California Pics #5

Cette fois, c’est parti pour un flashback sur Avril ! :-)

Au programme cette fois : Sunset, Ocean Beach, Japantown, ma première figurine Pop! (et ce ne sera pas la dernière :p), le fameux et éphémère Unicorn Frappuccino de chez Starbucks, notre week-end à Los Angeles (dont je voudrais vous parler bientôt plus en détail :)), une super aprem du côté de Chestnut street et enfin, last but not least, plein de cherry blossoms :-)

IG 1704

Trois ans au Royaume-Uni : « petit » bilan

A l’heure où je publie ces lignes, je suis installée sur mon joli bureau Ikea dans notre appartement du quartier Sunnyside (ou Ingleside, ça dépend de comment on regarde le plan et aussi de quel plan on regarde, mais ceci est une autre histoire), à San Francisco. J’ai écrit la toute première ébauche de cet article fin août 2016, alors que nous étions encore noyés sous les devis des déménageurs, les assurances et les joies administratives diverses et variées. Notre dernier jour au Royaume-Uni s’approchait à grands pas, et nous n’avions pas encore de vraie certitude sur notre point d’arrivée (les joies des visas : nous attendions encore notre rendez-vous à l’ambassade des US) après les quelques semaines prévues en Europe. Ce nouveau départ avait un côté doux-amer car, même si on avait hâte de démarrer une nouvelle vie en Californie, on avait vraiment beaucoup aimé vivre à l’anglaise et être Londoniens pendant trois belles années ! Le mode nostalgie était déjà enclenché avant même notre départ :-)

J’ai aimé l’ordre, le sourire des gens, le respect de l’autre, le fait que je me suis rarement sentie en danger, quelle que soit l’heure, en rue ou dans les transports. Toutes ces nourritures différentes, ces cultures diverses. Baigner dans la langue anglaise et le joli accent britannique. Commencer à comprendre diverses variations de celui-ci (à notre arrivée, on ne comprenait juste rien à l’accent écossais – la première fois qu’on a regardé un épisode de Dr Who restera longtemps gravée dans ma mémoire). Me faire appeler « love » ou « darling » par le postier, la caissière, la pharmacienne sans que ça soit lourd ou oppressant. Trouver ça bizarre au début puis apprécier cette gentillesse gratuite. Adorer flâner dans les librairies, avec ces couvertures souvent super jolies (surtout vis à vis de la trop fréquente austérité, trop sérieuse et terne, des éditions francophones).

Je ne vais pas vous faire un compte rendu au niveau de l’administratif (qui n’est pas excessivement pénible), des soins médicaux (en résumé : tout est gratuit mais le suivi est moins efficace, les délais sont plus longs et ils vont faire moins d’examens car le NHS n’a pas assez de moyens pour cela), de la recherche d’emploi ou autre. Vous trouverez ça ailleurs et certainement beaucoup mieux fait que ce que je pourrais vous fournir. Et puis, avec le Brexit et l’activation de l’article 40 par Mrs. May, tout cela risque rapidement de se retrouver incorrect. Par contre un petit bilan touristique, ça :-) Je dis oui !

En arrivant ici en 2013, on n’avait pas d’idée précise. Pour tout dire, « refaire un week-end à Londres » (j’y étais allée une première fois l’été 1994 et une seconde fois en janvier 2007 #memories) était sur ma wishlist d’anniversaire depuis environ deux ans. Puis la question d’y emménager s’est posée, on a sauté sur l’opportunité et on est arrivés. Tout ça en moins de trois mois, juste dans la foulée de notre mariage (l’opportunité, la décision et le déménagement). J’aime tellement cette idée qu’un endroit qu’on voit comme un endroit méconnu, exotique puisse devenir « la maison ». On a remis ça ici à San Francisco d’ailleurs, c’est toujours aussi magique comme sensation :-) A l’époque, je résumais un peu la ville à ses poncifs : Big Ben, Tower Bridge, Hyde Park, Buckingham, etc.  Trois ans plus tard, ma vision de la capitale britannique a bien changé (en mieux). Et j’ai envie de vous faire un petit bilan de Londres et du Royaume-Uni (y compris les grands classiques, ce qu’on a eu l’occasion de visiter mais aussi ce qu’on a pas eu le temps de faire cette fois :-)) !

London Calling!

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13 Reasons Why

J’ai vu (et aussi revu) plusieurs séries ces derniers mois (en mode binge-watching, vive Netflix :p), certaines pour lesquelles je me suis dit que je pourrais peut-être en parler ici, puis j’ai réalisé que le coup de coeur n’était pas suffisant pour justifier cela. Ces derniers jours, j’ai vu passer plusieurs posts sur Instagram au sujet d’une nouvelle série, 13 reasons why. J’ai aussi vu l’encart *énorme* sur l’écran d’accueil de Netflix. Et ça m’a rappelé que j’avais entendu parler du livre, écrit par Jay Asher et sorti en 2007, qui m’avait pas mal intriguée mais que finalement je n’avais pas lu. Bref, toutes ces raisons m’ont fait appuyer sur « play ».

13 Reasons Why est donc une série de treize épisodes produite par Netflix. On découvre Clay, un garçon qui est en avant-dernière année de High School (Junior year). Une des filles de son année, Hannah Baker, s’est suicidée récemment. Clay connaissait Hannah : ils avaient quelques cours ensemble, travaillaient tous les deux au cinéma du coin et on se rend compte assez vite qu’il était amoureux d’elle. Clay reçoit un colis, une boite à chaussures remplie de sept cassettes audio numérotées. Des cassettes audio en 2017, oui oui. Il va fouiller dans le garage de la maison familiale pour trouver un truc capable de les lire et insère la cassette 1 face A dans l’appareil. La voix de Hannah remplit l’espace, d’un coup. Elle commence à raconter son histoire et à pointer les raisons/les personnes qui lui ont fait toucher le fond et l’ont poussée à se suicider. Je n’ai pas envie de trop en dire pour ceux qui n’auraient pas encore vu la série, donc je vais m’arrêter là  du côté de l’histoire.


Cette série était magistrale et, à mes yeux, elle mérite totalement tout les bons échos qu’elle reçoit ! Tout d’abord, la trame est une réussite, cohérente et crédible, avec son lot de suspense car chaque fin d’épisode vous pousse à lancer le suivant (j’ai enchaîné les treize épisodes sur trois jours). On vous en dit assez sans vous en dire trop et le spectateur est tenu en haleine. Ensuite, le casting est parfait, les acteurs sont d’une justesse incroyable. Rayons têtes connues, on a pu retrouver Drew (interprété par Miles Heizer), le fils de Sara dans Parenthood ainsi que Addison Montgomery (interprétée par Kate Walsh) de Grey’s anatomy dans le rôle de la mère de Hannah. Mais surtout, c’est cette histoire, ce désespoir qu’Hannah ressent et qui transpire de l’écran. Et dès le départ, on sait comment ça se termine, c’est ça qui est difficile. On ne peut pas se dire « ok, quelqu’un va faire quelque chose et tout va s’arranger ». Ce n’est pas le genre de série qui fait des grandes révélations du style « elle a simulé sa mort à l’aide de sa méchante soeur jumelle ». La série rappelle à quel point l’adolescence est une étape compliquée durant laquelle les jeunes peuvent être fragiles et tout à la fois se montrer cruels les uns envers les autres. Et comment les parents sont tenus à l’écart de la vie de leurs enfants durant cette période…

En bref, énorme coup de coeur pour 13 reasons why. C’est triste, ça sonne juste et c’est terriblement percutant… Waouw.