Hey, it’s me again!

Bon bon, je n’ai plus rien publié depuis le 21 septembre. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà fait de « break » aussi long avant… J’ai eu plein de bonnes raisons pour ça : en septembre, après presque trois années hyper chouettes, on a quitté Londres (avec un petit pincement au coeur). Après un passage en France et en Belgique pour voir la famille et les amis, on s’est envolés  fin octobre vers notre nouveau chez nous, à San Francisco. Après plus d’une année à essayer d’obtenir un visa de travail via le boulot de l’homme, tout s’est finalement mis en place et on est arrivés à l’aéroport de San Francisco (après une petite escale-nostalgie à Heathrow), avec nos valises et un Airbnb à Berkeley pendant les premières semaines. Fraîchement débarqués, on a enchaîné les visites d’appartements, les découvertes des quartiers, les démarches administratives (et de ce côté on n’a pas encore fini), les virées Ikea, etc. Nos affaires doivent encore arriver, par voie maritime. Les bibliothèques sont bien vides pour le moment !

San Francisco - Chinatown

Golden Gate Bridge

San Francisco <3

En parallèle, on a aussi décidé d’agrandir la famille (on se calme on se calme :-)) : ça fait des années qu’on a envie d’avoir un chien (pour ma part, depuis que je suis enfant) et on a accueilli Cooper, un golden retriever de 2 mois, il y a tout juste deux semaines, au lendemain de Thanksgiving. Aucun regret (sauf certains soirs :-)) mais on n’imaginait pas que c’était autant d’investissement (à tous les points de vue) !

puppy

Autant dire que pour l’instant, les visites des alentours sont plutôt limitées tant que le puppy n’a pas eu tous ses vaccins (ils ne rigolent pas avec les précautions par ici, surtout vis à vis du parvovirus (dont je n’avais jamais entendu parler auparavant)). Entre le « housetraining », la socialisation, les vaccins, le premier bain, la coupe des ongles, les premiers apprentissages  et les jeux (avec les traces de dents qui s’ensuivent :)), je n’ai toujours pas réussi à terminer le livre que je lis en ce moment, Dear Amy, de Helen Callaghan. Pourtant, c’est vraiment top ! Côté films et séries, rien de transcendant non plus. En nouveauté, les seules choses que j’ai vue récemment étaient The Five et Gilmore Girls : A Year in the Life (après avoir revu l’intégrale en août septembre – oui, les déménagements ça me fait toujours cet effet-là : je stresse et donc je « binge watche » des séries que j’ai déjà vues au lieu de faire les cartons. Efficacité : zéro). Là, on planifie toujours de regarder Stranger Things et cie mais… il faut trouver le temps de faire ça bien ! On commence tout juste The Detourà voir ce que ça peut donner aussi :-)

Bref : tout ça pour dire que j’espère que le break est bel et bien terminé et que la vie sur ce blog va doucement revenir à la normale (je dois encore vous parler de notre voyage en Floride, mais aussi de Stockholm, de Lisbonne, et de plein de choses en fait :-)). A très vite !

Anna and the French Kiss

Je viens de terminer le troisième (et apparemment dernier :'() tome de cette série de trois romans young adult écrits par Stephanie Perkins. Et je n’avais vraiment pas envie que ça s’arrête (j’ai enchaîné les trois au rythme effréné de un par jour donc je n’ai pas vraiment accordé de chance à la durée, pour être honnête). Anna and the French Kiss, Lola and the Boy Next Door et Isla and the Happily Ever After ont été chacun à sa façon de petites perles super sympas et adorables à découvrir. Même si je marque une préférence pour le premier tome (le personnage d’Etienne St-Clair est je pense mon favori de tous :-)). Comme l’indique l’auteur sur son site web, elle écrit des livres pour adolescents et aussi « pour les adultes qui n’ont pas peur d’admettre que les livres pour ados sont géniaux » :)). Moi je me sens concernée, après je ne sais pas pour vous. 

Les trois romans sont liés, il y a des personnages récurrents mais simultanément, ils sont très distincts et se concentrent sur des villes différentes. La manière dont l’auteure nous fait voyager, surtout dans les deux premiers livres, est vraiment géniale. Dans Anna, on revisite les rues de Paris, le quartier latin, Notre-Dame avec elle. Dans le second, j’ai adoré suivre Lola dans les rues de San Francisco. Le troisième se partage entre NYC et Paris (et cie :-)) mais d’une manière différente, beaucoup moins en immersion pour le lecteur.

Anna and The French Kiss

AnnaFrenchKissCoverAnna est une jeune fille du Sud des USA, d’Atlanta en Géorgie. Ses parents sont séparés, son père est devenu un romancier à succès (mais il écrit des romans vraiment nuls, qui marchent bien, mais vraiment vraiment nuls) et sa mère qui travaille dans le secteur de la biologie est restée à Atlanta avec son petit frère Sean. Son père décide de l’envoyer faire sa dernière année de high school (lycée/secondaire) à Paris, à l’école américaine. C’est plus classe. Avec son nouveau standing, vous comprenez. Anna ne comprend pas et est dévastée car elle doit abandonner sa meilleure amie, Bridgette, son petit frère, sa maman mais surtout son coup de coeur, Toph, qui bosse dans la même salle de cinéma qu’elle. L’arrivée à Paris et l’adaptation à son nouvel environnement est grandement facilitée dès le premier soir, quand elle fait la connaissance de Meredith, sa voisine dans le dortoir. Elle se met à traîner avec le groupe d’amis de Meredith : il y a en plus de celle-ci St-Clair, Josh (qui est une année en dessous d’eux) et Rashmi (en couple avec Josh). Meredith est amoureuse de St Clair mais il sort depuis un an avec Ellie, une fille qui a été diplômée de leur école l’année d’avant. Anna tombe sous le charme de St-Clair assez vite (et le lecteur aussi :-)) mais elle s’accroche à Toph, à sa vie d’avant et se focalise sur l’existence d’Ellie qui rendrait de toutes manières toute relation avec St-Clair impossible. Elle partage son temps entre ses amis et les cinémas de la ville, où elle passe presque toutes ses soirées : Anna voudrait devenir critique de cinéma et étudier à San Francisco l’année suivante. Pendant la lecture de ce premier tome, on va s’attacher à Anna, beaucoup :-) C’est mon préféré des trois je pense. J’ai  totalement adoré Anna mais je dois avouer que le charme d’Etienne St-Clair a peut-être aussi joué (un peu) dans cette préférence :D

En français ici :-)

Lola and The Boy Next Door

lola-boy-next-doorLe dixième tome nous emmène à San Francisco, l’année suivante. On découvre Dolores (surnommée Lola par tout le monde), une jeune fille excentrique de 17 ans, passionnée de costumes, de mode, etc. Elle ne sort jamais avec la même tenue, elle porte des robes des années 50 ou des vêtements qu’elle a cousu elle-même à partir de rideaux ou d’autres tissus de récupération. Et aussi des perruques de toutes les couleurs et de toutes les coupes. Elle sort avec Max, un musicien de 22 ans, assez sombre, que ses parents n’approuvent pas mais tolèrent. Elle est heureuse, elle sait où elle va, jusqu’à ce que de nouveaux voisins s’installent dans la maison d’à côté. Pas vraiment nouveaux : c’est la famille Bell qui revient après deux ans d’absence. Mr and Mrs Bell et leurs deux plus jeunes enfants, des jumeaux un an plus vieux que Lola : Calliope et Cricket. Calliope est une pro de patinage artistique et la famille est revenue vivre à San Francisco car elle a changé de coach. Cricket, de son côté, a été admis à Berkeley pour étudier l’ingénierie mécanique. Lola était amoureuse de Cricket, c’était réciproque, mais il lui a brisé le coeur et dans la foulée, sans qu’ils puissent s’expliquer, la famille Bell a déménagé pour des raisons liées à la carrière de Calliope. Le retour de Cricket, dont la fenêtre est pile en face de celle de Lola, va complètement déconcerter la jeune fille et mettre ses certitudes au tapis.

Située dans Castro, le quartier de Dolores Park, Haight et un peu Berkeley, ce tome était très chouette aussi. Immergée dans les rues de San Francisco, l’intrigue m’a ramenée à ma semaine de vacances là-bas en juillet dernier. Je me suis moins identifiée au personnage de Lola, ce qui explique ma préférence pour Anna, mais vous serez contents d’apprendre qu’on la croise dans ce tome :-)

En français ici :-)

Isla and the Happily Ever After

isla happily ever afterTroisième et dernier opus de cette série (dans lequel on va retrouver un peu Anna et Lola :-)), celui-ci nous emmène tout d’abord à NYC, où Isla, qui va entamer son année de senior à l’école américaine à Paris, vit. On a croisé Isla dans le premier tome, elle a eu quelques interactions avec Anna, même si je n’y avais pas trop prêté attention sur le moment. Ce soir-là, elle tombe par hasard sur Josh dans un café. Elle a toujours eu un faible pour lui, depuis le début. Pour son allure un peu désinvolte et pour son talent magique de dessinateur. Et tout le reste. Pour une fois, grâce aux médicaments qu’on lui a donnés suite à son opération des dents de sagesse, elle a le courage de s’asseoir avec lui et de discuter. La soirée est chouette, ils papotent, il lui demande s’il peut la dessiner, puis il la ramène chez elle. C’est le début de l’été, elle est super heureuse. Elle revient le lendemain avec son meilleur ami Kurt dans l’espoir de recroiser Josh, mais malheureusement il n’est pas là. L’été se passe sans qu’elle ne le revoie : elle lit dans la presse qu’il est souvent à DC dans le cadre de la campagne de réélection de son père en tant que gouverneur de l’Etat. La rentrée arrive, ils se parlent un peu, se sourient timidement. Puis il s’aperçoit que Kurt n’est pas son petit ami, et très rapidement, Isla et Josh commencent à sortir ensemble. Sauf que quand vous voyez ça dans la première moitié du roman, vous savez que quelque chose va se passer… Et ça ne rate pas : assez vite dans l’année scolaire, Josh se fait expulser de l’école, pour ses absences répétées et d’autres raisons. Il repart sur la côte Est, privé de téléphone par ses parents. Les deux sont dévastés…

Ce troisième tome était très mignon également : on revient à Paris, on s’intéresse à la bande dessinée, on passe rapidement par NYC, aussi. On retrouve St Clair par moments (c’est le meilleur ami de Josh), on recroise Meredith, Anna, Lola aussi. C’est très chouette de retrouver ces personnages par petits clins d’oeil. Celui-ci est le plus récent et n’a pas encore été traduit en français il me semble.

Au point de vue chronologique, Anna and the French Kiss se passe une année avant les deux autres tomes (qui se déroulent sur la même année, l’un à San Francisco, l’autre entre Paris et NYC).

Merci à Mango & Salt d’en avoir parlé, je pense que je n’aurais pas croisé leur chemin autrement :-) Très honnêtement, foncez, courrez, dévorez ! C’est frais, acidulé, tendre et juste dépaysant comme il faut ! Bonne lecture :-)

West Coast – Roadtrip

Avec plus d’un an de retard, voici un petit article concernant notre voyage aux USA d’août 2014.

Avant tout, j’avais déjà eu la chance de visiter la côte Ouest des USA quand j’avais dix-sept ans (ça fait longtemps :)). J’en ai gardé un excellent souvenir et cette envie monstrueuse d’y retourner un jour. J’avais eu quelques déceptions (côté alimentaire surtout, pour le côté touristique j’avais moins aimé Las Vegas et Los Angeles).

résumé road trip USA west coast 2014

Nous sommes partis de San Francisco et repartis depuis Phoenix (avec British Airways). Pour les avions, comme d’habitude, je suis passée par Kayak, par Booking pour les hôtels et pour la voiture de location, via Autoescape qui compare les offres de tous les loueurs.

Pour des raisons professionnelles, on ne pouvait pas partir plus de deux semaines… Il a donc fallu faire des sacrifices. Les premières étapes qui ont sauté, ce sont Los Angeles et San Diego. Les deux villes ne m’avaient pas plus marquée que cela. Par contre, j’ai été triste d’abandonner Joshua Tree N.P. Puis, je voulais aller à Big Sur, voir Monterey, Carmel et le fameux Bixby Canyon Bridge (cf. cette chanson de Death Cab For Cutie). J’ai aussi opté pour le parti pris « moins de parcs mais plus de temps ». Le souvenir de ma frustration d’avoir passé juste une nuit à Bryce Canyon fort probablement :) C’est ainsi que Canyonlands et Arches ont également été sacrifiés. Monument Valley était au programme mais au final on a dû y renoncer. Ca y est, l’itinéraire était au point :-)

itinéraire west coast

A – San Francisco, B – Silicon Valley, C – Santa cruz (zappé), D – Monterey, E – Big Sur, F,G,H – Yosemite National Park, Mono Lake, Bodie (Ghost Town), I,J – Death Valley, K – Las Vegas, L – Saint-Georges (pour couper la route), M – Bryce Canyon, N,O – Page (Antelope Canyon, Horseshoe Bend), P – Monument Valley, Q – Grand Canyon, R – Phoenix

En passant, petit coup de gueule sur Google Maps qui, suite à une mise à jour plus ou moins récente, ne permet plus qu’une dizaine d’étapes par itinéraire. Voilà, c’est dit. Pour les prochains roadtrips, il faudra trouver autre chose. Pour les USA, on peut utiliser le site Roadtrippers pour construire son itinéraire (et en plus, ce site regorge de bonnes idées :-)).

Pour la conduite, rien à signaler depuis cet article, si ce n’est que c’est beaucoup plus reposant de conduire aux USA qu’en Europe :) Les routes sont plus larges, les gens moins stressants. Cette fois, on a loué la voiture dans San Francisco même. On a choisi de ne pas prendre de GPS suite à notre mésaventure à Boston (cf. l’article mentionné ci-dessus). Depuis la maison, avec le MacBook, on a donc installé la cartographie des USA sur notre GPS Tom Tom et hop. Sauf que ça a été un peu moins simple : une fois dans la voiture (une Hyundai Sonata Hybride super agréable à conduire :)), le-dit GPS a mis un temps absolument consternant à trouver un signal (il n’a pas dû comprendre tout de suite qu’on avait changé de continent). Ce qui a donné quelques petits tours dans les rues de San Francisco, un peu en panique, à se demander « bon, on va en acheter un neuf ou alors on croise les doigts ? » Au final, à part cette première demi-heure, tout le reste s’est bien passé (on essaiera juste de l’allumer avant de démarrer la prochaine fois, pour lui laisser le temps de s’adapter :)). Et ça nous a coûté définitivement moins cher pour un GPS fonctionnel (pas comme celui qu’on avait eu à Boston donc). A refaire donc.

Après, c’était tout bon : les ESTA en poche, Le Guide du Routard des parcs nationaux de l’Ouest Américain, vraiment top, et le Lonely Planet Côte Ouest américaine, un peu décevant, pas assez détaillé, les vouchers des hôtels, de la voiture et un super itinéraire établi, on était partis !

Depuis cet article, j’ai eu l’occasion de passer à nouveau une semaine à San Francisco, donc je ferai très court : en deux jours, on a pu s’imprégner rapidement de l’ambiance de la ville et voir les immanquables, les classiques : la traversée du Golden Gate, le passage obligé par Lombard Street, Alamo Square, Coit Tower, Dolores Park, un petit tour dans le quartier de Mission et une visite très instructive d’Alcatraz (à ne pas manquer, l’audioguide est indispensable et passionnant).

alcatraz streetcar san francisco golden gate San Francisco San Francisco Alamo squareMarket san francisco Dolores Park, mission

On a enchaîné par un passage par la Silicon Valley (Google à Mountain View, Apple à Cupertino, petite visite coup de vent de Stanford). Nous avons ensuite descendu la côte sur la route 1, en passant par Monterey, Carmel, Big Sur. Les McWay Falls situées dans le Julia Pfeiffer Burns State Park étaient splendides, on était tout juste (en courant) pour les voir avant le coucher de soleil et c’était juste waouw. Je regrette de ne pas avoir vu le « lonely cypress » mais ce n’est que partie remise. Nous avons ensuite mis le cap sur Yosemite.

Stanford Google plex Route 1, big sur Route1 Route 1 Bixby Canyon Bridge McWay Falls Monterey

Yosemite, un des parcs nationaux les plus connus des USA, est tout proche de la baie de San Francisco. Le Half Dome est ultra célèbre (les dernières versions de l’OS d’Apple aident un peu aussi), les nombreuses cascades également (bon par contre, en été, c’est un peu plus compliqué de voir de l’eau couler :p). Les vues depuis Glacier Point et depuis Tunnel Point sont juste waouw. On est restés plus tard à Glacier point pour voir la couleur changer avec le coucher de soleil. Magnifique ! Puis on est descendus vers le sud du parc pour voir les séquoias géants. On a réservé un peu tard, on était donc dans une cabane et non pas dans un vrai hôtel. Cependant, on avait le droit d’avoir notre nourriture et cie dans la chambre, pas comme pour les tentes où on est obligé de tout laisser dans un coffre en métal à l’extérieur. Et on a rencontrés des cerfs, des écureuils… et on a presque vu un ours depuis le bus (mais on l’a raté).

Yosemite Tunnel view squirrel

glacier point yosemite Grizzly giant, Yosemite yosemite Tenaya lake On a ensuite mis le cap sur Mono Lake, un lac avec d’impressionnantes concrétions calcaires. Puis Bodie, une ville fantôme très touristique (la route est un peu compliquée quand on a une voiture normale mais ça passe si on roule lentement). Certains clichés sont … « clichés » :-) On les a fait tout de même. Et puis on a attaqué la traversée du parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley N.P). Des gens de la région nous ont conseillé un endroit mais après vérification, inaccessible sans 4×4 (où en tous cas un véhicule haut sur roues, ce qui n’était pas notre cas). Au cas où, je vous transmets l’information : Racetrack playa, avec des rochers qui bougent tout seuls (en tous cas qui laissent des traces inexpliquées jusqu’à récemment, cf cet article). Pareil, on a fait les grands classiques : Mesquite Flat Sand Dunes, Zabriskie Point, Artist’s Palette, Bad Water, etc. A la sortie de la Vallée de la Mort, on a mis le cap sur Vegas. Pour vous dire la vérité, on a d’abord dû s’arrêter dans un centre commercial pour m’acheter des baskets dans un Walmart : la semelle de mes vieilles Nike a fondu avec la chaleur du désert californien.

Mono lakeMono lakeMono lake

Road Bodie Bodie Bodie

Zabriskie PointBad Water

Autant vous le dire tout de suite, le charme de Vegas n’opère pas du tout sur moi. J’avais gardé un souvenir très « plastique » et « factice » de cette ville perdue au milieu du désert. Cette fois, y arriver en étant moi-même au volant, un week-end de Labor Day (grosse erreur de jugement de notre part), a donné la note. On a péniblement atteint le parking de notre hôtel pour une nuit (le Caesar’s Palace). Le casino est immense, on n’y voit pas la lumière du jour. On n’en voit pas les sorties, non plus. Aucune idée de l’heure, du temps qui passe. Tout est fait pour qu’on oublie la réalité et qu’on dépense le plus d’argent possible. Par moments, on se croit dans un film, des bachelor(ette)’s parties dans tous les coins, les gens totalement alcoolisés. Dans la rue, les flyers pour les strip-teaseuses donnés à tour de bras. On a bien mangé à Vegas. On y a bien dormi aussi. Mais après avoir vu la richesse de San Francisco, la beauté de Yosemite, avoir admiré les étendues désertes de la Death Valley, c’est étrange de se retrouver dans un parc d’attractions pour adultes, avec une Venise, un Paris, New York et une pyramide factices. On a été ravis de s’échapper après une nuit. Las Vegas est à voir mais j’ai du mal à ne pas focaliser sur son côté glauque, malgré les paillettes. Après, peut-être qu’en sortant du Strip, on peut en voir d’autres aspects… Mais je n’ai pas essayé.

Welcome to Las Vegas Bellagie Fat Tuesday Forum shops Caesars

On s’est donc échappés de Sin City pour mettre le cap sur Bryce Canyon N.P., en passant par St-George. Bryce Canyon ça a été mon coup de foudre lors de mon premier voyage dans la région. La seconde visite n’a fait que confirmer mon sentiment. La terre rouge, les hoodoos, tout cela a un charme magique. On a fait une petite balade dans les hoodoos, en passant par le Queen’s garden et en revenant via Thor’s Hammer. Comme indiqué au début de ce post, des choix ont dû être faits. Notre étape suivante devait nous emmener à Page (j’étais impatiente de découvrir l’Antelope Canyon) et à Monument Valley. Cependant, petit imprévu et en lieu et place de ce plan, nous avons visité un hôpital du côté de Panguitch, UT. L’homme a été remis sur pied mais bon, on a adouci le programme et nous nous sommes contentés de découvrir Horseshoe bend, absolument magnifique ! Par contre, le moment intéressant après avoir fait plein de photos en s’approchant du bord pour avoir un meilleur angle, après les selfies obligatoires, c’est quand tu reviens vers le chemin et que tu découvres le panneau explicatif qui indique qu’il ne faut pas monter sur les rochers car ce ne sont pas des rochers mais plutôt du sable aggloméré. Il n’y a pas à dire, mais sur le moment, tu fais sacrément moins la fière.

bryce Bryce Bryce Thor's Hammer Ecureuil Horseshoe Bend

Dernière étape : le Grand Canyon N.P. Peut-être le plus célèbre de tous. Ce canyon me fait toujours un effet étrange : côté photo, Bryce explose de couleurs, cet orange, ocre, rouge est sublime. Le Grand Canyon, lui, est également composés d’un mélange de bruns, ocres, vert mais les couleurs sont désaturées. Ce qui n’enlève rien à son côté époustouflant et à son charme. On a profité des navettes du parc pour passer d’un point de vue à l’autre. On est restés sur le North Rim. Après petite vérification, la plateforme vitrée (extérieure au parc national et gérée par la Hualapai Tribe) est sur l’autre versant, donc pas de regret. En plus ce n’est pas donné et on n’a pas le droit de prendre son appareil photo (ce qui n’arrange rien).

Grand Canyon Grand Canyon

On a ensuite repris la route pour Phoenix, d’où on reprenait l’avion. En chemin, l’objectif était double : trouver un centre commercial où acheter des jeans Levi’s (nous n’en avons trouvés que pour l’homme, les versions femmes étant uniquement en coupe skinny, beurk) et voir des Saguaro Cactus, le symbole de l’Arizona (ils sont même sur la plaque d’immatriculation de l’état, c’est dire). On en a trouvés, on a même pris le temps de s’arrêter, de s’approcher, le nez en l’air, observant les cactus géants. Sauf que du coup, on n’a pas vu un petit cactus, qui n’avait pas l’air trop dangereux. Sauf qu’en fait, si : laissez moi vous présenter le Jumping Cholla Cactus. Rien que frôler une de ses « branches » fait que celle-ci se détache et s’accroche à vous. A chaque mouvement, les épines s’enfoncent un peu plus. En plus, il semblerait que ces épines soient creuses, et qu’une fois dans la chair, elles se recourbent un peu, comme des crochets. Depuis cet épisode, je ne me moque plus de ma moitié et de son habitude d’emmener sa pince multiple Leatherman qui a permis de couper et d’enlever les épines de mon doigt. Ce pauvre doigt, qui, insidieusement attaqué par ce cactus et étant devenu bleu, a nécessité une crème antibiotique à l’aéroport… Quand on a demandé des conseils aux locaux, leur réponse (en lisant entre les lignes) était du genre « mais nous on n’a jamais fait ça, pourquoi es-tu allée te rouler contre un cactus ? ».

Cholla Cactus Saguaro cactus

En vrac, de ces 2032 miles (approximativement 3270 km) parcourus, on retient : la jolie papeterie américaine, le passage au Walmart et les essayages de casques de baseball, la gentillesse des gens, le ciel étoilé de nuit dans la Vallée de la Mort (une merveille, aucune pollution lumineuse, c’est juste superbe), les séquoias géants de Yosemite, les McWay Falls au coucher du soleil, la chouette nourriture californienne (par contre, plus tu t’éloignes de la Californie, moins c’est frais et sain… Mention spéciale à la pizza de Kayenta pour le côté pas top – en même temps, cette « ville » est décrite dans le routard comme un croisement entre deux grandes routes où on a calé deux hôtels et deux restaurants… :p), les barres de céréales Clif, le beef Jerky… ah non, ça c’était vraiment dégueulasse, le coucher de soleil sur le Half Dome, la magie de Bryce Canyon et celle du Grand Canyon, éviter les cactus, la fée clochette sur un passage piéton à Vegas, etc. C’est quand qu’on recommence ? :-)