L’Ecorchée

J’ai terminé tout récemment L’écorchée de Donato Carrisi, l’auteur du Chuchoteur. L’écorchée en est d’ailleurs la suite, mettant en scène la même policière, Mila Vasquez, qu’on retrouve sept ans après l’enquête du Chuchoteur (vous pouvez retrouver mon article ici).

L'écorchée- le chuchoteur 2La jeune femme ne travaille plus aux homicides mais est à présent rattachée aux Limbes, le bureau des personnes disparues, dans lequel sont affichées les photos de ces gens coincés entre la vie et la mort. Elle chasse des victimes et non plus des tueurs. Tout s’enraye quand des personnes disparues depuis des années refont surface sous les traits de meurtriers. Les cadavres s’enchaînent. Puis la mécanique de Donato Carrisi se met en branle et les choses se mettent en place pour faire apparaître un esprit manipulateur… Cette fois, Mila Vasquez travaille avec un agent spécial considéré comme un paria (son seul ami est son chien) et féru d’anthropologie, Simon Berish.

Mon avis sur ce roman est mitigé (contrairement à la majorité des commentaires qui ont fleuri à son sujet sur la toile). Tout d’abord, c’est bête mais un petit rappel de l’affaire du Chuchoteur n’aurait pas été un luxe pour un roman qui est présenté comme la suite. Je ne sais pas pour vous mais j’ai lu le premier opus durant l’été 2011 et entretemps, j’ai dévoré pas mal d’autres bouquins… Je me souviens des grandes lignes mais pas de tout, et j’aurais apprécié un léger rappel. Ici, l’auteur sous-entend pas mal de choses qui sont censées faire tilter le lecteur mais de mon côté, ça a juste été super frustrant… Ensuite, par moments, l’histoire peine à démarrer, l’intrigue est bonne mais elle manque malgré tout d’un petit quelque chose en plus, que celle du Chuchoteur possédait. Quant à la conclusion (qui selon moi n’en est pas une), elle m’a frustrée et laissée sur ma faim également. Certains parlent d’un troisième volume pour achever tout cela… Pas convaincue.

Comme pour le Chuchoteur, il est impossible de savoir où et quand se déroule l’intrigue… C’est assez déroutant, voire dérangeant. Je présume que l’auteur fait cela afin de ne rattacher son roman à aucun lieu, à aucun moment pour éviter que le roman ne « périme » et que tout un chacun puisse imaginer que l’intrigue se déroule ici et maintenant mais c’est un procédé qui m’a ennuyée… J’essayais de chercher des indices (le lac, la montagne à 2h de la métropole, etc.). Cela m’a un peu distraite de l’intrigue.

Du même auteur, je dois encore lire Le tribunal des âmes, qui m’attend sagement sur mon étagère.

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

The Sound of Broken Glass

Dans la série Gemma James/Duncan Kincaid, voici le dernier paru à ce jour (en VO car je crois qu’il n’est pas encore sorti en VF). Dans The Sound of Broken Glass, Deborah Crombie se concentre cette fois sur le quartier de Crystal Palace, prestigieux à une époque et plutôt pauvre aujourd’hui.

Sound of Broken GlassUn avocat d’une soixantaine d’années est retrouvé mort étranglé dans la chambre d’un hôtel minable à quelques pas de chez lui. Gemma James, qui a été promue, est affectée à cette enquête avec sa collègue et amie Melody Talbot. Le soir du drame, la victime avait eu une altercation avec un guitariste dans un pub du quartier. C’est à peu près les seules pistes dont dispose la police. L’avocat était marié mais son épouse est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis semble-t-il de longues années, ce qu’il compensait par des histoires d’un soir rencontrées au pub et ramenées à l’hôtel. Les policières ne savent pas vraiment dans quelle direction chercher… Elles creusent du côté du pub, des caméras de surveillance, du guitariste (Melody s’investit même personnellement avec ce garçon, Andy, jusqu’à lui fournir un alibi en béton pour le second meurtre – car il y a un second meurtre, bien évidemment). Un deuxième cadavre est retrouvé dans des circonstances similaires : avocat lui aussi, la trentaine, étranglé également. En cherchant un lien entre les deux affaires, Gemma et Melody s’aperçoivent rapidement que ce qui lie les deux victimes mais aussi Andy, c’est le quartier de Crystal Palace. Et ce qui s’y est produit des années auparavant, lorsqu’Andy était enfant, commençait à jouer de la guitare et discutait avec sa voisine, un professeur de français du nom de Nadine.

Duncan Kincaid, quant à lui, est en congé parental pour s’occuper de la petite Charlotte, dont la première expérience scolaire a été un désastre, en attendant de trouver une solution durable. On s’attache surtout à cet élément pour le couple Kincaid/James. Ce roman se concentre, comme le précédent, encore beaucoup sur les personnages secondaires de Melody Talbot et Doug Cullen (qui est coincé chez lui après s’être foulé la cheville en tombant d’une échelle), leur relation ainsi que l’histoire naissante entre Melody et Andy, le guitariste.

Très sympa mais je pense qu’en enchaîner trois de suite ainsi (Necessary as Blood, No Mark upon Her et celui-ci) n’était pas ma meilleure idée. Mon intérêt s’est un peu essoufflé sur le long terme… Je pense que Deborah Crombie, tout comme de nombreux autres auteurs, a une trame qui revient dans ses romans. Et quand on les enchaîne un peu trop vite, on ne voit plus que ça… Je m’en souviendrai pour la prochaine fois !

The Following

Petit article série, ça faisait longtemps :) Je vous présente aujourd’hui ma nouvelle addiction : The Following, produite par Kevin Williamson (le papa des films Scream, I know what you did last summer, et des séries Dawson’s Creek, Secret Circle, Vampire Diaries (cherchez l’intrus :D)) et avec pour héros Kevin Bacon (Hollow Man, Sleepers, Sexcrimes, Flatliners).

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Autant vous prévenir de suite, on est plus dans la lignée de Scream (sans l’humour) que dans celle de Dawson. Je dis ça, je ne dis rien. Il faut donc s’attendre à du sang et des meurtres plutôt qu’à des bisous gentillets en toile de fond pour une intrigue du style « Joey couchera ou couchera pas avec Dawson ? » (d’ailleurs pour ceux que ça intéresse, six ans après, la réponse était oui mais elle finit tout de même avec Pacey, ouf ! ).

L’intrigue de The Following met en scène un ancien membre du FBI, Ryan Hardy, qui doit reprendre du service en tant que consultant suite à l’évasion de Joe Caroll, un tueur en série qu’il a arrêtée des années plus tôt. Joe Caroll était un professeur d’anglais brillant, passionné par Edgar Allan Poe. Et par l’art de tuer des étudiantes. Au moment de son arrestation par Ryan Hardy, il en avait déjà tué douze et allait achever la treizième, Sarah Fuller, qui a ensuite témoigné contre lui lors de son procès. L’arrestation ne s’est pas passée sans heurts : Sarah a été grièvement blessée et Ryan Hardy également : la lame du couteau l’a touché au coeur et il a aujourd’hui besoin d’un pacemaker pour vivre. C’est suite à cette blessure qu’il ne travaille plus au FBI et a un statut « handicapé ». Malgré cela, lors de l’évasion de Joe Caroll (qui fait plusieurs victimes parmi les gardes de la prison), il est rappelé en raison de sa connaissance de l’individu. Rapidement, la police met en place une protection de Sarah, l’oeuvre inachevée de Caroll, ainsi que de l’ex-femme du tueur, Claire et de leur fils, Joe.

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Ce que la police ignore, c’est que le charismatique tueur en série n’a pas chômé pendant ses longues années de prison : il avait accès au web via la bibliothèque de la prison et recevait beaucoup de visites. Il a ainsi mis en place un réseau très étendu de « followers », des fans plus ou moins passionnés (je pense notamment à Emma, tout simplement flippante) qui lui vouent un culte, sont prêts à suivre toutes ses consignes, l’adulent et veulent lui ressembler. Ils sont partout : les voisins, les amis, les flics, etc. Vous pensez connaître vos amis depuis 5 ans et pouvoir leur faire confiance ? Eh bien, non. Et les cibles de Joe et de son réseau sont multiples : Ryan, Sarah, Claire, etc.

Je n’ai pas trop envie de vous en dire plus pour vous laisser l’effet de surprise que j’ai voulu pour ma part garder, en essayant de lire le moins de trucs possibles sur l’avancée de l’intrigue. La série a été diffusée de janvier à avril 2013 par la chaîne US Fox et a été renouvelée pour une saison 2. Je sais que beaucoup d’entre vous ont déjà plongé tête la première dans cette série, mais pour les autres, GO GO GO !

L’Hypnotiseur

hypnotiseurJe viens de terminer L’Hypnotiseur de Lars Kepler (le pseudonyme d’un couple d’écrivains suédois, Alexander Ahndoril et Alexandra Coelho Ahndoril). Je suis assez mitigée sur ce roman policier, j’ai du mal à mettre les mots sur mon sentiments… Je n’ai pas adoré, je n’ai pas détesté. J’ai apprécié l’intrigue, le rythme. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, à la trame que je voyais se profiler en filigrane. Vraiment, je ne sais pas dire si j’ai aimé. C’est assez rare.

L’Hypnotiseur, c’est Erik Maria Bark, un médecin spécialisé en traumatologie et qui a fait du traitement par hypnose sa spécialité. Jusqu’à totalement arrêter de pratiquer quelques années avant le présent de la narration pour une raison que le lecteur ignore. Cependant, lorsqu’un carnage frappe une famille sans histoire, laissant une petite fille et les deux parents morts dans une mare de sang et un adolescent lardé de coups de couteau entre la vie et la mort, Erik est appelé à l’aide par un policier du nom de Joona Linna. On lui demande de tenter une hypnose du seul survivant, le jeune Josef, quinze ans, afin de pouvoir localiser sa soeur aînée, que la police pense en danger. Après quelques hésitations, Erik accède à cette demande dans le but de sauver la jeune fille. Cependant, c’est une toute autre vérité qu’ils vont découvrir. En parallèle, la nouvelle de la reprise de l’hypnose par le psychiatre est mal perçue par la presse et la population, qui fustigent cette manière d’avoir interrogé un témoin mineur. Par ailleurs, dans la vie personnelle du Dr Bark, tout n’est pas au beau fixe non plus. Sa femme a du mal à lui pardonner une incartade qui date pourtant de plusieurs années et se méfie de chaque absence, de chaque silence, de chaque coup de fil. Leur fils Benjamin est hémophile et son adolescence n’est pas si simple à gérer pour les deux parents… Et rien ne va s’arranger avec cette enquête policière dans laquelle Erik va se retrouver mêlé…

Le pitch est sympa, rien à redire. Juste, il manquait quelque chose pour que ça fasse tilt, c’est un roman très froid, je trouve. Par contre, j’ai appris des choses sur les Pokémon. Je vous assure ! Bref, lecture sympa mais absolument pas inoubliable. Et très loin d’être attachante comme les romans de Camilla Läckberg, pour rester dans le même style.

Les Apparences

Rappelez-vous, j’avais bien aimé mon premier roman de Gillian Flynn, Les Lieux Sombres. Dès lors, quand j’ai vu qu’elle avait sorti Les Apparences, j’étais super motivée à l’idée de le lire. Et ma motivation a encore grandi en lisant les nombreux éloges qui ont fleuri un peu partout dans la presse et sur les blogs. J’étais impatiente de découvrir ce roman. Trop probablement. Mais je vous explique ça de suite.

78364534_oLes Apparences, c’est l’histoire d’un couple normal. Enfin, au prime abord. Nick et Amy se sont rencontrés à New York. Ils étaient jeunes, beaux, amoureux, drôles. Ils se sont mariés et ont vécu quelques années à Brooklyn. Ils avaient leurs petites « private jokes », leurs précieux souvenirs, leurs traditions. Sauf que la crise passe par là : à quelques semaines d’intervalle, ils perdent leurs jobs tous les deux (ils sont tous les deux dans le secteur de la presse, lui est journaliste et elle rédige des tests de personnalité). L’ambiance se détériore mais ils tiennent bon. Par la suite, Go, la soeur jumelle de Nick, appelle un matin pour l’avertir que leur mère est atteinte d’un cancer. Nick décide alors de tout lâcher à NYC et d’emmener sa femme dans sa région natale, la ville de Carthage dans le Missouri. New-Yorkaise pure souche, fille unique de deux psychologues, égérie de la série de livres pour enfants « L’épatante Amy », son épouse a vraiment du mal à se faire à sa nouvelle vie loin de la fièvre de la Grosse Pomme.

On démarre le roman sur le matin du cinquième anniversaire de mariage du couple. Nick semble ne plus aimer sa femme… Il part au travail après le petit-déjeuner d’anniversaire qu’Amy lui a préparé. Il bosse dans un bar, « Le Bar », qu’il possède avec sa soeur Go et qu’il a payé avec l’argent d’Amy, qu’elle a sorti de son fidéicommis. Il reçoit un coup de fil d’un voisin pendant la journée disant que la porte de la maison est ouverte et que le chat est sorti. Nick, inquiet, revient chez lui pour trouver la maison vide et montrant des signes de lutte. Et acune trace de sa femme. Les flics arrivent rapidement sur les lieux et l’enquête débute lentement. Peu a peu, l’étau se resserre autour de Nick… La première partie du livre est construite sur deux récits parallèles : le présent, avec la disparition d’Amy vue par Nick, et le passé avec des extraits du journal d’Amy. Et puis, ça change. Mais je ne vous en dirai pas plus.

Mon verdict : comme dit ci-dessus, j’en attendais peut-être trop, je ne sais pas. Mais je n’ai pas pris de plaisir à lire ce bouquin. Ce roman est trop froid, trop vide, trop aseptisé pour me plaire, je crois. Il y a une bonne dose de folie, c’est certain, mais ça ne suffit pas à compenser le manque de charisme des personnages. La base était bonne pourtant mais Les apparences ne m’ont pas emmenée là où je le voulais. Ou du moins, pas de la manière que j’aurais attendue. Le suspense est bien maintenu, l’intrigue est solide. Mais il manquait le petit quelque chose pour que ça fasse tilt. Dommage.

Vous l’avez aimé ?