N’oublier jamais

Je vous ai parlé de Michel Bussi à plusieurs reprises sur ce blog. D’abord de mes coups de coeur pour Un avion sans elle et Nymphéas noirs. Puis des mes avis plus mitigés sur Maman a tort et Ne lâche pas ma main. Je referme à l’instant mon Kindle sur les derniers mots de N’oublier jamais. Et cette fois, ma lecture n’a pas été une réussite. J’espère honnêtement que son dernier bouquin, Le temps est assassin, qui se déroule en Corse, sera moins décevant.

n-oublier-jamaisNous sommes en février 2014. Jamal Salaoui est en vacances en Normandie. Son délire : courir tous les matins sur les chemins des falaises d’Yport avec sa prothèse de jambe. Malgré son handicap, son rêve ultime est de participer à l’ultra trail North Face, une course prestigieuse dans le massif du Mont Blanc. Un matin, il croise une jeune femme en larmes au bord du précipice. Robe rouge déchirée. Il lui lance à la volée une écharpe rouge Burberry qu’il vient de trouver accrochée à une clôture, pour essayer de la retenir et l’empêcher de sauter. Peine perdue, elle se lance dans le vide et s’écrase sur les galets de la plage en contrebas. Le temps qu’il redescende, deux autres témoins sont au chevet du cadavre de la jeune femme.

Assez rapidement, l’affaire, qui semble simple, prend une tournure tordue pour notre narrateur : il s’avère que la jeune femme, Magali Verron, a été violée et étranglée. Son témoignage qui indique que la jeune femme s’est suicidée est donc fortement remis en question par les autorités. Les deux autres témoins ne peuvent pas l’aider : ils ont simplement vu le corps de Magali tomber. En parallèle, Jamal commence à recevoir des courriers reprenant des informations sur deux décès similaires qui se sont produits il y a bientôt dix ans : les victimes étaient deux jeunes femmes, Morgane Avril et Myrtille Camus. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, Jamal va essayer de mener sa propre enquête, aidé de ces documents qui arrivent au compte-goutte et par Mona Salinas, une jeune scientifique qu’il a rencontrée au commissariat.

Assez rapidement, des évènements, des données, des faits se contredisent. Le narrateur s’égare et m’a totalement perdue avec lui. J’ai trouvé tout cela trop rocambolesque. J’avais vu un ou deux trucs arriver, mais ce n’était pas crédible… C’était excessif. La lecture a été frustrante, pas aussi passionnante et cohérente que les romans que j’ai lu auparavant du même auteur. Certains trucs sont franchement tirés par les cheveux, on n’en voudrait même pas dans un film américain de seconde zone (le genre qui sort directement en DVD) ! Des éléments d’enquête ont été fortement raccourcis, des faits qui auraient pu être vérifiés assez rapidement par les protagonistes ne l’ont pas été. Et les dernières pages sont un peu une conclusion simple, bateau, pour satisfaire le lecteur. Très honnêtement, cela a été un roman décevant, énervant même. Je n’aime pas quand je ne peux pas me fier à ce que dit mon narrateur. Sans mauvais jeu de mot, N’oublier jamais ne va pas marquer ma mémoire. Next !

Point lectures !

Dans un précédent post, je vous ai indiqué que mes dernières lectures avaient été plutôt « classiques », sans rien de phénoménal qui justifiait d’en parler des heures durant. Du coup, j’ai décidé de refaire un petit article « fourre-tout ».

All of the aboveAlors, dans le registre « young adult », on a eu : All of the above et Cruel summer, de James Dawson. Deux lectures plutôt sympas sans être inoubliables. Les deux se passent en Angleterre. All of the above raconte l’histoire d’une nouvelle arrivée dans un lycée près de Brighton, les liens qui se font et se défont, les amitiés hyper fusionnelles, etc. Et aussi un terrain de mini-golf. On découvre le quotidien de Victoria Grand (Toria), son amitié avec Polly, une fille décalée et super originale, son histoire d’amour avec Nico, musicien dans un groupe qui veut faire de la musique « pour de bon » et qui veut dès lors partir à Londres dès que possible. Et les soucis de santé d’une de leurs amies, qui rend la lecture tout de suite plus sérieuse. On suit avec bienveillance notre héroïne qui se cherche à tous les niveaux. Le bouquin est sympa, assez différent de ce qu’on trouve habituellement dans les romans YA. J’ai passé un assez bon moment sans que ça soit pour autant un coup de foudre.

­cruel summerCruel Summer, du même auteur, suit de son côté les retrouvailles d’un groupe d’amis anglais après leur première année en dehors du lycée (pour la plupart, car Alisha a redoublé). Katie, Ryan, Greg, Ben, etc. se retrouvent dans la maison du père de celle-ci, en Espagne, pour les vacances d’été. Ils ne se sont pas vus de l’année, et Ryan, le narrateur (et étudiant en arts dramatiques), appréhende beaucoup ces retrouvailles. En effet, Janey, une de leur amies, s’est suicidée l’année précédente en se jetant depuis la falaise, dans une mise en scène dramatique, après un bal de promo qui a mal tourné. Tout le monde semble ravi de se retrouver mais rapidement, le sujet de la mort de Janey revient sur le tapis et alourdit l’ambiance… Et quand une de leurs anciennes copines de classe s’invite avec eux en promettant de mettre la vérité à nu, tout s’emballe. 

Celui-ci s’est laissé lire rapidement, le côté « intrigue » y étant pour beaucoup : est-ce que Janey s’est vraiment suicidée, est-ce qu’elle a été poussée, pourquoi ? Etc. Il y a des cadavres, des retournements, ça a un petit côté Scream. Par contre, c’était prévisible, et cela m’a un peu gâché le plaisir de la lecture. Mais bon, ça reste divertissant, comme une série télé estivale. D’ailleurs, quelques-unes des répliques de Ryan sont vraiment des perles de références de séries ! Ma favorite ci-dessous :-)

In TV you can’t leave loose ends; everything has to be resolved or you end up with a mess like Lost.

basic eightThe Basic Eight, de Daniel Handler ne m’a pas marquée outre mesure. Pourtant, j’y suis allée sans le moindre apriori négatif : le concept de la bande indissociables de huit amis que le lecteur suit durant leur dernière année de lycée, mêlé au fait que l’auteur était Daniel Handler, celui qui m’avait fait adorer Why we broke up. Mais cette fois, cela n’a pas pris. J’ai failli l’abandonner à plusieurs reprises, mais j’ai résisté, je voulais tout de même savoir où on allait. Quelque part, j’ai envie de faire un parallèle entre ce roman et Luckiest Girl Alive (ce n’est malheureusement pas un compliment). Les deux étaient plutôt sombres et ont pas mal de points communs.Le roman nous fait passer du passé au présent. On apprend que les Basic Eight ont fameusement déconné, qu’il y a eu un mort dans l’histoire et Flannery Culp, la narratrice, est étiquetée « meurtière » par les médias. Le roman tourne cependant longuement autour du pot avant de la jouer cash et de donner des informations au lecteur. 

Je n’ai pas particulièrement aimé Flannery, que j’ai trouvée irritante et antipathique… Un peu comme dans Luckiest Girl Alive, donc. Le groupe d’amis avait une dynamique qui ne me plaisait pas non plus… J’ai trouvé le roman très froid, très sombre et frustrant… Ce n’est pas une question de happy end et de côté fleur bleue (j’aime beaucoup les thrillers, donc là n’est pas le souci). Je pense que je n’aime pas les romans/héros qui me semblent désincarnés, froids, calculateurs. Je trouve ça dérangeant et je n’accroche pas. Déception donc.

second chance summerPour contrecarrer cette déception, voici Second Chance Summer, de Morgan Matson. C’est ma troisième lecture de cette jeune femme (retrouvez les deux autres ici et ici :-)) et le moins que l’on puisse dire, c’est que, de mon point de vue, elle excelle à ce qu’elle fait ! Pour tout vous dire, j’ai son quatrième roman sous le coude mais je préfère le garder pour plus tard, pour ne pas dévorer tout d’un coup (c’est mon petit côté écureuil qui aime faire des réserves et savoir que quelques bons bouquins m’attendent, des valeurs sûres !).

Cette fois, elle nous entraîne dans la foulée de Taylor et de ses parents, son frère aîné Warren et sa soeur cadette Gelsey. La famille Edwards vient de découvrir que le père est atteint d’un cancer du pancréas (stade 4) et qu’il n’a plus que quelques semaines à vivre… Passé le choc initial, le papa demande à sa petite famille de passer l’été tous ensemble dans leur résidence secondaire des Pocono Mountains. Cela fait plusieurs années que la famille n’y a plus passé ses étés, chacun vaquant à ses propres occupations : camps, stages de danse, etc. Ce qui arrangeait plutôt bien notre héroïne qui y avait sa meilleure amie Lucy et son premier petit copain, Henry, mais qui a apparemment laissé les choses dans un désordre incroyable la dernière fois qu’elle y est repartie, quand elle était âgée de 12 ans. Etonnamment, elle appréhende beaucoup le retour aux sources mixé à tous les sentiments qui la traversent par rapport à la maladie de son père. Assez rapidement, le père, encore relativement en forme, en a assez d’avoir ses trois enfants qui rôdent autour de lui sans but précis, si ce n’est « être là si jamais papa a envie de parler ». Il dégage assez rapidement la cadette au stage de danse, le plus grand à ses occupations liées à l’université et enfin, il force la main à notre héroïne pour qu’elle se trouve un petit job d’été. Taylor va évidemment croiser assez rapidement et fréquemment les chemins de Lucy et d’Henry.

Malheureusement, c’est le genre d’histoire où dès le moment où on nous laisse entrevoir l’intrigue de base, on sait qu’on va lâcher des larmes. Ça n’a pas manqué : j’ai pleuré plusieurs fois et ce n’était pas joli joli. Simultanément, j’ai adoré cette lecture (je vous le disais plus haut, Morgan Matson est une de mes valeurs sûres à présent :-)) ! C’était à la fois léger et sérieux, triste et plein d’espoir, doux et amer, frais, sincère. La relation de Taylor avec son père est poignante, la manière dont elle se rapproche de sa mère et de ses frère et soeur également. La bataille interne qu’elle mène pour essayer de grandir et d’arrêter de prendre la fuite dès qu’un problème se pose est également très intéressante. L’été des secondes chances, nous indique le titre. Malgré son envie de reculer et de partir en courant, l’héroïne va devoir les saisir, parfois malgré elle. Vous l’aurez compris, celui-ci était génial :-)

Fool me onceAprès celui-ci, j’ai eu un micro passage à vide côté lecture. J’avais envie de quelque chose de simple, de basique, sans prise de tête, un bête thriller. Naturellement, mon regard s’est porté sur Harlan Coben. J’avais vu des affiches dans le métro sur son dernier livre,  Fool me once. Le titre m’avait intriguée, j’ai foncé. Le roman était conforme à ce que j’attendais : pas la meilleure intrigue du monde mais qui fait passer un bon moment, vite lu, vite oublié.

Maya est une ancien capitaine de l’armée de l’air américaine. Elle a servi en Afghanistan où elle pilotait des hélicoptères. Sur place, elle a commis une erreur importante en faisant plusieurs victimes civiles. À cause de fuites dans la presse, l’affaire a fait scandale, ce qui l’a obligée à quitter l’armée. Elle travaille à présent comme instructeur de vol privé. Mais la tragédie la poursuit : son mari Joe a été abattu sous ses yeux, dans un parc, tout récemment. Elle vit désormais seule avec sa petite fille Lily et ses cauchemars/son stress post-traumatique. Elle est plutôt bien entourée : ses anciens collègues de l’armée, sa belle-famille (même si ils ne sont pas sur la même longueur d’onde ou tout simplement du même milieu social), Isabella, la nounou liée à la famille de son mari avec qui elle n’a jamais eu d’atomes crochus, et la famille de sa soeur, assassinée peu avant son mari, pendant qu’elle était en fonction en Afghanistan. L’enquête sur le meurtre de son mari progresse bien grâce à son témoignage. Un jour, une de ses amies lui donne un cadre photo/nanny cam, afin de pouvoir surveiller la nounou. Après quelques jours de vidéos absolument normales, elle visionne un passage dans lequel elle voit sa fille jouer avec un homme qui a tout l’air d’être son défunt mari…

Ici, on a tout du basique Harlan Coben (même si c’est loin d’être son meilleur), on accroche à l’histoire mais ça ne marquera pas votre esprit plus que cela. Il a dit en interview que Maya était son héroïne préférée après son personnage fétiche Myron Bolitar. Personnellement, je l’ai trouvée peu crédible et pas vraiment attachante. Le roman est distrayant, on ne s’y ennuie pas. Parfois, ça ne tient que moyennement la route (il y a quelques incohérences, des trucs révélés dans la conclusion qui remettent en question certains faits/actions relatés quelques chapitres plus tôt), mais bon, on ne s’attarde pas suffisamment longtemps dessus pour que ça nous empêche de dormir.

29056083Je vais terminer par mon avis sur Harry Potter & The Cursed Child, le 8ème et apparemment dernier volet de la saga Harry Potter par J.K. Rowling. On l’a attendu pendant des années. Puis, on l’a tous lu en vraiment peu de temps. Il s’agit en effet du script d’une pièce de théâtre plutôt qu’un roman. La pièce est jouée en ce moment à Londres mais tout est complet. Ils vont bientôt rajouter des dates à priori, pour le site officiel, voir ici.

On retrouve Harry Potter près de 20 ans après la dernière fois que nous l’avons vu. Il travaille au Ministère de la Magie, a eu trois enfants avec Ginny, est toujours ami avec Hermione et Ron qui ont également eu plusieurs enfants. Le livre démarre quand Albus Severus Potter, le second fils d’Harry, va faire sa rentrée à Hogwarts. Les relations entre son père et lui sont plutôt tendues, son amitié naissante avec le fils de Draco Malfoy ne va rien y arranger. Pour ne rien faciliter, contrairement aux autres membres de sa famille, le chapeau magique va envoyer le jeune Albus dans la maison Slytherin (Serpentard)… Je ne vous en dis pas plus :-)

Mon ressenti sur ce bouquin est multiple : comme tous les fans du monde, j’ai ri, j’ai pleuré, je suis passée par plein d’émotions différentes au fil de ma lecture. A la fin du livre, on a une seule envie : que ça continue !  A côté de cela, le format était frustrant : on manque de descriptions, de contexte, d’informations, des pensées des uns et des autres. On assiste à un dialogue mais on en voudrait plus ! Et qui dit script de pièce de théâtre dit également beaucoup moins de texte que dans un roman ! Le livre se lit/dévore beaucoup trop rapidement. J’ai essayé de le faire durer mais ça n’a pas été une grande réussite… En tous cas, le talent de J.K. Rowling pour nous entraîner à sa suite dans cet univers est toujours bien présent, même si le troisième acte est un peu plus faible et que par moment, on sent vraiment que l’auteure a fait du fan service. Quoi qu’il en soit, c’est un réel bonheur de retrouver tout le monde !

Stonehenge

Vous aurez peut-être remarqué que je me fais rare par ici :-) Je suis toujours présente sur Instagram et sur Twitter mais en ce moment, j’ai nettement moins d’inspiration pour écrire des articles… J’espère que c’est juste passager. Pour ne rien arranger, les quelques romans que j’ai lus ces dernières semaines étaient plutôt basiques : distrayants mais sans plus. Rien qui ne justifie de leur dédier des lignes et des lignes, donc.

Par contre, tout récemment (courant juillet), nous avons enfin pu cocher une case de notre « to do list au Royaume-Uni » (il faudra que je fasse un article là-dessus, d’ailleurs :-))  : Stonehenge. Après l’avoir vu et revu dans les top 10 de choses à faire en Angleterre, on se sentait un peu foireux de n’y avoir pas encore mis les pieds après bientôt trois années à Londres.

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Comme nous n’avons pas de voiture sur place et que Stonehenge est à deux bonnes heures de route à l’ouest de Londres (et complètement perdu au milieu de nulle part), on a décidé d’opter pour une excursion organisée. J’avoue que j’étais assez peu motivée à l’idée de louer une voiture et de rouler dans Londres, du coup, le plan de monter dans un bus et de me laisser porter me plaisait assez bien. On a réservé via Premium Tours, pour une excursion matinale au départ de Victoria Coach Station juste pour Stonehenge. Il est possible de coupler avec d’autres villes, comme Bath ou Windsor, mais les jours ne collaient pas à notre emploi du temps (et on a déjà visité Bath). Pour un peu moins de £50 par personne, on a donc le transport en car aller-retour et le ticket d’entrée sur le site. Dans le cas où vous optez pour l’option « voiture », en plus de la location du véhicule et du carburant, il faut aussi compter le parking sur place (£5 en cash, il me semble) et le ticket (£15.5 par tête).

Après 2h30 de car (et un soy chai latte), on est enfin arrivés à Stonehenge. Première impression : c’est vraiment complètement au milieu de nulle part ! Le parking se trouve à côté du bâtiment du visitor centre, dans lequel se trouvent également un café et un magasin de souvenirs (évidemment). Pour aller jusqu’au site même, il faut prendre une navette (comprise dans le prix du billet d’entrée) pendant quelques minutes. Une fois sur place, avec l’audioguide dans les oreilles (ou mieux encore, avec vos propres écouteurs et l’appli audioguide sur votre téléphone), c’est parti pour un voyage dans le temps.

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Le cercle de pierres est vraiment impressionnant. Malheureusement, pour des raisons évidentes, il est interdit de s’en approcher et on reste donc sur un chemin qui encercle les pierres, à une bonne distance tout de même. La raison principale, en plus d’éviter les imbéciles personnes qui veulent toucher/pousser/écrire sur les pierres est de ralentir l’érosion du terrain, qui était grandement accélérée par le poids de tous les visiteurs qui piétinaient le sol autour des pierres. Rassurez-vous, cela ne ternira pas votre visite et ne vous empêchera pas de prendre des photos sympas.

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L’audioguide était très intéressant, même si au final, il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponse. En tournant autour du monument, on prend pleinement conscience de sa taille et on se demande vraiment, tout comme l’audioguide, comment des gens ont pu mettre les pierres dans cette configuration sans grues ni autres machines (le premier monument a été daté d’environ 3000 ans avant J-C). Malheureusement, pas de réponses à ces questions mais ça n’empêche en rien de profiter du site et d’admirer justement sa grandeur.

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Après un petit passage obligé par le café (les sandwiches étaient passables, rien d’exceptionnel) et par le magasin de souvenirs, on a repris le chemin du parking, on est remontés dans le bus et on a rallié Londres.

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On a vraiment beaucoup aimé cette visite, même si en dehors du cercle de pierres, il n’y pas grand chose à faire dans le coin. Cela dit, c’était vraiment impressionnant et définitivement à voir.

The Ice Child

Me revoici après une petite pause :-) Si je n’ai pas écrit par ici pendant quelques semaines, cela ne m’a pas empêchée de lire quelques romans et de spammer mon compte Instagram, comme à mon habitude. D’ailleurs, il faudra que je vous parle prochainement de Vienne et de Lisbonne :-).

Ice ChildAprès le dernier article rempli de photos de Londres, le 17ème déjà (bientôt trois ans ici, l’air de rien), j’ai envie de revenir à mes premières amours et de vous parler d’une de mes lectures récentes, The Ice Child (en français Le Dompteur de Lions), le dernier roman de Camilla Lackberg, que j’aime beaucoup (comme vous le saviez déjà).

Encore une fois, on retrouve ses personnages fétiches, Erika Falck et Patrick Hedstrom, dans leur petit village suédois de Fjällbacka. Petit village que l’on commence à bien connaître et où il fait bon vivre (encore que la densité de crime par habitant est quand même sacrément élevée, donc personnellement, il faudrait me convaincre pour que je m’y installe). Un crime atroce a eu lieu : une jeune fille qui avait disparu depuis quelques mois réapparaît, sortie de nulle part, à moitié nue, dans la neige. Désorientée, blessée, mutilée, elle se fait renverser par une voiture sous les yeux de la propriétaire du club d’équitation voisin. La jeune fille, Victoria, est dans l’incapacité de parler et de donner des informations sur son ravisseur ou les circonstances de sa détention. Elle succombe rapidement à ses multiples blessures. La police n’a aucune piste à ce point de l’enquête. Ils essaient de travailler avec les équipes des villages proches afin de recouper les informations sur les disparitions similaires et chercher un point commun qui pourrait les mener au coupable.

De son côté, Ericka prépare son nouveau projet. Pour ce faire, elle rend visite à une meurtrière en prison, pour essayer d’obtenir de la matière pour son livre. Jusqu’à présent, elle ne tire absolument rien de la détenue, même si cette dernière accepte de la rencontrer, à chaque fois.

Comme à son habitude, Camilla Lackberg nous balade entre le présent avec l’enquête qui entoure Victoria et le passé où on suit une jeune femme (la détenue) qui rencontre un dompteur de lions, comment il abandonne tout cette vie de cirque pour elle, leur histoire d’amour et leurs enfants. Et comme à chaque fois, on attend impatiemment que l’auteure nous montre le lien entre le présent et le passé.

Cet épisode, même s’il m’a fait retrouver nos personnages fétiches avec beaucoup de plaisir, n’a pas été une révélation. L’intrigue est bien menée (on est dans du Camilla Lackberg, n’oublions pas :-)) mais pas assez : le lecteur peut voir les ficelles. Les choses ne se mettent pas en place de manière aussi fluide, aussi « logique » que ce qu’on attend d’un de ses romans. C’est malheureusement un peu trop tiré par les cheveux pour que j’aie pleinement apprécié ma lecture. Je ne sais pas si l’auteure s’essouffle ou si c’est moi qui en tant que lectrice me suis trop habituée aux petits tours de passe-passe de Madame Lackberg mais… Voilà, je suis plutôt mitigée. Venant d’elle, c’était un peu décevant, même si retrouver Ericka et Patrick reste toujours indéniablement un excellent moment.

Mes dernières lectures

J’ai lu quelques livres en ce début d’année, et, à part les romans dont je vous ai déjà parlé ces dernières semaines, ces lectures récentes ne justifient pas d’articles dédiés. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de vous les mentionner par ici. Voici donc un petit post style « photo de groupe » :-).

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The bones of you – Debbie Howells : J’ai été attirée par ce roman suite aux affiches dans le métro londonien. La version poche vient de sortir, et comme souvent, les affiches sont intrigantes à souhait, les couleurs me parlent et pouf, je me retrouve sans crier gare à ajouter le roman sur mon Kindle.

The Bones of you nous entraîne dans l’histoire d’une jeune fille de 18 ans, Rosie Anderson, qui disparaît dans un petit village anglais. Quand Kate, une voisine et une proche de la jeune fille, reçoit ce coup de fil, elle est pleine d’inquiétude et d’interrogations : Rosie est parfaite, douce, jolie, intelligente. Et elle a le même âge que sa fille. Après quelques jours de recherches, le corps sans vie de Rosie est retrouvé en forêt. Kate se rapproche des Anderson pour les soutenir dans ce deuil difficile : Jo, la mère parfaite en toutes circonstances, qui tient le choc comme elle peut ; Neal, le père, un reporter reconnu qui se noie dans son travail ; Delphine, la petite soeur de Rosie, qui a un comportement troublant.

On suit le point de vue de Kate, qui s’enfonce doucement dans l’histoire familiale des Anderson et qui essaie de décortiquer ce qui a pu mener quelqu’un à tuer la parfaite Rosie. Elle commence en outre à recevoir des notes anonymes, qui lui disent de se dépêcher, pour éviter qu’un drame similaire se reproduise. Le lecteur retrouve aussi parfois le point de vue de Rosie, à travers des flashbacks dans lesquels la victime nous raconte certains épisodes de sa vie.

Ce livre n’a pas été un coup de coeur pour plusieurs raisons. Je l’ai lu rapidement mais j’ai assez vite vu les ficelles. Si vous aimez les thrillers, vous réagirez comme moi : quand on trouve le tueur trop vite, ça rend la lecture un peu frustrante. Ca casse une partie du jeu. Les personnages étaient peut-être un peu trop caricaturaux, l’histoire un peu trop prévisible. Je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture mais ce roman ne va pas rester longtemps dans ma mémoire. Aussitôt lu, aussitôt oublié.

Ce roman n’a pas encore été traduit en français à ma connaissance.

91cMHG1mVaLWe were liars – E. Lockhart : Croisé au hasard du rayon d’un Waterstones (en passant, ces magasins sont un vrai lieu de perdition), j’ai trouvé la couverture jolie (encore, je suis irrécupérable). J’ai lu cette histoire d’une traite, sans vraiment savoir de quoi cela traitait en me lançant dedans. C’est un roman qui se lit vite et qui ne laisse pas une trace indélébile mais qui est plutôt distrayant.

Une famille se partage une petite île privée en Nouvelle-Angleterre. Les grands-parents et chacun des enfants ont une maison sur l’île. L’héroïne, Cadence, est brillante, on le sent. Mais elle est totalement « détruite », le lecteur ne sait pas pourquoi. Il s’est passé quelque chose lors du « summer 15 », l’été de ses 15 ans. Elle-même ne se souvient plus vraiment, elle a des hallucinations, des crises. Ils étaient un groupe de quatre amis : Gat, Johnny, Mirren et elle. Mais aujourd’hui, elle n’a plus vraiment de retour de leur part, pas de réponse à ses emails. Et ça la rend tellement triste. Elle revient sur l’île l’été suivant, en espérant les revoir et retrouver leur complicité. Et peu à peu, la vérité se dévoile sous ses yeux et les nôtres.

C’est une histoire triste. Très douce-amère. Cependant, les personnages ne sont pas suffisamment approfondis, on ne s’y attache pas tant que ça… Loin d’être inoubliable, loin d’être exceptionnelle, l’intrigue est cependant suffisamment intéressante pour attiser la curiosité du lecteur.

En français ici.

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Attachments – Rainbow Rowell : Après mon coup de coeur pour Fangirl (à lire ici), j’ai eu envie de me plonger dans d’autres romans de l’auteure. J’avais le choix entre Carry On, son dernier roman, qui se consacre à l’histoire dans l’histoire de Fangirl ou Attachments, son premier roman. J’ai opté pour celui-ci. Je l’ai commencé sans savoir de quoi il parlait. J’ai beaucoup aimé, même s’il n’a pas été un coup de coeur à proprement parler.

On se retrouve dans la rédaction d’un journal du Nebraska, The Courrier, un peu avant l’an 2000. Un jeune homme, Lincoln, est employé par le département sécurité de l’entreprise. Après ses études, il est revenu dans le Nebraska vivre chez sa mère. Son job au journal : lire les messages « flaggés » par le système parce qu’ils emploient des mots « interdits ». Chaque soir, il ouvre le dossier des emails « flaggés » et les lit pour voir si une action est nécessaire. Le journal a du mal à passer à l’ère digitale et souhaite garder la main mise sur les messages envoyés par ses employés en utilisant le réseau interne. C’est pour ça que son job existe. Pour, de temps à autres, rappeler aux employés qu’ils sont surveillés. Il déteste son boulot : la moitié du temps il s’ennuie (il lit, etc.) et l’autre moitié il se sent comme un voyeur à espionner la correspondance personnelle (sur une messagerie professionnelle, rappelons-le) des autres employés.

Un jour, il tombe sur un échange de mails entre deux journalistes, Beth et Jennifer. Il se prend dans leur conversation (uniquement quand leurs mails sont « flaggués » et atterrissent dans son fameux dossier). Il s’attache à elles, sans les connaître ni même les avoir jamais vues. Son bureau n’est même pas à l’étage de la rédaction donc ça serait compliqué.

C’est assez sympa de se remémorer les peurs des entreprises au sujet du bug de l’an 2000, qui a fait flipper tous les informaticiens de la planète à l’époque. Pour ce qui est de l’intrigue de base, Lincoln est un personnage intéressant, tout comme les deux journalistes dont il lit la correspondance. Mais on sent qu’il s’agit du premier roman de Rainbow Rowell : c’est encore un peu flou, un peu diffus. Ce qui n’enlève pas le charme du roman, bien entendu. Parfois, on voudrait qu’elle creuse plus, qu’elle nous en dise plus. Il ne manquait pas grand chose, selon moi. Bref, lecture sympa mais pas de coup de coeur.

A ma connaissance, ce roman n’a pas été traduit en français pour le moment.

To all the boys I’ve ever Loved suivi de P.S. I still love you – Jenny Han : Ici, rien d’exceptionnel, rien de transcendant. L’héroïne, Lara Jean Song, a seize ans. Elle a grandi élevée par son père et entourée de ses deux soeurs. Leur mère, d’origine coréenne, est décédée il y a quelques années. Sa soeur aînée, Margo, s’en va à l’université en Ecosse. Après une prise de tête avec sa cadette, Kitty, les lettres qu’elle a écrites (sans jamais avoir l’intention des les donner) à chacun des garçons dont elle a été amoureuse leur sont expédiées. Ces garçons n’en ont jamais rien su, et en général, elle écrivait la lettre une fois que ses sentiments étaient passés. Comme une lettre de rupture. Une missive est partie chez Josh, son voisin, le petit ami de Margo. Une autre, à Peter Kavinsky, un garçon populaire de sa classe (et son premier baiser). Une autre, à John, un garçon qu’elle avait rencontré en camp d’été. Etc.

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Cela fiche un désordre pas possible dans son quotidien, surtout dans sa relation amicale avec le petit ami de Margo. Du coup, elle se lance dans l’idée loufoque de faire semblant de sortir avec un de ces types, avec qui elle était amie il y a longtemps.  Lui essaie de rendre son ex-copine jalouse et elle essaie de montrer à son voisin que ses sentiments sont bel et bien passés. L’arrangement leur convient à tous les deux, ils établissent un pseudo contrat et hop, c’est parti.

On voit un peu où on va mais bon, comme c’est frais, mignon, on y va de bon coeur. En plus, il y a une suite, que demande le peuple ! :-) Par contre, ça ne révolutionnera pas votre monde, mais vous vous en doutiez.

En français ici et .