House of Cards

Je ne sais pas s’il faut vous présenter House of Cards, la série produite par Netflix dont tout le monde parle. Le show a récemment livré sa saison 2 d’un coup sur le célèbre réseau. Même Barack Obama est fan, c’est dire. Qui pourrait rêver meilleur ambassadeur que le Président des USA pour une série politique sur la Maison Blanche ? En tous cas, ce n’est pas Netflix qui va s’en plaindre. Surtout que la série était attendue et a, on dirait, satisfait ses spectateurs.

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Nous l’avons démarrée en retard, un peu avant que la saison 2 n’arrive. Le battage médiatique et général (bouche à oreille, Twitter, notre ami Barack et cie) nous a convaincu de nous lancer dans cette série à côté de laquelle on était passé l’an dernier, je ne sais pas trop comment…

Bref. Retrouvons Kevin Spacey, Robin Wright et Kate Mara (pour ne citer qu’eux). Franck Underwood (Spacey) siège au Congrès. Il a soutenu le nouveau président élu qui lui avait promis le poste de Secrétaire d’Etat mais la promesse n’a pas été tenue. Amer, Francis Underwood veut se venger : il s’allie à la jeune journaliste Zoe Barnes (Mara), qui végète au Washington Herald et qui veut grimper les échelons. Ils décident de s’entraider : l’un nourrira l’autre : Barnes publiera des scoops sur la Maison Blanche et Underwood aura un certain pouvoir sur ce qui filtrera dans la presse. Rapidement, leur relation prend un tournant plus intime, malgré le fait qu’Underwood soit marié depuis de longues années à Claire (Wright), à la tête d’une organisation environnementale sans but lucratif.

Je ne vous en dis pas plus sur l’intrigue. Les personnages sont taillés dans du granit : acérés, durs. Si vous cherchez les coulisses « fleur bleue » de la Maison Blanche, passez votre chemin. Du coeur, ici ? Jamais. De la manipulation, de la dureté, des luttes de pouvoir, ça oui, tant que vous voulez ! Les dessous de la politique US sont dépeints en niveaux de gris, en tendant plutôt vers le gris très foncé, voire le noir corbeau. A la place d’Obama, je deviendrais complètement parano après cette série… J’aurais même peur que mon ombre me plante un couteau dans le dos ou me pousse sous un métro. Mais en même temps, j’ai toujours pensé que pour arriver au sommet en politique, il fallait avoir écrasé énormément de personnes… Même si on a l’air sympa ou complètement mou. Du coup, cette série ne fait que confirmer mes impressions.

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Si vous n’avez pas encore démarré House of Cards, je ne sais pas ce que vous faites encore ici ! :) Cette série est d’une qualité exemplaire, le scénario (basé sur une série anglaise des années 1990) est machiavélique et millimétré, le côté « on vous file les 13 épisodes de la saison d’un coup » est vicieux et magique à la fois, les acteurs sont talentueux et magnifiques dans leurs rôles respectifs (d’ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser, la série a reçu plusieurs prix à ce niveau). Les « face cams » de Franck Underwood (alias Kevin Spacey) sont un trait de génie ! On voit encore plus nettement la noirceur du personnage, son côté manipulateur quand il nous regarde dans les yeux. A voir absolument !

En attendant la saison 3 (prévue pour février 2015), dont le tournage a apparemment été retardé suite à un changement de lieu (le Maryland n’est plus si intéressant financièrement), sachez que Netflix a également produit la série carcérale Orange is the New Black, qui est sur ma liste depuis un moment… Je vous en parlerai à l’occasion !

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Nouvelles découvertes #Séries #2

Comme promis dans mon avant-dernier article, voici mes retours les séries découvertes récemment. Parmi celles-ci, une perle d’il y a quelques années (2001-2005), une petite nouvelle de l’été 2011, quelques pilotes de cette rentrée et puis une série qui vient d’être renouvelée pour une quatrième saison. En résumé, que du bonheur ! J’attaque :)

Tout d’abord, mon dernier coup de coeur : Drop Dead Diva. On m’a souvent conseillé cette série, mais, allez savoir pourquoi, j’ai attendu ce mois de septembre pour plonger dans le monde de Deb/Jane. Et j’ai tout sauf envie d’en sortir ! Pour ceux qui ne connaissent pas la série, voici le pitsch : Deb est une jolie blonde, mannequin, la vingtaine, décapotable rouge, petit ami avocat. Un jour, sur le chemin d’une audition, elle a un accident de voiture avec un camion de pamplemousses (oui oui). Au purgatoire, face à l’employé chargé de valider ou non son entrée au paradis, Deb brave l’interdit et appuie sur le bouton « retour ». Instantanément, elle est renvoyée sur terre et se retrouve dans le corps d’une avocate qui a été touchée par balle : Jane Bingham. Sauf que Jane et Deb n’avaient pas le même physique, loin de là. Et Deb a beaucoup de mal à gérer ça. Le tout s’accentue avec l’arrivée de Greyson, le petit ami éploré de Deb, comme nouvelle recrue dans le cabinet d’avocats dans lequel travaille Jane… Deux personnes sont au courant de la situation : l’employé du purgatoire, renvoyé sur Terre par ses supérieurs en tant qu’ange gardien de Deb/Jane, et Stacy, la meilleure amie de Deb. Alors, mon avis : cette série est rafraîchissante, drôle (hilarante même), géniale. Elle n’est pas sans me rappeler Ally McBeal, dont j’étais totalement fan (d’ailleurs, je pense à revisionner l’intégrale prochainement). Le mélange Deb/Jane est absolument détonant, les situations sont excellentes, les personnages secondaires attachants (oui, même la collègue de Jane, Kim). Bref, j’adore ! La saison trois vient à peine de se terminer et la série a été renouvelée pour une nouvelle saison ! Hâte de la découvrir !

Six Feet Under, tout comme Drop Dead Diva, m’a paru être une série de qualité : un score IMDB impressionnant (9,1/10) et une forte tendance à revenir dans la catégorie « série préférée » de gens de bon goût. Bref, j’ai fini par commander l’intégrale sur Amazon il y a plusieurs mois. J’ai mis du temps à la commencer, mais une fois que c’était parti, je ne me suis plus arrêtée (ou presque). La série est totalement atypique mais possède un charme fou, très particulier, lié à la famille Fisher et ses membres hauts en couleur. Fisher and Sons est une maison funéraire. Au sous-sol, les cadavres sont embaumés, maquillés, préparés. Au rez-de-chaussée : salons funéraires pour les cérémonies et autres visites. Et dans cette même demeure vit une famille : la cuisine, les chambres sont voisins des présentoirs de cercueils. Les Fisher baignent depuis toujours dans une ambiance de couronnes mortuaires, de cercueils, de larmes, de mort. Avec les dégâts qu’on peut imaginer. La voiture de la cadette de la famille ? Un corbillard. Vert. La série, création d’HBO, compte cinq magnifiques saisons de treize épisodes chacune. Point de départ : des fêtes de famille, propices à la réunion de tous les membres de la famille Fisher : Nathaniel, le père, Ruth, la mère, Nate, David et Claire, les enfants. Mais Nathaniel meurt dans un accident de voiture en allant chercher son fils aîné, Nate, de retour de Seattle pour Noël, à l’aéroport. A la suite de ce drame, Nate décide de rester en Californie pour soutenir sa mère et aider son frère David dans la gestion de la maison funéraire… Pour le bonheur de rencontrer le Michael C. Hall d’avant Dexter, de retrouver  Rachel Griffiths, la Sarah de Brothers and Sisters dans le rôle de Brenda Chenowith et de découvrir des acteurs fascinants (notamment Lauren Ambrose, qui interprète à la perfection le rôle de Claire Fisher). Série atypique, basée sur un schéma récurrent et dérangeant parfois, Six Feet Under a été un gros coup de coeur ! Cette série est magnifique, même si parfois difficile à regarder. En enchaînant les épisodes (la joie de l’intégrale), l’obscurité de la série peut se faire oppressante. On a fait une petite pause au début de la saison 4, histoire de se plonger dans des séries plus « légères ». Mais véritablement, la famille Fisher et une merveilleuse rencontre télévisuelle ! Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte !

Une des autres séries dont je veux vous parler est Switched at Birth, qui a débuté cet été sur ABC Family. Comme le titre l’indique, il s’agit de l’histoire de deux jeunes filles qui ont été échangées à la naissance par l’hôpital. L’une, blonde et sourde, est élevée par sa mère célibataire d’origine hispanique dans un quartier peu aisé. L’autre, brune, la peau mate, a grandi dans une famille blanche dans une magnifique maison nichée au coeur d’un quartier riche, mais en ayant toujours la sensation de ne pas « coller » au paysage. Lors d’un devoir de biologie, Bay s’aperçoit qu’elle n’a pas le même groupe sanguin que ses parents… Ils enquêtent alors et remontent jusqu’à l’hôpital où elle est née et trouvent le seul bébé avec lequel elle aurait pu être échangée. Ce bébé, c’est Daphné. La découverte de la vérité est un coup dur pour les deux familles, les retrouvailles également : un choc des cultures. Les Kennish ont du mal à accepter la surdité de leur fille biologique, avec qui le courant passe très bien, tandis que Bay souffre beaucoup de la situation. Regina Vasquez, la mère biologique de Bay, vient vivre dans l’annexe de la maison des Kennish avec Daphne, afin de faciliter l’adaptation des deux familles à la nouvelles situation (et également pour résoudre ses problèmes d’argent). La série a été un gros succès d’été pour la chaîne, dix épisodes ont été diffusés sur les 22 commandés pour cette première saison. Il s’agit d’une série familiale, sympa, bien fichue, bon enfant, le scénario tient la route, le rythme est bon.

Et enfin, les dernières nouveautés de cette rentrée que j’ai pu tester en quelques mots :

Hart of Dixie, qui marque le retour de Rachel Bilson au petit écran dans le rôle d’un médecin new-yorkais qui vient s’établir en Alabama. Outre le fait que Rachel est assez peu crédible en médecin, la série risque à mon avis de se limiter à une seule saison. On verra ce que la suite donne mais le pilote n’était pas concluant, pourtant j’attendais cette série avec impatience ! 2 Broke Girls est une comédie d’une vingtaine de minutes qui raconte le quotidien de deux serveuses que tout oppose : l’une est fauchée comme les blés depuis toujours, l’autre est une riche héritière ruinée. Sympa, sans plus pour l’instant. Le second épisode de New Girl était beaucoup moins irritant que le premier, à reconsidérer du coup. Avec un chouette générique par ailleurs. Secret Circle est un Charmed en plus cheap, avec un scénario alambiqué, de la magie, des méchants, des livres mystérieux, etc. Pour l’instant, on ne sait pas où on va… Et c’est assez dérangeant.

Pour retrouver la première partie de cet article, c’est ici !

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La rentrée des séries 2010

Yop yop, me voici pour mon petit tour de la rentrée des séries 2010.

Petit récapitulatif rapide de ce que je suis ou des nouveautés que j’ai tentées cette saison, dans l’ordre alphabétique : 90210, Cougar TownDesperate Housewives, Dexter, Glee, Gossip Girl, Hellcats, How I met your mother, No Ordinary Family, The Big Bang Theory. Je vais me contenter d’écrire quelques lignes sur les premiers épisodes que j’ai pu voir.

GO !

90210 : Rien de vraiment nouveau sous le soleil de Californie pour cette troisième saison, si ce n’est que les personnages deviennent les Seniors de l’école. Naomi avait accusé son prof de harcèlement sexuel l’année dernière, histoire de faire l’intéressante vis-à-vis de Liam. Juste qu’après ça, le prof la viole vraiment. Et du coup, elle se tait, pensant que personne ne va la croire si elle en parle et que surtout, ce prof va changer d’école à la rentrée. Pas de bol, il est toujours là. Adrianna a fait une tournée avec Javier durant l’été, mais ils ne s’entendent pas si bien… Annie et Liam vont peut-être sortir ensemble cette année, aussi. Vraiment, même avis que d’habitude. Très honnêtement, parfois je me demande pourquoi je la regarde, cette série… C’est distrayant mais ça reste du grand n’importe quoi niveau scénario.

Cougar Town : Ici non plus, rien de nouveau sous le soleil de Floride. Jules et son super voisin sont ensemble, Jennifer « Rachel » Aniston joue le rôle d’une psy tarée plutôt marrante dans le premier épisode, et l’humour reste identique à la saison précédente. J’aurais voulu un peu de nouveauté, je pense. Mais bon, on verra la suite de cette seconde saison. Ne la  jugeons trop hâtivement.

Desperate Housewives: As usual, ici également. Les producteurs et scénaristes connaissent les formules qui marchent pour cette série. Cette année, c’est Paul, le mari de Mary-Alice qui vient de sortir de prison, qui revient s’établir à Wisteria Lane. Et il n’est pas content du tout de l’absence de soutien de ses anciens voisins. Une amie très chère (et très riche) de Lynette s’installe également sur l’avenue. Et Susan va se mettre aux vidéos coquines pour arrondir ses fins de mois : la réalisation de bijoux, rien à dire, c’est un secteur bouché. Quand à Bree, Orson s’en est allé avec sa kiné. On retrouve également Brian Austin Green alias David Silver de Beverly Hills qui bosse pour redécorer la maison de la rouquine de Wisteria Lane. Et il y a toujours cette histoire d’échange de bébés à l’hôpital, plusieurs années auparavant… Dur. Même ton, mêmes habitudes que chaque année. C’est pour cela qu’on regarde, en même temps. Sans surprise donc.

Dexter : Après le final « coup de poing dans la figure » de la saison dernière (que je ne raconterai pas pour ne pas vous gâcher cette excellente série), c’était peut-être la série que j’attendais le plus pour cette rentrée. Pas de déception, My bad était un premier épisode vraiment bien qui ouvre joliment cette 5ème saison.  Les scénaristes sont vraiment bons.

Glee : Alors, Glee, c’est mon chouchou de cette année. Super fraîche, avec un petit côté Grease. J’adore les personnages (même si Rachel mérite souvent une ou deux baffes), le mix de toutes ces personnalités différentes dans cette chorale : entre les outsiders, les quaterbacks, les cheerleaders, la sauce prend. Avec une mention toute particulière pour Sue, la coach des cheerleaders. A elle seule, c’est une raison suffisante de regarder Glee. Et les chansons sont chouettes : on se prend à danser et à chanter sans s’en rendre compte. Bref, j’adore !

Gossip Girl : les premiers épisodes nous font revisiter Paris avec Blair et Serena. On découvre enfin ce qu’il s’est passé après que Chuck se soit fait tirer dessus. On a droit au retour de Georgina et de son bébé dont le papa est … Wait for it : Dan Humphrey. Serena hésite toujours entre Dan et Nate. Quelle horrible vie, n’empêche. Mais il y a un énorme panda dans la nursery du bébé, et ça rattrape tout. Serena reprend les études aussi cette année. Mais pas à Brown, non. A Columbia, avec Blair. Sympa, mais rien de transcendant, encore.

Hellcats : J’ai testé la série parce que j’étais malade, m’attendant à quelque chose de peu original, de cliché. Et en fait, c’est cliché, mais reposant et assez marrant. Alors bon, on connaît la chanson, les cheerleaders, tout ça, mais ça marche quand même. Marti est une brillante étudiante en droit à l’université. Cette année, suite à un problème administratif, elle perd sa bourse. Et s’inscrit chez les cheerleaders (qu’elle méprise un peu) afin de pouvoir continuer ses études. C’est toujours marrant de voir les figures de fou que ces filles (et ces mecs) sont capables de faire.  Respect. A tenter si l’univers des pom-pom girls vous amuse et si vous avez envie de détente sans que ça retourne votre monde.

How I met your mother : Constante. Cette série est une valeur sûre. Cette année, Jennifer Morisson va arriver et jouer une potentielle « Mother ». A noter aussi l’arrivée de Kyle MacLachlan, de Desperate Housewives (l’ex mari de Bree, Orson).

No Ordinary Family :  Nouvelle venue dans le paysage des séries US cette année, la série joue dans le domaine surnaturel. Une famille américaine s’envole vers l’Amazonie dans le cadre du travail de la mère, scientifique. Pas de bol, leur petit avion s’écrase dans l’Amazone, le pilote se noie et eux s’en sortent. En rentrant, ils se découvrent des super pouvoirs… Avec un côté Heroes ou Kyle XY, cette série va devoir faire fort pour nous convaincre. Le premier épisode était excellent en tous cas, c’est un bon début ! Personnellement, j’avais vu le trailer et j’avais directement été convaincue. En plus, No Ordinary Family nous permet de retrouver Rita de Dexter (Julie Benz).

The Big Bang Theory : Valeur sûre, sur la même marche que How I met Your Mother. Bon début, mais on n’en attendait pas moins. Adoré l’épisode 2, avec le robot-Sheldon.