Deux jours à Chicago

Tout récemment, nous avons profité d’un week-end pour partir vers l’est et passer 48 heures à Chicago. Située à un peu plus de quatre heures d’avion (et deux heures de décalage horaire) de San Francisco, cette ville d’Illinois est accolée au lac Michigan et est réputée pour ses « deep dish pizzas ».

Armés de notre guide Lonely Planet (qui ne n’est pas révélé super super utile même si j’apprécie toujours leur format et le côté « souvenir » qu’ils me procurent une fois dans ma bibliothèque), des conseils précieux de ByAltadena (son Instagram ici :-)) et de la lecture de quelques articles de blog consacrés à la ville, on a établi une to-do list et on a ensuite adapté notre programme à l’envie du moment et à la météo :-)

chicago

Côté pratique, nous avons dormi à l’hôtel River North Best Western, réservé via Booking. J’avais été plutôt surprise des prix du logement, assez élevés même en réservant un week-end « normal » et plusieurs mois en avance. Nous sommes arrivés de l’aéroport en L-train. A noter que l’hôtel Wyndham Grand Chicago River Front offre une vue super sympa sur la Chicago River (chose que j’ai apprise un peu trop tard :)).

Après avoir posé nos valises à l’hôtel, nous avons directement décidé de cocher un des plus gros éléments de notre to do list à Chicago : la deep dish pizza. On a suivi les conseils de la majorité (et du Lonely Planet) et on a poussé la porte de Giordano’s (River North) (il s’agit d’une chaîne super présente dans la ville). Le plat est surprenant, surtout pour des fanatiques des pizzas napolitaines, qui aiment la pâte ultra fine, sauce tomate de qualité et mozzarella super fraîche (style Franco Manca ou Pilgrim’s pizza à Londres <3). Verdict : c’était étrange et extrêmement consistant. La quantité de mozzarella est particulièrement impressionnante. Après avoir étudié consciencieusement le menu et les assiettes des autres clients du restaurant, on a commandé une pizza taille small qu’on a partagée à deux. Il ne nous fallait clairement pas plus que ça ! Le plat s’apparente plutôt à une quiche ou une tourte qu’à une pizza… Bref, c’était une expérience mais, spoiler alert, nous ne deviendrons pas des aficionados de la deep dish pizza :)

IMG_6008IMG_5994b

Après une bonne nuit de sommeil, on s’est réveillés pour affronter la chaleur de Chicago. Cela nous changeait un peu car l’été à San Francisco, c’est plutôt brumeux et frais. On a démarré la journée par un passage chez Eataly, un magasin consacré aux spécialités italiennes (comme son nom l’indique :-)), avec plein de produits frais, de la charcuterie, des fruits et légumes. Il y a également plusieurs restaurants et des corners dédiés au petit-déjeuner (dont un corner dédié exclusivement au Nutella). En d’autres mots, Eataly est un lieu de perdition pour moi. D’ailleurs, je vous en reparle un peu plus bas dans cet article.

___greens__Eataly__Chicago__illinois__asparagus__onions__kale

Une fois rassasiés avec une crêpe banane Nutella, on a mis le cap sur le John Hancock Center, pour monter tout en haut voir l’observatoire 360 Chicago et profiter de la vue sur la ville et sur le lac. Parlons-en du lac : il est tellement grand qu’on n’en voit pas la fin ! On se croirait au bord de la mer, avec cette immense plage.

On avait hésité entre deux attractions pour ce qui est de prendre de la hauteur : 360 Chicago (dans le Hancock Center) et Skydeck, dans la Willis Tower. Après avoir lu quelques comparatifs en ligne (notamment celui-ci), on a fini par opter pour 360 Chicago pour une raison toute simple : apparemment, il y a souvent beaucoup d’attente pour la Willis Tower alors que pour 360 Chicago, c’était beaucoup plus fluide. On a pu confirmer cette dernière partie car on a dû faire la file cinq minutes en bas pour les tickets et ensuite pas la moindre attente ! Au départ, on s’est dit qu’on rajouterait les quelques dollars pour faire l’attraction Tilt, avec un pan de la paroi vitrée qui bascule en avant pour vous permettre de profiter encore plus de la vue et de la hauteur. Les tickets s’achètent au niveau de l’observatoire… Une fois en haut, on a estimé que la vue globale nous suffisait amplement : j’avais déjà un peu le vertige rien qu’en approchant les fenêtres, pas besoin de plus d’émotions fortes. Le pire, ça a été quand on a vu les gens dans l’attraction : certaines personnes étaient super fans et voulaient se rapprocher de la vitre pour encore plus profiter de la vue. Mais d’autres n’en menaient vraiment pas large, notamment un jeune garçon qui avait les bras qui tremblaient. Ca nous a juste confortés dans notre décision de nous tenir bien loin.

IMG_1366bIMG_1333bIMG_1332b

Le midi, on a mangé du côté du Magnificent Mile (aka Michigan avenue, une rue de magasins sur laquelle on a flâné un peu) et nous avons ensuite mis le cap sur Navy Pier, la jetée avec ses attractions. On s’est baladés sans but défini autour des jeux, de la plage, de la grande roue. C’était très chouette comme endroit, surtout compte tenu du soleil ! On est ensuite repartis vers le quartier du Loop, avec une pause dans un Starbucks (bienvenue car depuis le café, on a assisté à une grosse averse avec tous les gens qui couraient de partout pour se mettre à l’abri). Sans l’avoir spécialement cherché (erreur de notre part), on est tombés sur le mythique Chicago Theatre, superbement illuminé.

IMG_1499IMG_1543IMG_1715IMG_1698

Et tant qu’on était dans les incontournables, j’ai décidé de me lancer dans la quête de la photo typique du métro aérien. Genre celle ci-dessous.

IMG_1899___chicagoloop__chicago__illinois__cat__ltrain

Après avoir attendu et photographié quelques trains (merci au chéri qui est patient :-)), on est retournés à Eataly. Comment oublier cet endroit ? Ils ont un atelier où ils fabriquent la mozzarella (que les curieux comme moi peuvent observer), des pizzas napolitaines qui avaient l’air parfaites, etc. J’avais opté pour une assiette de mozzarella et autres légumes (asperges, tomates, etc.). C’était super bon, très frais. On a été ravis de notre visite et on croise les doigts pour qu’un endroit similaire arrive à San Francisco !

Le dimanche on s’est levés avec beaucoup d’énergie : il s’agissait déjà de notre dernière journée à Chicago et on avait toujours notre to-do list à abattre. Dès 9h, on attendait sagement l’embarquement pour notre croisière architecturale, Chicago Architecture Foundation River Cruise . C’est LE truc incontournable de Chicago. On avait réservé le vendredi pour le dimanche, de crainte de ne pas avoir de place et en vérifiant bien les conditions météo. Au final, je ne suis pas sûre que la réservation était nécessaire car le bateau était très loin d’être rempli. Quelque part, c’en était même plus agréable pour nous ! A 9h30, on est montés à bord du First Lady et on a entamé la croisière d’1h30 sur la Chicago River. Bilan extrêmement positif ! Tout d’abord, ça nous a donné un super aperçu de la rivière en elle-même et un autre angle de vue de la ville. Les explications sont très intéressantes, en revenant sur l’évolution de la rivière, l’architecture de nombreux building et bâtiments datant de diverses époques qu’on peut admirer (ou pas, certains étant plutôt hideux, les années 70, en termes d’architecture, c’était du béton tout moche de partout).

IMG_2042IMG_2095IMG_2168bIMG_2154

A l’issue de cette jolie croisière, on a marché un peu le long du lac jusqu’à atteindre le Maggie Daley Park. Ensuite, via le BP Bridge (très joli), on est arrivés au niveau du Millenium Park où on a enfin pu découvrir (et photographier) le célèbre Bean, aka la sculpture Cloud Gate (de l’artiste Anish Kapoor). On a poursuivi l’exploration du parc en s’émerveillant devant la jolie Crown Fountain et le Lurie Garden (avec des petits bassins d’eau, parfaits pour se rafraichir les pieds, surtout avec les températures estivales à Chicago.

IMG_2226IMG_2253IMG_2268

Pour clôturer en beauté notre séjour, on est allés jeter un oeil au bar à vue du Trump Hotel. On a rangé nos convictions politiques, on a pris l’ascenseur et on a commandé deux cocas au bar de l’hôtel, The Terrace at Trump. Comme on était clairement des touristes de classe moyenne aux yeux des hôtesses (appareils photo, lunettes de soleil, shorts, etc.), on a été posés au niveau du bar pour siroter nos boissons mais une fois avalés, on s’est baladés un peu pour apprécier la vue, plutôt sympa, sur la Chicago River et les buildings aux alentours.

Bilan, on a passé deux jours super chouettes, avec de gros coups de coeur pour la croisière sur la rivière et le Millenium Park. Merci Chicago ;-)

California Pics #5

Cette fois, c’est parti pour un flashback sur Avril ! :-)

Au programme : Sunset, Ocean Beach, Japantown, ma première figurine Pop! (et ce ne sera pas la dernière :p), le fameux et éphémère Unicorn Frappuccino de chez Starbucks, notre week-end à Los Angeles (dont je voudrais vous parler bientôt plus en détail :)), une super aprem du côté de Chestnut street et enfin, last but not least, plein de cherry blossoms :-)

IG 1704

Trois ans au Royaume-Uni : « petit » bilan

A l’heure où je publie ces lignes, je suis installée sur mon joli bureau Ikea dans notre appartement du quartier Sunnyside (ou Ingleside, ça dépend de comment on regarde le plan et aussi de quel plan on regarde, mais ceci est une autre histoire), à San Francisco. J’ai écrit la toute première ébauche de cet article fin août 2016, alors que nous étions encore noyés sous les devis des déménageurs, les assurances et les joies administratives diverses et variées. Notre dernier jour au Royaume-Uni s’approchait à grands pas, et nous n’avions pas encore de vraie certitude sur notre point d’arrivée (les joies des visas : nous attendions encore notre rendez-vous à l’ambassade des US) après les quelques semaines prévues en Europe. Ce nouveau départ avait un côté doux-amer car, même si on avait hâte de démarrer une nouvelle vie en Californie, on avait vraiment beaucoup aimé vivre à l’anglaise et être Londoniens pendant trois belles années ! Le mode nostalgie était déjà enclenché avant même notre départ :-)

J’ai aimé l’ordre, le sourire des gens, le respect de l’autre, le fait que je me suis rarement sentie en danger, quelle que soit l’heure, en rue ou dans les transports. Toutes ces nourritures différentes, ces cultures diverses. Baigner dans la langue anglaise et le joli accent britannique. Commencer à comprendre diverses variations de celui-ci (à notre arrivée, on ne comprenait juste rien à l’accent écossais – la première fois qu’on a regardé un épisode de Dr Who restera longtemps gravée dans ma mémoire). Me faire appeler « love » ou « darling » par le postier, la caissière, la pharmacienne sans que ça soit lourd ou oppressant. Trouver ça bizarre au début puis apprécier cette gentillesse gratuite. Adorer flâner dans les librairies, avec ces couvertures souvent super jolies (surtout vis à vis de la trop fréquente austérité, trop sérieuse et terne, des éditions francophones).

Je ne vais pas vous faire un compte rendu au niveau de l’administratif (qui n’est pas excessivement pénible), des soins médicaux (en résumé : tout est gratuit mais le suivi est moins efficace, les délais sont plus longs et ils vont faire moins d’examens car le NHS n’a pas assez de moyens pour cela), de la recherche d’emploi ou autre. Vous trouverez ça ailleurs et certainement beaucoup mieux fait que ce que je pourrais vous fournir. Et puis, avec le Brexit et l’activation de l’article 40 par Mrs. May, tout cela risque rapidement de se retrouver incorrect. Par contre un petit bilan touristique, ça :-) Je dis oui !

En arrivant ici en 2013, on n’avait pas d’idée précise. Pour tout dire, « refaire un week-end à Londres » (j’y étais allée une première fois l’été 1994 et une seconde fois en janvier 2007 #memories) était sur ma wishlist d’anniversaire depuis environ deux ans. Puis la question d’y emménager s’est posée, on a sauté sur l’opportunité et on est arrivés. Tout ça en moins de trois mois, juste dans la foulée de notre mariage (l’opportunité, la décision et le déménagement). J’aime tellement cette idée qu’un endroit qu’on voit comme un endroit méconnu, exotique puisse devenir « la maison ». On a remis ça ici à San Francisco d’ailleurs, c’est toujours aussi magique comme sensation :-) A l’époque, je résumais un peu la ville à ses poncifs : Big Ben, Tower Bridge, Hyde Park, Buckingham, etc.  Trois ans plus tard, ma vision de la capitale britannique a bien changé (en mieux). Et j’ai envie de vous faire un petit bilan de Londres et du Royaume-Uni (y compris les grands classiques, ce qu’on a eu l’occasion de visiter mais aussi ce qu’on a pas eu le temps de faire cette fois :-)) !

London Calling!

Lire la suite

13 Reasons Why

J’ai vu (et aussi revu) plusieurs séries ces derniers mois (en mode binge-watching, vive Netflix :p), certaines pour lesquelles je me suis dit que je pourrais peut-être en parler ici, puis j’ai réalisé que le coup de coeur n’était pas suffisant pour justifier cela. Ces derniers jours, j’ai vu passer plusieurs posts sur Instagram au sujet d’une nouvelle série, 13 reasons why. J’ai aussi vu l’encart *énorme* sur l’écran d’accueil de Netflix. Et ça m’a rappelé que j’avais entendu parler du livre, écrit par Jay Asher et sorti en 2007, qui m’avait pas mal intriguée mais que finalement je n’avais pas lu. Bref, toutes ces raisons m’ont fait appuyer sur « play ».

13 Reasons Why est donc une série de treize épisodes produite par Netflix. On découvre Clay, un garçon qui est en avant-dernière année de High School (Junior year). Une des filles de son année, Hannah Baker, s’est suicidée récemment. Clay connaissait Hannah : ils avaient quelques cours ensemble, travaillaient tous les deux au cinéma du coin et on se rend compte assez vite qu’il était amoureux d’elle. Clay reçoit un colis, une boite à chaussures remplie de sept cassettes audio numérotées. Des cassettes audio en 2017, oui oui. Il va fouiller dans le garage de la maison familiale pour trouver un truc capable de les lire et insère la cassette 1 face A dans l’appareil. La voix de Hannah remplit l’espace, d’un coup. Elle commence à raconter son histoire et à pointer les raisons/les personnes qui lui ont fait toucher le fond et l’ont poussée à se suicider. Je n’ai pas envie de trop en dire pour ceux qui n’auraient pas encore vu la série, donc je vais m’arrêter là  du côté de l’histoire.


Cette série était magistrale et, à mes yeux, elle mérite totalement tout les bons échos qu’elle reçoit ! Tout d’abord, la trame est une réussite, cohérente et crédible, avec son lot de suspense car chaque fin d’épisode vous pousse à lancer le suivant (j’ai enchaîné les treize épisodes sur trois jours). On vous en dit assez sans vous en dire trop et le spectateur est tenu en haleine. Ensuite, le casting est parfait, les acteurs sont d’une justesse incroyable. Rayons têtes connues, on a pu retrouver Drew (interprété par Miles Heizer), le fils de Sara dans Parenthood ainsi que Addison Montgomery (interprétée par Kate Walsh) de Grey’s anatomy dans le rôle de la mère de Hannah. Mais surtout, c’est cette histoire, ce désespoir qu’Hannah ressent et qui transpire de l’écran. Et dès le départ, on sait comment ça se termine, c’est ça qui est difficile. On ne peut pas se dire « ok, quelqu’un va faire quelque chose et tout va s’arranger ». Ce n’est pas le genre de série qui fait des grandes révélations du style « elle a simulé sa mort à l’aide de sa méchante soeur jumelle ». La série rappelle à quel point l’adolescence est une étape compliquée durant laquelle les jeunes peuvent être fragiles et tout à la fois se montrer cruels les uns envers les autres. Et comment les parents sont tenus à l’écart de la vie de leurs enfants durant cette période…

En bref, énorme coup de coeur pour 13 reasons why. C’est triste, ça sonne juste et c’est terriblement percutant… Waouw.