iZombie

Vous ne l’ignorez pas (je suis loin de m’en cacher :-)) : je suis une grande fan de Veronica Mars et de son univers. J’ai vu les 3 saisons plusieurs fois, j’ai participé à la campagne Kickstarter pour le film, j’ai vu ce même film plusieurs fois aussi et j’ai également dévoré les deux livres qui font suite au film (ici et ) (si vous me suivez toujours). J’attends la suite de pied ferme, d’ailleurs. Si jamais quelqu’un m’entend. J’avais noté que Rob Thomas parlait quelques fois de sa nouvelle série, iZombie. Je n’étais pas plus attirée que ça… Moi les zombies (The Walking Dead) et les séries qui font peur (vraiment peur, genre Bates Motel ou American Horror Story), je n’y touche pas. Je tiens à mon sommeil et à la douceur de mes rêves. Et la réalité est déjà bien assez moche comme ça… Surtout en ce moment.

Cependant, un jour de vache maigre et après avoir lu d’étonnement bons retours sur cette série, je me suis lancée. J’ai dévoré la saison et demi disponible en 48 heures (j’étais malade, ça aide). Déjà, cet excellent rendement vous donne une bonne indication sur mon ressenti par rapport à celle-ci.

IZombie

Olivia Moore (Rose McIver, vue dans le film Lovely Bones et en tant que Tinkerbell dans Once Upon A Time) est une interne urgentiste dans un hôpital de Seattle. Super sérieuse, elle se consacre essentiellement à ses études de médecine et à son fiancé Major. Un soir, après le boulot, une collègue l’invite à une fête sur un yacht. Elle refuse mais son fiancé la motive à sortir et s’amuser, pour une fois. Mauvais plan : la soirée tourne rapidement au drame suite à une attaque de zombies (oui, oui, des zombies). Olivia (dite « Liv ») est griffée par l’un d’eux (Blaine) en tentant de s’échapper. Elle se réveille sur la plage, le lendemain matin, enfermée dans un sac pour la morgue. Avec une envie irrépressible et incontrôlable de manger du cerveau. Ben oui, logique. Suite à cette soirée on ne peut plus réussie, Liv retrouve ses amis et sa famille, mais rien n’est comme avant. Elle annule ses fiançailles avec Major (incarné par Robert Buckley, qu’on a pu voir dans One Tree Hill) sans lui donner de vraie raison (en même temps « euh, chéri, je suis un zombie, désolée », ça ne passe pas vraiment bien) et lui brise le coeur. Elle quitte son job plein d’avenir aux urgences pour rejoindre le bureau médico-légal et travailler auprès du légiste et de la police (et surtout, des cerveaux, on y revient encore). Et physiquement, ses cheveux bruns sont devenus blond platine et sa peau est cadavérique. Assez rapidement, son chef, Riva, se rend compte de la situation (les cerveaux qui disparaissaient des cadavres, ça lui a mis rapidement la puce à l’oreille). Le truc en plus, c’est que quand Liv mange le cerveau d’un cadavre, elle a des visions liées à la personne et à ses derniers jours… Et ces visions peuvent aider la police. Elle commence à travailler avec l’inspecteur Babineaux, qui est persuadé qu’elle est un genre de médium et qui accueille volontiers ses visions pour ses enquêtes.

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Cette série est différente de Veronica Mars, mais… pas tant que ça. Déjà, l’héroïne a de nombreux points communs avec Veronica : une certaine impertinence, un humour un peu piquant. Puis, le ton, la manière de raconter l’histoire rappelle aussi la série des années 2000. Pour couronner le tout, l’apparition successive de plusieurs Easter Eggs : des acteurs jouant Dick, Cliff McCormack, Wallace, etc. était un petit plaisir pour tout fan qui se respecte. ou la phrase de Liv, parlant de son amie Peyton (Ali Michalka, qu’on avait découverte dans la série Hellcats ou le film The Roommate), dans l’épisode s02e03 : « We used to be friends… A long time ago ». La mention de Hearst College aussi. Bref, un plaisir ! Chaque épisode se consacre à l’enquête sur un nouveau meurtre. En parallèle, un trafic de cerveaux pour nourrir les zombies de la ville est également en danger : les disparitions inquiétantes de jeunes sdfs dans un parc sont suivies par la police (et par Major, qui travaille en tant qu’assistant social avec ces jeunes).

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Bref, pour une vision un peu alternative, sympa et drôle de l’univers des zombies, pour les fans de Rob Thomas et de Veronica Mars, cette petite série est à voir. Définitivement. Elle ne va pas révolutionner votre monde mais elle promet de passer de chouettes moments, des sourires et des petites montées de dégoût aussi (il ne faut pas se leurrer, à moins d’être zombie, le régime de Liv Moore ne fait pas rêver, même si elle essaie vraiment d’innover niveau recettes, il faut lui reconnaître ce bel effort).

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Wayward Pines

Je crois que Wayward Pines a été annoncée près de deux ans avant sa diffusion (j’exagère peut-être mais pas beaucoup je pense). J’en avais lu du bien dès le départ : au casting, Matt Dillon. A la production, M. Night Shyamalan. Certains parlaient d’un nouveau Twin Peaks (ce qui semblait alléchant mais flippant tout à la fois, comme je l’ai déjà dit sur ce blog, la scène du nain qui danse n’a jamais vraiment été digérée de mon côté). Après avoir suivi les reprogrammations depuis Betaseries (site dont je ne pourrais plus me passer), la série a été enfin diffusée par Fox à partir de mai 2015. J’ai pour ma part attaqué les 10 épisodes en juillet dernier.

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Ethan Burke est un agent des Services Secrets US. Il enquête sur la disparition de deux agents (dont Kate, avec laquelle il a eu une aventure extra conjugale dans le passé). Ses recherches l’entraînent dans l’Idaho, près du village de Wayward Pines. Après un accident de voiture à l’entrée de la ville, Burke se réveille à l’hôpital, un peu groggy. Personne n’est à son chevet à part une infirmière un peu bizarre. Il demande à appeler son épouse mais elle ne répond pas à ses messages vocaux. Dépité, il décide de quitter l’hôpital, de reprendre l’enquête et surtout, de rentrer chez lui pour rejoindre sa femme et son fils. Passant par le bar du village (j’ai envie de dire pub :-)), il rencontre Beverly (incarnée par Juliette Lewis, que l’on a revue récemment dans Secrets and Lies, avec Ryan Philippe), qui lui donne son adresse au cas où. Quand il s’y rend, il découvre une maison délabrée et abandonnée dans laquelle il trouve le corps sans vie d’Evans, un des agents qu’il recherche. Il fait part de sa découverte macabre au Sheriff de Wayward Pipes, qui n’accorde aucun intérêt à cette information. Par ailleurs, en ville, il croise Kate, l’autre agent qu’il recherche. Disparue depuis quelques semaines, il la retrouve mariée, installée et plus âgée… L’incompréhension persiste. Du côté de Seattle, Teresa, l’épouse de Burke, remue ciel et terre pour avoir des nouvelles de son mari. Sans succès. Ethan se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond à Wayward Pines mais il ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Il se concentre surtout sur rentrer chez lui… Sauf que tout n’est pas si simple.

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A la base, ce genre de série n’est pas particulièrement mon style de prédilection mais j’étais très intriguée, notamment par les excellentes critiques et par cette comparaison avec ce monument qu’est Twin Peaks. En tous cas, j’ai vraiment accroché à cette série, j’ai été tenue en haleine jusqu’à la conclusion. Car oui, on a eu droit à une conclusion : pas de saison 2 à l’horizon, c’était décidé dès le départ. C’est une histoire qu’on a déjà vue/lue (c’est d’ailleurs tiré d’une série de livres écrits par Blake Crouch) mais un peu revisitée, avec des détails bien à elle. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures des habitants de Wayward Pines. Les acteurs étaient bons, l’histoire sonnait juste. Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous conseille de vous pencher dessus, vous ne regretterez pas votre visite de Wayward Pines, « where paradise is home ».

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Edit du 18/02/2016 : malgré ce qui avait été annoncé initialement, la Fox a finalement décidé de commander une saison 2 pour Wayward Pines. Elle devrait être diffusée durant l’été 2016. 

Graceland

Comme vous le savez, je suis une grande consommatrice de séries US. Ces derniers temps, Thanksgiving et autres festivités qui mettent doucement les saisons en pause aidant, j’ai eu l’occasion de découvrir avec retard une petite nouveauté de 2013, Graceland.

Graceland

Quand Graceland a démarré, je n’ai pas été attirée du tout par cette série. Déjà, avec ce nom, je me suis imaginé un truc en lien avec la grande maison d’Elvis Presley à Memphis. Je pouvais difficilement être plus à côté de la plaque… Après avoir laissé passer la saison complète (12 petits épisodes seulement) et en avoir entendu beaucoup de bien, j’ai fini par me lancer dedans.

Graceland, c’est une maison située au bord du Pacifique, en Californie. Récupérée par le gouvernement après un raid lié à du trafic de drogue, cette demeure de rêve est désormais habitée par plusieurs agents sous couverture : FBI, douane, DEA, etc. Un jeune homme, Mike Warren, fraîchement issu du centre de formation du FBI à Quantico, se trouve affecté dans cette maison. Sa mission : s’infiltrer dans le quotidien des agents sur place afin d’enquêter sur Paul Briggs, un des habitants de Graceland dont le comportement et le style de vie intrigue ses supérieurs au sein du FBI.

Graceland

En plus d’être hyper bien fichue, très bien filmée, d’avoir des images magnifiques et des couleurs juste waouw, Graceland nous permet de retrouver sous les traits de Mike l’acteur Aaron Tveit, qui interprétait le rôle de Trip Van Der Bilt, le cousin de Nate, dans feu Gossip Girl. On retrouve également un ancien de Grey’s Anatomy dans le rôle de Paul Briggs, ainsi que le professeur de littérature de Rosie Larsen dans The Killing (saisons 1 et 2) dans la peau de l’agent des douanes qui gère le trafic d’oiseaux. Oui oui, vous avez bien lu.

Très honnêtement, Graceland n’est pas mon style habituel de série, et pourtant j’ai bien accroché :) Même si ce n’est pas un coup de coeur comme pour Parenthood (pour ne citer qu’elle), j’ai trouvé que la saison était une réussite, les personnages secondaires bien creusés et je suis hyper intriguée par les mystères qui entourent l’agent Briggs et par ce que nous réserve la saison 2. Et j’ai beaucoup aimé le générique, aussi. Même si c’est mineur. Vous l’aurez compris, je vous la conseille très chaleureusement :)

The Following

Petit article série, ça faisait longtemps :) Je vous présente aujourd’hui ma nouvelle addiction : The Following, produite par Kevin Williamson (le papa des films Scream, I know what you did last summer, et des séries Dawson’s Creek, Secret Circle, Vampire Diaries (cherchez l’intrus :D)) et avec pour héros Kevin Bacon (Hollow Man, Sleepers, Sexcrimes, Flatliners).

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Autant vous prévenir de suite, on est plus dans la lignée de Scream (sans l’humour) que dans celle de Dawson. Je dis ça, je ne dis rien. Il faut donc s’attendre à du sang et des meurtres plutôt qu’à des bisous gentillets en toile de fond pour une intrigue du style « Joey couchera ou couchera pas avec Dawson ? » (d’ailleurs pour ceux que ça intéresse, six ans après, la réponse était oui mais elle finit tout de même avec Pacey, ouf ! ).

L’intrigue de The Following met en scène un ancien membre du FBI, Ryan Hardy, qui doit reprendre du service en tant que consultant suite à l’évasion de Joe Caroll, un tueur en série qu’il a arrêtée des années plus tôt. Joe Caroll était un professeur d’anglais brillant, passionné par Edgar Allan Poe. Et par l’art de tuer des étudiantes. Au moment de son arrestation par Ryan Hardy, il en avait déjà tué douze et allait achever la treizième, Sarah Fuller, qui a ensuite témoigné contre lui lors de son procès. L’arrestation ne s’est pas passée sans heurts : Sarah a été grièvement blessée et Ryan Hardy également : la lame du couteau l’a touché au coeur et il a aujourd’hui besoin d’un pacemaker pour vivre. C’est suite à cette blessure qu’il ne travaille plus au FBI et a un statut « handicapé ». Malgré cela, lors de l’évasion de Joe Caroll (qui fait plusieurs victimes parmi les gardes de la prison), il est rappelé en raison de sa connaissance de l’individu. Rapidement, la police met en place une protection de Sarah, l’oeuvre inachevée de Caroll, ainsi que de l’ex-femme du tueur, Claire et de leur fils, Joe.

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Ce que la police ignore, c’est que le charismatique tueur en série n’a pas chômé pendant ses longues années de prison : il avait accès au web via la bibliothèque de la prison et recevait beaucoup de visites. Il a ainsi mis en place un réseau très étendu de « followers », des fans plus ou moins passionnés (je pense notamment à Emma, tout simplement flippante) qui lui vouent un culte, sont prêts à suivre toutes ses consignes, l’adulent et veulent lui ressembler. Ils sont partout : les voisins, les amis, les flics, etc. Vous pensez connaître vos amis depuis 5 ans et pouvoir leur faire confiance ? Eh bien, non. Et les cibles de Joe et de son réseau sont multiples : Ryan, Sarah, Claire, etc.

Je n’ai pas trop envie de vous en dire plus pour vous laisser l’effet de surprise que j’ai voulu pour ma part garder, en essayant de lire le moins de trucs possibles sur l’avancée de l’intrigue. La série a été diffusée de janvier à avril 2013 par la chaîne US Fox et a été renouvelée pour une saison 2. Je sais que beaucoup d’entre vous ont déjà plongé tête la première dans cette série, mais pour les autres, GO GO GO !

Twin Peaks

Série phare du début des années 90, créée par David Lynch (le seul et l’unique) et Mark Frost pour ABC, Twin Peaks m’a toujours intriguée de par sa présence : c’est une série qui a marqué les esprits et dont on parle encore aujourd’hui (elle est d’ailleurs rediffusée en ce moment sur Arté). A l’époque de sa sortie, j’étais un peu trop jeune pour la regarder, mais ayant un peu de temps devant moi ces dernières semaines, j’ai décidé de me lancer ! Surtout après avoir lu sur divers sites web (notamment ici) que sans Twin Peaks, on n’aurait pas pu avoir les séries de qualité que l’on peut voir aujourd’hui sur les chaînes US. Pour info, je n’ai jamais vu un seul film de David Lynch (au cas où cette information peut se révéler intéressante pour la suite).

L’histoire se déroule à Twin Peaks, une petite bourgade imaginaire de l’état de Washington. Le cadavre de Laura Palmer (Sheryl Lee), une lycéenne jolie, populaire, aimée de tous, est retrouvé dans un sac plastique. L’incompréhension est totale. L’agent spécial Dale Cooper (Kyle MacLachlan, le Orson de Desperate Housewives) est envoyé à Twin Peaks par le FBI pour mener l’enquête et découvre une population disparate, pleine de secrets… Il découvre rapidement que Laura Palmer n’était pas aussi lisse que ce qu’il pouvait initialement croire…

Je n’aurais qu’un avis : OVNI bizzaroïde. Vraiment. Avec une mention spéciale pour la fin du troisième épisode de la saison un, qui m’a scotchée (voir la vidéo ci-dessous – pour info, pour obtenir cet effet sonore, les acteurs ont appris leur texte de la fin au début et ensuite, le son a été inversé). Ah ça c’est sûr, Twin Peaks a le mérite de me surprendre et d’arriver là où je ne l’attends pas. Parfois même trop…

J’ai regardé jusqu’à présent la première saison et une bonne partie de la seconde (et je crois que je ne terminerai pas cette dernière saison, tant pis pour les 7 épisodes restants). Je sais donc qui a tué Laura Palmer, puisque l’enquête sur le meurtre est résolue dans l’épisode S2E07. Bam, je ne vous dirai rien (de toutes manières, c’est une info que vous pouvez trouver ailleurs très très facilement). Je me rappelais que ma soeur me l’avait dit quand j’étais petite, du coup pas de surprise pour ma part, je me demandais surtout comment cela allait être amené… Pas convaincue, ça reste très tiré par les cheveux…

Pour compléter ma plongée dans l’univers de Twin Peaks, j’ai décidé de découvrir deux autres « supports » : je me suis procuré et j’ai lu Le journal secret de Laura Palmerécrit par Jenny Lynch, la fille de David (introuvable car plus édité actuellement, à acheter d’occasion) et j’ai également regardé le film réalisé en 1992 par Lynch Fire walk with me. J’avais lu le livre il y a quelques années, il se lit rapidement mais bon, ça reste le journal de la descente aux enfers d’une ado abusée, droguée, détraquée qui compose entre sa vie de « prom queen » parfaite et lisse et son autre vie, celle où elle couche avec un peu n’importe qui, fille, garçon, où elle se drogue encore et encore, et où elle est la proie de BOB. Le livre permet de voir un peu plus clair dans l’esprit et la vie de Laura Palmer, mais ça reste malgré tout assez flou (elle n’est pas toujours très lucide et cohérente).

Le film Fire walk with me met en lumière les évènements des sept derniers jours de Laura Palmer, l’étudiante modèle de Twin Peaks, et permet de comprendre les circonstances de sa mort. C’est certainement ce film qui a le plus contribué à ma compréhension des choses (mais c’est lié aussi peut-être aux épisodes de la fin de la saison 2 que je n’ai pas visionnés). Grâce à ce retraçage des derniers jours de Laura, j’ai réussi à avoir une vue d’ensemble de l’histoire et à y voir un peu plus clair… Même si, bien évidemment, ce n’était pas non plus limpide, il ne fallait pas rêver. Mais j’ai quand même compris l’essentiel de l’intrigue grâce à aux explications fournies durant ces 135 minutes.

Les personnages sont hauts en couleur, rien à redire : la secrétaire du commissariat, l’adjoint du shérif, la vieille à la bûche, le psy et ses lunettes bizarres, la femme au cache-oeil, etc. L’ambiance de la série est impressionnante, c’est certainement même elle la star de Twin Peaks. Même trop, car à un certain moment, on est perdu dans cette atmosphère et on perd le fil de l’histoire, on sent que ce n’était pas forcément l’intrigue qui passionnait le plus les scénaristes… Certaines scènes sont absolument hallucinantes, trop même à mon goût. La musique est très bien et colle aux images et à l’ambiance à la perfection. Twin Peaks est de mon point de vue un monument de bizarrerie. Contente de l’avoir découverte, contente de connaître enfin « la vérité » sur cette série, contente également de l’avoir vue avec des yeux « adultes », contente de m’être forgée ma propre opinion… Verdict, je ne la regarderai pas deux fois (je n’ai même pas réussi à la terminer) mais je peux comprendre l’engouement qu’elle a pu déclencher, surtout dans un paysage télévisuel beaucoup moins fourni qu’aujourd’hui (c’est le moins que l’on puisse dire). N’oublions pas qu’en 1990, les séries phares US étaient : Dynastie, MacGyver, Les Craquantes, Côte Ouest, Dallas, Hopital Central, ou Santa Barbara. Quand on regarde le panel et la qualité des tv shows diffusés actuellement aux USA, on ne peut que se réjouir de cette évolution (surtout quand on est une dévoreuse de séries comme moi).

Pour plus d’infos, des résumés d’épisodes, etc., je vous conseille de visiter ce site très complet. Sachez également que Twin Peaks repasse sur Arté en ce moment, selon cet intéressant article de L’Express. Et bien entendu, la page wikipédia consacrée à la série est une source d’informations précieuses !

A noter : la présence, en plus de celle de Kyle MacLachlan, de David Duchovny, de Lara Flynn Boyle (Donna dans la série) et de Moira Kelly (Donna dans le film et la mère de Lucas Scott dans One Tree Hill), Sherilyn Fenn (Audrey dans la série, qu’on a retrouvée notamment dans Dawson et Gilmore Girls), Heather Graham (Annie dans le film), etc.

NB2 : Après avoir vu pas mal de commentaires sur la saison deux sur des forums ou autres sites, il semblerait qu’après un essoufflement (si léger que j’ai perdu le fil), le rythme reprend et David Lynch offre une véritable fin à l’intrigue… Je vais essayer de tenter de visionner ces derniers épisodes (cette construction de phrase montre bien ma motivation, mais bon, je ne promets rien :p)… A suivre.

Pretty Little Liars

Un peu en retard, je vous parle de Pretty Little Liars, une série découverte il y a maintenant quelques mois. Ce tv-show est typiquement un « guilty pleasure », je vous préviens :) Cinq amies de lycée sont inséparables : Alison, Emily, Aria, Spencer et Hanna. Alison est la leader de ce petit groupe et incontestablement une véritable peste. Jusqu’à une soirée avec ses amies, juste avant la rentrée scolaire, où Alison disparaît pendant que les autres dorment.

Un an plus tard, Aria, qui rentre d’une année en Islande avec ses parents, est de retour à Rosewood, où les choses ont bien changé : les amies d’autrefois ne sont plus que des connaissances qui se croisent et se saluent dans les couloirs du lycée, sans plus… Si ce n’est que chacune d’entre elle commence à recevoir d’étranges messages signés « -A. » sur des choses que seule Alison savait… Elles soupçonnent qu’Alison est toujours en vie, jusqu’à ce qu’on retrouve son cadavre dans son ancienne maison… Et les messages de -A.continuent…

Pretty Little Liars est une série produite par ABC. A la base, la série était prévue pour être un show estival, mais elle a tellement bien marché que d’autres épisodes ont été commandés… Le problème pour le téléspectateur est un changement de rythme assez important : les premiers épisodes sont super cadencés, on nous donne des indices, il se passe des choses. Et vers la mi-saison, le rythme ralentit terriblement : il ne se passe plus grand chose, si ce n’est les amourettes des héroïnes, mais on n’est pas là pour ça…

La première saison s’est terminée tout récemment, sans qu’on nous révèle qui est A… Pour cela, il faudra attendre la saison 2, qui débute le 14 juin… (ou lire la série des livres Les menteuses de Sara Shepard desquels est tirée le show) Personnellement, malgré le changement de rythme, j’aime beaucoup cette série (sinon, je ne vous en parlerai pas :)). Et, ce qui ne gâche rien, le générique est très réussi et la musique est juste excellente (Secret, par The Pierces) ! A voir si ce n’est pas déjà fait donc !

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90210

Comme vous le savez tous certainement (et comme vous devez en souffrir comme moi), nous sommes en été, ce qui signifie que nos chères séries sont en break estival. Donc, depuis à peu près le mois de mai, nous sommes suspendus au suspense engendré par les épisodes finaux des (nombreuses) séries que nous suivons avec passion (et fougue, soyons fous).

Du coup, désespérée, j’ai décidé de me lancer dans une série qui a commencé l’an dernier, et qui n’a donc qu’une saison à son actif. Enfin, si on veut. Je vous parle de la série 90210, qui est en quelque sorte le spin-off de la série populaire des années 90, Beverly Hills 90210, où nos grandes soeurs et nous suivions les aventures de Brenda, Brandon, Kelly, Dylan, Donna, Steve, et les autres. Cette série, bébé de Darren Star et de feu Aaron Spelling, a vécu d’octobre 1990 à mai 2000, soit un total de 10 saisons, où pour résumer, tout le monde est un peu sorti avec tout le monde (parfois plusieurs fois).  Et en 2008, la chaîne américaine CW a lancé la nouvelle version, 90210, qui va bientôt entamer sa seconde saison aux USA.

Les anciens...

Alors, je sors à peine de cette série, que j’ai regardée en marathon (on ne se refait pas). Déjà, je dois vous dire que j’ai vu quasiment tous les épisodes de Beverly Hills 90210, donc que je peux faire une comparaison entre les deux. Déjà, les temps ont changé, et ce n’est pas plus mal. Beverly Hills est une série qui a plutôt mal vieilli : les acteurs étaient tellement habillés, maquillés et coiffés à la pointe de la dernière mode qu’ils étaient démodés après moins d’un mois (j’exagère, mais vous voyez le genre). Du fait que 90210 est actuelle, ça ne se ressent pas mais je pense que la série aura le même problème : les codes vestimentaires sont trop « in » que pour ne pas devenir « out » très rapidement.  En dehors de cela, des similitudes évidentes se retrouvent entre les deux séries quasiment homonymes : Brenda et Brandon, jumeaux, arrivaient droit du Minnesotta, cela contre Annie et Dixon, frère et soeur, arrivant droit du Kansas. Les uns pour une mutation de leur père en Californie, les autres parce que le père d’Annie et Dixon, qui a fait ses études à West Beverly Hills High et est parti travailler à St-Louis, a dû revenir à Los Angeles pour s’occuper de sa mère qui a des problèmes d’alcool. Même le générique n’a pas vraiment changé, il a juste été quelque peu remis au goût du jour par quelques arrangements plus actuels, mais il est parfaitement reconnaissable. Et ils ont même gardé le Peach Pit, et Nat!

A côté de cela, la série me semble moins naïve que celle d’il y a dix ans. Ce qui doit être lié au fait que le public cible est également moins naïf que celui visé par la première version de Beverly Hills. Ce qui est sympathique, pour les « fans » de la première heure, c’est de retrouver Kelly Taylor et Brenda Walsh dans 90210. L’une se retrouve conseillère dans son ancien lycée (et a un petit garçon de quatre ans, devinez qui est le papa !), et l’autre actrice. Ce qui est aussi une suite de l’ancienne série, où Brenda donnait déjà dans le théâtre et où Kelly était psychologue. Là, on suit plutôt les drames de Annie qui pense retrouver Ethan, un ancien flirt. Celui-ci est casé avec une des filles très populaires de l’école, Naomi. Elle se lance dans le théâtre, s’engage dans une amitié complexe avec Naomi, alors que Dixon, son frère se rapproche peu à peu de la soeur de Kelly, Erin (que l’on a vue toute petite dans Beverly Hills 90210, la fille de Mel Sylver, le papa de David Sylver, qui a épousé Donna Martin, souvenez-vous :)).

Et les nouveaux

Et les nouveaux

Le spectateur navigue encore dans la jeunesse dorée californienne, entre piscines, soirées et boucles d’oreille Chanel, parmi la drogue, les overdoses, les drames amoureux et les crêpages de chignon en bonne et dûe forme. Une vraie série d’ado américaine. L’esprit de Beverly Hills 90210 se retrouve totalement dans 90210, en modernisé. Les personnages sont peut-être moins attachants, de mon point de vue… Mais c’est difficile de comparer les personnages d’une série que l’on a suivie durant dix ans, au rythme d’un épisode par semaine, à ceux d’une seule saison que l’on visionne en un long week-end…

En tous les cas, si vous êtes en quête de détente, foncez! Avec tous les drames qu’ils traversent, tout ce que vous ressentirez à la fin des épisodes, c’est un contentement d’être sorti de ces années d’adolescence. Et aussi un peu du rêve californien aussi après qu’on vous ait fait manger des palmiers, des piscines, et des plages durant 42 minutes (même si pourtant, mon rêve américain a déjà pris un sacré coup dans les gencives lorsque j’ai vu la Californie de mes propres yeux et non plus au travers d’un écran de télé ou de cinéma). La série vous permettra de retrouver également Lori Loughlin, qui jouait le rôle de Rebecca dans La fête à la maison. Bref, de quoi contenter un public nostalgique ainsi qu’un public neuf.

Petite info pratique : la série sera diffusée en France sur M6 à partir du 5 septembre 2009. Pour la Belgique, aucune date n’est encore avancée à ma connaissance.