Amy and Roger’s Epic Detour

Amy & Roger's Epic DetourCela fait déjà plusieurs mois que j’ai lu ce petit roman sans prétention. Je l’ai enchaîné après ma lecture de Since you’ve been gone, du même auteur, et suite aux conseils de Victoria de Mango&Salt. Ma passion dévorante pour les roadtrips en tout genre (mais particulièrement en Amérique du Nord) n’a pas été étrangère à ma motivation folle à lire ce livre. Il faut admettre qu’il réunit à vue d’oeil pas mal d’ingrédients qui ont tout pour me plaire : des voyages, de la découverte, une petite histoire d’amour. Que demande le peuple ?

Amy Curry a perdu son père récemment. Tant bien que mal, elle termine son année de senior en Californie en étant un peu déconnectée de sa vie d’avant. Elle a laissé tomber toutes les activités sociales, elle se laisse couler. Elle dort dans le canapé de la maison familiale, déserte. Sa mère est partie s’installer dans le Connecticut, où Amy doit la rejoindre une fois son année scolaire terminée. Son frère est en cure de désintoxication. Rien ne l’intéresse, rien ne la motive. Elle se sent responsable de la mort de son père.

Sa mère organise son arrivée dans le Connecticut. Elle s’est arrangée avec une de ses amies pour que le fils de celle-ci accompagne Amy et leur Jeep jusque dans le Connecticut. Amy est tout le contraire d’enchantée à cette idée. Un roadtrip pour ramener la Jeep, avec Roger, un type qu’elle n’a pas vu depuis des années, qui doit rejoindre son père a Philly. Roger va conduire car, depuis l’accident qui a coûté la mort de son père, Amy n’a plus voulu toucher à un volant. Pour tenter d’égayer le voyage, la mère d’Amy lui fait parvenir un scrapbook, à remplir au fur et à mesure du voyage. Ce cadeau n’arrache même pas un sourire à Amy, qui voit juste ce trajet comme une corvée sans fin.

Au départ, Amy et Roger suivent scrupuleusement le trajet balisé que la mère d’Amy leur a préparé, avec des réservations d’hôtels sur la route. Puis ils décident de dévier du chemin tracé et de suivre leurs envies. Ils se rendent dans le Colorado pour voir la petite amie de Roger. Ils se retrouvent à dormir, par erreur, dans une suite nuptiale. Ils font un petit tour dans le Kansas avec ses vertes prairies. Ils parcourent aussi la « Loneliest road in America », etc. Et vont remonter jusqu’à la côte Est.

« When you’re on a roadtrip, life is about the detours ».

Vous l’avez deviné rien qu’à lire ces lignes, on s’avance vers un petit roman mignon comme je les aime. J’ai beaucoup apprécié ce petit voyage, la manière que l’auteur a eue de nous entraîner à la suite d’Amy et Roger depuis la Californie jusqu’au Connecticut. J’ai adoré la découverte de ces états que je ne connais pas (encore). J’ai aimé la petite histoire d’amour qu’on voit arriver à cinquante kilomètres mais qu’on a quand même envie de lire.

A lire si vous cherchez quelque chose de frais, de tendre, de dépaysant. A ce propos, vous ne serez pas étonné de savoir que ce roman m’a juste donné envie de refaire un roadtrip. En même temps, je suis une cible facile :-)

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West Coast – Roadtrip

Avec plus d’un an de retard, voici un petit article concernant notre voyage aux USA d’août 2014.

Avant tout, j’avais déjà eu la chance de visiter la côte Ouest des USA quand j’avais dix-sept ans (ça fait longtemps :)). J’en ai gardé un excellent souvenir et cette envie monstrueuse d’y retourner un jour. J’avais eu quelques déceptions (côté alimentaire surtout, pour le côté touristique j’avais moins aimé Las Vegas et Los Angeles).

résumé road trip USA west coast 2014

Nous sommes partis de San Francisco et repartis depuis Phoenix (avec British Airways). Pour les avions, comme d’habitude, je suis passée par Kayak, par Booking pour les hôtels et pour la voiture de location, via Autoescape qui compare les offres de tous les loueurs.

Pour des raisons professionnelles, on ne pouvait pas partir plus de deux semaines… Il a donc fallu faire des sacrifices. Les premières étapes qui ont sauté, ce sont Los Angeles et San Diego. Les deux villes ne m’avaient pas plus marquée que cela. Par contre, j’ai été triste d’abandonner Joshua Tree N.P. Puis, je voulais aller à Big Sur, voir Monterey, Carmel et le fameux Bixby Canyon Bridge (cf. cette chanson de Death Cab For Cutie). J’ai aussi opté pour le parti pris « moins de parcs mais plus de temps ». Le souvenir de ma frustration d’avoir passé juste une nuit à Bryce Canyon fort probablement :) C’est ainsi que Canyonlands et Arches ont également été sacrifiés. Monument Valley était au programme mais au final on a dû y renoncer. Ca y est, l’itinéraire était au point :-)

itinéraire west coast

A – San Francisco, B – Silicon Valley, C – Santa cruz (zappé), D – Monterey, E – Big Sur, F,G,H – Yosemite National Park, Mono Lake, Bodie (Ghost Town), I,J – Death Valley, K – Las Vegas, L – Saint-Georges (pour couper la route), M – Bryce Canyon, N,O – Page (Antelope Canyon, Horseshoe Bend), P – Monument Valley, Q – Grand Canyon, R – Phoenix

En passant, petit coup de gueule sur Google Maps qui, suite à une mise à jour plus ou moins récente, ne permet plus qu’une dizaine d’étapes par itinéraire. Voilà, c’est dit. Pour les prochains roadtrips, il faudra trouver autre chose. Pour les USA, on peut utiliser le site Roadtrippers pour construire son itinéraire (et en plus, ce site regorge de bonnes idées :-)).

Pour la conduite, rien à signaler depuis cet article, si ce n’est que c’est beaucoup plus reposant de conduire aux USA qu’en Europe :) Les routes sont plus larges, les gens moins stressants. Cette fois, on a loué la voiture dans San Francisco même. On a choisi de ne pas prendre de GPS suite à notre mésaventure à Boston (cf. l’article mentionné ci-dessus). Depuis la maison, avec le MacBook, on a donc installé la cartographie des USA sur notre GPS Tom Tom et hop. Sauf que ça a été un peu moins simple : une fois dans la voiture (une Hyundai Sonata Hybride super agréable à conduire :)), le-dit GPS a mis un temps absolument consternant à trouver un signal (il n’a pas dû comprendre tout de suite qu’on avait changé de continent). Ce qui a donné quelques petits tours dans les rues de San Francisco, un peu en panique, à se demander « bon, on va en acheter un neuf ou alors on croise les doigts ? » Au final, à part cette première demi-heure, tout le reste s’est bien passé (on essaiera juste de l’allumer avant de démarrer la prochaine fois, pour lui laisser le temps de s’adapter :)). Et ça nous a coûté définitivement moins cher pour un GPS fonctionnel (pas comme celui qu’on avait eu à Boston donc). A refaire donc.

Après, c’était tout bon : les ESTA en poche, Le Guide du Routard des parcs nationaux de l’Ouest Américain, vraiment top, et le Lonely Planet Côte Ouest américaine, un peu décevant, pas assez détaillé, les vouchers des hôtels, de la voiture et un super itinéraire établi, on était partis !

Depuis cet article, j’ai eu l’occasion de passer à nouveau une semaine à San Francisco, donc je ferai très court : en deux jours, on a pu s’imprégner rapidement de l’ambiance de la ville et voir les immanquables, les classiques : la traversée du Golden Gate, le passage obligé par Lombard Street, Alamo Square, Coit Tower, Dolores Park, un petit tour dans le quartier de Mission et une visite très instructive d’Alcatraz (à ne pas manquer, l’audioguide est indispensable et passionnant).

alcatraz streetcar san francisco golden gate San Francisco San Francisco Alamo squareMarket san francisco Dolores Park, mission

On a enchaîné par un passage par la Silicon Valley (Google à Mountain View, Apple à Cupertino, petite visite coup de vent de Stanford). Nous avons ensuite descendu la côte sur la route 1, en passant par Monterey, Carmel, Big Sur. Les McWay Falls situées dans le Julia Pfeiffer Burns State Park étaient splendides, on était tout juste (en courant) pour les voir avant le coucher de soleil et c’était juste waouw. Je regrette de ne pas avoir vu le « lonely cypress » mais ce n’est que partie remise. Nous avons ensuite mis le cap sur Yosemite.

Stanford Google plex Route 1, big sur Route1 Route 1 Bixby Canyon Bridge McWay Falls Monterey

Yosemite, un des parcs nationaux les plus connus des USA, est tout proche de la baie de San Francisco. Le Half Dome est ultra célèbre (les dernières versions de l’OS d’Apple aident un peu aussi), les nombreuses cascades également (bon par contre, en été, c’est un peu plus compliqué de voir de l’eau couler :p). Les vues depuis Glacier Point et depuis Tunnel Point sont juste waouw. On est restés plus tard à Glacier point pour voir la couleur changer avec le coucher de soleil. Magnifique ! Puis on est descendus vers le sud du parc pour voir les séquoias géants. On a réservé un peu tard, on était donc dans une cabane et non pas dans un vrai hôtel. Cependant, on avait le droit d’avoir notre nourriture et cie dans la chambre, pas comme pour les tentes où on est obligé de tout laisser dans un coffre en métal à l’extérieur. Et on a rencontrés des cerfs, des écureuils… et on a presque vu un ours depuis le bus (mais on l’a raté).

Yosemite Tunnel view squirrel

glacier point yosemite Grizzly giant, Yosemite yosemite Tenaya lake On a ensuite mis le cap sur Mono Lake, un lac avec d’impressionnantes concrétions calcaires. Puis Bodie, une ville fantôme très touristique (la route est un peu compliquée quand on a une voiture normale mais ça passe si on roule lentement). Certains clichés sont … « clichés » :-) On les a fait tout de même. Et puis on a attaqué la traversée du parc national de la Vallée de la Mort (Death Valley N.P). Des gens de la région nous ont conseillé un endroit mais après vérification, inaccessible sans 4×4 (où en tous cas un véhicule haut sur roues, ce qui n’était pas notre cas). Au cas où, je vous transmets l’information : Racetrack playa, avec des rochers qui bougent tout seuls (en tous cas qui laissent des traces inexpliquées jusqu’à récemment, cf cet article). Pareil, on a fait les grands classiques : Mesquite Flat Sand Dunes, Zabriskie Point, Artist’s Palette, Bad Water, etc. A la sortie de la Vallée de la Mort, on a mis le cap sur Vegas. Pour vous dire la vérité, on a d’abord dû s’arrêter dans un centre commercial pour m’acheter des baskets dans un Walmart : la semelle de mes vieilles Nike a fondu avec la chaleur du désert californien.

Mono lakeMono lakeMono lake

Road Bodie Bodie Bodie

Zabriskie PointBad Water

Autant vous le dire tout de suite, le charme de Vegas n’opère pas du tout sur moi. J’avais gardé un souvenir très « plastique » et « factice » de cette ville perdue au milieu du désert. Cette fois, y arriver en étant moi-même au volant, un week-end de Labor Day (grosse erreur de jugement de notre part), a donné la note. On a péniblement atteint le parking de notre hôtel pour une nuit (le Caesar’s Palace). Le casino est immense, on n’y voit pas la lumière du jour. On n’en voit pas les sorties, non plus. Aucune idée de l’heure, du temps qui passe. Tout est fait pour qu’on oublie la réalité et qu’on dépense le plus d’argent possible. Par moments, on se croit dans un film, des bachelor(ette)’s parties dans tous les coins, les gens totalement alcoolisés. Dans la rue, les flyers pour les strip-teaseuses donnés à tour de bras. On a bien mangé à Vegas. On y a bien dormi aussi. Mais après avoir vu la richesse de San Francisco, la beauté de Yosemite, avoir admiré les étendues désertes de la Death Valley, c’est étrange de se retrouver dans un parc d’attractions pour adultes, avec une Venise, un Paris, New York et une pyramide factices. On a été ravis de s’échapper après une nuit. Las Vegas est à voir mais j’ai du mal à ne pas focaliser sur son côté glauque, malgré les paillettes. Après, peut-être qu’en sortant du Strip, on peut en voir d’autres aspects… Mais je n’ai pas essayé.

Welcome to Las Vegas Bellagie Fat Tuesday Forum shops Caesars

On s’est donc échappés de Sin City pour mettre le cap sur Bryce Canyon N.P., en passant par St-George. Bryce Canyon ça a été mon coup de foudre lors de mon premier voyage dans la région. La seconde visite n’a fait que confirmer mon sentiment. La terre rouge, les hoodoos, tout cela a un charme magique. On a fait une petite balade dans les hoodoos, en passant par le Queen’s garden et en revenant via Thor’s Hammer. Comme indiqué au début de ce post, des choix ont dû être faits. Notre étape suivante devait nous emmener à Page (j’étais impatiente de découvrir l’Antelope Canyon) et à Monument Valley. Cependant, petit imprévu et en lieu et place de ce plan, nous avons visité un hôpital du côté de Panguitch, UT. L’homme a été remis sur pied mais bon, on a adouci le programme et nous nous sommes contentés de découvrir Horseshoe bend, absolument magnifique ! Par contre, le moment intéressant après avoir fait plein de photos en s’approchant du bord pour avoir un meilleur angle, après les selfies obligatoires, c’est quand tu reviens vers le chemin et que tu découvres le panneau explicatif qui indique qu’il ne faut pas monter sur les rochers car ce ne sont pas des rochers mais plutôt du sable aggloméré. Il n’y a pas à dire, mais sur le moment, tu fais sacrément moins la fière.

bryce Bryce Bryce Thor's Hammer Ecureuil Horseshoe Bend

Dernière étape : le Grand Canyon N.P. Peut-être le plus célèbre de tous. Ce canyon me fait toujours un effet étrange : côté photo, Bryce explose de couleurs, cet orange, ocre, rouge est sublime. Le Grand Canyon, lui, est également composés d’un mélange de bruns, ocres, vert mais les couleurs sont désaturées. Ce qui n’enlève rien à son côté époustouflant et à son charme. On a profité des navettes du parc pour passer d’un point de vue à l’autre. On est restés sur le North Rim. Après petite vérification, la plateforme vitrée (extérieure au parc national et gérée par la Hualapai Tribe) est sur l’autre versant, donc pas de regret. En plus ce n’est pas donné et on n’a pas le droit de prendre son appareil photo (ce qui n’arrange rien).

Grand Canyon Grand Canyon

On a ensuite repris la route pour Phoenix, d’où on reprenait l’avion. En chemin, l’objectif était double : trouver un centre commercial où acheter des jeans Levi’s (nous n’en avons trouvés que pour l’homme, les versions femmes étant uniquement en coupe skinny, beurk) et voir des Saguaro Cactus, le symbole de l’Arizona (ils sont même sur la plaque d’immatriculation de l’état, c’est dire). On en a trouvés, on a même pris le temps de s’arrêter, de s’approcher, le nez en l’air, observant les cactus géants. Sauf que du coup, on n’a pas vu un petit cactus, qui n’avait pas l’air trop dangereux. Sauf qu’en fait, si : laissez moi vous présenter le Jumping Cholla Cactus. Rien que frôler une de ses « branches » fait que celle-ci se détache et s’accroche à vous. A chaque mouvement, les épines s’enfoncent un peu plus. En plus, il semblerait que ces épines soient creuses, et qu’une fois dans la chair, elles se recourbent un peu, comme des crochets. Depuis cet épisode, je ne me moque plus de ma moitié et de son habitude d’emmener sa pince multiple Leatherman qui a permis de couper et d’enlever les épines de mon doigt. Ce pauvre doigt, qui, insidieusement attaqué par ce cactus et étant devenu bleu, a nécessité une crème antibiotique à l’aéroport… Quand on a demandé des conseils aux locaux, leur réponse (en lisant entre les lignes) était du genre « mais nous on n’a jamais fait ça, pourquoi es-tu allée te rouler contre un cactus ? ».

Cholla Cactus Saguaro cactus

En vrac, de ces 2032 miles (approximativement 3270 km) parcourus, on retient : la jolie papeterie américaine, le passage au Walmart et les essayages de casques de baseball, la gentillesse des gens, le ciel étoilé de nuit dans la Vallée de la Mort (une merveille, aucune pollution lumineuse, c’est juste superbe), les séquoias géants de Yosemite, les McWay Falls au coucher du soleil, la chouette nourriture californienne (par contre, plus tu t’éloignes de la Californie, moins c’est frais et sain… Mention spéciale à la pizza de Kayenta pour le côté pas top – en même temps, cette « ville » est décrite dans le routard comme un croisement entre deux grandes routes où on a calé deux hôtels et deux restaurants… :p), les barres de céréales Clif, le beef Jerky… ah non, ça c’était vraiment dégueulasse, le coucher de soleil sur le Half Dome, la magie de Bryce Canyon et celle du Grand Canyon, éviter les cactus, la fée clochette sur un passage piéton à Vegas, etc. C’est quand qu’on recommence ? :-)

Maine

J’ai mis un temps fou à découvrir un autre roman de l’auteure J. Courtney Sullivan depuis ma lecture de son premier livre, Commencement. J’avais démarré Maine au mois d’octobre 2014 mais ce n’était pas ce que j’avais envie de lire à ce moment là (cf. ce que je disais ici). Cependant, je me suis replongée dedans récemment et je n’ai pas regretté d’avoir insisté, rien que pour le dépaysement (mais vous connaissez mon faible pour les voyages).

Maine-Final-Cover1Maine nous raconte l’histoire de la famille Kellehers sur plusieurs générations. Les Kellehers vivent à Boston mais, suite à un pari gagné par le patriarche, Daniel, ils possèdent également une maison de vacances au bord de la mer, dans le Maine.

On suit la vie, les déboires et les aventures de quatre femmes distinctes : Alice, la grand-mère, veuve de Daniel, qui se replonge dans ses souvenirs de jeunesse et nous raconte simultanément son présent, dans lequel elle se consacre en bonne partie à sa foi catholique. On a aussi Kathleen, sa fille qui vit en Californie dans une ferme de vers de terre et qui s’était promis de ne pas remettre les pieds dans la maison de Cape Neddick et de se tenir loin de la famille. Il y a Ann Marie, sa belle-fille, un peu maniaque, un peu pénible, qui veut toujours aider tout le monde et s’est passionnée récemment pour décoration de maisons de poupée. Et qui espère, plus ou moins secrètement, devenir propriétaire du cottage avec son mari Daniel, quand Alice ne sera plus là. Enfin, nous avons Maggie, sa petite-fille de 32 ans, fille de Kathleen, qui est écrivain, vit à New York et vient de rompre avec son petit copain. Maggie est venue se ressourcer dans le Maine pour prendre un peu de recul sur sa vie avant d’attaquer la suite.

Par un concours de circonstances particulier, ces quatre femmes qui n’ont pas l’habitude d’être sous le même toit vont passer quelques jours à cohabiter dans la maison du Maine, engendrant des tensions plus que palpables. Alice a pris une décision concernant la propriété de Cape Neddick qui va complètement chambouler l’existence de ses enfants, au grand désespoir d’Ann Marie et de son mari Daniel. Maggie essaie de profiter du calme du village pour pouvoir se poser et réfléchir à son futur. Ann Marie, comme à son habitude, se dévoue pour tenir compagnie à Alice et en profite pour transformer cela en un week-end festif pour le 4 juillet avec son mari et un couple d’amis. Kathleen n’a rien à faire là, n’a pas envie d’être là, mais elle veut plus que tout être aux côtés de sa fille. Les tensions familiales déjà présentes vont s’accentuer quand le prêtre va, sans le vouloir, révéler les plans d’Alice concernant le cottage.

Ce roman n’a pas été coup de coeur mais l’ambiance y était très agréable. Je me suis échappée dans le Maine (que je visualise un peu comme le Cape Cod, que j’ai adoré). Pas de réelle identification ici, le personnage le moins énervant étant Maggie. Les autres ont vraiment des côtés « tête à claques » qui les rend parfois franchement antipathiques même si on s’intéresse à l’histoire, qu’on veut comprendre le pourquoi du comment. Bref : une lecture loin d’être indispensable mais tout de même agréable rien que pour les flashes d’air iodé, de soleil et de bois flotté.

Graceland

Comme vous le savez, je suis une grande consommatrice de séries US. Ces derniers temps, Thanksgiving et autres festivités qui mettent doucement les saisons en pause aidant, j’ai eu l’occasion de découvrir avec retard une petite nouveauté de 2013, Graceland.

Graceland

Quand Graceland a démarré, je n’ai pas été attirée du tout par cette série. Déjà, avec ce nom, je me suis imaginé un truc en lien avec la grande maison d’Elvis Presley à Memphis. Je pouvais difficilement être plus à côté de la plaque… Après avoir laissé passer la saison complète (12 petits épisodes seulement) et en avoir entendu beaucoup de bien, j’ai fini par me lancer dedans.

Graceland, c’est une maison située au bord du Pacifique, en Californie. Récupérée par le gouvernement après un raid lié à du trafic de drogue, cette demeure de rêve est désormais habitée par plusieurs agents sous couverture : FBI, douane, DEA, etc. Un jeune homme, Mike Warren, fraîchement issu du centre de formation du FBI à Quantico, se trouve affecté dans cette maison. Sa mission : s’infiltrer dans le quotidien des agents sur place afin d’enquêter sur Paul Briggs, un des habitants de Graceland dont le comportement et le style de vie intrigue ses supérieurs au sein du FBI.

Graceland

En plus d’être hyper bien fichue, très bien filmée, d’avoir des images magnifiques et des couleurs juste waouw, Graceland nous permet de retrouver sous les traits de Mike l’acteur Aaron Tveit, qui interprétait le rôle de Trip Van Der Bilt, le cousin de Nate, dans feu Gossip Girl. On retrouve également un ancien de Grey’s Anatomy dans le rôle de Paul Briggs, ainsi que le professeur de littérature de Rosie Larsen dans The Killing (saisons 1 et 2) dans la peau de l’agent des douanes qui gère le trafic d’oiseaux. Oui oui, vous avez bien lu.

Très honnêtement, Graceland n’est pas mon style habituel de série, et pourtant j’ai bien accroché :) Même si ce n’est pas un coup de coeur comme pour Parenthood (pour ne citer qu’elle), j’ai trouvé que la saison était une réussite, les personnages secondaires bien creusés et je suis hyper intriguée par les mystères qui entourent l’agent Briggs et par ce que nous réserve la saison 2. Et j’ai beaucoup aimé le générique, aussi. Même si c’est mineur. Vous l’aurez compris, je vous la conseille très chaleureusement :)

East Coast (4) – Cape Cod : Provincetown & Martha’s Vineyard

Me revoici pour un nouvel article concernant notre voyage sur la côte Est des USA en octobre 2012 ! Après avoir visité Boston et Cambridge et juste après notre petite virée chez les sorcières de Salem et dans le magnifique « fall foliage » du Walden Pond, nous avons repris notre grande voiture pour descendre vers le Cape Cod et notre prochaine étape à Provincetown. En théorie, j’avais prévu de jeter un oeil à une ville en chemin (Plymouth, la plus vieille des villes des USA qui fut fondée par les colons du Mayflower). Cependant, comme souvent, j’avais sous-évalué la durée des étapes précédentes (et le fait qu’on se soit perdus à Salem ainsi que le coup de coeur pour le Walden Pond et qu’on y ait traîné un peu trop). Du coup, on a décidé de tracer (surtout que selon le guide, ces arrêts étaient sympas mais sans plus). On n’a pas pu profiter de la vue sur le Cape en route. De nuit, on ne voyait juste rien… :p On a prévenu les propriétaires de notre maison d’hôtes (Kevin et Keith, de Beaconlight Guesthouse) qu’on serait en retard et ils ont été super géniaux pour qu’on puisse quand même récupérer notre chambre à notre arrivée.

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Provincetown, son centre, son monument (Pilgrim’s tower), sa Pumpkin Pie :-)

On était dans une chambre très jolie, très cozy au rez-de-chaussée. La guesthouse est à deux pas du centre de Provincetown (ou P-Town), avec un petit-déjeuner absolument génial (mmmh leurs scones tout frais <3). Le premier jour, dès le matin, nous avons filé jusqu’au port pour notre excursion « Whalewatch« , réservée en ligne avant notre départ. Nous avons traversé les rues au pas de course, sous un soleil magnifique (mais une température assez fraîche). La saison n’était pas idéale pour observer les baleines, donc nous n’avons pas été trop déçus de ne pas en voir beaucoup et uniquement de loin. La balade était magnifique (je vous ai déjà dit qu’il faisait froid ? ah oui :p), la vue sur le Cape Cod du bateau était superbe : les phares, les plages, les maisons, etc. Nous sommes même remontés jusqu’à Boston faute de baleines, mais ça n’a pas été super efficace.

Résultat de notre excursion baleine : des empreintes, une queue de baleine et un oiseau... :p

Résultat de notre excursion baleine : des empreintes, une queue de baleine et un oiseau… :p

L’après-midi, on s’est baladés dans la ville, plus que « gay friendly » (là, l’église affichait fièrement un drapeau arc-en-ciel). Vive la tolérance :) Le lendemain, cap vers Martha’s Vineyard, l’île où Obama a passé ses premières vacances de président (bonjour l’information inutile). En chemin, on s’arrête au phare de Truro, juste à la sortie de Provincetown (photo ci-dessous). Puis, on arrive au port de Woods Hole pour prendre le ferry vers Martha’s Vineyard. On rencontre un Américain très gentil qui nous conseille de visiter la ville d’Edgartown en plus de Oak Bluffs et ses maisons en pain d’épices hyper touristiques. On l’écoute et on commence par Edgartown. Rien de spécifique à voir mais une ambiance agréable. En plus, on a pris le bus avec des ados qui revenaient du ferry et qui rentraient de l’école, c’était trop « The American Way of Life ».

En haut : Le phare de Truro, juste à côté de Provincetown. Ensuite, Martha's Vineyard, Oak Bluffs avec ses gingerbread houses et son adorable "gazebo"

En haut : Le phare de Truro, juste à côté de Provincetown. Ensuite, Martha’s Vineyard, Oak Bluffs avec ses gingerbread houses et son adorable « gazebo »

Ensuite, on a flâné à Oak Bluffs. Quand on avait lu « maisons en pain d’épices », on ne s’attendait pas à ça à ce point ! C’était comme de pénétrer dans un autre monde. Cet ensemble de maisons, « The Martha’s Vineyard Campground » consiste en une centaine de petits cottages colorés : on se croirait dans Alice au Pays des Merveilles ! Très calme, très silencieux et très … kitsch ! Mention spéciale pour la maison rose au balcon de laquelle était suspendue sa miniature en tous points égale (cf. photo ci-dessus). Et après notre balade, quand on est reparti vers le port, on a trouvé une super jolie rotonde, le gazebo (j’adore ce mot). Au coucher du soleil, c’était juste splendide ! Et je l’avoue, ça m’a juste fait penser à celle de Stars Hollow (dans Gilmore Girls, pour ceux qui n’ont pas tout suivi) !

Retrouvez les étapes précédentes de notre voyage : préparatifs, Boston et Cambridge et Salem & Walden Pond. Et à très vite pour NYC !