beaucoup plus intense que d’habitude…

Alors, vous aussi vous vous êtes lancés dans le marathon Camilla Läckberg ou alors il n’y a que moi ? :-)